Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

Résumé

Otarie à fourrure du Nord

Callorhinus ursinus

 

Information sur l’espèce

L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus, Linnaeusé, 1758) est une espèce qui présente un dimorphisme sexuel. Le poids a taille des mâles adultes excède celleui des femelles par un facteur dans un pourcentage moyen comparatif de 3,4 à 5,4. Les mâles présentent un pelage qui varie du noir au brun roux alors que les femelles ont le dos une surface dorsale brun gris‑brun et le une surface ventrale plus claire. 

 

Répartition

Les otaries à fourrure du Nord ne se rencontrent que dans l’hémisphère nord et sesont présentes répartissent dans tout le nord du Pacifique entre lePacifique Nord et la mer de Béring. Elles se reproduisent àdans trois endroits aires en Russie (les Kouriles, l’île Robben et les îles du Commandeur) et dans à trois endroits aires aux États‑Unis (les îles Pribilof, l’île Bogoslof et l’île San Miguel). Environ les trois quart de la population mondiale se reproduit sur les îles Pribilof. Les otaries à fourrure du Nord ont tendance à migrer le long de la côte nord‑américaine ou vers l’Asie orientale, selonen fonction de l’emplacement de leurs roqueries. On pense que la plupart des otaries à fourrure du Nord qui fréquentent les eaux côtières les côtes de la Colombie‑Britannique sont originaires de l’est de la mer de Béring (les îles Pribilof et l’île Bogoslof), même si certaines quelques-unes unes viennent probablement de l’Asie et de la Californie.

 

Habitat

Les otaries à fourrure du Nord sont principalement pélagiques; elles se nourrissent surtout au large, sur le talus continental et le long du rebord de la plateforme continentale, de la mer de Béring à la Californie. Les plus fortes concentrations d’otaries à fourrure du Nord en pleine mer sont associées à des entités sous‑marines importantes, telles des canyons, des monts, des vallées et le rebord de la plateforme continentale, qui donnent lieu à des donnent lieu à des structures frontalesau sein des eaux. Les otaries à fourrure du Nord des deux sexes sont très fidèles à leurs lieux de reproduction. Au Canada, les eaux au large de la Colombie‑Britannique constituent un habitat important pour les otaries à fourrure du Nord en migration.

 

Biologie

L’es otaries à fourrure du Nord est une espèce sont des reproducteurs polygynes. Les mâles établissent  et défendent gèrent des territoires à terre sur la terre ferme et s’accouplent avec plusieurs femelles. Les mâles adultes arrivent à la roquerie vers la mi‑mai. Les femelles mettent bas un seul petit peu après leur arrivée sur laà terre ferme en juin et en juillet. En règle générale, après avoir mis bas, les femelles partent pour des périodes de 3 à 10 jours à la recherche de nourriture, puis périodes au cours desquelles elles reviennent pour nourrir leurs petits durant environ 1 à 2 jours. Ce cycle se poursuit jusqu’à ce que les petits soient sevrés, vers l’âge de 4 mois (fin octobre, début novembre). Les femelles et les lesimjuvéniles matures des îles Pribilof entament alors une migration vers le Ssud qui les mènent jusqu’en Californie, tandis que les mâles matures adultes ont tendance à rester dans ldes eaux situées plus au Nnordiques. Le taux de mortalité des petits et des animaux des juvéniles de moins de 2 ans est relativement élevé, mais il diminue à l’approche de la maturité sexuelle. Les otaries à fourrure du Nord s’alimentent dans des eaux relativement peu profondes (de 100 à 200 m pour les femelles et moins de 400 m pour les mâles), principalement sur leatalus pente continentale et le long du rebord de la plate-forme continentale. On a dénombré 75 différentes espèces de proie dans l’estomac et les fèces de l’otarie à fourrure du Nord.

