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Sterne de Dougall (Sterna dougallii)

Calendrier des études visant la désignation de l’habitat essentiel restant

Déterminer les caractéristiques clés qui rendent d’éventuels sites de nidification attrayants pour les Sternes de Dougall

Il est largement reconnu que la caractéristique essentielle de l’habitat pour les Sternes de Dougall reproductrices est la présence de Sternes pierregarins reproductrices (Gochfeld et al., 1998). Ainsi, la santé des colonies de Sternes pierregarins (et, dans l’est du Canada, de Sternes arctiques) est indispensable au rétablissement des Sternes de Dougall. Les caractéristiques des colonies où les Sternes de Dougall se sont reproduites par le passé, particulièrement si elles sont liées à la taille et à la répartition des colonies d’autres espèces de sternes, peuvent servir à déterminer quels sites pourraient accueillir des Sternes de Dougall à l’avenir. Cela faciliterait le repérage de sites à aménager, de même que de sites où la Sterne de Dougall pourrait s'installer dans l'éventualité où les colonies existantes seraient touchées par la prédation ou l’érosion, par exemple. Si le nombre de sites convenables est limité, alors il pourrait être justifié de les désigner comme habitat essentiel.

·       Des études portant sur la relation entre la nidification de la Sterne de Dougall et la taille et la répartition des colonies d’autres espèces de sternes seront effectuées d’ici 2007.

Identifier les habitats d’alimentation dans les colonies protégées

À plusieurs colonies des États‑Unis, les Sternes de Dougall ne s’alimentent qu’à quelques endroits précis. Il arrive également que deux colonies ou plus partagent un même site d’alimentation; ainsi, de 20 à 25 % de la population américaine s’alimente à un même endroit aux eaux peu profondes (Nisbet et Spendelow, 1999). Il est possible que les aires d’alimentation de la Sterne de Dougall au Canada soient tout aussi localisées et, donc, vulnérables, mais on en ignore l’emplacement. En 2003, le Service canadien de la faune et la Dalhousie University ont amorcé des travaux sur l’habitat d’alimentation (A.W. Boyne, comm. pers.). S’il s’avère que l’espèce utilise régulièrement des aires d’alimentation données, il faudrait relever les caractéristiques qui les distinguent des lieux similaires mais non utilisés afin de déterminer si les aires d’alimentation sont limitées, et si des mesures de gestion, et plus particulièrement de protection, pourraient ou devraient être adoptées.

  • Des études sur l’habitat d’alimentation des Sternes de Dougall ont été entreprises en 2003. Une évaluation de la nécessité de désigner l’habitat d’alimentation en tant qu’habitat essentiel sera effectuée d’ici 2009.

Identifier les habitats de transit et de repos situés en dehors des colonies

D’autres aspects importants de l’utilisation de l’habitat en dehors des colonies demeurent peu connus, en particulier l’emplacement des aires de transit, de repos et d’alimentation que fréquentent les oiseaux non reproducteurs. Vu la petite taille de la population canadienne, il est actuellement impossible de réaliser des études dirigées portant spécifiquement sur les habitats de transit ou de repos de la Sterne de Dougall; cependant, la pertinence de désigner ces endroits comme habitat essentiel sera examinée si d’autres renseignements deviennent disponibles. Les observations de Sternes de Dougall loin des colonies connues devraient être consignées dans une base de données unique qui comporterait divers renseignements, notamment le nombre, le comportement et l’âge des oiseaux, de même que la période de l’année, l’heure du jour et la période du cycle des marées. Des équipes pourraient ensuite visiter de nouveau ces endroits pour confirmer la présence de l’espèce et l’utilisation de l’habitat.Si des lieux occupés sont repérés, les caractéristiques qui les distinguent des lieux similaires mais non utilisés devraient alors être relevées pour déterminer si ces lieux sont limités et si des mesures de gestion devraient ou pourraient être mises en œuvre.

  • Vu la petite taille de la population canadienne, il est actuellement impossible de réaliser des études dirigées portant spécifiquement sur les habitats de transit ou de repos de la Sterne de Dougall.

Protéger l’habitat

Mesures terminées ou en cours

Depuis la rédaction du dernier Plan de rétablissement, l’utilisation des habitats côtiers à des fins récréatives et commerciales a connu une croissance rapide. Par conséquent, des efforts particuliers s’imposent pour assurer la sécurité des colonies existantes et veiller à ce que tous les habitats nécessaires, en particulier les colonies aménagées, ne soient pas perturbés.

