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L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

Habitat

Habitat au Canada canadien

Au Canada, les eaux au large de la Colombie‑Britannique constituent offrent un habitat important essentiel pour les otaries à fourrure de l’Alaska, principalement pour les migrants et les hivernantstout particulièrement pour les individus qui migrent et qui hivernent(Bigg, 1990; Trites et Bigg, 1996; Heise et  al., 2003). On pense que 300 000 à 500 000 otaries à fourrure de l’Alaska empruntent les eaux canadiennes au cours de leur migration(Antonelis et Perez,1984; Heise et al., 2003), principalement les eaux de la côte ouest de l’île de Vancouver et toutede la région de Haida Gwaii (les îles de la Reine‑Charlotte)(Antonelis et Perez, 1984; Bigg, 1990; Heise et  al., 2003). 

Plus de 2 000 otaries à fourrure de l’Alaska ont été abattues dans les eaux canadiennes entre 1958 et 1974 dans le cadre d’un programme conjoint de recherche à l’initiative du Canada et des États‑Unis(Lander, 1980b). La base de données qui a été constituée contient des renseignements sur les âges, les dates, les localitésemplacements, les  sexes, les régimes alimentaires, les tailles corporelles et l’état reproducteur es conditions de reproduction des otaries à fourrure de l’Alaska trouvées au Canada. Toutefois, les analyses régionales détaillées de ces données n’ont été effectuées que pour la région de Haida Gwaii(Heise et al., 2003), région où l’on observe des pics d’effectifs records de présence en en mai et en juin, alors que les otariesreprennent entament leur migration vers le nord. La majorité des individus qui migreantsdedans la région de Haida Gwaii sont des femelles sexuellement matures et des animaux immatures juvéniles qui se nourrissent principalement de calmars (~ 64 p. 100 du régime alimentaire), de salmonidés (~ 23 p. 100), de goberge et d’autres poissons (~ 9 p. 100). Le côté ’est de la région de Haida Gwaii (détroit d’Heécate) semble constituer un lieu important pour les individus qui hiverneants, les effectifs y paraissant stablesindividus dont un grand nombre est stable du mois de janvier àau mois d’avril(Heise et al., 2003). À cette époque de l’année, les otaries à fourrure de l’Alaska se nourrissent principalement de harengs (~ 55 p. 100 du régime alimentaire) et de gadidés (~ 19 p. 100). Les autres alimentscomposants alimentaires comprennent notamment le calmar (~ 9 p. 100), la morue charbonnière (~ 5 p. 100) et les d’autres espèces de poisson (~ 6 p. 100). 

La région de Haida Gwaii n’est toutefois pas l’habitat principal des otaries à fourrure de l’Alaska de la en Colombie‑Britannique. Les prélèvements d’otariesSur le nombre d’otaries à fourrure du Nord ont été proportionnels à l’abondance de l’espèce dans les diverses régionsvisées par le programme conjoint, et les individus prélevés à que l’on a prélevé en fonction de leur abondance, la région de Haida Gwaii ne représentaient que n’abritait que de 10 à 15 p. 100 de toutes les individus prélevés dans les eaux de la otaries à fourrure attrapées dans les eaux de la Colombie‑Britannique (P. Olesiuk, comm. pers.). On pense que la plupart des otaries à fourrure de l’Alaska vivent dans ldes zones situées au large des côtes de la Colombie‑Britannique(Bigg, 1990), quoique certains individus, particulièrement des juvénilesjeunes, passent l’hiver dans des bras de mer tels que le brasa pénétration de Knight, le détroit de Fitz Hugh,et le chenal marin de Douglas ainsi que dans la partie nord duet le détroit d’Hécate. Si l’on veut établir un portrait plus complet de l’habitat de l’otarie à fourrure de l’Alaska vivant au large de la côte ouest du Canada, il faudra effectuer une analyse détaillée des données dont on dispose, comme cela a été fait par Heise et al.(2003)pour la région de Haida Gwaii.

 

Besoins en matière d’habitat

Comme Ll’otarie à fourrure de l’Alaska est une espèce territoriale et migratoirerice, elle  qui a besoin de fréquenter différents milieux pour se habitats en vue de reproduire et de s’alimenter. L’espèce est un des pinnipèdes parmi les plus pélagiques, les maâles passant de 305 à 320 jours par année en mer et laes femelles de 327 à 330 jours par année en quête de petits poissons et de calmars en eau profonde et le long du rebord de la plate‑formeplateforme continentale(Bigg, 1990; Loughlin et al., 1993; Gentry, 1998). Lorsqu’elles sont en mer, les otaries fréquentent utilisent les eaux de la aplate‑formeplateforme continentale subpolaire et de son rebord (dont la distance par rapport au littoral demeureinférieure àsituésà  150 kmau large des côtes) pourcomme une zone ds’alimentationer, depuis  la mer de Béring jusqu’à la à la Californie (Antonelis et Perez, 1984; Bigg, 1990). Les plus fortes concentrations d’otaries à fourrure de l’Alaska en pleine mer sont associées à des entités sous‑marines importantes, telles des canyons, des monts, des vallées et le rebord de la plateforme continentale, qui donnent lieu à des structures frontales au sein des eaux (Lander et Kajimura, 1982; Kajimura, 1984). Les otaries à fourrure de l’Alaska fréquentent donc des aires zones néritiques, épipélagiques et mésopélagiques (jusqu’à une profondeur de à 200 m), situées dans desen eaux à la fois subpolaires et tempérées.

