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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’isotrie fausse-médéole au Canada - Mise à jour 2000

Résumé

Isotrie fausse-médéole
Isotria medeoloides

Description

L’isotrie fausse-médéole (Isotria medeoloides) est une petite orchidée produisant cinq ou six feuilles, réunies en un seul verticille au sommet de la tige. La plante peut produire une fleur (rarement deux), laquelle est vert jaunâtre et portée au-dessus des feuilles. Les cinq sépales sont légèrement plus longs que les pétales.

Répartition

Aux États-Unis, l’isotrie fausse-médéole est présente depuis la Nouvelle-Angleterre et le Michigan jusqu’au Missouri et à la Caroline du Sud. Au Canada, le seul site connu de l’espèce se trouve dans le comté d’Elgin, dans le Sud-Ouest de l’Ontario.

Habitat

L’isotrie fausse-médéole requiert comme habitat une forêt mixte humide, à relief plat et à sol acide, où le couvert forestier présente de petites ouvertures. Une abondante litière de feuilles décomposées est généralement présente, mais la couverture arbustive et herbacée est limitée.

Biologie générale

L’isotrie fausse-médéole est une petite plante discrète qui ressemble beaucoup à une espèce commune, la médéole de Virginie (Medeola virginiana), quand celle-ci n’est pas en fleurs. Elle risque donc fortement d’être piétinée par mégarde.

Taille et tendances de la population

L’isotrie fausse-médéole a été repérée au Canada dans un seul endroit, dans le Sud-Ouest de l’Ontario, où elle compte quatre sous-populations situées à moins de quelques centaines de mètres l’une de l’autre. L’espèce n’a pas été observée depuis 1987, malgré les recherches effectuées par un certain nombre de personnes.

Facteurs limitatifs et menaces

La principale menace est le manque d’habitat adéquat dans la zone carolinienne du Sud-Ouest de l’Ontario, qui a été profondément altérée. Une piste empruntée par les motocyclettes et les véhicules tout-terrain traverse le secteur, et au moins une des sous-populations a été détruite par l’utilisation de cette piste. De plus, la notoriété de l’espèce à titre d’orchidée très rare attire de nombreux naturalistes, amateurs d’orchidées et photographes. La plante risque donc fortement d’être piétinée par mégarde.

Protection actuelle

L’isotrie fausse-médéole est protégée en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. L’unique population canadienne de l’espèce est située sur un terrain appartenant à l’Office de protection de la nature du ruisseau Catfish.


 MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés et populations (importantes à l’échelle nationale) sauvages jugées en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, amphibiens, reptiles, poissons, mollusques, lépidoptères, plantes vasculaires, lichens et mousses.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est formé de représentants des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique) et de trois organismes non gouvernementaux, ainsi que des coprésidents des groupes de spécialistes des espèces. Le comité se réunit pour examiner les rapports sur la situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.