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L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

Information sur l'espèce

À l’heure actuelle, on a dénombré cinq populations d’otaries à fourrure de l’Alaska dans le Pacifique Nord : la population des îles dCommanderu Commandeur (Russie), la population des Kouriles (Russie), la population de l’île Robben (Russie), les populations des îles Pribilof et de l’île Bogoslof (USÉ.‑U.), et la population de l’île San Miguel (É.‑U.US) (Figure figure 1;, NMFS,1993). En fonction deleurs lieux de reproductions emplacements qu’elles fréquentent et et de leurs zones de migrationdesétendues migratoires restreintes situées des deux côtés de l’Oocéan Pacifiquequ’elles empruntent, on peut diviser les populations d’otaries à fourrure de l’Alaskaen deux groupes, celui de l’Oouest et celui de l’eEst (voir la figure 2 pour les les routes migratoires dela population des s otaries à fourrure du Nord depuis les îles Pribilofà la Figure 2).  

Figure1.    Aire de répartition mondiale de l’otarie à fourrure de l’Alaska, avec les îles de reproduction utilisées par l’espèce et le tracé du rebord desplateformescontinentales (lignes pointillées correspondant approximativement à l’isobathe de 200 m). La zone ombrée foncée représente la limite sud de la répartition pélagique de l’espèce. D’après Gentry (1998).

Figure1.    Aire de répartition mondiale de l’otarie à fourrure de l’Alaska, avec les îles de reproduction utilisées par l’espèce et le tracé du rebord desplateformescontinentales (lignes pointillées correspondant approximativement à l’isobathe de 200 m). La zone ombrée foncée représente la limite sud de la répartition pélagique de l’espèce. D’après Gentry (1998).

Figure2.    Migrationsapproximatives des otaries à fourrure de l’Alaskadu groupe du Pacifique Est. D’après Gentry (1998). Les lignes pointillées indiquent la localisation en mer de la majorité des otaries à fourrure de ce groupe, par mois.

Figure2.    Migrationsapproximatives des otaries à fourrure de l’Alaskadu groupe du Pacifique Est. D’après Gentry (1998). Les lignes pointillées indiquent la localisation en mer de la majorité des otaries à fourrure de ce groupe, par mois.

Il n’y a pas de site lieu de reproduction dans les eaux canadiennes. La majorité des individus que l’on retrouve dans les eaux canadiennes sont des migrants du groupe proviennent de migrations de la population du Pacifique Est(Bigg,1990; Loughlin et al., 1999). Par conséquent, les informations que contient le présent rapport concernent principalement les individus otaries à fourrure du Nord du Pacifique Est.

 

Nom et classification

L’otarie à fourrure de l’Alaska, (Callorhinus ursinus, Linnaeusé, 1758), qui fait partie du sous-ordre des pPinnipèdes (phoques, lions de mer, otaries, lions de mer, phoquesotaries à fourrure et morses), est la seule espèce encore existante du genre Callorhinus. L’otarie à fourrure de l’Alaska porte d’autres noms communs tels que l’otarie des Pribilofs (français), Llobo fino del norte (espagnol), et Nördliche Pelzrobbe (allemand). Les noms autochtones donnés à l’espèce sont notamment Hhlaaqudax (dialecte de l’Ouest, Unangan/Aléoute), Llaaqudax (dialecte de l’Est, Unangan/Aléoute), et Aalgax (dialecte des l’îles du Commanderur, Unangan/Aléoute) (M. Dirks, comm. pers., 2004).

Au début du XXvingtième siècle, on croyait que les populations d’otaries à fourrure de l’Alaska qui se reproduisaient dansà différents endroits emplacements de tout ledu Pacifique Nord comptaient trois espèces ou sous‑espèces distinctes (Gentry, 1998; Rice, 1998). Toutefois, les recherches ultérieures ont permis d’établir que ces populations étaient en fait identiques sur le plan morphologique, et l’espèce moderne, que l’on nomme C. ursinus, est à l’heure actuelle reconnue comme une espèce unique(Rice, 1998).

 

Description morphologique

L’otarie à fourrure de l’Alaska est le plus petit pinnipède que l’on retrouve sur la côte ouest du Canada (Figure figure 3). L’espèce présente un dimorphisme sexuel très important, lesavec des mâles qui peouveant être atteindre une taille 3,4 fois plus grosse que les femelles avant l’accouplement et une masse 5,4 fois plus lourdee qu’elles e les femelles lorsqu’ils défendent un territoire de reproductiondestiné à l’accouplement(Scheffer et Wilke, 1953; Trites et Bigg, 1996). Les mâles adultes pèsent de 100 à 200 kg et mesurent de 1,5 à 2 m de long. Les femelles, quant à elles, pèsent de 35 à 45 kg et mesurent en moyenne 1,3 m de long (Trites et Bigg, 1996; Gentry, 1998). Les petits pèsent de 4,5 à 5,4 kg à la naissance, les nouveau‑nés mâles pesant généralement 0,6 kg600 gr de plus que les femelles (Trites, 1991; Reeves et al., 1992). Les mâles adultes, qui sont pourvus d’une crinière couvrant sur les épaules, présentent des jarres une jarre externe variant du noir au brun roux. Laes jarres des femelles sont est de couleur brun grisgris‑brun sur le dos et plus clairs sur le ventrela surface dorsale et plus claire sur la surface ventrale. La bourre est brune e duvet est brun chez les deux sexes, mais elleil n’est pas visible lorsque les animaux sont secs. Les petits naissent avec une fourrure noire sur le corps et une fourrure ventrale plus claire, couleur qui change après la première mue(Scheffer, 1962). La couleur des  la vibrisses varie en fonction de l’âge de l’animal, les jeunes individus présentant des vibrisses noires et les plus vieux, des vibrisses blanches.

Figure3. Otaries à fourrure de l’Alaska(Callorhinus ursinus). Photographie prise par A.W. Trites.

Figure3. Otaries à fourrure de l’Alaska(Callorhinus ursinus). Photographie prise par A.W. Trites.

Contrairement aux espèces de l’autre à l’espèce du genre d’otaries à fourrure, soit le genre Arctocephalus, l’otarie à fourrure de l’Alaska présente un rostre court qui ne lui confère pas un profil de type canin (Gentry et Kooyman, 1986). Par conséquent, la tête de l’otarie à fourrure de l’Alaska semble relativement petite par rapport au reste de son corps. Les pavillons auriculaires sont longs, bien très visibles et dépourvus de fourrure chez les sujets plus âgés. L’otarie à fourrure de l’Alaska possède, comparativement à sa taille, les plus longues nageoires de toute la famille des Otariidés, ses avec des nageoires postérieures arrièresqui mesureant environ le quart de lsa longueur totale de l’animal (Jefferson et al., 1993). Le dessus L’extrémité des nageoires antérieures avant est dépourvue de fourrure, et les nageoires postérieures arrières ont des orteils dotés de très longs prolongements d’extrémités cartilagineusesx en forme de lanièresextrêmement longues (Jefferson et al.,1993).

 

Description génétique

Le genre ’otarie Callorhinus est le plus ancien genre parmi les de la famille des Otariidés encore existants.existante. Les analyses génétiques concordent avec les conclusions tirées des restes fossiles, et l’on s’entend pour dire que les otaries à fourrure de l’Alaska se sont séparées de la lignée conduisant aux autres principale des otaries à fourrure et aux des lions de mer, il y a entre trois et six millions d’années (Kim et al., 1975; Repenning et al., 1979; Wynen et al., 2001).