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L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

Facteurs limitatifs et menaces

Laes survie des juvéniles et les changements du taux de survie des juvéniles et des dont sont victimes les femelles adultes sont des facteurs qui pourraient être intimement liés au fait que le rétablissement actuel du nombre d’otaries à fourrure du Nord rencontre des difficultél’espèce n’arrive pas à se rétablir actuellement(York et Hartley, 1981; Trites et Larkin, 1989; Trites, 1992b). Toutefois, on n’en connaît peu sur les facteurs qui affectent la survie des otaries à fourrure de l’Alaska, principalement lorsque les individus se trouvent en dehors des limites de la mer de Béring (Calambokidis et Gentry, 1985; Trites, 1992b; Trites, 1992a). Selon les études effectuées sur les otaries de Steller, les facteurs limitatifs les plus significatifs sont probablement la prédation de la part des orques et les changements de la quantité et de la qualité des proies disponibles quantitatifs et qualitatifs en matière de disponibilité des proies (DeMaster et Atkinson, 2002; NRC, 2003; Trites et Donnelly, 2003). Toutefois, à dans l’extrême Ssud de l’habitat des otaries à fourrurel’aire de répartition de l’espèce, ldes effets phénomènes climatiques tels que comme El Niño peuvent modifier de façon alarmante très marquée le nombre de proies disponibles et réduire la survie des petits (Carretta et al. 2004).

Les bouleversements en matièredechangements des courants océaniques et de la température des eaux, les pêches à des fins commerciales et le déplacement prélèvement des cétacés à fanons sont des facteurs qui pourraient avoir contribués à modifier l’éventail le bassin de proies disponibles ou les taux de prédateurion dans les écosystèmes de la mer de Béring et du Pacifique Nord. (Trites et al., 1999; Benson et Trites, 2002; Hunt Jr. et al., 2002; Springer et al., 2003; DeMaster et al., 2005). Des études effectuées sur l’abondance des proies espèces effectuées dans la mer de Béring et dans le nord du Pacifique Nord ont établi que des l’existence de fluctuations à long terme ou des régimes océanographiques spécifiques qui pourraient être des facteurs ayant influencéavoir entraîné une modification de la disponibilité des proies des otaries à fourrure de l’Alaska, particulièrement la disponibilité des plus précisément une forte réduction des effectifs de jeunes poissons fourrages en tout début de vieproies (Sinclair et al., 1994; Beamish et Bouillon, 1995; Sinclair et al., 1996; Anderson et al., 1997; McFarlane et al., 2000; Benson et Trites, 2002). D’autres études précisent laissent également entendre que des facteurs environnementaux ont auraient provoqué des bouleversements au sein à la base du réseau alimentaire (Burton et Koch, 1999; Hirons et al., 2001; Trites et al., 2005).

Les pêches à des fins commerciales pourraient affecter la disponibilité des proies dont se nourrissent les otaries à fourrure de l’Alaska si ces pêches causent la réduction des effectifs de leurs proies. Dans la mer de Béring, la goberge de l’Alaska représente une proie essentielle, non seulement pour les otaries à fourrure de l’Alaska (Sinclair et al., 1994; Sinclair et al., 1996; Antonelis et al., 1997),, mais également pour d’autres mammifères marins, pour des oiseaux marins et pour des espèces de poissons (Livingston, 1993; Merrick et Calkins, 1996; Trites et al., 1999). Il existe un vaste marché de lase pratique une importante pêche commerciale à la goberge de l’Alaska dans ce secteur. Toutefois, on ne connaît pas bien l’étendue deu chevauchement entre les classes d’âge de poissons pris par les otaries à fourrure de l’Alaska et par les pêches commerciales (NMFS, 2004a). Des conclusions d’étudesrésultats récentes révèlent qu’il existerait des chevauchements alimentaires et spatiaux considérables entre les activités des pinnipèdes et les activités qui relèvent de la pêches dans la mer de Béring. Toutefois, en ce qui concerne l’otarie à fourrure de l’Alaska, on ignore l’étendue de ces chevauchements (Kaschner et Pauly, 2004), et l’existence d’un tel chevauchement alimentaire ne signifie pas forcément qu’il y a matière à concurrence compétition (CIESM, 2004).

Entre 1978 et 1988, dans le Pacifique Nord, une moyenne de 22 otaries à fourrure de l’Alaska par année aont été tuées de façon accessoire par des bateaux dans les pêches commerciauxales de pêche au chalut due poissons de fondau chalutaméricaines ou pratiquées conjointement par les Américains et des étrangers both the foreign and joint U.S.-foreign(Perez et Loughlin, 1991). Paradoxalementailleurs, en 1991, les pêches étrangères au filet dérivant en haute mer ont été responsables de la mort accidentelle d’un grand nombre d’otaries à fourrure de l’Alaska, estimé à 5 200 individus (IC à 95 p. 100CI : de 4 500 à  à6 000)pour 1991 (Larntz et Garrott, 1993). Ces pêches commerciales ne se pratiquent plus, même s’mais il est probable possible qu’il existe encore des une faible pêches illégales de moindre envergure(Angliss et Lodge, 2003). La pêche commerciale au filet dans les eaux internationales du Pacifique Nord a fortement diminuée dans les dernières années. Le niveau présumé nombre de prises accessoires d’otaries à fourrure de l’Alaska lors de dans ces pêches s’avère insignifiantest sans doute minime aujourd’hui (Angliss et Lodge, 2003).

