Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Mise à jour - Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Loup tacheté (Anarhichas minor) au Canada

Biologie

Reproduction

Dans l’ouest de l’Atantique Nord, le loup tacheté fraie l’été (Templeman, 1986). Dans les eaux de l’ouest du Groenland, les femelles atteignent généralement la maturité un an plus tôt et à une plus petite taille, soit entre 48 et 62 cm, que les mâles, qui deviennent matures à une taille variant de 53 à 71 cm. Des données sur des otolithes et des vertèbres indiquent que les poissons de ces longeurs ont de sept à dix ans. Les femelles pondent des masses de gros œufs sur le fond en eau profonde, et les larves sont présentes sur les talus continentaux. Des femelles de 66 cm au large de Terre-Neuve contiennent environ 5 000 oeufs (Templeman, 1986), et la fécondité moyenne dans la mer de Barents est de 19 000 œufs (Gusev et Shevelev, 1997).

Les taux de croissance du loup tacheté dans les eaux du Canada atlantique sont inconnus, et peu de données sont disponibles pour les autres régions. On sait que le loup tacheté croît plus lentement que le loup atlantique et le loup à tête large. Le loup tacheté atteint la maturité à une longueur d’environ 50 cm, à l’âge d’au moins sept ans. Vivant pendant plus de 21 ans, le loup tacheté peut atteindre une longueur de 150 cm. Un spécimen de 110 cm pèse environ 16 kg.

Figure 3a. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1983 (données du PESCEAN). Les cercles noirs indiquent les sites où le loup tacheté était présent, et les cercles blancs, les sites où il était absent. Le Bonnet flamand, le banc isolé à l’est, se trouve en eaux internationales.

Figure 3a. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1983 (données du projet d'évaluation stratégique de la côte est de l'Amérique du Nord).

Figure 3b. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1994 (données du PESCEAN). Les cercles noirs indiquent les sites où le loup tacheté était présent, et les cercles blancs, les sites où il était absent. Notez que plus de sites en eau profonde ont été échantillonnées qu’en 1982. Aucune donnée du Bonnet flamand n’était disponible.

Figure 3b. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1994 (données du projet d'évaluation stratégique de la côte est de l'Amérique du Nord).

Figure 3c. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1996 (données du MPO fournies en juillet 2001). Les cercles noirs indiquent les sites où le loup tacheté était présent, et les cercles blancs, les sites où il était absent. Comme ces données ont été recueillies à l’aide d’un engin d’échantillonnage différent qu’auparavant, cette carte ne peut être comparée directement aux cartes pour 1983 et 1994. Les cercles noirs indiquent les sites où le loup tacheté adulte était présent, les croix, les sites où le loup tacheté juvénile était présent, et les cercles blancs, les sites où l’espèce était absente. 

Figure 3c. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1996 (données du MPO fournies en juillet 2001).

Figure 3d. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1998 (données du MPO fournies en juillet 2001). Les cercles noirs indiquent les sites où le loup tacheté était présent, et les cercles blancs, les sites où il était absent. Comme ces données ont été recueillies à l’aide d’un engin d’échantillonnage différent, cette carte ne peut être comparée directement aux cartes pour 1983 et 1994. Les cercles noirs indiquent les sites où le loup tacheté adulte était présent, les croix, les sites où le loup tacheté juvénile était présent, et les cercles blancs, les sites où l’espèce était absente. 

Figure 3d. Répartition (présence/absence) du loup tacheté (Anarhichas minor) dans les eaux terre-neuviennes en 1998 (données du MPO fournies en juillet 2001).

Figure 4. Barres : pourcentage des sites de profondeur et de température convenables où le loup tacheté (Anarhichas minor) a été capturé de 1978 à 1993 au large de Terre-Neuve. Il s’agit des profondeurs de 50 à 600 m et des températures de -0,6 à 5,0°C auxquelles le loup tacheté est le plus susceptible d’être présent (Fischer et Haedrich, 1999). Ligne : pourcentage des traits de relevé qui contenaient du loup tacheté de 1986 à 1999; données fournies par le MPO en juillet 2000.

Figure 4. Barres : pourcentage des sites de profondeur et de température convenables où le loup tacheté (Anarhichas minor) a été capturé de 1978 à 1993 au large de Terre-Neuve.

Alimentation et relations interspécifiques 

Le loup tacheté est un prédateur benthique des eaux profondes. Il se nourrit d’une grande variété d’invertébrés à coquille ou à carapace, comme les mollusques et les crustacés, ainsi que d’étoiles de mer, de vers tubicoles, d’oursins, de macroalgues et de lançons. Il chasse plus activement pendant la période été-automne que pendant la période automne-hiver, et se nourrit beaucoup plus en septembre qu’en mai. Les échinodermes constituent sa princale source de nourriture, mais les poissons, en particulier ceux rejetés à l’eau par les chalutiers, peuvent constituer une part importante de son régime alimentaire. On connaît peu les prédateurs du loup tacheté, mais on en a l’a trouvé dans des estomacs de morues, de goberges et de requins du Groenland.