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L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

Mise à jour

Évaluation et Rapport

de situation du COSEPAC

sur

L’otarie à fourrure du Nord

Callorhinus ursinus

au Canada

l’Otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus)

 

ESPÈCE MENACÉE 2006

 

Logo du COSEPAC


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’Otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus) au Canada – Mise à jour. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vii + 39 p. (https://www.registrelep-sararegistry.gc.ca/sar/assessment/status_f.cfm) .

Rapport Précédent :

BAIRD, R.W. et HANSON, M.B. 1996. Rapport de situation du COSEPAC sur l’Otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. 15 p.

Note de production :

Le COSEPAC aimerait remercier Kate Willis et Andrew W. Trites qui ont rédigé le mise à jour du rapport de situation sur l’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus), en vertu d’un contrat avec Environnement Canada. Randall Reeves, coprésident du Sous-comité de spécialistes des mammifères marins du COSEPAC, a supervisé le présent rapport et en a fait la révision. Dans l’ensemble du rapport de situation l’otarie à fourrure du Nord est souvent aussi nommée otarie à fourrure de l’Alaska.

 

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215
Téléc. : (819) 994-3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Update Status Report on the Northern Fur Seal Callorhinus ursinus in Canada.

Illustration de la couverture :
Otarie à fourrure du Nord -- Photo prise par Andrew W. Trites.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2006
No de catalogue CW69-14/74-2006F-PDF
ISBN 0-662-71780-5

 

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Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation -- Avril 2006

Nom commun: Otarie à fourrure du Nord 

Nom scientifique: Callorhinus ursinus

Statut: Espèce menacée

Justification de la désignation: La population qui se reproduit sur les îles Pribilof, dans la mer de Béring, se nourrit et migre dans les eaux de la Colombie-Britannique. Cette population comptait environ 629 000 individus en 2004. Bien que ce nombre demeure relativement élevé, la population, telle qu'estimée à partir des dénombrements des petits, a diminué de 50 à 60 p. 100 sur trois générations (de 1974 à 2004). Le taux de déclin est particulièrement rapide depuis 1998. Les tendances dans les nombres de mâles adultes entre 1974 et 2004 sont brouillées par la réaction à la suspension de la prise sélective commerciale des jeunes adultes mâles en 1984. Ces nombres diminuent de façon rapide et inexplicable depuis 1992. Les raisons du déclin de la population sont inconnues. L'enchevêtrement dans les débris marins, le dérangement, la pollution et les changements environnementaux, incluant possiblement un changement du régime dans les écosystèmes de la mer de Béring et du Pacifique Nord, sont considérés comme des facteurs contributifs. Les facteurs limitatifs possibles sont peu connus en Colombie-Britannique et dans d'autres régions où les otaries à fourrure cherchent de la nourriture pendant leur migration annuelle.

Répartition: Colombie-Britannique, Océan Pacifique

Historique du statut: Espèce désignée « non en péril » en avril 1996. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006. Dernière évaluation fondée sur une mise à jour d'un rapport de situation.

 

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Résumé

Otarie à fourrure du Nord

Callorhinus ursinus

 

Information sur l’espèce

L’otarie à fourrure du Nord (Callorhinus ursinus, Linnaeusé, 1758) est une espèce qui présente un dimorphisme sexuel. Le poids a taille des mâles adultes excède celleui des femelles par un facteur dans un pourcentage moyen comparatif de 3,4 à 5,4. Les mâles présentent un pelage qui varie du noir au brun roux alors que les femelles ont le dos une surface dorsale brun gris‑brun et le une surface ventrale plus claire. 

 

Répartition

Les otaries à fourrure du Nord ne se rencontrent que dans l’hémisphère nord et sesont présentes répartissent dans tout le nord du Pacifique entre lePacifique Nord et la mer de Béring. Elles se reproduisent àdans trois endroits aires en Russie (les Kouriles, l’île Robben et les îles du Commandeur) et dans à trois endroits aires aux États‑Unis (les îles Pribilof, l’île Bogoslof et l’île San Miguel). Environ les trois quart de la population mondiale se reproduit sur les îles Pribilof. Les otaries à fourrure du Nord ont tendance à migrer le long de la côte nord‑américaine ou vers l’Asie orientale, selonen fonction de l’emplacement de leurs roqueries. On pense que la plupart des otaries à fourrure du Nord qui fréquentent les eaux côtières les côtes de la Colombie‑Britannique sont originaires de l’est de la mer de Béring (les îles Pribilof et l’île Bogoslof), même si certaines quelques-unes unes viennent probablement de l’Asie et de la Californie.

 

Habitat

Les otaries à fourrure du Nord sont principalement pélagiques; elles se nourrissent surtout au large, sur le talus continental et le long du rebord de la plateforme continentale, de la mer de Béring à la Californie. Les plus fortes concentrations d’otaries à fourrure du Nord en pleine mer sont associées à des entités sous‑marines importantes, telles des canyons, des monts, des vallées et le rebord de la plateforme continentale, qui donnent lieu à des donnent lieu à des structures frontalesau sein des eaux. Les otaries à fourrure du Nord des deux sexes sont très fidèles à leurs lieux de reproduction. Au Canada, les eaux au large de la Colombie‑Britannique constituent un habitat important pour les otaries à fourrure du Nord en migration.

 

Biologie

L’es otaries à fourrure du Nord est une espèce sont des reproducteurs polygynes. Les mâles établissent  et défendent gèrent des territoires à terre sur la terre ferme et s’accouplent avec plusieurs femelles. Les mâles adultes arrivent à la roquerie vers la mi‑mai. Les femelles mettent bas un seul petit peu après leur arrivée sur laà terre ferme en juin et en juillet. En règle générale, après avoir mis bas, les femelles partent pour des périodes de 3 à 10 jours à la recherche de nourriture, puis périodes au cours desquelles elles reviennent pour nourrir leurs petits durant environ 1 à 2 jours. Ce cycle se poursuit jusqu’à ce que les petits soient sevrés, vers l’âge de 4 mois (fin octobre, début novembre). Les femelles et les lesimjuvéniles matures des îles Pribilof entament alors une migration vers le Ssud qui les mènent jusqu’en Californie, tandis que les mâles matures adultes ont tendance à rester dans ldes eaux situées plus au Nnordiques. Le taux de mortalité des petits et des animaux des juvéniles de moins de 2 ans est relativement élevé, mais il diminue à l’approche de la maturité sexuelle. Les otaries à fourrure du Nord s’alimentent dans des eaux relativement peu profondes (de 100 à 200 m pour les femelles et moins de 400 m pour les mâles), principalement sur leatalus pente continentale et le long du rebord de la plate-forme continentale. On a dénombré 75 différentes espèces de proie dans l’estomac et les fèces de l’otarie à fourrure du Nord.

 

Tailles et tendances des populations

Les otaries à fourrure du Nord ont été découvertes par des explorateurs russes à la fin du XVIIIdix‑huitième siècle; depuis cette époque, on a observé trois déclins importants au sein de la population mondiale d’otaries à fourrure du Nord. La population initiale des îles Pribilof, qui comptait entre 2 et 3 millions d’individus, s’est vue réduite en raison de la chasse intensive, puis la population s’est rétablie à la . Par la suite, le nombre d’individus s’est stabilisé à la hausse suite de la mise en place d’une politique qui ne permettait de tuer que les jeunes mâlesimmatures. En 1867, lorsque l’Alaska fut acheté par les États‑Unis, cette politique fut abandonnée et la population d’otaries déclina de nouveau pour n’être plus que de atteindre 300 000 individus au début du XXvingtième e siècle. À la suite de la remise en vigueur de la politique permettant de chasser uniquement les mâles et grâce à des mesures de protection internationales en matière de chasse en mer, la population d’otaries augmenta pour atteindre un nombre total estimé à 2,1 millions d’individus dans les années 1950. Toutefois, un programme expérimental visant à améliorer la productivité des otaries en tuant des femelles adultes fut la cause d’un nouveau déclin de la population deà la fin des années 1950 à la fin des années et 1960. Le rétablissement subséquentAu début des années 1970, le rétablissement de de la population, une fois les femelles à nouveau protégées, fut bref,rapide lorsque les femelles bénéficièrent à nouveau de mesures de protcar,ection. Eentre 1975 et 1981, on observa un déclin inexpliqué d’environ 6,1 p. 100 par année. La population s’est ensuite maintenue à environ un million d’individus environ durant la majeure partie quasi-totalité des deux dernières décennies suivantes, mais on a observé un nouveau déclin à partir de 1998. En 2004, on dénombrait environ 629 000 individus. Les récoltes de jeunes mâles immatures à des fins commerciales ont cessé ont cessé dans les îles Pribilofs, enen 1973 à sur l’île Saint-George et enen 1984 à sur l’île Saint‑Paul. De nos jours, la chasse ne se pratique plus qu’à des fins de subsistance. 

 

Facteurs limitatifs et menaces

On ne connaît pas la cause exacte du déclin actuel de la population d’otaries à fourrure du Nord dans les îles Pribilof. On pense que la pollution, les changements environnementaux, diverses perturbations anthropiques et les débris marins dans lesquels les individus peuvent se prendre sont des facteurs pouvant expliquer ce déclin. En outre, on croit que des changements des régimes climatiques et océaniques et les pêches commerciales ont contribué à modifier l’écosystème de la mer de Béring et que ces facteurs pourraient avoir affecté la disponibilité des proies. On n’en connaît peu sur les facteurs limitatifs potentiels en Colombie‑Britannique et dans les régions autres que la mer de Béring où les otaries à fourrure du Nord migrent.

 

Importance particulière de l’espèce

Depuis leur sa découverte, la population d’les otaries à fourrure du Nord qui se reproduiseant sur dans les îles Pribilof ont afait l’objet de été récoltes soumises à des récoltes à des fins commerciales qui ont affecté sévèrement sla tailleeur taille et sa leur composition. Au cCanada, les otaries à fourrure du Nord ont été chassées en mer sur la côte ouest de l’île de Vancouver et dans toute la région de Haida Gwaii. Les Autochtones de tout le Pacifique Nord ont aussi pratiqué, depuis plusieurs millénaires, la récolte d’otaries à fourrure du Nord à des fins de subsistance. Dans les îles Pribilof, la viande des otaries à fourrure est consommée, et les fourrures sont utilisées dans le cadre d’pour des un programmes de nature d’artisanalet.

 

Protection actuelle

Dans les eaux canadiennes, les otaries à fourrure du Nord sont protégées en vertu du Règlement sur les mammifères marins de la Loi sur les pêches du Canada, qui interdit de chasser ou d’importuner e chasser ou de déranger les pinnipèdes, sauf à des fins de subsistance. Aux États‑Unis, les otaries à fourrure de l’Alaska sont protégées en vertu de la Marine Mammal Protection Act,, et la population est désignée effondrée(depleted)sont considérées comme une espèce en déclin.

