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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’Otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus) au Canada – Mise à jour

Biologie

Cycle vitalvital et reproduction

L’otarie à fourrure de l’Alaska est une espèce polygyne. Les mâles établissent et défendent gèrent des territoires à sur la terre ferme et s’accouplent avec plusieurs femelles. La défense du territoire se fait principalement au moyen de menaces gestuelles et vocales, et les batailles entre mâles sont rares (Bartholomew et Hoel, 1953; Peterson, 1968). Les mâles et les femelles atteignent ensemble leur maturité sexuelle entre l’âge de 3 et 7 ans (en moyenne vers 5 ans),(York, 1983), mais les mâles ne sont généralement pas assez imposants pour s’attitrer et défendre un territoire avant l’âge de 8 ou 9 ans (Gentry, 1998). Les femelles s’accouplent presque dès leur maturité sexuelle et peuvent continuer à se reproduire jusque dans la vingtaine (Lander, 1981). Elles peuvent donc engendrer jusqu’à 20 descendants au cours de leur vie. Les mâles, quant à eux, ont une vie reproductive nettementdurée de reproduction extrêmement plus courte; elle est  que les femelles, en moyenne de seulement une saison et demie (Peterson, 1968), mais on a signalé un mâle qui a pu défendre un territoire sur une période record de 10 ansquoique l’on ait déjà observé un record d’occupation territoriale d’une durée de 10 ans chez un male(Gentry, 1998).

La majorité des otaries à fourrure de l’Alaska adultes vivent restent à terre entre juin et octobre (Bartholomew et Hoel, 1953; Peterson, 1968). Les femelles se montrent très fidèles aux sites de reproduction, mettant souvent bas à une distance de 8 à 10 m du site de mise bas de l’année précédente (Kenyon et Wilke, 1953; Kenyon, 1960; Gentry, 1998). De la même manière, les mâles ne défendent qu’un seul site territorial au cours de la vie reproductive leur entière période de fécondité (Gentry, 1998). En raison de cette facteur de fidélité, il est très facile de localiser connaître les colonies de reproductionsites de rassemblement de reproduction des otaries à fourrure de l’Alaska, colonies sites qui n’accusent pas de changements majeurs de superficie ou de forme caractéristiques (tailles et formes) d’une année à l’autre (Gentry, 1998). Quoique les otaries à fourrure de l’Alaska puissent soient susceptibles de s’installer sur coloniser de nouvelles îles et plages, elles le font rarementle taux de territoires colonisés s’avère bas comparativement à d’aux autres espèces d’otaries à fourrure (Gentry, 2002). 

La date de début et la durée de la saison de reproduction sont assez stables et ne semblent pas tributaires des conditionsdébute sensiblement toujours à la même époque et dure environ la même période d’une année sur l’autre. De plus, elle ne semble pas être affectée par des facteurs climatiques ou météorologiques(Trites,1992c; Trites et Antonelis, 1994). Les mâles adultes territoriaux arriventparviennent à la roquerie à la mi‑mai et jeûnent durant toute la période où ils défendent leurs territoires (superficie maximumale de 110 m2) (Gentry, 1998). Les mâles passent la majorité de leur temps à interagir et à s’accoupler avec les femelles durant le gros presque toute de la saison de reproduction jusqu’à ce qu’ils finissent par abandonnernt leurs territoires à la fin de juillet ou au u mois de juin ou au début d’aoûtu mois de juillet (Peterson, 1968). Les femelles gravidespleines parviennent arrivent à la roquerie de la mi‑juin au mois d’août, avec un pic un grand nombre d’entre elles arrivant au début du mois de juillet(Trites, 1992c), et mettent bas un unique petit.

L’accouplement se produit de 3 à 8 jours après la mise bas (en moyenne 5,3 jours)(Bartholomew et Hoel, 1953; Gentry, 1998). L’implantation du blastocyste est retardée de quatre mois, soit jusqu’à e développement embryonnaire est alors interrompu durant 4 mois jusqu’à ce que l’allaitement prenne fin et que les petits soient sevrés (Daniel Jr., 1981; Trites, 1991; York et Scheffer, 1997). À la naissance, le sex‑ratio est de 1:1le taux d’otaries mâles et femelles est égal (Trites, 1991). Par contre, le ratio d’accouplement est de 9 contre 1 en faveur des femelles adultes (Gentry, 1998). Cette asymétriedécoule du Le rapport de masculinité asymétrique que l’on observe reflète un taux de mortalité naturelle plus élevé chez les mâles (Lander, 1981), de la uncompétition d’exclusion rapport d’exclusion compétitive entre les mâles territoriaux et peut‑être dans certains cas de récoltes sans doute les effets des récoltes commerciales ciblant dont les mâles sont les mâlesvictimes. Les taux de gravidité dans certaines classes d’âge grossesse que l’on observe dans les classes d’âge spécifiques chez les femelles peuvent excéder 83 p. 100, et les taux de grossesse les plus élevés étant s’observentés chez les femelles âgées entre 8 et 13 ans(Lander, 1981).