En vertu du paragraphe 58(5) de la LEP et avant 180 jours suivant la mise dans le registre de la version finale du présent document, le ministre de l’Environnement prendra un arrêté pour assurer la protection de l’habitat essentiel sur l’île Country, actuellement administrée par le ministère Pêches et Océans Canada. L’importante colonie des îles Brothers Islands a été acquise par le Department of Natural Resources de la Nouvelle-Écosse et sera désignée comme aire de gestion de la faune. En vertu du paragraphe 58(2) de la LEP et avant 90 jours suivant la mise dans le registre de la version finale du présent document, le ministre de l’Environnement publiera dans la Gazette du Canada, une description de l’habitat essentiel se trouvant sur l’île de Sable, un refuge d’oiseaux migrateurs. Quatre-vingt dix jours suivant la publication de cette description, les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel s’appliqueront à cet habitat essentiel.

Plusieurs autres lieux de nidification ont, ou auront bientôt, une désignation particulière en tant que refuges d’oiseaux migrateurs (p. ex. l’île Machias Seal, au Nouveau‑Brunswick), aires de gestion de la faune (p. ex. l’île Grassy [aire candidate] et l’île Pearl, en Nouvelle-Écosse) ou zones importantes pour la conservation des oiseaux (ZICO) (p. ex. les îles Brothers, en Nouvelle‑Écosse).

La Sterne de Dougall est protégée en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs, de la Endangered Species Act (1996) de la Nouvelle‑Écosse et de la Loi sur les espèces en péril (2002) du gouvernement fédéral. Au Québec, en novembre 2002, le comité consultatif sur les espèces menacées ou vulnérables a recommandé d’attribuer à la Sterne de Dougall le statut d’espèce menacée (équivalent du statut d’espèce en voie de disparition du COSEPAC) sous le régime de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables. Ainsi, la Sterne de Dougall pourrait recevoir un statut de protection officiel d’ici la fin de 2006 au Québec. L’espèce figure actuellement sur la Liste des espèces de la faune vertébrée susceptibles d’être désignées menacées ou vulnérables.

Mesures à mettre en œuvre

Désignation et protection des sites de colonie

Dans la mesure du possible, il faudrait faire l’acquisition des sites de colonie et leur attribuer une désignation appropriée, qu’il s’agisse de refuges d’oiseaux migrateurs, de réserves nationales de faune, d’aires de gestion de la faune (Nouvelle-Écosse) ou d’habitats fauniques (Québec). On pourrait aussi utiliser le programme des Zones importantes pour la conservation des oiseaux pour reconnaître officiellement la valeur de sites particuliers, mais cette première étape devra être suivie d’une désignation qui confère une protection en vertu de la loi. Par ailleurs, comme les colonies de sternes peuvent se déplacer d’une année à l’autre, la désignation devrait englober plusieurs sites de nidification de rechange situés à proximité, où les sternes pourraient se déplacer (p. ex. pas seulement une île en particulier, mais l’ensemble de l’archipel).

Élaboration de plans particuliers aux sites afin de les protéger des perturbations anthropiques

Les sternes peuvent s’habituer à des visites diurnes répétées sur une base régulière, comme celles effectuées dans les colonies faisant l’objet de programmes de recherche continus (Nisbet, 2000). Des visites systématiques et bien gérées de chercheurs et de gardiens peuvent avoir un effet positif sur les Sternes de Dougall, car ces visites peuvent empêcher les mouettes et goélands de nicher dans la colonie et favoriser l’accoutumance des oiseaux à la présence humaine, ce qui pourrait en retour atténuer les effets des perturbations imprévues et fournir un milieu propice à la recherche. Par contre, des visites irrégulières et non surveillées dans les colonies, par des humains ou des animaux domestiques, font fuir les adultes de leur nid, ce qui risque de causer l’échec de la nidification à cause du froid ou de la prédation des œufs et des jeunes oiseaux. De telles perturbations peuvent aussi entraîner l’abandon de la colonie, en particulier si elles surviennent tôt durant la période de nidification (Gochfeld et al., 1998).Même des activités fortuites qui ne visent pas les sternes peuvent avoir un effet dévastateur si elles sont prolongées. La législation régissant la perturbation des oiseaux nicheurs (p. ex. dans les aires de gestion de la faune et les refuges d’oiseaux migrateurs) n’offre pas nécessairement une protection suffisante contre de telles perturbations, à moins qu’elle ne soit appliquée adéquatement.

Il faudrait élaborer pour toutes les colonies des plans particuliers aux sites pour prévenir les perturbations, et réviser ces plans chaque année, en consultant les propriétaires fonciers et les résidents de la région, dans la mesure du possible. Tous ces plans doivent prévoir des mesures visant à assurer la présence de membres du personnel sur place (p. ex. des chercheurs ou des gardiens) et offrir des programmes d’éducation (p. ex. panneaux d’information, brochures). Des panneaux d’avertissement et des clôtures « symboliques » pourraient aussi être utiles là où elles ne constitueraient pas un irritant ou n’inciteraient pas au vandalisme. À cet égard, les politiques devraient tenir compte du fait que l’adoption de mesures visant à interdire des activités traditionnelles dans les îles (p. ex. le camping et les pique-niques) pourrait être mal reçue par la population et aller à l’encontre du but visé si ces mesures ne s’inscrivent pas dans un plan intégré auquel participeraient les propriétaires et les collectivités.