 

HISTORIQUE DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

(2006)

Espèce sauvage: Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D): Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP): Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*: Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M): Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**: Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***: Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****: Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce àl'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

*             Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.
**           Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
***         Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
****       Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
*****     Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Environnement                    Environment
Canada                              Canada

Service canadien                 Canadian  
de la faune                          Wildlife Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

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Information sur l'espèce

À l’heure actuelle, on a dénombré cinq populations d’otaries à fourrure de l’Alaska dans le Pacifique Nord : la population des îles dCommanderu Commandeur (Russie), la population des Kouriles (Russie), la population de l’île Robben (Russie), les populations des îles Pribilof et de l’île Bogoslof (USÉ.‑U.), et la population de l’île San Miguel (É.‑U.US) (Figure figure 1;, NMFS,1993). En fonction deleurs lieux de reproductions emplacements qu’elles fréquentent et et de leurs zones de migrationdesétendues migratoires restreintes situées des deux côtés de l’Oocéan Pacifiquequ’elles empruntent, on peut diviser les populations d’otaries à fourrure de l’Alaskaen deux groupes, celui de l’Oouest et celui de l’eEst (voir la figure 2 pour les les routes migratoires dela population des s otaries à fourrure du Nord depuis les îles Pribilofà la Figure 2).  

Figure1.    Aire de répartition mondiale de l’otarie à fourrure de l’Alaska, avec les îles de reproduction utilisées par l’espèce et le tracé du rebord desplateformescontinentales (lignes pointillées correspondant approximativement à l’isobathe de 200 m). La zone ombrée foncée représente la limite sud de la répartition pélagique de l’espèce. D’après Gentry (1998).

Figure1.    Aire de répartition mondiale de l’otarie à fourrure de l’Alaska, avec les îles de reproduction utilisées par l’espèce et le tracé du rebord desplateformescontinentales (lignes pointillées correspondant approximativement à l’isobathe de 200 m). La zone ombrée foncée représente la limite sud de la répartition pélagique de l’espèce. D’après Gentry (1998).

Figure2.    Migrationsapproximatives des otaries à fourrure de l’Alaskadu groupe du Pacifique Est. D’après Gentry (1998). Les lignes pointillées indiquent la localisation en mer de la majorité des otaries à fourrure de ce groupe, par mois.

Figure2.    Migrationsapproximatives des otaries à fourrure de l’Alaskadu groupe du Pacifique Est. D’après Gentry (1998). Les lignes pointillées indiquent la localisation en mer de la majorité des otaries à fourrure de ce groupe, par mois.

Il n’y a pas de site lieu de reproduction dans les eaux canadiennes. La majorité des individus que l’on retrouve dans les eaux canadiennes sont des migrants du groupe proviennent de migrations de la population du Pacifique Est(Bigg,1990; Loughlin et al., 1999). Par conséquent, les informations que contient le présent rapport concernent principalement les individus otaries à fourrure du Nord du Pacifique Est.

 

Nom et classification

L’otarie à fourrure de l’Alaska, (Callorhinus ursinus, Linnaeusé, 1758), qui fait partie du sous-ordre des pPinnipèdes (phoques, lions de mer, otaries, lions de mer, phoquesotaries à fourrure et morses), est la seule espèce encore existante du genre Callorhinus. L’otarie à fourrure de l’Alaska porte d’autres noms communs tels que l’otarie des Pribilofs (français), Llobo fino del norte (espagnol), et Nördliche Pelzrobbe (allemand). Les noms autochtones donnés à l’espèce sont notamment Hhlaaqudax (dialecte de l’Ouest, Unangan/Aléoute), Llaaqudax (dialecte de l’Est, Unangan/Aléoute), et Aalgax (dialecte des l’îles du Commanderur, Unangan/Aléoute) (M. Dirks, comm. pers., 2004).

Au début du XXvingtième siècle, on croyait que les populations d’otaries à fourrure de l’Alaska qui se reproduisaient dansà différents endroits emplacements de tout ledu Pacifique Nord comptaient trois espèces ou sous‑espèces distinctes (Gentry, 1998; Rice, 1998). Toutefois, les recherches ultérieures ont permis d’établir que ces populations étaient en fait identiques sur le plan morphologique, et l’espèce moderne, que l’on nomme C. ursinus, est à l’heure actuelle reconnue comme une espèce unique(Rice, 1998).

 

Description morphologique

L’otarie à fourrure de l’Alaska est le plus petit pinnipède que l’on retrouve sur la côte ouest du Canada (Figure figure 3). L’espèce présente un dimorphisme sexuel très important, lesavec des mâles qui peouveant être atteindre une taille 3,4 fois plus grosse que les femelles avant l’accouplement et une masse 5,4 fois plus lourdee qu’elles e les femelles lorsqu’ils défendent un territoire de reproductiondestiné à l’accouplement(Scheffer et Wilke, 1953; Trites et Bigg, 1996). Les mâles adultes pèsent de 100 à 200 kg et mesurent de 1,5 à 2 m de long. Les femelles, quant à elles, pèsent de 35 à 45 kg et mesurent en moyenne 1,3 m de long (Trites et Bigg, 1996; Gentry, 1998). Les petits pèsent de 4,5 à 5,4 kg à la naissance, les nouveau‑nés mâles pesant généralement 0,6 kg600 gr de plus que les femelles (Trites, 1991; Reeves et al., 1992). Les mâles adultes, qui sont pourvus d’une crinière couvrant sur les épaules, présentent des jarres une jarre externe variant du noir au brun roux. Laes jarres des femelles sont est de couleur brun grisgris‑brun sur le dos et plus clairs sur le ventrela surface dorsale et plus claire sur la surface ventrale. La bourre est brune e duvet est brun chez les deux sexes, mais elleil n’est pas visible lorsque les animaux sont secs. Les petits naissent avec une fourrure noire sur le corps et une fourrure ventrale plus claire, couleur qui change après la première mue(Scheffer, 1962). La couleur des  la vibrisses varie en fonction de l’âge de l’animal, les jeunes individus présentant des vibrisses noires et les plus vieux, des vibrisses blanches.

Figure3. Otaries à fourrure de l’Alaska(Callorhinus ursinus). Photographie prise par A.W. Trites.

Figure3. Otaries à fourrure de l’Alaska(Callorhinus ursinus). Photographie prise par A.W. Trites.

Contrairement aux espèces de l’autre à l’espèce du genre d’otaries à fourrure, soit le genre Arctocephalus, l’otarie à fourrure de l’Alaska présente un rostre court qui ne lui confère pas un profil de type canin (Gentry et Kooyman, 1986). Par conséquent, la tête de l’otarie à fourrure de l’Alaska semble relativement petite par rapport au reste de son corps. Les pavillons auriculaires sont longs, bien très visibles et dépourvus de fourrure chez les sujets plus âgés. L’otarie à fourrure de l’Alaska possède, comparativement à sa taille, les plus longues nageoires de toute la famille des Otariidés, ses avec des nageoires postérieures arrièresqui mesureant environ le quart de lsa longueur totale de l’animal (Jefferson et al., 1993). Le dessus L’extrémité des nageoires antérieures avant est dépourvue de fourrure, et les nageoires postérieures arrières ont des orteils dotés de très longs prolongements d’extrémités cartilagineusesx en forme de lanièresextrêmement longues (Jefferson et al.,1993).

 

Description génétique

Le genre ’otarie Callorhinus est le plus ancien genre parmi les de la famille des Otariidés encore existants.existante. Les analyses génétiques concordent avec les conclusions tirées des restes fossiles, et l’on s’entend pour dire que les otaries à fourrure de l’Alaska se sont séparées de la lignée conduisant aux autres principale des otaries à fourrure et aux des lions de mer, il y a entre trois et six millions d’années (Kim et al., 1975; Repenning et al., 1979; Wynen et al., 2001).

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Les otaries à fourrure de l’Alaska ne sont présentes que dans le Pacifique Nordse concentrent exclusivement dans l’hémisphère nord de l’Océan Pacifique, depuis le du centre du Japon (latitude 36º N) et dles Aléoutiennes jusqu’au au golfe d’Alaska, à la Colombie‑Britannique et à la frontière américano‑méxicaine (latitude 32º N) (Figurefigure 1, Gentry, 1998). Les restes fossiles découverts en Californie, en Oréegon et en Alaska laissent penser que l’espèce a probablement évoluée dans au moins une partie à partir de son aire de répartition actuelle emplacement géographique actuel (Lyman, 1988; Gentry, 1998; Pyle et al., 2001). Toutefois, l’espèce est plus ancienne quela présence des otaries à fourrure du Nord est antérieure à celle que l’on observe sur certaines des îles où elle se reproduit actuellement, et on ade reproduction actuelles. En effet, on a retrouvé des os dansmêlés à des débris de cuisine lors de fouilles archéologiquessur le continent aux États‑Unisdans plusieurs sites du continent américain (Burton et al., 2001), ce qui laisse penser qu’une certaine redistribution de population s’est produite (Gentry, 2002).

Dans la mer de Béring, les otaries à fourrure de l’Alaska se reproduisent dans les colonies situées dans sur les îles dCommanderu Commandeur (îles Béring et Medny), en Russie, et sur dans les îles Pribilof (îles Saint‑Paul et Saint‑George), en Alaska (Figurefigure 1, Gentry, 2002; Angliss et Lodge, 2003). D’autres colonies de reproduction sont présentes dans les Kouriles,au nord du Japon,et dansl’île Robben (Tyuleniy),dans la mer d’Okhotsk.Les îles Pribilof abritent environ 74 p. 100 de la population mondiale, et  d’otaries à fourrure du Nord. Lles colonies de reproduction des îles Commanderet de l’île Robben et des îles du Commandeur en abritent respectivement environ 159 p. 100 et 15 9 p. 100de la populationmondiale d’otaries à fourrure du Nord. D’autres colonies de reproduction se retrouvent sur les Kouriles au nord du Japon et sur l’île Robben (Tyuleniy) dans la mer d’Okhotsk. De nouvelles roqueries ont vu le jour dans sur l’île San Miguel, au large de la Californie, en 1965, ainsi que dans et sur l’île Bogoslof, dans lesla chaîne des Aléoutiennes, en 1980. Les otaries à fourrure de l’Alaska ont tendance à migrer au large des côtes nord‑américaines ou asiatiques(Bigg, 1990).

 

Aire de répartition canadienne

Les otaries à fourrure de l’Alaska ne sont présentes au Canada que se concentrent exclusivement sur sur la côte ouestdu Canada, où les femelles et les mâles préreproducteurs fréquentent habituellement les eaux du talus se concentrent sur laplate‑formecontinentale durant les mois d’hiver et de printemps (Bigg,1990; Trites et Bigg, 1996). En règle générale, dans les eaux de la Colombie‑Britannique, les plus forts effectifs sont observés de janvier à juin entre les mois de janvier et de juin, la majorité des otaries se concentredans les eaux de la Colombie‑Britannique, à environ 20 à 150 km au large des côtes(Baird et Hanson, 1997; Heise et al., 2003). Des otaries à fourrure de l’Alaska ont également été observées dans des roqueries et des échoueries de lions de mer d’otaries au Canada et dans le sud‑est de l’Alaska (Fiscus, 1983; Baird et Hanson 1997; Trites, obs. pers.).

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Habitat

Habitat au Canada canadien

Au Canada, les eaux au large de la Colombie‑Britannique constituent offrent un habitat important essentiel pour les otaries à fourrure de l’Alaska, principalement pour les migrants et les hivernantstout particulièrement pour les individus qui migrent et qui hivernent(Bigg, 1990; Trites et Bigg, 1996; Heise et  al., 2003). On pense que 300 000 à 500 000 otaries à fourrure de l’Alaska empruntent les eaux canadiennes au cours de leur migration(Antonelis et Perez,1984; Heise et al., 2003), principalement les eaux de la côte ouest de l’île de Vancouver et toutede la région de Haida Gwaii (les îles de la Reine‑Charlotte)(Antonelis et Perez, 1984; Bigg, 1990; Heise et  al., 2003). 