On dispose de très peu de renseignements sur les effets que peuvent avoir les changements environnementaux à long terme et à court terme sur la reproduction des otaries à fourrure de l’Alaska, à court terme et à long terme (NMFS, 2004a). Toutefois, dles changements au niveau du climatiques général ou du mondiaux ou les modifications des régimes océanographiques sont susceptibles d’affecter les otaries à fourrure de l’Alaska de manière plus indirecte que directe (Gentry, 1998) (par exemple une variation de 1 à 2 degrés de la température de l’eau pourrait avoir des conséquences graves sur la fraye et la survie des œufs et des larves des proies de l’otarie à fourrure de l’Alaska ([Gentry, 1998]), mais ne causerait vraisemblablement pas de changements importants au niveau des taux métaboliques de l’otarie à fourrure de l’Alaska ([Miller, 1978])). Les bouleversements sur le plan des caractéristiques océanographiques et environnementales tels que des violentes tempêtes et des baisses très importantes de température pourraient toutefois affecter influer directement sur les taux de mortalité des otaries à fourrure de l’Alaska (Blix et al., 1979; Trites, 1990; Trites et Antonelis, 1994).   

Les prises accidentelles dans les débris marins contribuent également au taux de mortalité dLes otaries à fourrure de l’Alaska et pourraient être en partie responsables du peuvent se prendre dans des débris marins et en meurent parfois, phénomène qui pourrait avoir contribuéau déclin de la population des îles Pribilof (consulter,p. ex., Fowler, [1982, 1987];, Trites et Larkin, [1989];et Laist, [1997]). De nombreuses études font état duprises accidentelles de problème pour les femelles adultes (consulter,p. ex., DeLong et al., [1988];, Robson et al., [1996;],et Kiyota et Baba, [2001]), deles mâles adultes(Zavadil et al., 2003)et de les mâles juvéniles (Scordino et Fisher, 1983; Scordino, 1985; Stepetin et al., 2000). Bien que l’on ne connaisse pas les taux exacts de prises accidentelles l’ampleur de ce problème en mer, il y a un nombre non comptabilisé d’otaries qui se font piéger prennent dans de gros débris marins, et enqui meurent en mer et qui ne reviennent donc pas sur les sites aux lieux de reproduction(Laist, 1997). Il est possible que lenombre d’individusqui se prennent dans less taux de prises accidentelles et de mortalité associés aux gros débris marins et les taux de mortalité associés soient plus élevés que importants que ne le laissent entendre les estimations actuelles et que le nombre non comptabilisé d’individus ainsi tués en mer à la suite de prises accidentelles soit un éventuel facteur ait une incidence importante sur la population de mortalité (Laist, 1997). On a également émis l’hypothèse que les jeunes otaries à fourrure de l’Alaska âgées de moins de 2 ou 3 ans étaient plus susceptibles de se piéger prendre dans des débris marins que les otaries plus âgées (Fowler, 1987). Toutefois, ldes vérifications des tests de cette hypothèses ne l’ont pas confirméeconcernant les prises accidentelles ne se sont pas révélées probantes (Trites, 1992b),ce qui laisse penser que le problème des débris marins n’est probablement pas à lui seul le facteur de prise accidentelle seul ne pouvant être la cause du déclin de la population des îles Pribilof (Trites, 1992b).

Des perturbations de différentes sourcestypes, à savoir des avions volant à basse altitude, des activités de construction, des activités liées à la de recherche, l’augmentation de la circulation maritime près dans les zones côtières et de la présence humaine, peuvent également affecter hausser le taux de mortalité des otaries à fourrure de l’Alaska (Johnson et al., 1989; Gentry et al., 1990). Toutes ces perturbations peuvent accroître le taux de mortalité des petits et de blessures si les individus sont effrayés et qu’ils se précipitent dans l’eau. Le développement économique en cours sur les îles Pribilof pourrait également nuire à la population reproductrice en raison du déversement près des rivages des déchets de la transformation des produits de la mer, de l’augmentation des perturbations directes liées à la présence humaine et de l’accroissement des niveaux de bruit et de pollution olfactive (Angliss et Lodge, 2002). Le développement, la pollution et les déversements de carburant diesel pourraient aussi dégrader l’habitat(Corbett et Swibold, 2000).