 

Tailles et tendances des populations

Les otaries à fourrure du Nord ont été découvertes par des explorateurs russes à la fin du XVIIIdix‑huitième siècle; depuis cette époque, on a observé trois déclins importants au sein de la population mondiale d’otaries à fourrure du Nord. La population initiale des îles Pribilof, qui comptait entre 2 et 3 millions d’individus, s’est vue réduite en raison de la chasse intensive, puis la population s’est rétablie à la . Par la suite, le nombre d’individus s’est stabilisé à la hausse suite de la mise en place d’une politique qui ne permettait de tuer que les jeunes mâlesimmatures. En 1867, lorsque l’Alaska fut acheté par les États‑Unis, cette politique fut abandonnée et la population d’otaries déclina de nouveau pour n’être plus que de atteindre 300 000 individus au début du XXvingtième e siècle. À la suite de la remise en vigueur de la politique permettant de chasser uniquement les mâles et grâce à des mesures de protection internationales en matière de chasse en mer, la population d’otaries augmenta pour atteindre un nombre total estimé à 2,1 millions d’individus dans les années 1950. Toutefois, un programme expérimental visant à améliorer la productivité des otaries en tuant des femelles adultes fut la cause d’un nouveau déclin de la population deà la fin des années 1950 à la fin des années et 1960. Le rétablissement subséquentAu début des années 1970, le rétablissement de de la population, une fois les femelles à nouveau protégées, fut bref,rapide lorsque les femelles bénéficièrent à nouveau de mesures de protcar,ection. Eentre 1975 et 1981, on observa un déclin inexpliqué d’environ 6,1 p. 100 par année. La population s’est ensuite maintenue à environ un million d’individus environ durant la majeure partie quasi-totalité des deux dernières décennies suivantes, mais on a observé un nouveau déclin à partir de 1998. En 2004, on dénombrait environ 629 000 individus. Les récoltes de jeunes mâles immatures à des fins commerciales ont cessé ont cessé dans les îles Pribilofs, enen 1973 à sur l’île Saint-George et enen 1984 à sur l’île Saint‑Paul. De nos jours, la chasse ne se pratique plus qu’à des fins de subsistance. 

 

Facteurs limitatifs et menaces

On ne connaît pas la cause exacte du déclin actuel de la population d’otaries à fourrure du Nord dans les îles Pribilof. On pense que la pollution, les changements environnementaux, diverses perturbations anthropiques et les débris marins dans lesquels les individus peuvent se prendre sont des facteurs pouvant expliquer ce déclin. En outre, on croit que des changements des régimes climatiques et océaniques et les pêches commerciales ont contribué à modifier l’écosystème de la mer de Béring et que ces facteurs pourraient avoir affecté la disponibilité des proies. On n’en connaît peu sur les facteurs limitatifs potentiels en Colombie‑Britannique et dans les régions autres que la mer de Béring où les otaries à fourrure du Nord migrent.

 

Importance particulière de l’espèce

Depuis leur sa découverte, la population d’les otaries à fourrure du Nord qui se reproduiseant sur dans les îles Pribilof ont afait l’objet de été récoltes soumises à des récoltes à des fins commerciales qui ont affecté sévèrement sla tailleeur taille et sa leur composition. Au cCanada, les otaries à fourrure du Nord ont été chassées en mer sur la côte ouest de l’île de Vancouver et dans toute la région de Haida Gwaii. Les Autochtones de tout le Pacifique Nord ont aussi pratiqué, depuis plusieurs millénaires, la récolte d’otaries à fourrure du Nord à des fins de subsistance. Dans les îles Pribilof, la viande des otaries à fourrure est consommée, et les fourrures sont utilisées dans le cadre d’pour des un programmes de nature d’artisanalet.

 

Protection actuelle

Dans les eaux canadiennes, les otaries à fourrure du Nord sont protégées en vertu du Règlement sur les mammifères marins de la Loi sur les pêches du Canada, qui interdit de chasser ou d’importuner e chasser ou de déranger les pinnipèdes, sauf à des fins de subsistance. Aux États‑Unis, les otaries à fourrure de l’Alaska sont protégées en vertu de la Marine Mammal Protection Act,, et la population est désignée effondrée(depleted)sont considérées comme une espèce en déclin.

 

HISTORIQUE DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

(2006)

Espèce sauvage: Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D): Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP): Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*: Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M): Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**: Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***: Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****: Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce àl'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

*             Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.
**           Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
***         Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
****       Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
*****     Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Environnement                    Environment
Canada                              Canada

Service canadien                 Canadian  
de la faune                          Wildlife Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.