Plus de 2 000 otaries à fourrure de l’Alaska ont été abattues dans les eaux canadiennes entre 1958 et 1974 dans le cadre d’un programme conjoint de recherche à l’initiative du Canada et des États‑Unis(Lander, 1980b). La base de données qui a été constituée contient des renseignements sur les âges, les dates, les localitésemplacements, les  sexes, les régimes alimentaires, les tailles corporelles et l’état reproducteur es conditions de reproduction des otaries à fourrure de l’Alaska trouvées au Canada. Toutefois, les analyses régionales détaillées de ces données n’ont été effectuées que pour la région de Haida Gwaii(Heise et al., 2003), région où l’on observe des pics d’effectifs records de présence en en mai et en juin, alors que les otariesreprennent entament leur migration vers le nord. La majorité des individus qui migreantsdedans la région de Haida Gwaii sont des femelles sexuellement matures et des animaux immatures juvéniles qui se nourrissent principalement de calmars (~ 64 p. 100 du régime alimentaire), de salmonidés (~ 23 p. 100), de goberge et d’autres poissons (~ 9 p. 100). Le côté ’est de la région de Haida Gwaii (détroit d’Heécate) semble constituer un lieu important pour les individus qui hiverneants, les effectifs y paraissant stablesindividus dont un grand nombre est stable du mois de janvier àau mois d’avril(Heise et al., 2003). À cette époque de l’année, les otaries à fourrure de l’Alaska se nourrissent principalement de harengs (~ 55 p. 100 du régime alimentaire) et de gadidés (~ 19 p. 100). Les autres alimentscomposants alimentaires comprennent notamment le calmar (~ 9 p. 100), la morue charbonnière (~ 5 p. 100) et les d’autres espèces de poisson (~ 6 p. 100). 

La région de Haida Gwaii n’est toutefois pas l’habitat principal des otaries à fourrure de l’Alaska de la en Colombie‑Britannique. Les prélèvements d’otariesSur le nombre d’otaries à fourrure du Nord ont été proportionnels à l’abondance de l’espèce dans les diverses régionsvisées par le programme conjoint, et les individus prélevés à que l’on a prélevé en fonction de leur abondance, la région de Haida Gwaii ne représentaient que n’abritait que de 10 à 15 p. 100 de toutes les individus prélevés dans les eaux de la otaries à fourrure attrapées dans les eaux de la Colombie‑Britannique (P. Olesiuk, comm. pers.). On pense que la plupart des otaries à fourrure de l’Alaska vivent dans ldes zones situées au large des côtes de la Colombie‑Britannique(Bigg, 1990), quoique certains individus, particulièrement des juvénilesjeunes, passent l’hiver dans des bras de mer tels que le brasa pénétration de Knight, le détroit de Fitz Hugh,et le chenal marin de Douglas ainsi que dans la partie nord duet le détroit d’Hécate. Si l’on veut établir un portrait plus complet de l’habitat de l’otarie à fourrure de l’Alaska vivant au large de la côte ouest du Canada, il faudra effectuer une analyse détaillée des données dont on dispose, comme cela a été fait par Heise et al.(2003)pour la région de Haida Gwaii.

 

Besoins en matière d’habitat

Comme Ll’otarie à fourrure de l’Alaska est une espèce territoriale et migratoirerice, elle  qui a besoin de fréquenter différents milieux pour se habitats en vue de reproduire et de s’alimenter. L’espèce est un des pinnipèdes parmi les plus pélagiques, les maâles passant de 305 à 320 jours par année en mer et laes femelles de 327 à 330 jours par année en quête de petits poissons et de calmars en eau profonde et le long du rebord de la plate‑formeplateforme continentale(Bigg, 1990; Loughlin et al., 1993; Gentry, 1998). Lorsqu’elles sont en mer, les otaries fréquentent utilisent les eaux de la aplate‑formeplateforme continentale subpolaire et de son rebord (dont la distance par rapport au littoral demeureinférieure àsituésà  150 kmau large des côtes) pourcomme une zone ds’alimentationer, depuis  la mer de Béring jusqu’à la à la Californie (Antonelis et Perez, 1984; Bigg, 1990). Les plus fortes concentrations d’otaries à fourrure de l’Alaska en pleine mer sont associées à des entités sous‑marines importantes, telles des canyons, des monts, des vallées et le rebord de la plateforme continentale, qui donnent lieu à des structures frontales au sein des eaux (Lander et Kajimura, 1982; Kajimura, 1984). Les otaries à fourrure de l’Alaska fréquentent donc des aires zones néritiques, épipélagiques et mésopélagiques (jusqu’à une profondeur de à 200 m), situées dans desen eaux à la fois subpolaires et tempérées.

En ce qui concerne l’habitat, lLes besoins de l’espèce en matière d’habitat diffèrent selon les sexes et au sein du même sexe.Durant les mois d’hiver, (Bigg, 1009), Il est bien établi que lles femelles adultes fréquentent sans conteste les eaux de la la pente et la plate‑formeplateforme continentales et du talus situées dans les eaux au large de la Colombie‑Britannique, de l’état de de l’État de Washington, de l’Oréegon et de la Californie durant les mois d’hiver (Bigg, 1990), alors que les mâles adultes originaires des populations alaskiennes semblent rester dans les eaux de l’Alaska tout au long de l’année (Loughlin et  al., 1999). Les préreproducteurs des deux sexes fréquentent les eaux côtières au large de la Colombie‑Britannique et de l’état du de l’État de Washington ainsi que des et les zones extracôtières du Pacifique Nord(Kajimura, 1984; Bigg, 1990; Trites et Bigg, 1996). 

Lors de la saison estivale de reproduction, les femelles adultes cherchent leur nourriture principalement dans les eaux du talus situées au‑dessus de la pente continentale dans l’est de la mer de Béring (Loughlin et al., 1987; Goebel et  al., 1991; Robson, 2001). Les mâles adultes territoriaux ne cherchent pas à s’alimenter durant cette période et restent sur les sites lieux de reproduction pour défendre leurs territoires (Peterson, 1968). Les femelles qui allaitent sur les îles Pribilof présentent un comportement alimentaire significativement propre ont, en ce qui a trait à la recherche de nourriture, des comportements typiques intrinsèques à leur colonierespective, les femelles de l’île Saint‑Paul ne se nourrissant pas dans les mêmes endroits que les femelles de l’île Saint‑George(Robson et al., 2004). 

Presque tout ce que l’on connaît des otaries à fourrure du Nord (du régime alimentairedes otaries à fourrure de l’Alaska, de leurrépartition et d’autres paramètres de ce genre distribution etc.) provient des renseignements obtenus lors du programme de recherche pélagique sur les otaries à fourrure (Lander, 1980b). Les chercheurs ont ciblé les endroits dese sont rendus directement sur les sites le long de la plate‑formeplateforme continentale, sites où les otaries à fourrure de l’Alaska étaient réputées le plus abondantesabondent, sans qu’aucun effort n’ait été fait pourtrouver ou . Il n’a toutefois pas été difficile de trouver ou de décrire d’autres lieux du Pacifique Nord pouvant abriter de fortes concentrationsoù l’on retrouve des otaries à fourrure en grand nombre. Les travaux de télémétrieDans les prochaines années, les études à long terme de suivi par satelliteaire en cours  fourniront dans les prochaines années nous procureront des renseignements supplémentaires concernant la répartition des otaries à fourrure de l’Alaska.

 

Tendances en matière d’habitat

Comparativement à d’autres espèces d’otaries à fourrure, les otaries à fourrure de l’Alaska n’ont pas tendance à coloniseradoptent un comportement conservateur lorsqu’il s’agit de coloniser de nouvelles îles (Gentry, 1998). Depuis 1786, seuls deux nouveaux siteslieux de reproduction sont apparusont été observés, l’un en 1965 dans sur l’île San Miguel, en Californie en 1965 (Peterson et al., 1968), et l’autre en 1980 dans sur l’île Bogoslof, en Alaska en 1980 (Loughlin et Miller, 1989). Plus récemment, des otaries à fourrure de l’Alaska étiquetéesà originaires de l’île San Miguel et portant des étiquettes d’identification ont été observées dans les îlessur les South Farallon SudIslands, en Californie, où il pourrait y avoir eu reproductionpotentiels lieux de reproduction entre1991 et 1996 (Pyle et al., 2001). 

 

Protection et propriété des terrains

Aux États‑Unis, tous les lieuxsites de reproduction de l’otarie à fourrure de l’Alaska sont situés sur des terres fédérales appartenant à l’État et sont par conséquent des sites protégés. À l’exception des îles Pribilof, aucun des sites lieux de reproduction de l’espèce n’est habité par l’homme. En 1999, on a dénombré environ 952 Aléoutes qui résidaient sur les îles Pribilof (768 sur l’île Saint‑Paul et 184 sur l’île Saint‑George) (Corbett et Swibold, 2000). Les terres habitées non loin des roqueries et des échoueries d’otaries à fourrure appartiennent à la collectivité aléoute locale, qui a établi collectivité dont les membres ont créé des installations pour visant à faciliter la pêche au flétan et au crabe (Baird et Hanson, 1997; Corbett et Swibold, 2000). Le gouvernement fédéral américain possède encore des terrains terres et des bâtiments édifices dans les villages de Saint‑Paul et de Saint‑George et il est également le propriétaire de tout le territoire où l’on retrouve les roqueries et les échoueriesdes otaries à fourrure. 

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Biologie

Cycle vitalvital et reproduction

L’otarie à fourrure de l’Alaska est une espèce polygyne. Les mâles établissent et défendent gèrent des territoires à sur la terre ferme et s’accouplent avec plusieurs femelles. La défense du territoire se fait principalement au moyen de menaces gestuelles et vocales, et les batailles entre mâles sont rares (Bartholomew et Hoel, 1953; Peterson, 1968). Les mâles et les femelles atteignent ensemble leur maturité sexuelle entre l’âge de 3 et 7 ans (en moyenne vers 5 ans),(York, 1983), mais les mâles ne sont généralement pas assez imposants pour s’attitrer et défendre un territoire avant l’âge de 8 ou 9 ans (Gentry, 1998). Les femelles s’accouplent presque dès leur maturité sexuelle et peuvent continuer à se reproduire jusque dans la vingtaine (Lander, 1981). Elles peuvent donc engendrer jusqu’à 20 descendants au cours de leur vie. Les mâles, quant à eux, ont une vie reproductive nettementdurée de reproduction extrêmement plus courte; elle est  que les femelles, en moyenne de seulement une saison et demie (Peterson, 1968), mais on a signalé un mâle qui a pu défendre un territoire sur une période record de 10 ansquoique l’on ait déjà observé un record d’occupation territoriale d’une durée de 10 ans chez un male(Gentry, 1998).