Selon des études ayant mesuré les concentrations d’organochlorés (BPC et DDT) et de métaux lourds dans le petit lard et d’autres tissus des otaries à fourrure de l’Alaska, les polluants environnementaux pourraient affecter l’espèce (consulter, p. ex., Noda et al. [1995], Krahn et al. [1997], Beckmen et  al. [1999], Saeki et al. [2001], Beckmen et al. [2002], Loughlin et al. [2002] et Kajiwara et  al. [2004]). Les concentrations d’organochlorés relevées dans les échantillons de petit lard prélevés sur les otaries à fourrure de l’Alaska de l’île Saint‑George excédaient les valeurs recommandées pour la consommation humaine (Loughlin et al., 2002). Beckmen et al. (1999) ont émis l’hypothèse que la concentration totale de ces contaminants pourrait affecter le système immunitaire des petits. On a également relevé des concentrations élevées de BPC et de DDT dans les échantillons de petit lard prélevés sur des otaries à fourrure femelles au large des côtes du Japon (Tanabe et al. 1994). En outre, on a relevé de plus fortes concentrations de mercure dans la fourrure d’otaries à fourrure de l’Alaska des îles Pribilof que dans celle d’otaries de Steller des populations de l’est et de l’ouest(Beckmen et al., 2002). Enfin,lDans certains cas, les concentrations de certains contaminants organochlorés relevées dans le petit lard des échantillons de graisse d’otaries à fourrure de l’Alaska des îles Pribilof des îles Pribilof étaient près d’un ordre de grandeur supérieures à celles relevées chez presque équivalentes à un degré de plus que les concentrations relevées d’autresespèces de phoquessur les autres espèces d’otaries à fourrure (Krahn et al., 1997).

Les déversements d’hydrocarbures peuvent affecter les propriétés isolantes de la fourrure des otaries à fourrure de l’Alaska et être une cause de mortalité. Contrairement aux phoques et aux lions de mer, les otaries à fourrure de l’Alaska n’ont pas d’épaisses couches de graisse pour l’isolation; elles conservent leur chaleur grâce aux propriétés isolantes de leur bourre dense. Les hydrocarbures qui viennent en contact avec la fourrure diminuent la capacité isolante de celle‑ci, ce qui provoque l’hypothermie et la mort de certains individus(St. Aubin, 1990). Les hydrocarbures peuvent également irriter les muqueuses et causer des inflammations cutanées ou d’autres problèmes s’ils sont ingérés ou inhalés (St. Aubin, 1990). 

L’incidence des hydrocarbures en Colombie‑Britannique serait vraisemblablement moins importante que près des lieux estivaux de reproduction. Toutefois, un déversement d’hydrocarbures par un pétrolier transportant du brut provenant du terminal Valdez le long de la côte ouest de la Colombie‑Britannique ou des États-Unis pourrait très bien affecter les otaries à fourrure de l’Alaska au cours de leurs migrations de printemps et d’automne (NMFS, 2004a). De la même manière, on pense que les vidanges régulières d’hydrocarbures, problème chronique qui affecte les oiseaux marins, touchent également les otaries à fourrure de l’Alaska. Toutefois, celles‑ci meurent probablement trop loin des côtes pour que l’on puisse retrouver leurs carcasses souillées par les hydrocarbures.

L’extrême fidélité de l’espèce aux lieux qu’elle fréquente la rend particulièrement vulnérable aux humains(Gentry, 1998). Les programmes de gestion antérieurs ont connu du succès en grande partie parce qu’ils se fondaient sur le système de reproduction polygyne de l’espèce, qui fait qu’un nombre de mâles plus élevé que le nombre absolument nécessaire à la reproduction parvient à l’âge adulte. Cette caractéristique permet d’exploiter certains groupes d’individus. Le fait de tuer un nombre restreint de jeunes mâles pour la fourrure (principalement âgés entre 2 et 6 ans) ne modifie pas le sex‑ratio des adultes au point d’affecter les taux de gravidité (Roppel et Davey, 1965; Roppel, 1984). Dans les années passées, on a constaté que les périodes qui comptaient des populations de moindre taille coïncidaient avec les récoltes de femelles (Roppel andet Davey, 1965; Scheffer et al., 1984). Il n’y a toutefois pas eu de récoltes commerciales dans les îles Pribilof depuis 20 ans (Scheffer et al. 1984; Gentry, 1998), et les niveaux actuels de la chasse de subsistance ne devraient pas avoir d’effets sensibles sur la population d’otaries à fourrure de l’Alaska (NMFS, 2004a). Une chasse pélagique pourrait avoir cours au‑delà des zones économiques exclusives du Canada et des États‑Unis (Baird et Hanson, 1997). Les initiatives pour instituer un nouveau traité visant à protéger les otaries à fourrure de l’Alaska des récoltes pélagiques n’ont pas abouti (voir plus bas « Protection actuelle ou autres désignations de statut »). De plus, on pense qu’il existe des risques pour les otaries à fourrure de l’Alaska d’être tuées de façon accessoire par des activités illégales de pêche au filet dérivant qui pouirraient avoir cours en dehors des zones économiques exclusives du Canada et des État-Unis.

On ne connaît pas la cause exacte des récents déclins démographiques des otaries à fourrure de l’Alaska des îles Pribilof. Selon toute probabilité, différents facteurs sont responsables de la situation actuelle, et leur importance respective a pu varier au fil des années. Les principales menaces pesant sur les otaries à fourrure de l’Alaska semblent être les débris marins dans lesquels elles peuvent se prendre, diverses perturbations anthropiques, la pollution et la diminution de la disponibilité de proies (causée par les pêches et les changements environnementaux).