Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

Résumé technique

 

Callorhinus ursinus
Otarie à fourrure du Nord     Northern fur seal
Répartition au Canada : Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique

Information sur la répartition

·        Superficie de la zone d’occurrence (km2) au Canada     > 20 000 km²
          (Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique)
·         Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).     Inconnue
·        Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?     Non
·        Superficie de la zone d’occupation (km2)     > 2 000 km² (Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique) < de 50 km2 (comprenant l’habitat de reproduction sur les îles Saint-Paul, Saint-George, Bogoslof et San Miguel)
 (Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique)
·         Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).     Inconnue
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?     Non
·         Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.     4 îles où il y a reproduction (sur la plupart)
·         Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).     2 nouvelles roqueries ont vu le jour depuis 1965  (sur l’île Bogoslof et l’île San Miguel)
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?     s.o.
·        Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).
     Inconnue, mais le changement de l’habitat peut être partiellement responsable du récent déclin de la population.

Information sur la population

·         Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
               10 ans (femelles)
               (consulter Lander, 1981)
·         Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).
               50 % de la population estimée en 2004 : 314 000
               Calcul d’après un tableau de calcul pour les femelles, 3 ans et plus, et pour les males, 4 ans et plus (consulter le tableau 10 dans York et al., 2000)
·         Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.     En declin
·        S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte)
          De 1994 à 2004 : ~36 %
          (inféré depuis les dénombrements des petits sur l’île St.Paul, voir la figure 4)
·        S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte)     De 1974 à 2004 : ~54 % (inféré depuis les dénombrements des petits sur l’île St. Paul, voir la figure 4)
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?     Non
·         La population totale est‑elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.‑à‑d. migration réussie de < 1 individu/année)?     Non
·        Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
·        Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

·        Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

-         Proies accessibles (voir aux pages 13 et 14)
-         Dégradation et perturbation de l’habitat de reproduction (à l’extérieur du Canada) (voir à la page 15)
-         Pollution environnementale (voir à la page 15)
-         Enchevêtrement dans les débris de pêche (voir à la page 14)

Effet d’une immigration de source externe

·        Statut ou situation des populations de l’extérieur?
États-Unis (colonie de San Miguel) : espèce en déclin (depleted) en vertu de la Marine Mammal Protection Act des États-Unis
Russie(les populations ont subi un déclin, mais aucune désignation officielle du statut)
·        Une immigration a‑t‑elle été constatée ou est‑elle possible?     Oui
·        Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?     Oui
·        Y a‑t‑il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?     Probablement
·        La possibilité d’une immigration de populations externes existe-elle?     Faible probabilité

Analyse quantitative     Aucune

Statut existant
·        COSEPAC : Non en péril, en avril 1996. Le statut a été réévalué, et l’espèce a été désignée menacée en avril 2006.

Statut et justification de la désignation

Statut :  Menacée
Code alphanumérique : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A2b, B2ab(v), mais désignée « menacée », A2b, B2ab(v), puisqu’il y a toujours plus de 600 000 individus, et l’espèce ne semble pas être en danger imminent de disparition.
Justification de la désignation : La population qui se reproduit sur les îles Pribilof, dans la mer de Béring, se nourrit et migre dans les eaux de la Colombie-Britannique. Cette population comptait environ 629 000 individus en 2004. Bien que ce nombre demeure relativement élevé, la population, telle qu’estimée à partir des dénombrements des petits, a diminué de 50 à 60 % sur trois générations (de 1974 à 2004). Le taux de déclin est particulièrement rapide depuis 1998. Les tendances dans les nombres de mâles adultes entre 1974 et 2004 sont brouillées par la réaction à la suspension, en 1984, de la prise sélective commerciale des jeunes adultes mâles. Ces nombres diminuent de façon rapide et inexplicable depuis 1992. Les raisons du déclin de la population sont inconnues. L’enchevêtrement dans les débris marins, le dérangement, la pollution et les changements environnementaux, incluant possiblement un changement du régime dans les écosystèmes de la mer de Béring et du Pacifique Nord, sont considérés comme des facteurs contributifs. Les facteurs limitatifs possibles sont peu connus en Colombie-Britannique et dans d’autres régions où les otaries à fourrure cherchent de la nourriture pendant leur migration annuelle.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : A2b. Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A2b. Les dénombrements des petits sont un indice de la taille de la population et il y a eu un déclin de 50 % sur trois générations (de 1974 à 2004).
Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », B2ab(v), compte tenu de la superficie totale de l’habitat occupé sur les îles Saint-Paul, Saint-George, Bogoslof et San Miguel. (< 500 km2), et d’un déclin continu du nombre d’individus matures inféré par suite d’un déclin des dénombrements des petits.
Critère C (Petite population globale et déclin) : S.O. Le nombre d’individus matures est supérieur à 10 000.
Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : S.O. La population est grande (> 1,000 individus matures) et sa zone d’occupation est étendue.
Critère E (Analyse quantitative) : Aucune analyse quantitative n’a été entreprise.