La majorité des otaries à fourrure de l’Alaska adultes vivent restent à terre entre juin et octobre (Bartholomew et Hoel, 1953; Peterson, 1968). Les femelles se montrent très fidèles aux sites de reproduction, mettant souvent bas à une distance de 8 à 10 m du site de mise bas de l’année précédente (Kenyon et Wilke, 1953; Kenyon, 1960; Gentry, 1998). De la même manière, les mâles ne défendent qu’un seul site territorial au cours de la vie reproductive leur entière période de fécondité (Gentry, 1998). En raison de cette facteur de fidélité, il est très facile de localiser connaître les colonies de reproductionsites de rassemblement de reproduction des otaries à fourrure de l’Alaska, colonies sites qui n’accusent pas de changements majeurs de superficie ou de forme caractéristiques (tailles et formes) d’une année à l’autre (Gentry, 1998). Quoique les otaries à fourrure de l’Alaska puissent soient susceptibles de s’installer sur coloniser de nouvelles îles et plages, elles le font rarementle taux de territoires colonisés s’avère bas comparativement à d’aux autres espèces d’otaries à fourrure (Gentry, 2002). 

La date de début et la durée de la saison de reproduction sont assez stables et ne semblent pas tributaires des conditionsdébute sensiblement toujours à la même époque et dure environ la même période d’une année sur l’autre. De plus, elle ne semble pas être affectée par des facteurs climatiques ou météorologiques(Trites,1992c; Trites et Antonelis, 1994). Les mâles adultes territoriaux arriventparviennent à la roquerie à la mi‑mai et jeûnent durant toute la période où ils défendent leurs territoires (superficie maximumale de 110 m2) (Gentry, 1998). Les mâles passent la majorité de leur temps à interagir et à s’accoupler avec les femelles durant le gros presque toute de la saison de reproduction jusqu’à ce qu’ils finissent par abandonnernt leurs territoires à la fin de juillet ou au u mois de juin ou au début d’aoûtu mois de juillet (Peterson, 1968). Les femelles gravidespleines parviennent arrivent à la roquerie de la mi‑juin au mois d’août, avec un pic un grand nombre d’entre elles arrivant au début du mois de juillet(Trites, 1992c), et mettent bas un unique petit.

L’accouplement se produit de 3 à 8 jours après la mise bas (en moyenne 5,3 jours)(Bartholomew et Hoel, 1953; Gentry, 1998). L’implantation du blastocyste est retardée de quatre mois, soit jusqu’à e développement embryonnaire est alors interrompu durant 4 mois jusqu’à ce que l’allaitement prenne fin et que les petits soient sevrés (Daniel Jr., 1981; Trites, 1991; York et Scheffer, 1997). À la naissance, le sex‑ratio est de 1:1le taux d’otaries mâles et femelles est égal (Trites, 1991). Par contre, le ratio d’accouplement est de 9 contre 1 en faveur des femelles adultes (Gentry, 1998). Cette asymétriedécoule du Le rapport de masculinité asymétrique que l’on observe reflète un taux de mortalité naturelle plus élevé chez les mâles (Lander, 1981), de la uncompétition d’exclusion rapport d’exclusion compétitive entre les mâles territoriaux et peut‑être dans certains cas de récoltes sans doute les effets des récoltes commerciales ciblant dont les mâles sont les mâlesvictimes. Les taux de gravidité dans certaines classes d’âge grossesse que l’on observe dans les classes d’âge spécifiques chez les femelles peuvent excéder 83 p. 100, et les taux de grossesse les plus élevés étant s’observentés chez les femelles âgées entre 8 et 13 ans(Lander, 1981).

Les femelles quittent la roquerie 8 à 10 jours après avoir mis bas pour effectuer des sorties d’alimentation d’une durée de 3 à 10 jours, après lesquellesau cours desquelles elles reviennent à la roquerie durant 1 à 2 jours afin d’allaiter leurs petits (Costa et Gentry, 1986; Gentry et Holt, 1986). Les petits sont allaités durant quatre4 mois, jusqu’à la fin d’octobre ou le début de novembre, et sont sevrés lorsqu’ils pèsent environ 40 p. 100 du poids des femelles adultes (Gentry, 1998). Environ 10 p. 100 des petits meurent à terre avant d’être sevrés (Trites, 1989). La famine, les traumas, les ankylostomes, laes maladies(infections ouautres) et, les parasites (p. ex. ankylostomes)et lesdiverses infections sont tous des facteurs de mortalité chez les petitsjuvénile(Bigg et Lyons, 1981; Calambokidis et Gentry, 1985). 

Lorsqu’ils sont sevrés, les petits quittent la roquerie pour rejoindre le large et entament leur migration vers le sud avec le reste de la colonie (Ragen et al., 1995). La majorité des petits qui naissent lors d’une année donnée (60 à 80 p. 100) n’atteignentnt pas l’âge de 2 ans (Lander, 1975; Trites, 1989), âge auquel leur cohorteépoque à laquelle le groupe retourne à terre sur la terre ferme(Fiscus, 1978). On pense que la plupart de ces mortalités des décès se produisent durant le premier hiver (Lander, 1979). Plus de 80 p. 100 des femelles adultes vivent jusqu’à l’âge de 15 ans, et elles ne sont qu’environ 30 p. 100à vivre jusqu’à l’âge de 19 ansaprès quoi le taux de survie diminue d’environ 30 % lorsqu’elles atteignent l’âge de 19 ans(Smith et Polacheck, 1981). Les taux de mortalité que l’on observe chez les mâles adultes sont plus élevés chez les mâles adultes que chez les femellesadultes, particulièrement après l’âge de 7 à 10 ans lorsque les mâles sont assez forts pour défendre des territoires (Johnson, 1968). 

 

Prédateurs

Les prédateurs principaux de l’otarie à fourrure de l’Alaskasont, tous âges confondus, sont les gros requins et les orques (Gentry, 2002; NMFS, 2004a). Les petits peuvent également être la proie des otaries de Steller et des renards (Gentry et Johnson, 1981; Reeves et al., 1992; Baird et Hanson, 1997). Les observations d’orques en train de s’attaquer à des otaries à fourrure au large des îles Pribilof remontent à 1868(Scheffer  et al., 1984). 

 

Alimentation

L’otarie à fourrure de l’Alaska est uneconsommateur opportuniste des échelons supérieurs du réseau espèce opportuniste en matière d’alimentationre, grande consommatrice de toute unequi se nourrit d’une grande variété de nourriture, dont divers types de poissons, de céphalopodes et de crustacés. On a dénombré 75 différentes espèces de proies dans l’estomac et les fèces des otaries à fourrure de l’Alaska. Les principales proies comprennent notamment la jeune goberge du Nordde l’Alaska (Theragra chalcogramma)juvénile, le hareng du Pacifique (Clupea harengus pallasi), l’anchois du Pacifique (Engraulis mordax), le capelan (Mallotus villosus), le merlu du pPacifique (Merluccius productus), l’eulakane (Thaleichtys pacificus), desle scorpène sébastes (Sebastesspp.), le des poissons‑lanternes et plusieurs de nombreuses espèces de calmars (Kajimura et al., 1980; Kajimura, 1984; Perez et Bigg, 1986; Sinclair et  al., 1994; Sinclair et al., 1996; Antonelis et al., 1997; Mori et al., 2001; Robson, 2001; Robson et al., 2004). 

Du mois de février au mois de juin, dDans les eaux côtières canadiennes de la Colombie‑Britannique, le hareng du Pacifique est la proie de prédilection des otaries à fourrure de l’Alaskade février à juin. Au sein dDans les eaux océaniques, le régime alimentaire des otaries est presque exclusivement composé de calmars de la famille des Onychoteuthidés et de salmonidés onychoteuthidés(Kajimura, 1984; Perez et Bigg, 1986). Les autres espèces de proies que l’on a dénombrées en Colombie‑Britannique, de 1958 à 1968, comprennent notamment l’eulakane, la morue charbonnière, la scorpènedes sébastes, la morue du Pacifique, le merlu du Pacifique, le balou japonais, et le calmar du Pacifique opale (Loligo. opalescens) et le cornet boréal (Onychoteuthis borealijaponicus). Au fil des années, il est possible que la composition du régime alimentaire de l’otarie à fourrure de l’Alaska de la en Colombie‑Britannique ait évoluée en fonction des changements qui ont affecté survenus dans les populations de poissons (Perez andet Bigg, 1986; Bigg, 1990). 

 

Physiologie

Les otaries à fourrure de l’Alaska retiennent la gardent leur chaleur au moyen d’un pelage épais et d’un duvet imperméable lequel contient en permanencedense comprenant une bourre hydrofuge qui retient des petites bulles d’air quiet qui permettent d’améliorerainsi l’isolation. .LLorsqu’elles sont sur la à terreferme    , les otaries évitent l’hyperthermieseprotègent contre la chaleur excessiveconservent leur fraîcheur en gardant mouillées leurss nageoires postérieuresavant mouillées, en battant l’air avec ces dernières les étalant en éventail ventilant ou en haletantsoufflant. (Bartholomew et Wilke, 1956; Irving et al, 1962).

Une femelle adulte pesant 45 kg peut a une capacité aérobie lui permettant théoriquement effectuer un plongeon aérobique d’une durée approximative de de demeurer sous l’eau au plus environ 3,7 minutes, et,. aAprès un tel plongeontoutefois, l’animal a besoin d’un temps de reposrécupération de 20 minutes à la surface (Gentry, 2002). Il est intéressant de noter queToutefois, de façon inexplicable, les pinnipèdes excèdent souvent ces limites. Les mâles, en raison de leur taille imposante, peuvent La grande taille des mâles leur permet d’atteindre des proies qui se situent plus en vivant à des profondeurs et qui sont par là même inaccessibles aux que les femellesne peuvent atteindre et ; ce facteur pourrait également expliquer pourquoi les mâles ne migrent pas avec les femelles et les juvéniles à la fin de la saison de reproduction, comme le font les femelles et les juvéniles (Gentry, 1998). 

Les otaries à fourrure de l’Alaska possèdent une excellente vision, à la fois dans l’air et dans l’eau. Leur sensibilité auriculaire auditive est égale ou supérieure à celle de tous les autres pinnipèdes testés au moyen de dans des domaines de fréquence allant de 2 à 28 kHz (Moore et Schusterman, 1987). Leurs limites de fréquence supérieures de fréquence sont d’environ 36 kHz dans l’air et de 40 kHz dans l’eau.

La croissance corporelle des otaries à fourrure de l’Alaska varie en fonction de la saison.,Durant une courte période de un à trois mois (mai à juillet), les otaries animaux accuseant une croissance et un gain de masse corporelle rapides durant une courte période de un à trois mois (de mai à juillet) alors que la population migre venrs le direction Nnord et traverse en empruntant les eaux côtières adu nord de la Colombie‑Britannique et de l’Alaska en route pour les îles Pribilof (Trites et Bigg, 1996).

