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Guide de consultation sur l'inscription d'une population de baleines à la liste de la LEP: baleines boréales des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort

Population de baleines boréales des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort

Statut : Espèce préoccupante

Dernier examen par le COSEPAC : Mai 2005

Biologie

La baleine boréale, Baleana mysticetus, est un gros cétacé à fanons pourvu d’un corps en forme de tonneau et d’une très grosse tête. Le baleineau est entièrement noir brunâtre et développe des marques blanches sur le menton, les extrémités de la nageoire caudale et le pédoncule caudal au fur et à mesure qu’il grandit. Il mesure environ 3,5 à 4,5 m à la naissance et pèse entre 2 000 et 3 000 kg environ. Le mâle adulte parvient à la maturité physique à environ 12 m et pèse 90 000 kg en moyenne. La femelle adulte parvient à maturité à environ 13 m et sa taille maximale peut dépasser 18 m. La femelle adulte est plus grosse que le mâle adulte.

La femelle parvient à la maturité sexuelle vers l’âge de 25 ans. L’accouplement a lieu à la fin de l’hiver ou au début du printemps, et les baleineaux naissent à partir du mois d’avril jusqu’au début de juin après une gestation de 13 à 14 mois. En moyenne, les femelles donnent naissance à un baleineau tous les trois ou quatre ans. La durée de vie peut dépasser 100 ans.

Les baleines boréales se nourrissent principalement de copépodes dans les zones où les courants sont les plus forts. L’activité trophique peut être élevée aux alentours de la pleine lune alors que les amplitudes des marées sont les plus grandes.

Où retrouve-t-on cette population de baleines?

La population de baleines boréales des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort hiverne (de novembre à avril) dans l’ouest et le centre de la mer de Béring aux endroits où la surface présente suffisamment d’eau libre et de banquise non consolidée (Figure 1). Au printemps (d’avril à juin), les baleines migrent vers le nord et l’est pour atteindre l’est de la mer de Beaufort. En été (de juin à septembre), l’espèce est principalement répartie dans la mer de Beaufort canadienne, le long des côtes sud et ouest de l’île Banks, dans le golfe d’Amundsen et le long de la partie ouest de la péninsule de Tuktoyaktuk. En automne (septembre et octobre), les baleines boréales migrent de la mer de Beaufort canadienne vers la partie alaskienne de la mer de Beaufort puis traversent la mer des Tchouktches pour atteindre la mer de Béring.

Combien y a-t-il de baleines?

La plus récente estimation publiée, qui se fonde sur un recensement à partir de la banquise mené en 2001, fait état de 10 470 (8 100-13 500) baleines.

Menaces pour la population

On sait que les baleines boréales sont déplacées pendant de brèves périodes à cause des activités industrielles telles que l’exploration et l’exploitation des ressources pétrolières et gazières. On ne connaît pas les effets à long terme sur les baleines boréales.

Chasse-t-on ces baleines?

Au Canada, une baleine boréale a été prise en 1991 et une en 1996 par le comité de chasseurs et de trappeurs d’Aklavik. Aucun autre permis n’a été demandé par (ou délivré à) ce comité depuis 1996. En Alaska et dans la péninsule de Chukotka, on pratique la récolte de subsistance. Un quota de 280 baleines boréales a été établi pour 1999-2002, soit un total de 67 prises par année (plus un maximum de 15 baleines non prises l’année précédente).

Justification de la désignation par le COSEPAC :

Au temps de la pêche commerciale à la baleine, cette population a été intensément chassée. Elle semble en voie de se rétablir, même en présence d’une chasse réglementée; la population représente actuellement environ 50 % de sa taille historique. La population n’est cependant pas encore en sécurité et est potentiellement touchée de façon défavorable par le changement climatique ainsi que par l’exploitation pétrolière et gazière.

Qu’arrivera-t-il si cette population est ajoutée à la liste de la LEP?

L’ajout à la liste de la LEP des baleines boréales des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort en tant qu’espèce « préoccupante » nécessiterait l’élaboration d’un programme de gestion, un document visant à promouvoir la conservation d’une espèce ou d’une population vulnérable en établissant des mesures précises de gestion ou de conservation. Un plan de gestion a été élaboré pour les baleines boréales dans l’Arctique de l’Ouest en 1994. Si les baleines boréales des mers de Béring, des Tchouktches et de Beaufort sont ajoutées à la liste de la LEP, le plan de gestion sera mis à jour.