Bien qu’aucune protection formelle ne soit encore en place en vertu de la Loi sur les espèces en péril, les composantes marines des habitats essentiels désignés dans le présent programme sont actuellement gérées ou assujetties à des pratiques de gestion qui favorisent la protection et le rétablissement de la Sterne de Dougall. Par exemple, l’industrie pétrolière a déclaré un moratoire sur l’exploration et l’exploitation gazière et pétrolière sur l’île de Sable et dans un rayon de un kilomètre autour de celle-ci. La pêche traditionnelle à proximité de l’île Country et des îles Brothers ne semble pas toucher la Sterne de Dougall, mais des plans d’étude de l’impact des changements à ces activités sur la Sterne de Dougall devront être élaborés.

Application de la loi

Le respect des plans particuliers aux sites prévus pour protéger l’espèce contre les perturbations anthropiques devraient, si possible être assuré par des mesures d’application de la loi. Même s’il existe des dispositions législatives en matière de protection,il est difficile d’obtenir l’information nécessaire pour appliquer la loi. Les organismes de gestion devraient fournir aux intendants de chaque colonie les renseignements et les outils nécessaires pour recueillir les données permettant d’entamer avec succès des poursuites en cas d’infraction à la législation visant à protéger les sternes. Les organismes pertinents d’application de la loi, dont les bureaux sont situés à proximité des diverses colonies, devraient être prêts à intervenir rapidement en cas d’infraction.

 

Identifier les facteurs limitatifs dans les colonies gérées

Mesures à mettre en œuvre

On connaît mal les facteurs qui limitent la productivité dans les colonies non exposées à la prédation, mais un approfondissement des connaissances dans ce domaine s’impose, si l’on veut accroître le succès de la reproduction. Selon Nisbet et Spendelow (1999), il faudrait intégrer les activités de recherche et de gestion dès le début d’un projet, car il faut du temps avant que la recherche ne produise l’information dont on a besoin pour mettre en œuvre un plan de gestion approprié.Les chercheurs font aussi office d’intendants et de gardiens de fait. Au nombre des facteurs limitatifs à examiner, mentionnons la qualité des parents, les lieux d’alimentation disponibles, le rapport des sexes, les sites de nidification disponibles, le surpeuplement, la concurrence pour les sites de nidification ou aires d’alimentation avec les Sternes pierregarins ou les Sternes arctiques, de même que les effets de la mortalité hivernale sur le taux de retour des adultes (Gochfeld et al., 1998).

Effectuer le suivi des menaces

Les changements naturels et anthropiques rapides, en particulier dans les régions côtières, risquent de compromettre l’atteinte des objectifs de rétablissement si ces changements ne sont pas surveillés.Au nombre des menaces possibles, mentionnons le braconnage dans les aires d’hivernage, le délogement et la prédation de l’espèce par les mouettes et goélands, la pratique d’activités récréatives, les variations de l’abondance des aliments et les imprévus.

Mesures terminées ou en cours

Suivi des populations de mouettes et goélands et de leur répartition

Les effectifs et la répartition des mouettes et goélands autour de l’île Country ont été cartographiés entre 1998 et 2000; on a également marqué certains individus afin de suivre leurs déplacements (Smith et al., 2000). Des relevés des mouettes et goélands ont aussi été effectués en Nouvelle‑Écosse et aux îles de la Madeleine en 2002. Ces activités devraient être poursuivies et d’autres projets similaires devraient être mis en œuvre dans d’autres colonies, en particulier là où des programmes d’effarouchement des mouettes et goélands sont prévus ou déjà en cours.

Suivi des activités récréatives aux sites de colonie existants et éventuels

Les responsables du Bluenose Atlantic Coastal Action Program procèdent actuellement à la compilation de ce type de données pour les îles de la baie Mahone (Boyne, 1999), et des activités similaires devraient être entreprises dans d’autres régions.

Suivi des changements dans les sources d’alimentation

Des études sur l’alimentation à l’île Country ont permis d’évaluer le régime alimentaire des Sternes arctiques et des Sternes pierregarins, mais les données relatives à la Sterne de Dougall sont limitées (voir p. ex. Boyne et al., 2001a).Des observations plus détaillées ont été obtenues à l’île Country en 2003, et ces activités se poursuivront (J. Rock, comm. pers.).Des observations préliminaires sur l’alimentation ont aussi commencé aux îles Brothers en 2001 (D'Eon, 2001); il faudrait les poursuivre et, si possible, les quantifier. Rien n’a encore été fait pour intégrer l’information sur la répartition et l’abondance des aliments dans les données sur l’utilisation de l’habitat par la Sterne de Dougall ou sa reproduction.

