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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Limnanthe de Macoun (Limnanthes macounii) au Canada - Mise à jour

Résumé technique

Limnanthes macounii

Limnanthe de Macoun – Macoun’s meadowfoam

Répartition au Canada :

Répartition au Canada : Colombie-Britannique

Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km²)

40 km². 200 km de rivage x 0,2 km

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Stable (Il est probable que les résultats récents montrent des sites précédemment inconnus.)

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur >1)?

Non

Superficie de la zone d’occupation (km²)

< 0,02 km². Total des superficies où se trouvent des parcelles individuelles (sous-populations)

Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

Elle fluctue, mais le déclin en général est probablement dû aux répercussions des populations croissantes de plantes exotiques.

Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur >1)?

Non

Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés).

28

Préciser la tendance du nombre d’emplacements.

[Il est à noter que l’emplacement des plantes ou le site = population.] Il vaut peut-être mieux supposer un déclin du nombre d’emplacements ou de sous-populations. Légère augmentation du nombre en général (de 24 à 28) grâce à des activités de recherche poussées, cependant il vaut probablement mieux supposer un déclin si l’on tient compte que des 52 sous-populations initiales, 29 % (15) ont disparu, dont 4 populations entières (bien qu’il ne s’agissait pas de sites principaux).

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements?

Non

Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat.

Déclin de la qualité de l’habitat

Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population).

Plusieurs mois (annuelle d’hiver)

Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Environ 20 000

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Probablement en déclin :

  • 29 % ont disparu;
  • 27 % ont connu une basse d’effectif;
  • 19 % de l’effectif est stable;
  • 23 % ont connu une hausse d’effectif.

(fondé sur les 52 sous-populations dont fait mention le rapport initial en 1988)

S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Déclin de 8 à 12 % des nombres absolus dans les derniers 10 ans (perte nette d’environ 800 à 1200 individus)

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures d’occupation (ordre de grandeur >1)?

Incertain dans le cas de fluctuations extrêmes, mais des variations importantes se produisent annuellement.

La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de &lt; individu/année)?

Fragmentation extrême (les populations les plus petites occupent des superficies de moins de 1 m² et aucun échange génétique n’aurait vraisemblablement lieu entre celles-ci puisque les plantes sont autofertiles et n’ont pas de mécanisme de dispersion.

Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

En déclin

Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations d’occupation (ordre de grandeur >1)?

Non

Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Voir l’annexe

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Perte d’habitat découlant de l’expansion domiciliaire sur un nombre de sites et concurrence par des plantes exotiques introduites, particulièrement des graminées annuelles.

Effet d’une immigration de source externe

Statut ou situation des populations de l’extérieur?

États-Unis : aucune

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Non (endémique)

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Non applicable

Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Non applicable

Peut-il y avoir sauvetage par des populations de l’extérieur?

Non applicable

Analyse quantitative

Non applicable

Statut antérieur

Désignation précédente par le COSEPAC :espèce préoccupante

Statut et justification de la désignation

Statut : Menacée

Code alphanumérique : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », B1ab(iii)+2ab(iii), mais est désignée « menacée », B1ab(iii)+2ab(iii); D2, car l’espèce ne semble pas en danger imminent de disparition du pays.

Justification de la désignation : Une espèce endémique au Canada dont l’aire de répartition est grandement restreinte à une mince bande côtière de microhabitats temporairement humides, où elle est en péril à cause de la compétition permanente avec une grande variété de plantes exotiques. Sa présence dans une région fortement urbanisée se traduit par la perturbation de l’habitat et une diminution de la population.

Application des critères

  • Critère A (population totale en déclin) : Ne satisfait pas à ce critère (on peut estimer grossièrement la diminution au cours de la dernière décennie à peut-être 8 % à 12 % seulement).
  • Critère B (faible répartition et déclin ou fluctuation) : Satisfait au critère des espèces en voie de disparition selon B1ab (iii) et 2ab (iii), étant donné ses petites zones d’occurrence et d’occupation, le caractère fortement fragmenté des populations et l’incidence considérable des activités de l’être humain et des plantes envahissantes sur la qualité de l’habitat; les populations sont considérées comme fortement fragmentées parce qu’elles occupent de petites parcelles dans des dépressions humides en certaines saisons de l’année et parce qu’elles semblent surtout autofertiles et ne pas avoir de moyens spécialisés de dispersion, ce qui limite vraisemblablement les échanges génétiques. La fragmentation a peut-être aussi été favorisée par la perturbation de l’habitat dans cette région très peuplée. Cette espèce satisfait à ce qui est prévu au critère B pour les espèces en voie de disparition, mais le statut recommandé est « menacée », puisqu’elle ne semble pas courir le risque de disparaître du pays dans l’immédiat, ayant peut-être perdu en une quinzaine d’années que de 8 % à 12 % de ses effectifs.
  • Critère D (très petite population ou aire de répartition limitée) : Satisfait au critère des espèces menacées selon D2, compte tenu d’une très petite zone d’occupation inférieure à 20 km² et des risques constants qu’elle court du fait de sa présence dans une région fortement urbanisée et de la propagation de plantes envahissantes.
  • Critère E (analyse quantitative) : Sans objet.