 

Déplacements

Les otaries à fourrure de l’Alaska entament leur migration en novembre, les femelles et les juvéniles des deux sexes quittant les îles de reproduction et se dispersant dans tout le nord du Pacifique Nord (Bigg, 1990) (Figure figure 2). Entre les mois de novembre et de mars, les otaries se concentrent le long des margsses continentales, la plupart d’entre elles restant au norddu 35e parallèle , (environ 35ºN), sans revenir à terre. Les mâles adultes ne migrent pas à ce moment-là et restent dans les eaux du Nnord près des aires lieux de reproduction, puis finissent par . Ils finiront par partir en direction est vers le golfe d’Alaska et le Pacifique Est ou en direction ouest vers les Kouriles (Loughlin et al., 1993; Gentry, 1998; Burton et Koch, 1999; Loughlin et al., 1999).  Les femelles adultes ont tendance à migrer vers le du milieu du Pacifique jusque dans vers la zone de transition alors que les juvéniles se retrouvent dans tout le nord du Pacifique Nord (comme en témoigne leur présence dans les filets de pêche aux maillants des pêcheurs hauturiers de calmars et aux de saumons de haute mer). On ne connaît pas bien les routes migratoires et la répartition des petits, car il est difficile, vu leur taille, de les marquermunir d’instruments, mais il semblerait qu’elles e leurs routes migratoires varient grandement (Ragen et  al., 1995). Au mois de novembre de leur année de naissance, les petits migrent en direction vers le sSud vers les cols empruntant les passages des Aléoutiennes et pour gagner le Pacifique Nord.;Aau mois de janvierde l’année suivante, on peut les apercevoir le long des côtes de la Colombie‑Britannique, de l’état de l’État de Washington et du Japon (Scheffer, 1950). Les petits peuvent rester en mer durant une période allant jusqu’à 22 mois avant de retourner à leur roquerie de natissancle (Trites, 1989; Bigg, 1990; Gentry, 1998).

Au printemps, les femelles rejoignent ldes zones situées le long du rebord desla plate‑formeplateformes continentales d’où elles entament leur migration vers le Nord en route vers leurs îles de reproduction respectives dans la mer de Béring (Bigg, 1990; Trites et Bigg, 1996; Gentry, 1998). Les mâles adultes atteignent les zoneslieux de reproduction à la mi‑mai (voir « Ccycle vitalvital  et reproduction »), alors que les femelles pleines gravides arrivent en juin et mettent bas pour la plupart en juillet, pour la plupart (Trites, 1992c; Trites et Bigg, 1996). Les juvéniles et un certain nombre de quelques femelles non reproductrices qui ne sont pas en période internuptiale peuvent demeurer dans l’oOcéan Pacifique (French et al., 1989; Bigg, 1990)et s’alimenter dans la zone de transition entre les courants d’Oyashio et de Kuroshio (Gentry, 1998), ne repartant vers le Nnord qu’au début du mois d’août (Trites etand Bigg, 1996).

 

Relations Relations interspécifiques

DLes otaries à fourrure de l’Alaska ont parfois été observées dans ldes échoueries des  d’otaries de Californie et d’otaries de Steller(Kuzin et al., 1977; Fiscus, 1983; Baird et Hanson, 1997; Trites, obs. pers.). En règle générale toutefois, les espèces différentes espèces n’ont pas tendance à fréquenter les mêmes territoires secteurs du territoire, et les otaries qui partagent des siteslieux avec les otaries à fourrure de l’Alaska dans les Kouriles occupent des endroits situés plus près de la mer bas et moins accidentés(Kuzin et  al., 1977). Il existe des risques y a possibilité de compétition entre les otaries à fourrure de l’Alaska et les otaries de Steller et de Californie. On en connaît toutefois peu sur l’étendue deu chevauchement alimentaire entre ces espèces.

 

Adaptabilité

Les otaries à fourrure de l’Alaska n’utilisent que quelques sites lieux traditionnels de mise bas et d’accouplement et entreprennent,suivant une chronologie précise,, lors de périodes précises, des migrations annuelles structurées par âge en fonction de leur âge, migrations qui couvrent une grande partie du Pacifique Nord (Bigg, 1990; Baker et  al., 1995; Trites et Bigg, 1996). Il semblerait que les otaries à fourrure de l’Alaska ne soient pas particulièrement aptes à s’adapter à des changements à l’état sauvage, au vu de la rigidité de leur cycle vvital italet du nombre restreint de leurs sites lieux de reproduction.

Les otaries à fourrure de l’Alaska peuvent survivre en captivité, plusieurs des aquariums et des installations de recherche réussissant à en prendre soin et à en élever. Le taux de survie moyen desEn captivité, les otaries à fourrure de l’Alaska gardées en captivité est ont une d’urée de vie moyenne de 0,884 (n = 95; IC à 95 p. 100CI : de = 0,856 à0.,912). Au cours de sa première année d’existence, lLe taux de survie des l’otaries à fourrure de l’Alaska vivant en captivité pour la première année est de 0.,332 (n = 28; IC à 95 p. 100CI =  : de 0.,194 à–0.,571) (Roberts et DeMaster, 2001).

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Taille et tendances des populations

Activités de recherche

Les otaries à fourrure de l’Alaska n’utilisent que quelques sites lieux traditionnels de mise bas et ne vont pas à terre durant leur migration annuelle(Baker et al., 1995; Gentry, 1998). Les études régulières effectuées sur les sites Dans le cadre des relevés des lieux de reproduction des pinnipèdes (phoques communs et otariess de Steller) effectués régulièrement dans toute la zone côtière de la Colombie‑Britannique, n’ont n’a jamais permis d’établir l’existence de colonies signalé de concentrations d’otaries à fourrure de l’Alaska fréquentant la à terreferme. 

Les études menées à bord de navires entre 1958 et 1974 (Lander, 1980b) nous donnent des indications sur la répartition des otaries à fourrure en mer, mais il n’y a pas eu existe pas d’initiatives récentes visant à les localiser en mer et au large des côtes durant leur passage annuel dans les eaux canadiennesen route pour leur migration annuelle.

 

Abondance

Les tendances etl’abondance des nombre d’otaries à fourrure de l’Alaska et les tendances de population ont été évaluées au moyen de méthodes de décomptes par dénombrement directs des individus vivant au sein des harems et des mâles sans partenaire sexuelsolitaires et par des estimations des taux de naissances, à l’aide grâce à des de techniques de marquage et de recapture. La population du Pacifique Est a été évaluée en procédant à l’estimationtdu le nombre de petits présents dans les roqueries et en multipliant ce nombre par des facteurs d’extension d’extrapolation établis parcalqués sur une analyse basée de sur une tables de survie (Lander, 1981). Les estimations de population les plus récentes des effectifs sont égales à la moyenne des comptes de petits des années 1998, 2000, et 2002 multipliée par un facteur de 4,5(Angliss et Lodge, 2003).

Environ 74 p. 100 de la population mondiale d’otaries à fourrure de l’Alaska et 99 p. 100 de la population américaine se reproduit surdans les îles Pribilof(Roppel, 1984; Angliss et Lodge, 2003). On a estimé que, en l’an 2000, la population du Pacifique Est s’élevait environ à environ 941 756 individus (Angliss et Lodge, 2002). L’estimation la plus récente concernant de la population du Pacifique Est provient est l’évaluation préliminaire de la population américaine de 2003du Draft 2003 U.S. Stock Assessment qui donne un chiffre approximatif de 888 120 individus, avec un minimum de 751 714 individus(Angliss et Lodge, 2003). 

Il n’existe pas d’estimation permettant de connaître le nombre de la proportion d’otaries à fourrure de l’Alaska qui fréquentent les eaux canadiennes, même si l’on sait quemais la majeure partie de la population des Priobilof, dans sa très grande majorité, emprunte probablement les eaux canadiennes à un moment donné de l’année.

 

Fluctuations et tendances

Depuis la eur découverte initiale, les de l’espèce, la population mondiale d’otaries à fourrure de l’Alaska ont a connu trois déclins majeursau sein de leur population mondiale. En 1742, lorsque les îles Pribilof ont été découvertes, on estime qu’il y avait entre 2 et 3 millions d’otaries à fourrure de l’Alaska (Lander et Kajimura, 1982; Roppel, 1984). En 1786, ldes Aléoutes furent introduits sur les îles Pribilof et forcés de récolter, pour les 40 années à venir, une moyenne annuelle de 100 000 otaries à fourrure, principalement des petits (Roppel, 1984). Cette récolte n’a été aucunement réglementée jusqu’en 1822, date à laquelle on a instauré des restrictions concernant le nombre de petits et de mâles pouvant être tués et mis en œuvre une politique qui ne permettait de tuer que les mâles immatures. En Vers 1867, lorsque année où l’Alaska fut acheté par les États‑Unis, la population d’otaries à fourrure était presque revenue à son nombre ses plus forts effectifs historiquesinitial et une moyenne de 30 000 à 35 000 mâles immatures étaient alors tués chaque année(Scheffer  et al., 1984). Toutefois, en à partir de 1867, à l’arrivée des États-Unisavec la prise de possession américaine, la récolte d’otaries à fourrure se poursuivit sans réglementation, avec environ 240 000 individus tués pour dans la seule année1868. Les otaries à fourrure de l’Alaska furent également récoltées en mer.,En effet, entre 1868 et 1911, on a dénombréoù au moins 800 000 individustués, principalement des femelles adultes, ont été tués entre 1868 et 1911. Un grand nombre de ces otaries ont été attrapées prises dans les eaux au large de la Colombie‑Britannique (Scheffer et al., 1984). Au début du vingtième XXsiècle, la population d’otaries des Pribilof s’est vue réduite avait baissé à environ 300 000 individus et l’espèce a alors frisé l’extinction risquait de s’éteindre (Kenyon et al., 1954; Lander et Kajimura, 1982). En 1911, dDes mesures de protection furent alors instaurées, comprenant notamment un moratoire total sur la chasse aux otaries à fourrure de l’Alaska de (de 1911 à 1917) et, ultérieurement, des restrictions limitant la récolte des otaries à celle des mâles immatures à terre et interdisant totalement la chasse en mer (Roppel, 1984).

Les mesures restrictives de gestion ont permis de faire augmenter la population d’otaries à fourrure des Pribilof, qui a atteint un nombre de 2,2 millions d’individus dans les années 1950s (Figure figure 4, Briggs et Fowler, 1984). Toutefois, ce nombre n’a pas continué de L’effectif ayant cessé de croître,en raison de la on a alors mise en place d’initiatives œuvre des mesures de gestion qui s’appuyaient sur des concepts théoriques de réponses dépendantesconcernant l’effet de la densité concernant d’individus sur les populations à l’état sauvages. En 1957, un programme de réduction du cheptel troupeau fut mis en place sur dans les îles Pribilof, programme basé sur des probabilités calculs mathématiques qui laissaient entendre qu’un plus petit cheptel favoriserait troupeau présenterait des taux de grossesse gravidité et de survie plus élevés (Lander, 1981). Entre 1956 et 1968, plus de 300 000 otaries à fourrure femelles furent tuées sur dans les îles Pribilof (Lander, 1980a; Roppel, 1984), et 16 000 autres individus furent tués en mer entre 1958 et 1974 (York et Hartley, 1981). L’initiative ne parvint toutefois pas à faire augmenter la productivité de la population, jusqu’à ce que la politique de récolte exclusive des mâles soit réinstaurée en 1969(Figure figure 4; Roppel, 1984; Trites et Larkin, 1989). 

Figure 4.    Comptes de petits et de mâles adultes pour l’île Saint‑Paul entre 1911 et 2004. Les données proviennent du U.S. National Marine Fisheries Service.

Figure 4.    Comptes de petits et de mâles adultes pour l’île Saint‑Paul entre 1911 et 2004. Les données proviennent du U.S. National Marine Fisheries Service.