Les femelles quittent la roquerie 8 à 10 jours après avoir mis bas pour effectuer des sorties d’alimentation d’une durée de 3 à 10 jours, après lesquellesau cours desquelles elles reviennent à la roquerie durant 1 à 2 jours afin d’allaiter leurs petits (Costa et Gentry, 1986; Gentry et Holt, 1986). Les petits sont allaités durant quatre4 mois, jusqu’à la fin d’octobre ou le début de novembre, et sont sevrés lorsqu’ils pèsent environ 40 p. 100 du poids des femelles adultes (Gentry, 1998). Environ 10 p. 100 des petits meurent à terre avant d’être sevrés (Trites, 1989). La famine, les traumas, les ankylostomes, laes maladies(infections ouautres) et, les parasites (p. ex. ankylostomes)et lesdiverses infections sont tous des facteurs de mortalité chez les petitsjuvénile(Bigg et Lyons, 1981; Calambokidis et Gentry, 1985). 

Lorsqu’ils sont sevrés, les petits quittent la roquerie pour rejoindre le large et entament leur migration vers le sud avec le reste de la colonie (Ragen et al., 1995). La majorité des petits qui naissent lors d’une année donnée (60 à 80 p. 100) n’atteignentnt pas l’âge de 2 ans (Lander, 1975; Trites, 1989), âge auquel leur cohorteépoque à laquelle le groupe retourne à terre sur la terre ferme(Fiscus, 1978). On pense que la plupart de ces mortalités des décès se produisent durant le premier hiver (Lander, 1979). Plus de 80 p. 100 des femelles adultes vivent jusqu’à l’âge de 15 ans, et elles ne sont qu’environ 30 p. 100à vivre jusqu’à l’âge de 19 ansaprès quoi le taux de survie diminue d’environ 30 % lorsqu’elles atteignent l’âge de 19 ans(Smith et Polacheck, 1981). Les taux de mortalité que l’on observe chez les mâles adultes sont plus élevés chez les mâles adultes que chez les femellesadultes, particulièrement après l’âge de 7 à 10 ans lorsque les mâles sont assez forts pour défendre des territoires (Johnson, 1968). 

 

Prédateurs

Les prédateurs principaux de l’otarie à fourrure de l’Alaskasont, tous âges confondus, sont les gros requins et les orques (Gentry, 2002; NMFS, 2004a). Les petits peuvent également être la proie des otaries de Steller et des renards (Gentry et Johnson, 1981; Reeves et al., 1992; Baird et Hanson, 1997). Les observations d’orques en train de s’attaquer à des otaries à fourrure au large des îles Pribilof remontent à 1868(Scheffer  et al., 1984). 

 

Alimentation

L’otarie à fourrure de l’Alaska est uneconsommateur opportuniste des échelons supérieurs du réseau espèce opportuniste en matière d’alimentationre, grande consommatrice de toute unequi se nourrit d’une grande variété de nourriture, dont divers types de poissons, de céphalopodes et de crustacés. On a dénombré 75 différentes espèces de proies dans l’estomac et les fèces des otaries à fourrure de l’Alaska. Les principales proies comprennent notamment la jeune goberge du Nordde l’Alaska (Theragra chalcogramma)juvénile, le hareng du Pacifique (Clupea harengus pallasi), l’anchois du Pacifique (Engraulis mordax), le capelan (Mallotus villosus), le merlu du pPacifique (Merluccius productus), l’eulakane (Thaleichtys pacificus), desle scorpène sébastes (Sebastesspp.), le des poissons‑lanternes et plusieurs de nombreuses espèces de calmars (Kajimura et al., 1980; Kajimura, 1984; Perez et Bigg, 1986; Sinclair et  al., 1994; Sinclair et al., 1996; Antonelis et al., 1997; Mori et al., 2001; Robson, 2001; Robson et al., 2004). 