En ce qui concerne l’habitat, lLes besoins de l’espèce en matière d’habitat diffèrent selon les sexes et au sein du même sexe.Durant les mois d’hiver, (Bigg, 1009), Il est bien établi que lles femelles adultes fréquentent sans conteste les eaux de la la pente et la plate‑formeplateforme continentales et du talus situées dans les eaux au large de la Colombie‑Britannique, de l’état de de l’État de Washington, de l’Oréegon et de la Californie durant les mois d’hiver (Bigg, 1990), alors que les mâles adultes originaires des populations alaskiennes semblent rester dans les eaux de l’Alaska tout au long de l’année (Loughlin et  al., 1999). Les préreproducteurs des deux sexes fréquentent les eaux côtières au large de la Colombie‑Britannique et de l’état du de l’État de Washington ainsi que des et les zones extracôtières du Pacifique Nord(Kajimura, 1984; Bigg, 1990; Trites et Bigg, 1996). 

Lors de la saison estivale de reproduction, les femelles adultes cherchent leur nourriture principalement dans les eaux du talus situées au‑dessus de la pente continentale dans l’est de la mer de Béring (Loughlin et al., 1987; Goebel et  al., 1991; Robson, 2001). Les mâles adultes territoriaux ne cherchent pas à s’alimenter durant cette période et restent sur les sites lieux de reproduction pour défendre leurs territoires (Peterson, 1968). Les femelles qui allaitent sur les îles Pribilof présentent un comportement alimentaire significativement propre ont, en ce qui a trait à la recherche de nourriture, des comportements typiques intrinsèques à leur colonierespective, les femelles de l’île Saint‑Paul ne se nourrissant pas dans les mêmes endroits que les femelles de l’île Saint‑George(Robson et al., 2004). 

Presque tout ce que l’on connaît des otaries à fourrure du Nord (du régime alimentairedes otaries à fourrure de l’Alaska, de leurrépartition et d’autres paramètres de ce genre distribution etc.) provient des renseignements obtenus lors du programme de recherche pélagique sur les otaries à fourrure (Lander, 1980b). Les chercheurs ont ciblé les endroits dese sont rendus directement sur les sites le long de la plate‑formeplateforme continentale, sites où les otaries à fourrure de l’Alaska étaient réputées le plus abondantesabondent, sans qu’aucun effort n’ait été fait pourtrouver ou . Il n’a toutefois pas été difficile de trouver ou de décrire d’autres lieux du Pacifique Nord pouvant abriter de fortes concentrationsoù l’on retrouve des otaries à fourrure en grand nombre. Les travaux de télémétrieDans les prochaines années, les études à long terme de suivi par satelliteaire en cours  fourniront dans les prochaines années nous procureront des renseignements supplémentaires concernant la répartition des otaries à fourrure de l’Alaska.

 

Tendances en matière d’habitat

Comparativement à d’autres espèces d’otaries à fourrure, les otaries à fourrure de l’Alaska n’ont pas tendance à coloniseradoptent un comportement conservateur lorsqu’il s’agit de coloniser de nouvelles îles (Gentry, 1998). Depuis 1786, seuls deux nouveaux siteslieux de reproduction sont apparusont été observés, l’un en 1965 dans sur l’île San Miguel, en Californie en 1965 (Peterson et al., 1968), et l’autre en 1980 dans sur l’île Bogoslof, en Alaska en 1980 (Loughlin et Miller, 1989). Plus récemment, des otaries à fourrure de l’Alaska étiquetéesà originaires de l’île San Miguel et portant des étiquettes d’identification ont été observées dans les îlessur les South Farallon SudIslands, en Californie, où il pourrait y avoir eu reproductionpotentiels lieux de reproduction entre1991 et 1996 (Pyle et al., 2001). 

 

Protection et propriété des terrains

Aux États‑Unis, tous les lieuxsites de reproduction de l’otarie à fourrure de l’Alaska sont situés sur des terres fédérales appartenant à l’État et sont par conséquent des sites protégés. À l’exception des îles Pribilof, aucun des sites lieux de reproduction de l’espèce n’est habité par l’homme. En 1999, on a dénombré environ 952 Aléoutes qui résidaient sur les îles Pribilof (768 sur l’île Saint‑Paul et 184 sur l’île Saint‑George) (Corbett et Swibold, 2000). Les terres habitées non loin des roqueries et des échoueries d’otaries à fourrure appartiennent à la collectivité aléoute locale, qui a établi collectivité dont les membres ont créé des installations pour visant à faciliter la pêche au flétan et au crabe (Baird et Hanson, 1997; Corbett et Swibold, 2000). Le gouvernement fédéral américain possède encore des terrains terres et des bâtiments édifices dans les villages de Saint‑Paul et de Saint‑George et il est également le propriétaire de tout le territoire où l’on retrouve les roqueries et les échoueriesdes otaries à fourrure.