Les dénombrements des petits ont longtemps été un indice de la taille totale de la population chez le pinnipèdes (Berkson et DeMaster, 1985). Le National Marine Fisheries Service (NMFS) des États-Unis recourt à des dénombrements biennaux des petits sur les îles Saint-Paul et Saint-George pour suivre les tendances générales de la population (facteurs d’extension d’extrapolation : 4,5) chez les otaries à fourrure du nord du Pacifique (Angliss et Outlaw, 2005). En 1992, le nombre d’otaries à fourrure de l’Alaska des îles Pribilof était estimé à presque un million d’individus (Loughlin, 1992; Baird et Hanson, 1997). Au milieu des années 1990, la population est demeurée était relativement stable et elle comptait environ 973 000 individus en 1998(Robson, 2000). Toutefois, entre 1998 et 2002, la production de petits a décliné de déclina pour atteindre des taux de 5,14 p. 100 par année (erreur‑type = 0,26 p. 100; P = 0,03)à l’île Saint‑Paul,(SE=0,26 %,P=0,03)et de 5,35 p. 100 par année (erreur‑type SE = 0,67 p. 100;, P = 0,08) par année à sur lesl’îles Saint‑ Paul et Saint‑George, respectivement (NMML, 2002)., la production totale de petits dans les îles Pribilof ayant décliné  Pour la même période, la production totale de petits sur les îles Pribilof déclina pour atteindre un taux de 5,20 p. 100 par année (erreur‑type SE = 0,19 p. 100,; P = 0,02)(NMML, 2002). En 2002, le compte total la population totale de petits s’élevait à moins de 200 000 individus, effectif le nombre le plus bas en plus de dix ansjamais enregistré pour toute une décennie (Angliss et Lodge, 2003). 

En 2004, lLe nombre de petits nés en 2004 dans sur l’île Saint‑Paul a été était estimé estimé à 122 825 (erreur‑type SE= 1, 290), ce qui représente une baisse de 15,7 p. 100 par rapport à l’estimation de l’année de 2002, et de 22,6 p. 100 par rapport à celle de l’an 2000 (Angliss et Outlaw, 2005). En 2004, lLe nombre estimé de petits nés en 2004 dans sur l’île Saint‑George a été estimé était de à 16 876 (erreur‑type SE= 415), ce qui représente une baisse de 4,1 p. 100 par rapport à l’estimation de l’année 2002, et de 16,4 p. 100 par rapport à celle de l’an 2000. Le nombre total de petits nés sur dans les îles Pribilof donne reflète une estimation de la population totale d’environ 629 000 individus de tous âges (= 4.,5 •∙ [122, 825 + 16, 876]). Par rapport aux À partir des estimations faites en 1998, le nombre estimatif de naissances on a évalué que le taux de naissance avait a décliné de diminué à 6,2 p. 100 par année (erreur‑type SE = 0.,78p. 100; , P = 0.,01) à sur l’île Saint‑Paul et deà 4,5 p. 100 par année (erreur‑type SE = 0.,45 p. 100,; P = 0.,01) sur à l’île Saint‑George, le déclin total pour les deux îlesayant étéde. Au sein des deux îles, le taux estimé global de naissances avait diminué à 6,0 p. 100 par année (erreur‑type SE = 0.,59p. 100,; P = 0.,01) depuis 1998 (NMFS, 2004b). En 2004, On a évalué qu’en 2004, lla production estimative de petits pour sur l’île Saint‑Paul a été était inférieure à celle relevée en 1921, alors que pourqul’îlee la production de petitssur l’île Saint‑George, elle a été inférieure à  s’avérait moins élevée que celle observée en 1916 (Figure figure 4,; Angliss et Outlaw 2005).

Entre 2002 et 2003, le nombre total de mâles adultes aux sur les îles Saint‑George et Saint‑Paul a chuté de 13,4 p. 100 et de 2,8 p. 100, respectivement (NMML, 2003). Le nombre total de mâles adultes présents danssur les îles Pribilof s’élevait à 9 978 individus en 2004, ce qui représente signifie un déclin de 23,8 p. 100 par rapport à depuis 2003(NMML, 2004). Ce compte de chiffre est, en ce qui concerne les mâles adultesest, le plus bas jamais relevé depuis 1930, où on avait récolté, trois à cinq ans auparavant, plus de 20 000 mâles époque qui enregistra, 3 à 5 ans auparavant, une récolte de plus de 20 000 mâles juvéniles par année.

Ces estimations de petits et de mâles adultes pour faites en 2004, combinées avec les tendances à la baisse, que l’on observe laissent à penser que la population de l’est du Pacifique demeure en déclin (Figure figure 4). 

 

Effet d’une iEffetd’une immigration de source externes des mesures de protection

Au vu de son comportement reproducteur, iIl est peu probable que l’otarie à fourrure de l’Alaska,au vu de son comportement reproducteur, colonise de nouvelles plages ou îles, à moins que des changements environnementaux importants graves ne l’obligent à rompre son surmonter l’extrême fidélité à ses lieux de reproductionaux sites qui la caractérise (Gentry, 1998). On doit cependantIl est toutefois bon de noter que, au siècle dernier, deux nouvelles colonies ont vu le jour, l’une dans l’’île sur les îles Bogoslof et l’autre dans l’île San Miguel (Peterson et al., 1968; Loughlin et Miller, 1989)

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Facteurs limitatifs et menaces

Laes survie des juvéniles et les changements du taux de survie des juvéniles et des dont sont victimes les femelles adultes sont des facteurs qui pourraient être intimement liés au fait que le rétablissement actuel du nombre d’otaries à fourrure du Nord rencontre des difficultél’espèce n’arrive pas à se rétablir actuellement(York et Hartley, 1981; Trites et Larkin, 1989; Trites, 1992b). Toutefois, on n’en connaît peu sur les facteurs qui affectent la survie des otaries à fourrure de l’Alaska, principalement lorsque les individus se trouvent en dehors des limites de la mer de Béring (Calambokidis et Gentry, 1985; Trites, 1992b; Trites, 1992a). Selon les études effectuées sur les otaries de Steller, les facteurs limitatifs les plus significatifs sont probablement la prédation de la part des orques et les changements de la quantité et de la qualité des proies disponibles quantitatifs et qualitatifs en matière de disponibilité des proies (DeMaster et Atkinson, 2002; NRC, 2003; Trites et Donnelly, 2003). Toutefois, à dans l’extrême Ssud de l’habitat des otaries à fourrurel’aire de répartition de l’espèce, ldes effets phénomènes climatiques tels que comme El Niño peuvent modifier de façon alarmante très marquée le nombre de proies disponibles et réduire la survie des petits (Carretta et al. 2004).

Les bouleversements en matièredechangements des courants océaniques et de la température des eaux, les pêches à des fins commerciales et le déplacement prélèvement des cétacés à fanons sont des facteurs qui pourraient avoir contribués à modifier l’éventail le bassin de proies disponibles ou les taux de prédateurion dans les écosystèmes de la mer de Béring et du Pacifique Nord. (Trites et al., 1999; Benson et Trites, 2002; Hunt Jr. et al., 2002; Springer et al., 2003; DeMaster et al., 2005). Des études effectuées sur l’abondance des proies espèces effectuées dans la mer de Béring et dans le nord du Pacifique Nord ont établi que des l’existence de fluctuations à long terme ou des régimes océanographiques spécifiques qui pourraient être des facteurs ayant influencéavoir entraîné une modification de la disponibilité des proies des otaries à fourrure de l’Alaska, particulièrement la disponibilité des plus précisément une forte réduction des effectifs de jeunes poissons fourrages en tout début de vieproies (Sinclair et al., 1994; Beamish et Bouillon, 1995; Sinclair et al., 1996; Anderson et al., 1997; McFarlane et al., 2000; Benson et Trites, 2002). D’autres études précisent laissent également entendre que des facteurs environnementaux ont auraient provoqué des bouleversements au sein à la base du réseau alimentaire (Burton et Koch, 1999; Hirons et al., 2001; Trites et al., 2005).

Les pêches à des fins commerciales pourraient affecter la disponibilité des proies dont se nourrissent les otaries à fourrure de l’Alaska si ces pêches causent la réduction des effectifs de leurs proies. Dans la mer de Béring, la goberge de l’Alaska représente une proie essentielle, non seulement pour les otaries à fourrure de l’Alaska (Sinclair et al., 1994; Sinclair et al., 1996; Antonelis et al., 1997),, mais également pour d’autres mammifères marins, pour des oiseaux marins et pour des espèces de poissons (Livingston, 1993; Merrick et Calkins, 1996; Trites et al., 1999). Il existe un vaste marché de lase pratique une importante pêche commerciale à la goberge de l’Alaska dans ce secteur. Toutefois, on ne connaît pas bien l’étendue deu chevauchement entre les classes d’âge de poissons pris par les otaries à fourrure de l’Alaska et par les pêches commerciales (NMFS, 2004a). Des conclusions d’étudesrésultats récentes révèlent qu’il existerait des chevauchements alimentaires et spatiaux considérables entre les activités des pinnipèdes et les activités qui relèvent de la pêches dans la mer de Béring. Toutefois, en ce qui concerne l’otarie à fourrure de l’Alaska, on ignore l’étendue de ces chevauchements (Kaschner et Pauly, 2004), et l’existence d’un tel chevauchement alimentaire ne signifie pas forcément qu’il y a matière à concurrence compétition (CIESM, 2004).

Entre 1978 et 1988, dans le Pacifique Nord, une moyenne de 22 otaries à fourrure de l’Alaska par année aont été tuées de façon accessoire par des bateaux dans les pêches commerciauxales de pêche au chalut due poissons de fondau chalutaméricaines ou pratiquées conjointement par les Américains et des étrangers both the foreign and joint U.S.-foreign(Perez et Loughlin, 1991). Paradoxalementailleurs, en 1991, les pêches étrangères au filet dérivant en haute mer ont été responsables de la mort accidentelle d’un grand nombre d’otaries à fourrure de l’Alaska, estimé à 5 200 individus (IC à 95 p. 100CI : de 4 500 à  à6 000)pour 1991 (Larntz et Garrott, 1993). Ces pêches commerciales ne se pratiquent plus, même s’mais il est probable possible qu’il existe encore des une faible pêches illégales de moindre envergure(Angliss et Lodge, 2003). La pêche commerciale au filet dans les eaux internationales du Pacifique Nord a fortement diminuée dans les dernières années. Le niveau présumé nombre de prises accessoires d’otaries à fourrure de l’Alaska lors de dans ces pêches s’avère insignifiantest sans doute minime aujourd’hui (Angliss et Lodge, 2003).

On dispose de très peu de renseignements sur les effets que peuvent avoir les changements environnementaux à long terme et à court terme sur la reproduction des otaries à fourrure de l’Alaska, à court terme et à long terme (NMFS, 2004a). Toutefois, dles changements au niveau du climatiques général ou du mondiaux ou les modifications des régimes océanographiques sont susceptibles d’affecter les otaries à fourrure de l’Alaska de manière plus indirecte que directe (Gentry, 1998) (par exemple une variation de 1 à 2 degrés de la température de l’eau pourrait avoir des conséquences graves sur la fraye et la survie des œufs et des larves des proies de l’otarie à fourrure de l’Alaska ([Gentry, 1998]), mais ne causerait vraisemblablement pas de changements importants au niveau des taux métaboliques de l’otarie à fourrure de l’Alaska ([Miller, 1978])). Les bouleversements sur le plan des caractéristiques océanographiques et environnementales tels que des violentes tempêtes et des baisses très importantes de température pourraient toutefois affecter influer directement sur les taux de mortalité des otaries à fourrure de l’Alaska (Blix et al., 1979; Trites, 1990; Trites et Antonelis, 1994).   