Du mois de février au mois de juin, dDans les eaux côtières canadiennes de la Colombie‑Britannique, le hareng du Pacifique est la proie de prédilection des otaries à fourrure de l’Alaskade février à juin. Au sein dDans les eaux océaniques, le régime alimentaire des otaries est presque exclusivement composé de calmars de la famille des Onychoteuthidés et de salmonidés onychoteuthidés(Kajimura, 1984; Perez et Bigg, 1986). Les autres espèces de proies que l’on a dénombrées en Colombie‑Britannique, de 1958 à 1968, comprennent notamment l’eulakane, la morue charbonnière, la scorpènedes sébastes, la morue du Pacifique, le merlu du Pacifique, le balou japonais, et le calmar du Pacifique opale (Loligo. opalescens) et le cornet boréal (Onychoteuthis borealijaponicus). Au fil des années, il est possible que la composition du régime alimentaire de l’otarie à fourrure de l’Alaska de la en Colombie‑Britannique ait évoluée en fonction des changements qui ont affecté survenus dans les populations de poissons (Perez andet Bigg, 1986; Bigg, 1990). 

 

Physiologie

Les otaries à fourrure de l’Alaska retiennent la gardent leur chaleur au moyen d’un pelage épais et d’un duvet imperméable lequel contient en permanencedense comprenant une bourre hydrofuge qui retient des petites bulles d’air quiet qui permettent d’améliorerainsi l’isolation. .LLorsqu’elles sont sur la à terreferme    , les otaries évitent l’hyperthermieseprotègent contre la chaleur excessiveconservent leur fraîcheur en gardant mouillées leurss nageoires postérieuresavant mouillées, en battant l’air avec ces dernières les étalant en éventail ventilant ou en haletantsoufflant. (Bartholomew et Wilke, 1956; Irving et al, 1962).

Une femelle adulte pesant 45 kg peut a une capacité aérobie lui permettant théoriquement effectuer un plongeon aérobique d’une durée approximative de de demeurer sous l’eau au plus environ 3,7 minutes, et,. aAprès un tel plongeontoutefois, l’animal a besoin d’un temps de reposrécupération de 20 minutes à la surface (Gentry, 2002). Il est intéressant de noter queToutefois, de façon inexplicable, les pinnipèdes excèdent souvent ces limites. Les mâles, en raison de leur taille imposante, peuvent La grande taille des mâles leur permet d’atteindre des proies qui se situent plus en vivant à des profondeurs et qui sont par là même inaccessibles aux que les femellesne peuvent atteindre et ; ce facteur pourrait également expliquer pourquoi les mâles ne migrent pas avec les femelles et les juvéniles à la fin de la saison de reproduction, comme le font les femelles et les juvéniles (Gentry, 1998). 

Les otaries à fourrure de l’Alaska possèdent une excellente vision, à la fois dans l’air et dans l’eau. Leur sensibilité auriculaire auditive est égale ou supérieure à celle de tous les autres pinnipèdes testés au moyen de dans des domaines de fréquence allant de 2 à 28 kHz (Moore et Schusterman, 1987). Leurs limites de fréquence supérieures de fréquence sont d’environ 36 kHz dans l’air et de 40 kHz dans l’eau.

La croissance corporelle des otaries à fourrure de l’Alaska varie en fonction de la saison.,Durant une courte période de un à trois mois (mai à juillet), les otaries animaux accuseant une croissance et un gain de masse corporelle rapides durant une courte période de un à trois mois (de mai à juillet) alors que la population migre venrs le direction Nnord et traverse en empruntant les eaux côtières adu nord de la Colombie‑Britannique et de l’Alaska en route pour les îles Pribilof (Trites et Bigg, 1996).

 