Détermination des risques d’incidents particuliers et élaboration de plans d’urgence

On a cartographié les menaces que posent, pour les oiseaux de mer, la navigation maritime et les activités d’exploration pétrolière (A.R. Lock, comm. pers.), mais il faudra intégrer cette information dans les données sur l’utilisation de l’habitat par les sternes à mesure que ces données deviendront disponibles. Il faudrait surveiller de près la propagation du Goéland à bec cerclé (Larus delawarensis) et de la Mouette atricille (L. atricilla), qui pourraient étendre leur aire de répartition à la région (Boyne et al., 2001b; Boyne et Hudson, 2002; Taylor et al., 2002), afin d’en déterminer les effets sur les colonies de sternes.

Mortalité dans les aires d’hivernage

Jusqu’à maintenant, les activités canadiennes de recherche et de gestion ont été limitées aux lieux de nidification au Canada.

Mesures à mettre en œuvre

Suivi des populations de mouettes et goélands et de leur répartition

L’augmentation des effectifs et la propagation des populations de Goélands argentés (L. argentatus) et de Goélands marins (L. marinus) dans l’ensemble de la côte atlantique du nord‑est de l’Amérique du Nord au début du XXsiècle ont été attribuées en partie à l’accroissement des déchets des pêches et des décharges (Kadlec et Drury, 1968). À l’inverse, la baisse marquée du nombre de Goélands argentés et de leur succès de reproduction, de même que le déclin possible des Goélands marins, à la fin du siècle, pourraient être attribuables à la diminution des activités de pêche et à l’amélioration des pratiques d’enfouissement (Mawhinney et al., 1999; Boyne et Hudson, 2002). Si ces déclins se confirment, on pourrait assister à un rétablissement des populations de sternes, surtout dans les régions où les pratiques changent particulièrement rapidement.

Cependant, les déclins observés chez les mouettes et goélands de plus grande taille s’accompagnent d’une hausse des effectifs de ceux de plus petite taille. On signale une augmentation du nombre de Goélands à bec cerclé dans le golfe du Saint‑Laurent (Lock, 1988; Boyne et al., 2001b; Boyne et Hudson, 2002), tandis que des Mouettes atricilles ont niché dans deux sites de l’est du Canada pour la première fois en plus d’un demi‑siècle (Taylor et al., 2002). Dans le Maine, où une prolifération marquée de la Mouette atricille a été observée à plusieurs endroits, l’espèce a un impact négatif sur les colonies de sternes du fait de la prédation et du délogement des sternes de leur habitat de nidification (Kress et Hall, 2004). Si ces populations continuent d’augmenter, les répercussions pourraient être importantes. Il faudrait donc surveiller l’expansion des populations de Goélands à bec cerclé et de Mouettes atricilles, de même que la prédation des sternes par ces deux espèces.

À une échelle plus vaste, il faudrait comparer les données historiques des recensements des oiseaux de mer aux données sur les usines de transformation du poisson et sur les pratiques d’enfouissement, afin de déterminer s’il y a une corrélation entre les changements dans ces pratiques et les variations de la répartition des mouettes et goélands et des sternes. À certains sites choisis, en particulier ceux situés près des principales colonies, il faudrait recueillir plus de données sur l’utilisation des ressources, sur l’étendue du domaine vital et sur les facteurs déterminants du succès de la reproduction des mouettes et goélands, dans le but précis de repérer les endroits où la modification des pratiques d’utilisation des terres pourrait entraîner une réduction du nombre de mouettes et goélands dans les colonies de sternes. Si les mesures prises se répercutent sur une population locale de mouettes ou de goélands, il faudrait s’efforcer de déterminer comment s’exercent ces répercussions, et si ces oiseaux ne font que se déplacer pour devenir un problème ailleurs.

Suivi des activités récréatives aux sites de colonie existants et éventuels

Les activités récréatives dans les habitats côtiers sont probablement en progression, mais elles sont peu surveillées et gérées.Les données disponibles sur les utilisations récréatives des îles (que peuvent fournir par exemple des organismes de loisirs, des bureaux de tourisme et des entreprises offrant des excursions) devraient être compilées et comparées à la répartition et à l’occupation des colonies. Il faudrait également évaluer les attitudes des gens face au contrôle des activités récréatives à proximité des colonies, et en tenir compte dans les plans locaux de gestion.