Les prises accidentelles dans les débris marins contribuent également au taux de mortalité dLes otaries à fourrure de l’Alaska et pourraient être en partie responsables du peuvent se prendre dans des débris marins et en meurent parfois, phénomène qui pourrait avoir contribuéau déclin de la population des îles Pribilof (consulter,p. ex., Fowler, [1982, 1987];, Trites et Larkin, [1989];et Laist, [1997]). De nombreuses études font état duprises accidentelles de problème pour les femelles adultes (consulter,p. ex., DeLong et al., [1988];, Robson et al., [1996;],et Kiyota et Baba, [2001]), deles mâles adultes(Zavadil et al., 2003)et de les mâles juvéniles (Scordino et Fisher, 1983; Scordino, 1985; Stepetin et al., 2000). Bien que l’on ne connaisse pas les taux exacts de prises accidentelles l’ampleur de ce problème en mer, il y a un nombre non comptabilisé d’otaries qui se font piéger prennent dans de gros débris marins, et enqui meurent en mer et qui ne reviennent donc pas sur les sites aux lieux de reproduction(Laist, 1997). Il est possible que lenombre d’individusqui se prennent dans less taux de prises accidentelles et de mortalité associés aux gros débris marins et les taux de mortalité associés soient plus élevés que importants que ne le laissent entendre les estimations actuelles et que le nombre non comptabilisé d’individus ainsi tués en mer à la suite de prises accidentelles soit un éventuel facteur ait une incidence importante sur la population de mortalité (Laist, 1997). On a également émis l’hypothèse que les jeunes otaries à fourrure de l’Alaska âgées de moins de 2 ou 3 ans étaient plus susceptibles de se piéger prendre dans des débris marins que les otaries plus âgées (Fowler, 1987). Toutefois, ldes vérifications des tests de cette hypothèses ne l’ont pas confirméeconcernant les prises accidentelles ne se sont pas révélées probantes (Trites, 1992b),ce qui laisse penser que le problème des débris marins n’est probablement pas à lui seul le facteur de prise accidentelle seul ne pouvant être la cause du déclin de la population des îles Pribilof (Trites, 1992b).

Des perturbations de différentes sourcestypes, à savoir des avions volant à basse altitude, des activités de construction, des activités liées à la de recherche, l’augmentation de la circulation maritime près dans les zones côtières et de la présence humaine, peuvent également affecter hausser le taux de mortalité des otaries à fourrure de l’Alaska (Johnson et al., 1989; Gentry et al., 1990). Toutes ces perturbations peuvent accroître le taux de mortalité des petits et de blessures si les individus sont effrayés et qu’ils se précipitent dans l’eau. Le développement économique en cours sur les îles Pribilof pourrait également nuire à la population reproductrice en raison du déversement près des rivages des déchets de la transformation des produits de la mer, de l’augmentation des perturbations directes liées à la présence humaine et de l’accroissement des niveaux de bruit et de pollution olfactive (Angliss et Lodge, 2002). Le développement, la pollution et les déversements de carburant diesel pourraient aussi dégrader l’habitat(Corbett et Swibold, 2000).

Selon des études ayant mesuré les concentrations d’organochlorés (BPC et DDT) et de métaux lourds dans le petit lard et d’autres tissus des otaries à fourrure de l’Alaska, les polluants environnementaux pourraient affecter l’espèce (consulter, p. ex., Noda et al. [1995], Krahn et al. [1997], Beckmen et  al. [1999], Saeki et al. [2001], Beckmen et al. [2002], Loughlin et al. [2002] et Kajiwara et  al. [2004]). Les concentrations d’organochlorés relevées dans les échantillons de petit lard prélevés sur les otaries à fourrure de l’Alaska de l’île Saint‑George excédaient les valeurs recommandées pour la consommation humaine (Loughlin et al., 2002). Beckmen et al. (1999) ont émis l’hypothèse que la concentration totale de ces contaminants pourrait affecter le système immunitaire des petits. On a également relevé des concentrations élevées de BPC et de DDT dans les échantillons de petit lard prélevés sur des otaries à fourrure femelles au large des côtes du Japon (Tanabe et al. 1994). En outre, on a relevé de plus fortes concentrations de mercure dans la fourrure d’otaries à fourrure de l’Alaska des îles Pribilof que dans celle d’otaries de Steller des populations de l’est et de l’ouest(Beckmen et al., 2002). Enfin,lDans certains cas, les concentrations de certains contaminants organochlorés relevées dans le petit lard des échantillons de graisse d’otaries à fourrure de l’Alaska des îles Pribilof des îles Pribilof étaient près d’un ordre de grandeur supérieures à celles relevées chez presque équivalentes à un degré de plus que les concentrations relevées d’autresespèces de phoquessur les autres espèces d’otaries à fourrure (Krahn et al., 1997).

Les déversements d’hydrocarbures peuvent affecter les propriétés isolantes de la fourrure des otaries à fourrure de l’Alaska et être une cause de mortalité. Contrairement aux phoques et aux lions de mer, les otaries à fourrure de l’Alaska n’ont pas d’épaisses couches de graisse pour l’isolation; elles conservent leur chaleur grâce aux propriétés isolantes de leur bourre dense. Les hydrocarbures qui viennent en contact avec la fourrure diminuent la capacité isolante de celle‑ci, ce qui provoque l’hypothermie et la mort de certains individus(St. Aubin, 1990). Les hydrocarbures peuvent également irriter les muqueuses et causer des inflammations cutanées ou d’autres problèmes s’ils sont ingérés ou inhalés (St. Aubin, 1990). 

L’incidence des hydrocarbures en Colombie‑Britannique serait vraisemblablement moins importante que près des lieux estivaux de reproduction. Toutefois, un déversement d’hydrocarbures par un pétrolier transportant du brut provenant du terminal Valdez le long de la côte ouest de la Colombie‑Britannique ou des États-Unis pourrait très bien affecter les otaries à fourrure de l’Alaska au cours de leurs migrations de printemps et d’automne (NMFS, 2004a). De la même manière, on pense que les vidanges régulières d’hydrocarbures, problème chronique qui affecte les oiseaux marins, touchent également les otaries à fourrure de l’Alaska. Toutefois, celles‑ci meurent probablement trop loin des côtes pour que l’on puisse retrouver leurs carcasses souillées par les hydrocarbures.

L’extrême fidélité de l’espèce aux lieux qu’elle fréquente la rend particulièrement vulnérable aux humains(Gentry, 1998). Les programmes de gestion antérieurs ont connu du succès en grande partie parce qu’ils se fondaient sur le système de reproduction polygyne de l’espèce, qui fait qu’un nombre de mâles plus élevé que le nombre absolument nécessaire à la reproduction parvient à l’âge adulte. Cette caractéristique permet d’exploiter certains groupes d’individus. Le fait de tuer un nombre restreint de jeunes mâles pour la fourrure (principalement âgés entre 2 et 6 ans) ne modifie pas le sex‑ratio des adultes au point d’affecter les taux de gravidité (Roppel et Davey, 1965; Roppel, 1984). Dans les années passées, on a constaté que les périodes qui comptaient des populations de moindre taille coïncidaient avec les récoltes de femelles (Roppel andet Davey, 1965; Scheffer et al., 1984). Il n’y a toutefois pas eu de récoltes commerciales dans les îles Pribilof depuis 20 ans (Scheffer et al. 1984; Gentry, 1998), et les niveaux actuels de la chasse de subsistance ne devraient pas avoir d’effets sensibles sur la population d’otaries à fourrure de l’Alaska (NMFS, 2004a). Une chasse pélagique pourrait avoir cours au‑delà des zones économiques exclusives du Canada et des États‑Unis (Baird et Hanson, 1997). Les initiatives pour instituer un nouveau traité visant à protéger les otaries à fourrure de l’Alaska des récoltes pélagiques n’ont pas abouti (voir plus bas « Protection actuelle ou autres désignations de statut »). De plus, on pense qu’il existe des risques pour les otaries à fourrure de l’Alaska d’être tuées de façon accessoire par des activités illégales de pêche au filet dérivant qui pouirraient avoir cours en dehors des zones économiques exclusives du Canada et des État-Unis.

On ne connaît pas la cause exacte des récents déclins démographiques des otaries à fourrure de l’Alaska des îles Pribilof. Selon toute probabilité, différents facteurs sont responsables de la situation actuelle, et leur importance respective a pu varier au fil des années. Les principales menaces pesant sur les otaries à fourrure de l’Alaska semblent être les débris marins dans lesquels elles peuvent se prendre, diverses perturbations anthropiques, la pollution et la diminution de la disponibilité de proies (causée par les pêches et les changements environnementaux).

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Importance de l'espèce

L’otarie à fourrure de l’Alaska est la seule espèce d’otaries à fourrure présente au Canada et dans l’hémisphère nord. Elle est endémique des eaux tempérées du Pacifique Nord. Au Canada, les otaries à fourrure de l’Alaska ont été chassées en mer par des non‑Autochtones au large de la côte ouest de l’île de Vancouver et dans toute la région de Haida Gwaii, peut‑être dès 1866 (Scheffer et  al.,1984).

Depuis des millénaires, les Autochtones des Aléoutiennes, de l’Alaska, de la Colombie‑Britannique, de l’État de Washington et de l’Oregon ont également chassé l’otarie à fourrure de l’Alaska à des fins de subsistance (Gustafson, 1968; Huelsbeck, 1983; Savinetsky et al., 2004). Il semblerait que les récoltes aient été pélagiques et qu’elles s’effectuaient en tout temps de l’année.

Sur les îles Pribilof, la chasse de subsistance est actuellement limitée à une saison de 47 jours, du 23 juin au 8 août, afin d’en limiter les effets négatifs sur la population (NMFS, 2004a). Seuls les mâles préreproducteurs peuvent être tués durant cette période; entre 1997 et 2001, le nombre moyen d’individus récoltés à des fins de subsistance a été de 1 132 (plage de 750 à 1558)(Angliss et Lodge, 2003). La viande des otaries à fourrure est consommée par les Aléoutes, et les fourrures sont utilisées dans le cadre d’un programme d’artisanat (Corbett et Swibold, 2000).

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

Autres pays

L’élimination d’un grand nombre d’otaries à fourrure de l’Alaska au cours du XIXe siècle a mené, en 1911, à la ratification du Treaty for the Preservation and Protection of Fur Seals and Sea Otters(Ttraité pour la préservation et la protection des phoques otaries à fourrure et des loutres de mer) par la Grande‑Bretagne (pour le Canada), le Japon, la Russie et les États-Unis. La chasse pélagique fut interdite et la récolte d’otaries à fourrure à terre fut réduite. Le traité fut en vigueur jusqu’en 1941, date à laquelle le Japon y mit terme (Roppel, 1984). En 1957, un nouveau traité, la Convention intérimaire sur la conservation des phoques à fourrure  intitulé « Convention intérimaire sur la conservation des phoques à fourrure du Pacifique Nord », fut ratifiée par le Canada, le Japon, la Russie et les États‑Unis. Ce traité interdisait la chasse pélagique des otaries à fourrure de l’Alaska, mais permettait le prélèvement de femelles par les États‑Unis et le Canada à des fins de recherche. En outre, la récolte commerciale des otaries à fourrure dans les îles Pribilof demeurait permise, le Canada se voyant octroyé 15 p. 100 des peaux récoltés et mandaté de mener des recherches sur l’espèce (Baird et Hanson, 1997). En 1984, la convention internationale ne fut pas reconduite, car le Sénat américain refusa d’en ratifier le protocole d’extension. La gestion des otaries à fourrure de l’Alaska dans les eaux américaines fut alors régie par la Fur Seal Act de 1966 et par la Marine Mammal Protection ActLoi sur la protection des mammifères marins (MMPA) de 1972. La récolte commerciale des îles Pribilof fut arrêtée lorsque la National Marine Fisheries Service (NMFS) détermina qu’elle ne pouvait plus se pratiquer en vertu de la législation nationale.

