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Programme de rétablissement du méné d’argent de l’Ouest (Hybognathus argyritis) au Canada (Projet)

3. Menaces pour la survie ou le rétablissement de l'espèce

3.1 Aperçu

Un certain nombre de menaces pesant sur le méné d’argent de l’Ouest ont été relevées dans toute son aire de répartition, y compris celles que l’on croit responsables de sa disparition de certains réseaux. Parmi ces menaces, les plus importantes peuvent être celles qui modifient le régime d’écoulement normal d’un cours d’eau, causant ainsi la perte ou la détérioration de l’habitat Parmi ces menaces potentielles, mentionnons le prélèvement d’eau (p. ex. pour l’irrigation et l’usage domestique), les bassins de retenue, la stabilisation des berges, la canalisation et l’augmentation du débit. Des changements survenus dans l’habitat, en particulier la réduction des fluctuations saisonnières dans l’évacuation des eaux et les déclins de la turbidité liés à la canalisation et à la retenue d’eau, ont été corrélés avec le déclin abrupt du méné d’argent de l’Ouest dans le cours inférieur de la rivière Missouri (Pflieger et Grace, 1987). D’autres menaces pesant sur l’habitat et la survie de l’espèce comprennent la pollution et la dégradation des zones riveraines. Certaines des menaces énumérées ci‑devant peuvent également modifier indirectement les communautés fauniques qui, en retour, menacent l’existence du méné.

Au Canada, le COSEPAC a relevé l’érosion et l’envasement continus en tant que menaces pesant sur le méné d’argent de l’Ouest. En se fondant sur une évaluation plus détaillée, l’équipe de rétablissement a déterminé qu’en vertu des conditions actuelles, ces menaces sont normales dans les cours d’eau des prairies et que le méné s’y est probablement adapté. Cependant, les changements apportés au débit d’eau, qui entraînent la perte et la dégradation de l’habitat, peuvent constituer une menace importante pour l’habitat du méné. Les sections suivantes récapitulent ces menaces et d’autres sources de menaces pour la survie et l’habitat de l’espèce.

3.2 Évaluation des menaces

L’équipe de rétablissement a entrepris une évaluation détaillée des menaces pesant sur l’espèce d’après l’information publiée et les connaissances locales. Elle a relevé les quatre principales catégories de menaces suivantes :

  • introductions d’espèces;
  • perte ou dégradation de l’habitat;
  • pollution;
  • processus naturels.

Une courte description des méthodes et de l’évaluation des menaces pesant sur le méné d’argent de l’Ouest est fournie à l’annexe A. Les résultats sont analysés ci‑après et récapitulés dans le tableau 2.

3.2.1 Introductions d’espèces

Les espèces introduites peuvent menacer la faune de poissons indigènes par divers mécanismes, notamment la prédation, l’hybridation, la concurrence pour les ressources, l’introduction de maladies exotiques et de parasites ainsi que la dégradation de l’habitat. Jusqu’à présent, la perchaude et le doré jaune sont les seules espèces introduites qui ont été observées dans le cours inférieur de la rivière Milk, fréquenté par le méné d’argent de l’Ouest (T. Clayton et D. Watkinson, comm. pers.). Plus loin en aval, le réservoir Fresno contient un certain nombre d’espèces prédatrices introduites, dont la truite arc-en-ciel (Onchorhynchius mykiss), le doré jaune, la perchaude, le grand brochet et le marigane noire (Pomoxis nigromaculatus), de même que d’autres espèces introduites, comme le grand corégone et la queue à tache noire (Notropis hudsonius) (Montana Fish, Wildlife and Parks, 2004). La queue à tache noire a également été observée dans un tronçon de la rivière situé entre la frontière canado-américaine et le réservoir (Stash, 2001). Bien que certaines espèces énumérées ici aient des exigences particulières en matière d’habitat qui peuvent ne pas être comblées dans le cours inférieur de la rivière Milk en Alberta, d’autres sont des généralistes qui pourraient étendre leur aire de répartition à l’intérieur de la province. Comme la migration en amont du réservoir Fresno au Montana n’est pas entravée et qu’il peut être difficile de lutter contre les déplacements illégaux de poissons dans la province, l’équipe de rétablissement a évalué la probabilité d’occurrence de cette menace comme étant modérée.

L’Alberta Fish and Wildlife Division ne prévoit pas introduire d’espèces de poissons‑gibiers dans le cours inférieur de la rivière Milk et est peu susceptible de le faire à l’avenir (T. Clayton, comm. pers.). Le tronçon fluvial proprement dit et les tributaires de la rivière Milk, en Alberta, n’ont pas été ensemencés depuis au moins 10 ans, bien que le Goldsprings Park Pond, un vieux méandre mort de la rivière non lié à l’axe fluvial, soit annuellement ensemencé de truites arc-en-ciel (T. Clayton, comm. pers.). On ignore si des introductions non autorisées ont eu lieu dans la rivière Milk (p. ex. rejets de poissons‑appâts).

On ignore actuellement l’importance des introductions possibles d’espèces, mais elle doit être fonction de l’espèce en cause. Dans le pire des scénarios, l’espèce introduite pourrait avoir de graves répercussions sur la survie du méné d’argent de l’Ouest. La création de réservoirs peut augmenter l’intérêt pour l’ensemencement de poissons‑gibiers non indigènes destinés à la pêche sportive et pourrait faciliter l’introduction de ces espèces dans des habitats situés en aval et en amont du cours d’eau.