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Cahier de consultation du Brosme

Information sur l'espèce

Le brosme

Le brosme, Brosme brosme, est un poisson sédentaire, solitaire et à nage lente appartenant à la famille des gadidés. Contrairement aux autres poissons apparentés à la morue, il n’a qu’une seule nageoire dorsale et une seule nageoire anale. Le brosme peut atteindre une longueur de 100 cm et un poids de 12 kg. Sa couleur varie du brun rougeâtre au vert, avec du crème ou du blanc sur le ventre.

 Au Canada, on retrouve le brosme surtout dans le golfe du Maine et sur le bord sud-est du plateau néo-écossais.

Le brosme préfère les fonds rocheux; il fréquente occasionnellement les substrats de gravier et de vase, mais rarement les fonds sablonneux. On le capture souvent dans les eaux profondes  (> 200m) dont la température se situe, selon le relevé d’été du MPO, dans la gamme des 6 à 10 oC .

Sur le plateau néo-écossais, la fraye a lieu entre mai et août et elle culmine en juin. Il se peut qu’elle survienne plus tôt dans le golfe du Maine.

Il est difficile de déterminer de quoi se nourrit le brosme, car il y a souvent éversion de l’estomac quand ce poisson est amené à la surface. On pense, toutefois, qu’il se nourrit surtout d’invertébrés marins (crabes, crevettes et krill) et occasionnellement de poisson.

Évaluation du COSEPAC

Le COSEPAC justifie ainsi la désignation du brosme comme espèce menacée :

La population principale de ce grand poisson benthique, solitaire et à croissance lente réside dans le golfe du Maine et le Sud-Est du plateau
néo-écossais. Elle connaît un déclin depuis 1970. Au cours de trois générations, le taux de déclin est de plus de 90 p. 100 et, au fil du temps, ce poisson se trouve de moins en moins dans les chaluts servant à des relevés. La pêche, sans restriction jusqu’en 1999, est maintenant plafonnée, mais demeure
une cause de mortalité. Cette espèce appartient à un genre monotypique de l’Atlantique Nord.

Menaces qui pèsent sur le brosme

On connaît mal actuellement les menaces qui pèsent sur le brosme. On pense, cependant, que la mortalité dûe à la pêche est le plus grand obstacle au rétablissement de cette espèce. Bien qu’il n’y ait pas de pêche dirigée du brosme, on sait que ce poisson fait l’objet de prises accessoires dans diverses pêches, dont les pêches à la palangre dirigées sur d’autres poissons de fond, comme la morue et l’aiglefin, et les pêches au filet-trappe.

Protection du brosme

En 1999, une limite de 1 000 tonnes a été imposée sur les débarquements de prises accessoires de brosme dans la pêche aux engins fixes pratiquée dans la zone 4VWX. Cette limite a été ramenée à 750 tonnes en 2003.

Comme le brosme est capturé principalement comme prise accessoire dans d’autres pêches, il peut s’avérer difficile de limiter les prises de brosme sans que cela touche les débarquements des espèces ciblées.

Conséquences possibles pour les intervenants

Une fois ajoutée à la liste des espèces en péril, le brosme sera protégé. Si des activités données sont jugées menaçantes pour la survie et le rétablissement d’une espèce figurant sur la liste, des mesures de gestion seront prises pour limiter ces activités et voir à la protection des espèces en péril.

Les mesures précitées sont susceptibles d’avoir des répercussions diverses sur les intervenants, notamment d’entraîner pour eux des frais supplémentaires. La liste suivante n’étant pas exhaustive, nous vous invitons à profiter de la présente consultation pour signaler les omissions qu’elle comporte.

Autochtones

Des stratégies de gestion pourraient être envisagées, qui auraient des répercussions sur les peuples autochtones pêchant des espèces commerciales dans des eaux fréquentées par le brosme.

Industrie de la pêche

Il importe de déterminer l’ampleur totale de la menace que fait peser toute activité de pêche sur le brosme. Si une activité de pêche particulière est jugée menaçante pour la survie et le rétablissement d’une espèce inscrite sur la liste, des mesures de gestion seront prises pour éliminer la menace. Il pourrait notamment s’agir d’accroître la présence d’observateurs dans certaines zones, de fermer des zones à la pêche, de faire modifier les engins ou d’adopter d’autres mesures élaborées en collaboration avec l’industrie pour éliminer ou réduire les interactions entre l’espèce en question et la pêche.

Industrie du pétrole et du gaz

 On connaît mal les effets que peut avoir l’industrie du pétrole et du gaz sur les populations de poisson de fond. Il se peut que la prospection sismique ait un effet délétère sur les poissons démersaux ainsi que sur leurs œufs et larves. Les projets d’activités pétrolières et gazières visés par la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE) devront, conformément à cette loi, tenir compte des effets de ces activités sur les espèces inscrites sur la liste de la LEP.

Activités militaires

 Il est possible qu’on demande aux Forces maritimes de l’Atlantique d’établir des lignes directrices pour leurs exercices et pour la restauration du milieu sous-marin dans les eaux faisant partie de l’habitat du brosme. Il se pourrait aussi qu’on leur demande de ne pas procéder à certains types d’exercice dans les secteurs où ils risqueraient d’empiéter sur l’habitat essentiel de l’espèce (si celui-ci a été défini). Tel qu’il est indiqué dans la LEP, ces exigences pourraient être levées en cas d’urgence ou pour des motifs de sécurité nationale.

 Activités scientifiques

 Il est possible que les personnes qui veulent effectuer des recherches sur le brosme ou dans les zones faisant partie de son habitat aient à se conformer à des lignes directrices strictes. Celles-ci pourraient limiter le type de recherche autorisée sur le brosme et d’accroître les délais de planification des projets de recherche.