En juin 1988, la population des îles Pribilof a été désignée effondrée (depleted) aux termes de la Marine Mammal Protection Act (MMPA)Loi sur la protection des mammifères marins(MMPA), en raison des déclins d’effectifs d’environ 35 p. 100 depuis les années 1970 (~ 1,3 million d’individus) et 60 p. 100 depuis les années 1950 (~ 2,2 millions d’individus) (Briggs et Fowler, 1984). En outre, un plan de conservation de l’espèce décrivant des mesures de protection et des activités de recherche à mettre en œuvre a été établi en 1993 (NMFS, 1993). La mise à jour d’un plan est en suspens (Angliss et Outlaw, 2005). Depuis 1994, il est illégal, de par des modifications apportées à la MMPA, de tuer intentionnellement un mammifère marin, quel qu’il soit, sauf lorsque cela s’avère nécessaire pour protéger la vie humaine, ou à des fins de subsistance pour les Autochtones vivant en Alaska(Angliss et Lodge, 2002). L’otarie à fourrure de l’Alaska ne figure pas sur la liste de la  Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), et, par conséquent, son commerce international n’est ni réglementé ni surveillé.

 

Canada

Au Canada, l’otarie à fourrure de l’Alaska est protégée en vertu du Règlement sur les mammifères marins de la Loi sur les pêches du Canada, datant de 1993. Aux termes de ce règlement, la chasse à l’otarie à fourrure de l’Alaska dans les eaux canadiennes est interdite, sauf pour les Autochtones, qui doivent obtenir un permis. Les permis sont valables un an et sont délivrés à la discrétion du ministre des Pêches et des Océans. Le règlement n’interdit pas seulement de chasser les otaries à fourrure du Nord. En effet, il stipule également qu’il est interdit d’importunerles mammifères marins, soit de , on entend par là s’adonner à une activité qui enmodifie, perturbe ou compromet les activités lorsqu'il s'agit de leursprocessus vitaux normauxdérange, interrompt ou empêche de mener à bien les activités quotidiennes, d’un mammifère marin (MPO DFO, 2002). L’otarie à fourrure de l’Alaska a été désignée a été déclarée comme étant une espèce « Nnon en périlpar le » par le COSEPAC en 1996.


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Résumé technique

 

Callorhinus ursinus
Otarie à fourrure du Nord     Northern fur seal
Répartition au Canada : Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique

Information sur la répartition

·        Superficie de la zone d’occurrence (km2) au Canada     > 20 000 km²
          (Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique)
·         Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).     Inconnue
·        Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?     Non
·        Superficie de la zone d’occupation (km2)     > 2 000 km² (Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique) < de 50 km2 (comprenant l’habitat de reproduction sur les îles Saint-Paul, Saint-George, Bogoslof et San Miguel)
 (Eaux côtières et au large de la Colombie-Britannique)
·         Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).     Inconnue
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?     Non
·         Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.     4 îles où il y a reproduction (sur la plupart)
·         Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue).     2 nouvelles roqueries ont vu le jour depuis 1965  (sur l’île Bogoslof et l’île San Miguel)
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?     s.o.
·        Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).
     Inconnue, mais le changement de l’habitat peut être partiellement responsable du récent déclin de la population.

Information sur la population

·         Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.).
               10 ans (femelles)
               (consulter Lander, 1981)
·         Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).
               50 % de la population estimée en 2004 : 314 000
               Calcul d’après un tableau de calcul pour les femelles, 3 ans et plus, et pour les males, 4 ans et plus (consulter le tableau 10 dans York et al., 2000)
·         Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue.     En declin
·        S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte)
          De 1994 à 2004 : ~36 %
          (inféré depuis les dénombrements des petits sur l’île St.Paul, voir la figure 4)
·        S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte)     De 1974 à 2004 : ~54 % (inféré depuis les dénombrements des petits sur l’île St. Paul, voir la figure 4)
·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?     Non
·         La population totale est‑elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.‑à‑d. migration réussie de < 1 individu/année)?     Non
·        Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).
·        Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

·        Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

-         Proies accessibles (voir aux pages 13 et 14)
-         Dégradation et perturbation de l’habitat de reproduction (à l’extérieur du Canada) (voir à la page 15)
-         Pollution environnementale (voir à la page 15)
-         Enchevêtrement dans les débris de pêche (voir à la page 14)

Effet d’une immigration de source externe

·        Statut ou situation des populations de l’extérieur?
États-Unis (colonie de San Miguel) : espèce en déclin (depleted) en vertu de la Marine Mammal Protection Act des États-Unis
Russie(les populations ont subi un déclin, mais aucune désignation officielle du statut)
·        Une immigration a‑t‑elle été constatée ou est‑elle possible?     Oui
·        Des individus immigrants seraient‑ils adaptés pour survivre au Canada?     Oui
·        Y a‑t‑il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?     Probablement
·        La possibilité d’une immigration de populations externes existe-elle?     Faible probabilité

Analyse quantitative     Aucune

Statut existant
·        COSEPAC : Non en péril, en avril 1996. Le statut a été réévalué, et l’espèce a été désignée menacée en avril 2006.

Statut et justification de la désignation

Statut :  Menacée
Code alphanumérique : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A2b, B2ab(v), mais désignée « menacée », A2b, B2ab(v), puisqu’il y a toujours plus de 600 000 individus, et l’espèce ne semble pas être en danger imminent de disparition.
Justification de la désignation : La population qui se reproduit sur les îles Pribilof, dans la mer de Béring, se nourrit et migre dans les eaux de la Colombie-Britannique. Cette population comptait environ 629 000 individus en 2004. Bien que ce nombre demeure relativement élevé, la population, telle qu’estimée à partir des dénombrements des petits, a diminué de 50 à 60 % sur trois générations (de 1974 à 2004). Le taux de déclin est particulièrement rapide depuis 1998. Les tendances dans les nombres de mâles adultes entre 1974 et 2004 sont brouillées par la réaction à la suspension, en 1984, de la prise sélective commerciale des jeunes adultes mâles. Ces nombres diminuent de façon rapide et inexplicable depuis 1992. Les raisons du déclin de la population sont inconnues. L’enchevêtrement dans les débris marins, le dérangement, la pollution et les changements environnementaux, incluant possiblement un changement du régime dans les écosystèmes de la mer de Béring et du Pacifique Nord, sont considérés comme des facteurs contributifs. Les facteurs limitatifs possibles sont peu connus en Colombie-Britannique et dans d’autres régions où les otaries à fourrure cherchent de la nourriture pendant leur migration annuelle.

Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) : A2b. Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », A2b. Les dénombrements des petits sont un indice de la taille de la population et il y a eu un déclin de 50 % sur trois générations (de 1974 à 2004).
Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) : Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », B2ab(v), compte tenu de la superficie totale de l’habitat occupé sur les îles Saint-Paul, Saint-George, Bogoslof et San Miguel. (< 500 km2), et d’un déclin continu du nombre d’individus matures inféré par suite d’un déclin des dénombrements des petits.
Critère C (Petite population globale et déclin) : S.O. Le nombre d’individus matures est supérieur à 10 000.
Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) : S.O. La population est grande (> 1,000 individus matures) et sa zone d’occupation est étendue.
Critère E (Analyse quantitative) : Aucune analyse quantitative n’a été entreprise.


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Remerciements

Le financement pour la préparation du présent rapport de situation a été fourni par le Service canadien de la faune d’Environnement Canada.

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Experts contactés

Achuff, P.L. Juin 2004. Botaniste national, Direction de l’intégrité écologique, Parcs Canada, Parc national des Lacs-Waterton, Waterton Park (Alberta) T0K 2M0.

Dirks, M. Juillet 2004. Aleut Language and Culture Teacher, Unalaska City School, B.P. 570, Unalaska (Alaska) 99685, ÉTATS-UNIS.

Simon, P. Août 2004. Conseiller principal en matière de politiques et de programmes, Poissons du Nord et mammifères marins, Direction de la recherche sur les pêches, Pêches et Océans Canada, 200, rue Kent, Station 12S036, Ottawa (Ontario)  K1A 0E6.

Sloan, N. Juin 2004. Marine Ecologist/Ecosystem Coordinator, Réserve du parc national et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas, B.P. 37, Queen Charlotte (Colombie-Britannique)  V0T 1S0.

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Sources d'information

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Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

Kate Willis a obtenu son baccalauréat ès arts de la Wesleyan University en mai 1998 et sa maîtrise ès sciences de la Texas A&M University en mai 2004. Dans le cadre de son mémoire de maîtrise, elle a étudié la thermorégulation chez le lion de mer de Steller (Eumetopias jubatus) et a travaillé en collaboration avec des chercheurs du Alaska SeaLife Center, de Seward (Alaska), et de la Marine Mammal Research Unit de la University of British Columbia, à Vancouver (Colombie-Britannique). Elle est déménagée au Canada en mai 2001. Depuis 1997, le travail de Mme Willis a porté sur de nombreux cétacés et pinnipèdes. Elle possède également une expérience pratique et sur le terrain en ce qui concerne l’otarie à fourrure de l’Alaska, le lion de mer de Steller, l’otarie à fourrure de l’Australie, l’otarie de Californie, le phoque de Weddell, le phoque moine des îles Hawaii, le phoque commun, le phoque gris, le dauphin à gros nez et la baleine noire de l’Atlantique Nord. Dans le cadre de son étude sur le lion de mer de Steller, Mme Willis a acquis des connaissances pratiques au sujet de la répartition et de la physiologie de l’otarie à fourrure de l’Alaska et s’est aussi familiarisée avec la littérature pertinente.

Andrew Trites est directeur de la Marine Mammal Unit du UBC-Fisheries Centre et directeur de la recherche du North Pacific Universities Marine Mammal Research Consortium. M. Trites étudie les mammifères marins du Pacifique Nord depuis plus de vingt ans. Ses recherches actuelles portent surtout sur les pinnipèdes (le lion de mer de Steller, l’otarie à fourrure de l’Alaska et le phoque commun). Elles comprennent des études sur des animaux en captivité et des études en milieu naturel et de la modélisation de simulation. Entre autres travaux, il a modélisé l’écosystème de la mer de Béring, estimé le degré de compétition entre les mammifères marins et les pêches et évalué l’hypothèse d’une dégradation de la qualité des proies de l’otarie de Steller (junk-food hypothesis) comme explication du déclin des effectifs en Alaska. Il forme des étudiants et collabore avec des chercheurs spécialisés dans d’autres disciplines (nutrition, écologie, physiologie, océanographie et autres). Il a étudié l’otarie à fourrure de l’Alaska et a publié quatorze articles sur la biologie de la population. Au Canada, il est le principal spécialiste des otaries à fourrure de l’Alaska.

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