Déplacements

Les otaries à fourrure de l’Alaska entament leur migration en novembre, les femelles et les juvéniles des deux sexes quittant les îles de reproduction et se dispersant dans tout le nord du Pacifique Nord (Bigg, 1990) (Figure figure 2). Entre les mois de novembre et de mars, les otaries se concentrent le long des margsses continentales, la plupart d’entre elles restant au norddu 35e parallèle , (environ 35ºN), sans revenir à terre. Les mâles adultes ne migrent pas à ce moment-là et restent dans les eaux du Nnord près des aires lieux de reproduction, puis finissent par . Ils finiront par partir en direction est vers le golfe d’Alaska et le Pacifique Est ou en direction ouest vers les Kouriles (Loughlin et al., 1993; Gentry, 1998; Burton et Koch, 1999; Loughlin et al., 1999).  Les femelles adultes ont tendance à migrer vers le du milieu du Pacifique jusque dans vers la zone de transition alors que les juvéniles se retrouvent dans tout le nord du Pacifique Nord (comme en témoigne leur présence dans les filets de pêche aux maillants des pêcheurs hauturiers de calmars et aux de saumons de haute mer). On ne connaît pas bien les routes migratoires et la répartition des petits, car il est difficile, vu leur taille, de les marquermunir d’instruments, mais il semblerait qu’elles e leurs routes migratoires varient grandement (Ragen et  al., 1995). Au mois de novembre de leur année de naissance, les petits migrent en direction vers le sSud vers les cols empruntant les passages des Aléoutiennes et pour gagner le Pacifique Nord.;Aau mois de janvierde l’année suivante, on peut les apercevoir le long des côtes de la Colombie‑Britannique, de l’état de l’État de Washington et du Japon (Scheffer, 1950). Les petits peuvent rester en mer durant une période allant jusqu’à 22 mois avant de retourner à leur roquerie de natissancle (Trites, 1989; Bigg, 1990; Gentry, 1998).

Au printemps, les femelles rejoignent ldes zones situées le long du rebord desla plate‑formeplateformes continentales d’où elles entament leur migration vers le Nord en route vers leurs îles de reproduction respectives dans la mer de Béring (Bigg, 1990; Trites et Bigg, 1996; Gentry, 1998). Les mâles adultes atteignent les zoneslieux de reproduction à la mi‑mai (voir « Ccycle vitalvital  et reproduction »), alors que les femelles pleines gravides arrivent en juin et mettent bas pour la plupart en juillet, pour la plupart (Trites, 1992c; Trites et Bigg, 1996). Les juvéniles et un certain nombre de quelques femelles non reproductrices qui ne sont pas en période internuptiale peuvent demeurer dans l’oOcéan Pacifique (French et al., 1989; Bigg, 1990)et s’alimenter dans la zone de transition entre les courants d’Oyashio et de Kuroshio (Gentry, 1998), ne repartant vers le Nnord qu’au début du mois d’août (Trites etand Bigg, 1996).

 

Relations Relations interspécifiques

DLes otaries à fourrure de l’Alaska ont parfois été observées dans ldes échoueries des  d’otaries de Californie et d’otaries de Steller(Kuzin et al., 1977; Fiscus, 1983; Baird et Hanson, 1997; Trites, obs. pers.). En règle générale toutefois, les espèces différentes espèces n’ont pas tendance à fréquenter les mêmes territoires secteurs du territoire, et les otaries qui partagent des siteslieux avec les otaries à fourrure de l’Alaska dans les Kouriles occupent des endroits situés plus près de la mer bas et moins accidentés(Kuzin et  al., 1977). Il existe des risques y a possibilité de compétition entre les otaries à fourrure de l’Alaska et les otaries de Steller et de Californie. On en connaît toutefois peu sur l’étendue deu chevauchement alimentaire entre ces espèces.

 

Adaptabilité

Les otaries à fourrure de l’Alaska n’utilisent que quelques sites lieux traditionnels de mise bas et d’accouplement et entreprennent,suivant une chronologie précise,, lors de périodes précises, des migrations annuelles structurées par âge en fonction de leur âge, migrations qui couvrent une grande partie du Pacifique Nord (Bigg, 1990; Baker et  al., 1995; Trites et Bigg, 1996). Il semblerait que les otaries à fourrure de l’Alaska ne soient pas particulièrement aptes à s’adapter à des changements à l’état sauvage, au vu de la rigidité de leur cycle vvital italet du nombre restreint de leurs sites lieux de reproduction.

Les otaries à fourrure de l’Alaska peuvent survivre en captivité, plusieurs des aquariums et des installations de recherche réussissant à en prendre soin et à en élever. Le taux de survie moyen desEn captivité, les otaries à fourrure de l’Alaska gardées en captivité est ont une d’urée de vie moyenne de 0,884 (n = 95; IC à 95 p. 100CI : de = 0,856 à0.,912). Au cours de sa première année d’existence, lLe taux de survie des l’otaries à fourrure de l’Alaska vivant en captivité pour la première année est de 0.,332 (n = 28; IC à 95 p. 100CI =  : de 0.,194 à–0.,571) (Roberts et DeMaster, 2001).