Suivi des changements dans les sources d’alimentation

Dans les colonies de Sternes de Dougall qui ne font pas l’objet d’une forte prédation, il est probable que le succès de la reproduction soit limité par l’abondance et la disponibilité des aliments. On possède toutefois peu de données sur l’écologie de l’alimentation de la Sterne de Dougall au Canada, et cette question devrait être étudiée dans la mesure du possible. Par ailleurs, les analyses sur les aires d’alimentation des sternes devraient inclure des données sur la répartition des petits poissons les plus susceptibles d’être consommés par ces oiseaux, ce qui permettrait ensuite de mieux évaluer les conflits possibles avec les activités de pêche ou les développements commerciaux (p. ex. aquaculture, pipelines).Il convient de souligner que les conséquences des déclins des populations de poissons adultes, attribuable par exemple à la pêche, à la prédation par les phoques ou au changement climatique, peuvent tirer leur origine de régions situées loin des colonies de sternes et peuvent prendre quelques années avant d'avoir un effet sur les cohortes de jeunes poissons dont se nourrissent les sternes (Amey, 1998). Aussi faudrait‑il, dans la mesure du possible, surveiller ces facteurs éloignés, même s’il est difficile de définir à l’avance et avec précision l’échelle spatio‑temporelle applicable aux sternes.

Détermination des risques d’incidents particuliers et élaboration de plans d’urgence

Au nombre des menaces soudaines et imprévues auxquelles les sternes peuvent être exposées, mentionnons les tempêtes violentes (Hatch et al, 1997; Spendelow et al., 2002; Lebreton et al., 2003), la maladie, les déversements de produits pétroliers ou d’autres substances toxiques, le déclin imprévu des espèces‑proies, ou encore l’expansion de l’aire de répartition de nouveaux prédateurs. Alors qu’on peut difficilement prévenir certains de ces événements, on peut néanmoins évaluer la probabilité qu’ils se produisent à un endroit particulier, puis se fonder sur cette information pour choisir les sites de colonie à aménager et élaborer des plans d’urgence pour chaque site de colonie. Comme l’utilisation de l’océan dans les provinces Maritimes évolue rapidement, ces évaluations des risques devraient être mises à jour régulièrement.

Mortalité dans les aires d’hivernage

Chez les adultes, la mortalité survient principalement dans les aires d’hivernage, mais on connaît peu la répartition et l’écologie de l’espèce dans ces aires (Nisbet et Spendelow, 1999).Comme la mortalité chez les adultes constitue une menace importante, toute activité visant à réduire cette mortalité contribuera directement au rétablissement de la population canadienne. À cet égard, l’équipe canadienne de rétablissement devrait examiner les possibilités de collaboration internationale qui permettraient d'identifier et d’éliminer les menaces pour les sternes durant leur hivernage.

Améliorer la prise de décisions et la planification

Mesures terminées ou en cours

Les processus de décision et de planification qui influent sur les activités humaines dans la zone côtière peuvent avoir des incidences importantes sur la santé et le rétablissement de la Sterne de Dougall. Dans l’examen des propositions de projets, on devrait toujours prendre en considération les possibilités d’interaction avec les Sternes de Dougall, particulièrement sur la côte est de la Nouvelle-Écosse, dans la baie de Fundy et aux îles de la Madeleine. Parmi les types de projets souvent proposés et examinés dans ces régions côtières, on compte les suivants : marinas, ports (notamment pour petits bateaux), quais, jetées, rampes de mise à l’eau pour bateaux, stations d’épuration et exutoires d’eaux usées, sentiers, installations d’aquaculture, éoliennes, exploration et exploitation gazière et pétrolière. Ces projets s’accompagnent de travaux de remblayage, de forage et de dragage, d’activités d’élimination de déchets en mer ou ailleurs, d’un trafic maritime et d’une présence humaine.

Dans l’examen des projets, on doit porter une attention particulière à ceux qui comportent ou pourraient susciter des activités ayant des incidences directes ou indirectes sur l’habitat essentiel. Les processus d’examen, qui permettent de se pencher très tôt sur les incidences potentielles des projets sur la Sterne de Dougall, peuvent faciliter l’atteinte du but et des objectifs en matière de rétablissement. Par exemple, en recourant et en participant aux processus d’évaluation environnementale fédéraux et provinciaux, on peut trouver des solutions de rechange pour les projets, éviter ou réduire au minimum les incidences éventuelles, clarifier les incertitudes, soutenir les initiatives de rétablissement, vérifier les incidences prévues et éprouver l’efficacité des mesures d’atténuation.

La mise en œuvre, au cours de la dernière décennie, de trois projets commerciaux majeurs à proximité de sites de colonie clés a fait ressortir l’importance de préconiser l’adoption d’approches préventives et de programmes de suivi sensibles.

