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Sterne de Dougall (Sterna dougallii)

Sommaire

La Sterne de Dougall (Sterna dougallii) est inscrite parmi les espèces en voie de disparition au Canada, et la population du Nord‑Est figure sur la liste des espèces en voie de disparition (endangered) aux États‑Unis. Quelque 4 000 couples ont été dénombrés dans le nord‑est des États‑Unis et entre 120 et 150 couples dans le Canada atlantique, la plupart de ces derniers étant regroupés dans une ou deux colonies.Divers facteurs limitent le taux de reproduction de cette

espèce, notamment l’âge tardif de la première reproduction [habituellement vers l’âge de trois ans (Spendelow et al., 2002)], la petite taille des couvées (en général, deux œufs pour les premières couvées des couples plus vieux et expérimentés et un œuf pour les couvées des oiseaux qui se reproduisent pour la première fois), le taux annuel de survie des adultes peu élevé pour un oiseau de mer [entre 83 % (Spendelow et al., 1995)] et 85 % (Lebreton et al., 2003)], de même que le taux de survie relativement faible jusqu’à l’âge de la première reproduction (habituellement, entre 33 et 40 %). Par ailleurs, diverses menaces pèsent sur la survie de l’espèce, dont le délogement des oiseaux de leur habitat, la prédation par des mouettes et goélands (Larus spp.) et d’autres prédateurs (p. ex. des strigidés, des bihoreaux et le vison), la chasse commerciale dans les aires d’hivernage, sans compter la pénurie de mâles, du moins dans certaines colonies des États‑Unis. Enfin, la répartition limitée de la population rend cette dernière vulnérable aux menaces locales, par exemple les activités humaines de développement, les catastrophes météorologiques tels les ouragans (Nisbet et Spendelow, 1999; Lebreton et al. 2003), la pollution et la maladie.

Depuis la publication du premier Plan national de rétablissement de la Sterne de Dougall (Lock et al., 1993), l’acquisition de nouvelles données sur la biologie de l’espèce, sur sa répartition au Canada et sur les méthodes d’aménagement des colonies a mené à la formulation d’approches nouvelles pour le rétablissement de cette sterne. Le présent programme de rétablissement a été entièrement révisé pour tirer parti de ces nouvelles données et pour compléter le plan américain de rétablissement qui a récemment été mis à jour (USFWS, 1998). Le présent programme, qui définit le but et les objectifs canadiens qui contribueront au rétablissement de la Sterne de Dougall des deux côtés de la frontière, a été préparé conformément aux exigences définies dans la Loi sur les espèces en péril (LEP) relativement à l’élaboration de programmes de rétablissement pour les espèces en péril (articles 37 à 46).

Le programme canadien, combiné au plan américain, vise non seulement à maintenir et à accroître la productivité des oiseaux nicheurs, mais aussi à aménager l’aire de répartition de la population en fonction de colonies largement réparties. Or, comme la Sterne de Dougall préfère nicher dans de grandes colonies d’autres espèces de sternes, ce but exigera l’établissement de vastes colonies bien portantes d’autres espèces à l’intérieur de son aire de répartition, notamment des colonies de Sternes pierregarins (S. hirundo) et de Sternes arctiques (S. paradisaea).

Le but à long terme (sur dix ans, jusqu’en 2015) du programme est de porter à pas moins de 150 le nombre de couples de Sternes de Dougall nichant dans au moins trois colonies au Canada. Comme moins de 5 % de la population de Sternes de Dougall du nord‑est de l’Amérique du Nord niche au Canada, le rétablissement de l’ensemble de la population dépend grandement du rétablissement de la proportion nichant aux États-Unis. Le plan américain de rétablissement (USFWS, 1998) recommande que l’espèce soit reclassée parmi les espèces menacées lorsque la population du Nord‑Est atteindra 5 000 couples et qu’elle soit radiée de la liste des espèces en péril lorsque seront atteints les niveaux historiques observés au cours des années 1930 (soit 8 500 couples). À court terme (cinq ans, soit d’ici 2010), les objectifs se définissent comme suit :

  1. Maintenir un nombre élevé de couples nicheurs à l’île Country (Nouvelle‑Écosse) (>40 couples) et aux îles Brothers (Nouvelle‑Écosse) (>80 couples).
  2. Accroître la productivité des colonies gérées pour qu’elle atteigne des niveaux élevés (c.‑à‑d. un taux d’envol de 1,1 jeune par couple; Nisbet et Spendelow, 1999).
  3. Aménager une aire de répartition plus vaste par l’établissement d’au moins une autre colonie gérée.
  4. Atténuer, voire éliminer, les menaces qui pèsent sur la Sterne de Dougall et son habitat.
  5. Assurer la conservation de petites colonies de Sternes de Dougall nichant à l’île de Sable (Nouvelle-Écosse) et aux îles de la Madeleine (Québec).
  6. L’atteinte de ces objectifs se fera principalement par les approches suivantes :
  7. Effectuer le suivi de la taille, de la répartition, des déplacements et de la productivité de la population.
  8. Mettre en valeur l’habitat de nidification.
  9. Gérer d’autres colonies.
  10. Désigner l’habitat essentiel.
  11. Protéger l’habitat.
  12. Relever les facteurs limitatifs dans les colonies gérées.
  13. Surveiller les menaces.
  14. Améliorer la prise de décisions et la planification.