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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la couleuvre nocturne au Canada - 2001

FACTEURS LIMITATIFS ET MENACES

On sait très peu de choses sur la biologie de la couleuvre nocturne, tant au Canada qu’à l’échelle de son aire de répartition. En conséquence, il est difficile de se prononcer sur la vulnérabilité de cette espèce en se fondant sur les caractéristiques de son cycle vital. Par contre, sa vulnérabilité à la disparition éventuelle de son habitat au Canada est bien réelle. 

Perte d’habitat

En Colombie-Britannique, peu de régions connaissent une croissance démographique aussi rapide que les vallées de l’Okanagan et de la Similkameen. De 1991 à 1996, la population humaine s’y est accrue de 13,5 p. 100 (Cannings et al., 1999). Moins de 9 p. 100 de la vallée de l’Okanagan demeure dans un état relativement non perturbé (Redpath, 1990). Dans les portions sud de la vallée, 60 p. 100 des habitats de la couleuvre nocturne (prairies et arbustaies) sont disparus (MELP, 1999). Selon Scudder (1996), moins de 10 p. 100 des milieux à purshie tridentée utilisés par la couleuvre sont encore présents, et des travaux récents réalisés par Ted Lea (comm. pers. et rapport inédit non daté) révèlent que la part restante disparaît rapidement. La destruction des habitats est considérée comme une menace importante pour la couleuvre nocturne et de nombreuses autres espèces (MELP, 1999). En outre, la plupart des terres qui ont conservé leur aspect naturel dans le sud de la vallée de l’Okanagan appartiennent à des intérêts privés (Cannings et al., 1999) et échappent par conséquent presque entièrement à toute forme de protection gouvernementale. De plus amples renseignements sur la disparition de l’habitat de la couleuvre nocturne dans la vallée de l’Okanagan sont présentés dans Dawe et al. (2001), Cannings et al. (1989) et Cannings et al. (1999).

Les matériaux d’éboulis qui s’accumulent à la base des falaises sont considérés comme un élément important de l’habitat de la couleuvre nocturne. L’extraction de ces pierres en vue de travaux d’enrochement, de remblayage et d’aménagement s’est intensifiée récemment dans la vallée de l’Okanagan (Orville Dyer, comm. pers.). Cette activité représente une menace additionnelle pour l’espèce (MELP, 1999).

Fragmentation de l’habitat

L’habitat favorable à la couleuvre nocturne est très fragmenté. Même si de façon naturelle les hibernacles sont probablement dispersés et répartis en grappes, la destruction d’une bonne partie du paysage naturel découlant du développement urbain et de l’aménagement de vignobles et de vergers entrave de plus en plus la dispersion de l’espèce des sites d’hibernation vers les sites d’alimentation et de reproduction et entre les parcelles d’habitat favorables.  

Circulation routière 

Les couleuvres sont particulièrement vulnérables à la circulation routière (Rosen et Lowe, 1994). Avec la croissance soutenue de la population humaine dans les régions occupées par la couleuvre nocturne au Canada, la construction de nouvelles routes ne peut que s’accélérer. Le débit routier s’est d’ailleurs intensifié au cours des quelques dernières années, et cette tendance devrait se maintenir avec la croissance démographique. Le pavage des routes de gravier et des chemins en terre a pour effet d’augmenter et d’accélérer la circulation. Les couleuvres risquent davantage de s’aventurer sur les routes pavées pour se chauffer au soleil, car l’asphalte retient bien la chaleur. En conséquence, la circulation routière demeurera un facteur de mortalité important et croissant dans le sud de la vallée de l’Okanagan. On dispose de données sur l’achalandage d’un certain nombre de routes traversant le territoire occupé par la couleuvre nocturne au Canada (Ministry of Transportation and Highways, 1999). Le débit routier estival sur les routes pavées variait entre 2 872 véhicules par jour à Osoyoos, immédiatement au nord de la frontière canado-américaine, et 20 017 véhicules par jour sur la route passant près de Penticton. À l’intérieur de l’aire de répartition canadienne de la couleuvre nocturne, le Ministry of Transportation de la Colombie-Britannique surveille 16 emplacements routiers dans le sud de la vallée de l’Okanagan; l’achalandage (véhicules/jour) y a augmenté en moyenne de 1,1 p. 100 par année (Ministry of Highways, 1999).