  1. Durant l’examen public du Projet énergétique extracôtier de l’île de Sable (projet d’extraction du gaz au large des côtes), certains ont exprimé la crainte que la construction du pipeline à 5 km de l’île Country ait un effet négatif sur les Sternes de Dougall nichant à cet endroit (Commission d’examen public conjoint, 1997).Comme il a été impossible d’obtenir la garantie que la construction du pipeline ne se ferait pas durant la saison de reproduction, on a entrepris un programme de suivi, et celui-ci n’a révélé aucune conséquence négative (Paquet et al., 1999).
  2. Durant le même examen du projet, on a obtenu l’assurance que les vols de ravitaillement vers les plates-formes de forage situées près de l’île de Sable éviteraient de perturber les sternes et les autres espèces sauvages présentes sur l’île, et cet engagement a été respecté (Horn et Shepherd, 1998).
  3. L’équipe de rétablissement a été incapable d’influer sur la décision d'aménager une installation d’aquaculture à 250 m des îles Brothers.Apparemment, le projet n’a pas attiré de mouettes ou de goélands, ni perturbé de quelque autre façon les sternes, comme l’avaient craint certains membres du public (T.C. D’Eon, comm. pers.).Il est possible, toutefois, que les effets de ce projet aient été atténués à la fois parce qu'un intendant (T.C. D’Eon) veillait sur la colonie, et parce que l'installation était de petite taille et qu'elle a été démantelée en 1999 après seulement quelques années d’exploitation.Le rythme auquel s’installent des entreprises d’aquaculture dans la région de l’Atlantique demeure cependant préoccupant.

Mesures à mettre en œuvre

Adoption d’une approche préventive à l’égard des projets de développement commercial à proximité d’habitats importants

On assiste à une intensification des activités dans la zone côtière du Canada atlantique, notamment l’exploitation des ressources marines, et les effets de ces activités sur la Sterne de Dougall peuvent être difficiles à prévoir. À titre d’exemple, l’aquaculture ou le creusage de tranchées pour les pipelines pourraient constituer des menaces importantes; en effet, même si ces projets n’ont pas d’incidences globales sur les populations locales de poissons, ils peuvent en réduire les effectifs dans les aires où les sternes s’alimentent.En outre, des projets et activités multiples risquent d’avoir des effets cumulatifs impossibles à détecter à court terme. Dans les décisions relatives aux propositions de projets susceptibles d’influer sur les Sternes de Dougall et leurs habitats, il importe donc d’appliquer le principe de précaution, de tenir compte de l’apport éventuel de ces projets à des effets cumulatifs et d’envisager des mesures d’atténuation visant à éviter ou à réduire au minimum les effets négatifs, y compris d’autres façons de réaliser le projet.Après considération de ces facteurs, toute approbation d'un projet devrait inclure l'exigence de mettre en place un programme de surveillance ou de suivi des effets, programme qui serait exécuté par du personnel possédant de l'expérience avec la Sterne de Dougall, et qui serait suffisamment sensible pour permettre de détecter des effets cumulatifs difficilement perceptibles.

Créer des liens de coopération et les entretenir

Mesures terminées ou en cours

L’équipe canadienne de rétablissement de la Sterne de Dougall devrait coordonner ses efforts avec ceux de l’équipe américaine de rétablissement et ceux du Gulf of Maine Seabird Working Group (GOMSWG).Après une période d’inactivité de plusieurs années, le Atlantic Canada Tern Working Group (ACTWoG) s’est remis à l’œuvre et a tenu des réunions chaque année depuis 1998. Son président assiste aussi aux réunions du GOMSWG et coordonne les activités des deux groupes. Pour sa part, l’équipe canadienne de rétablissement de la Sterne de Dougall se réunit de façon plus irrégulière, alors que des réunions annuelles sont essentielles. En 2001, l’équipe a rencontré les membres de l’équipe américaine de rétablissement de la Sterne de Dougall et elle a l’intention de maintenir une collaboration régulière. En 2003, un membre de l’équipe canadienne a passé trois semaines avec des biologistes du Brésil et des États-Unis dans les aires d’hivernage de la Sterne de Dougall au Brésil (A.W. Boyne, comm. pers.).Il faudrait examiner la possibilité d’accroître les efforts de coordination et de conservation dans les aires d’hivernage, en particulier du fait que c’est probablement là que survient la majeure partie des mortalités qui limitent la population (Nisbet et Spendelow, 1999). Au Canada, il faudrait coordonner les efforts régionaux au cours des réunions annuelles de l’équipe canadienne avec le ACTWoG.À leur tour, ces deux organisations devraient, dans la mesure du possible, chercher à coordonner leurs activités à celles prévues dans tout plan et programme de conservation et de gestion des zones côtières et marines ayant une incidence sur l’habitat des sternes (p. ex. ceux indiqués à la section 1.4, Possibilités de gestion existantes), ainsi qu’avec des intervenants de l’industrie et d’autres groupes d’intérêt.

Agir sur le plan sociopolitique

Mesures terminées ou en cours

L’appui du public à l’égard du rétablissement des sternes, l’application des mesures de protection de l’habitat et la coordination entre les divers partenaires du rétablissement sont essentiels au succès du programme de rétablissement.

Des fonds supplémentaires affectés aux approches concertées de rétablissement de la Sterne de Dougall servent à appuyer la conduite de nouveaux programmes de recherche ou de gestion à plusieurs sites, notamment à l’île de Sable (Atlantic Coastal Action Program [ACAP] Science Linkages), à la baie Mahone (Bluenose ACAP), aux îles Brothers (ZICO) et à l’île Country (ZICO, Fonds de rétablissement des espèces en péril du Fonds mondial pour la nature).

Des panneaux d’interprétation ont été mis en place près de l’île Paquet (Québec), des îles Brothers (Nouvelle‑Écosse) et de l’île Westhaver (Nouvelle‑Écosse), qui a déjà abrité une colonie (Gregoire, 2000; D’Eon, 2001; F. Shaffer, comm. pers.). Le Service canadien de la faune et des chercheurs de la Dalhousie University ont également accordé des entrevues périodiques à la radio et donné des conférences publiques, et le Service canadien de la faune a produit une fiche d’information et une vidéo (dans la série Faune et flore du pays) sur la Sterne de Dougall.Aux îles de la Madeleine, l’organisme non gouvernemental Attention Fragîles a utilisé divers moyens pour informer le public sur les sternes, notamment des affiches, des cartes postales, des mascottes et des programmes scolaires.

En 1993, le Service canadien de la faune a lancé un programme d'’éducation et de consultation du public concernant la lutte létale contre les mouettes et goélands à l’île de Sable. Ce programme a toutefois été accueilli avec une certaine réticence par le public et a dû être annulé (Whittam, 1999). Il faudrait s’appuyer sur cette expérience ainsi que sur des expériences similaires aux États‑Unis (Nisbet et Spendelow, 1999) pour planifier les futurs programmes de lutte contre les mouettes et goélands.

Mesures à mettre en œuvre

Intendance

On devrait chercher à tirer pleinement parti des nouvelles possibilités qui s’offrent en matière de gestion de la conservation à l’échelle locale (voir la section 1.4, Possibilités de gestion existantes), en expliquant ces possibilités et en en faisant la publicité, en encourageant une participation active et en offrant un soutien financier et logistique.

Éducation et sensibilisation

Il faudrait améliorer l’appui du public aux activités de conservation de sternes, non seulement pour favoriser l’observation des politiques en matière de protection de l’espèce, mais aussi pour inciter le public à participer à l’intendance des sternes. Divers moyens (conférences publiques, diffusion d’articles sur le Web, brochures et reportages) devraient être utilisés pour stimuler l’intérêt et la fierté du public à l’égard de la Sterne de Dougall, favoriser l’appui financier et politique aux activités de conservation, faire connaître les politiques en matière de protection et demander des renseignements sur les observations de sternes et sur les menaces susceptibles de peser sur la conservation de l’espèce. L'industrie de la pêche, plus particulièrement les pêcheurs en activité à proximité des Sternes de Dougall, serait une clientèle cible clé.

 

Possibilités de gestion existantes

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La National Audubon Society a préparé un guide sur les techniques de gestion des sternes pour le compte du USFWS, en collaboration avec des chercheurs canadiens (Kress et Hall, 2004); les sternes ont également été incluses dans le North American Waterbird Conservation Plan (Kushlan et al., 2002) et dans le programme Envolées d’oiseaux aquatiques :Plan de conservation des oiseaux aquatiques du Canada (Milko et al., 2003).

Depuis la rédaction du dernier Plan de rétablissement, un grand nombre de nouveaux organismes et de sources de financement ont vu le jour dans le Canada atlantique. Il faudrait chercher à tirer pleinement parti de ces nouvelles ressources, en particulier celles qui favorisent la collaboration entre le secteur privé, le public et les intervenants gouvernementaux en faveur de la conservation des sternes. Mentionnons à titre d’exemples les programmes fédéraux qui font la promotion de l’intendance des habitats (Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril), de même que les groupes sans but lucratif qui font l’acquisition de terres (p. ex. Nova Scotia Nature Trust) ou qui participent aux activités d’inventaire et de suivi (p. ex. Études d’Oiseaux Canada, Centre de données sur la conservation du Canada Atlantique) à des fins de conservation.

 

Incidences possibles de la gestion sur d’autres espèces

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Comme les Sternes de Dougall nichent de préférence dans de grandes colonies qui comptent d’autres espèces de sternes, toute mesure de gestion qui aura pour effet d’accroître le nombre et la taille des colonies de Sternes sera sans doute bénéfique pour toutes les espèces de sternes, et peut‑être aussi pour d’autres espèces qui cohabitent avec elles, notamment l’Océanite cul-blanc (Oceanodroma leucorhoa), le Bécasseau minuscule (Calidris minutilla), l’Eider à duvet (Somateria mollissima), le Guillemot à miroir (Cepphus grylle) et le Macareux moine (Fratercula arctica). Toutefois, même si les Sternes pierregarins sont beaucoup plus nombreuses que les Sternes de Dougall, la mise en valeur des sites de nidification plus denses que privilégie la Sterne de Dougall à des endroits où niche habituellement la Sterne pierregarin pourrait réduire l’aire de nidification de cette dernière espèce.

Les mesures visant à éloigner les mouettes et goélands des environs des colonies de sternes pourraient réduire localement le succès de la reproduction de ceux-ci, mais compte tenu de l’abondance de ces oiseaux et de leur vaste aire de répartition, il est peu probable que ces mesures aient une incidence sur l’ensemble des populations de mouettes et goélands.

Élaboration des plans d’action

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À l’heure actuelle, les Sternes de Dougall ne nichent que dans deux provinces du Canada (Québec et Nouvelle‑Écosse), bien qu'on signale quelques cas sporadiques de nidification au Nouveau‑Brunswick. Plus de 95 % de la population canadienne niche en Nouvelle‑Écosse, ce qui explique la petite taille de l’équipe de rétablissement (six membres). On estime donc qu’il n’y a pas lieu de mettre sur pied des Groupes de mise en œuvre du rétablissement (GMOR), car tous les membres de l’équipe se chargeront de la mise en oeuvre du programme. L’équipe de rétablissement prévoit actuellement qu’il sera nécessaire d’élaborer un plan d’action qui précisera les modalités et la période de la mise en œuvre du programme de rétablissement, de même que les responsables de cette mise en œuvre. Ce plan d’action sera terminé dans l’année suivant l’affichage du programme de rétablissement.

Un deuxième plan d’action sera élaboré en collaboration avec les responsables du programme d’évaluation environnementale de la Région de l’Atlantique d’Environnement Canada. Ce plan d’action précisera de quelle façon les projets proposés devraient être évalués pour ce qui est de la prévision, de l’atténuation et de la vérification des incidences des projets sur les Sternes de Dougall, en prenant en considération le but et les objectifs en matière de rétablissement. On mettra l’accent sur les secteurs et activités les plus susceptibles d’influer sur la Sterne de Dougall et son habitat (p. ex. exploitation pétrolière et gazière, ports pour petits bateaux, dragage, énergie éolienne, activités récréatives). Les directives s’adresseront principalement aux ministères et aux promoteurs de projets ayant la responsabilité des évaluations environnementales et refléteront l’obligation de prendre en considération les espèces en péril aux termes de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (LCEE) et de la Loi sur les espèces en péril.Les directives seront aussi fondées sur la nécessité de respecter les programmes de rétablissement et les plans d’action (article 2 de la LCEE) et sur l’obligation qu’ont les autorités fédérales d’« exercer leurs pouvoirs de manière à protéger l'environnement et la santé humaine et à appliquer le principe de la prudence » (paragraphe 4(2) de la LCEE). Les directives présenteront des pratiques exemplaires de gestion applicables à tout projet ou toute activité susceptible d’influer sur la Sterne de Dougall, mais qui n’est pas nécessairement assujetti à une évaluation environnementale ou à un processus d’examen en bonne et due forme. Ce plan d’action sera terminé dans les deux ans suivant l’affichage du programme de rétablissement.

À mesure que les recherches sur les habitats d’alimentation et les autres habitats non utilisés pour la reproduction se poursuivront, il pourrait s’avérer nécessaire d’établir d’autres plans d’action ayant pour but de désigner l’habitat essentiel.Les recherches sur l’habitat d’alimentation près de l’île Country seront terminées en 2005‑2006; d’ici là, on ne saura pas clairement s’il existe un habitat d’alimentation qui peut être considéré comme « nécessaire à la survie ou au rétablissement de l’espèce ». Vu la petite taille de la population canadienne, il est actuellement impossible de réaliser des études dirigées portant spécifiquement sur les habitats de transit ou de repos de la Sterne de Dougall; cependant, si d’autres renseignements deviennent disponibles, la pertinence de désigner ces endroits comme habitat essentiel sera alors évaluée au cours des réunions annuelles de l’équipe de rétablissement.

De même, la nécessité d’élaborer d’autres plans d’action sera examinée aux réunions annuelles de l’équipe de rétablissement.