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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le chevalier noir au Canada – Mise à jour

Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le chevalier noir fréquente en général les cours d’eau de taille moyenne, aux eaux fraîches et claires (Bowman, 1970). L’été, il préfère habituellement les fosses; il passe l’hiver dans les fosses les plus profondes (Bowman, 1970). Bien que les variables spécifiques de l’habitat associées à la présence du chevalier noir n’aient été chiffrées que dans le cadre de quelques études, la présence de ce poisson a été signalée dans des cours d’eau caractérisés par des gradients de 1,2 à 1,5 m/km (Parker et Kott, 1980), par un débit annuel moyen de 14 à 20 m3/s (Bowman, 1970; Parker et Kott, 1980), par des eaux bien oxygénées et relativement fertiles dont la température moyenne tourne autour de 20 ºC en juillet (Parker, 1989). Selon un relevé effectué dans 77 sites de l’Indiana dans le cadre d’une étude sur la présence du chevalier, l’espèce fréquenterait des sites aux eaux plus profondes (moyenne = 0,61 m contre 0,31 m) et aux débits plus lents (moyenne = 0,06 m/s contre 0,49 m/s) que d’autres sites exempts de chevaliers (Brown, 1984). Aucune différence significative de pH, d’oxygène dissous ou de température n’a par ailleurs été relevée.

En se fondant sur des prélèvements effectuées en 1997, Holm et Boehm (1998) ont décrit l’habitat canadien comme étant des rivières de 25 à 130 m de largeur, de 0,1 à 1,8 m de profondeur, à débit généralement modéré à rapide, mais occasionnellement lent, et au substrat de cailloux, de gravier, de sable, de blocs rocheux et de limon. L’habitat est rarement associé à de la végétation aquatique submergée. L’habitat des sites échantillonnés en 2002 et en 2003 dans l’ensemble de l’aire de répartition du sud-ouest de l’Ontario était semblable à celui décrit par Holm et Boehm (1998) (N.E. Mandrak, S.C. Reid, données inédites).

Des chevaliers noirs jeunes de l’année ont été trouvés dans des fosses peu profondes et des tronçons à courant lent des rivières Thames et Nith en Ontario (Parker, 1989). Dans la rivière Grand, on les observe plus souvent près des lits de décodon verticillé (Decodon verticillatus) dans des eaux relativement calmes. En été, on a déjà vu de gros juvéniles (environ 150 mm) en train de se nourrir seuls au fond de fosses sablonneuses (Bowman, 1970), et on a capturé des individus immatures dans des fosses peu profondes en aval de radiers (Parker and Kott, 1980). Dans la rivière Grand, environ 35 p. 100 des endroits où l’on a récolté des chevaliers noirs abritaient aussi bien des chevaliers juvéniles qu’adultes (S. Reid, données inédites). En été, les chevaliers juvéniles sont en général capturés dans des fosses et des rapides situés en aval de radiers (S. Reid, données inédites).


Tendances en matière d’habitat

En raison du manque de données historiques, on ignore tout des tendances en matière d’habitat dans l’aire de répartition canadienne de l’espèce. En général, certaines portions des bassins des rivières Thames et Grand se sont urbanisées, des zones non urbaines subissent une lourde production agricole, et des populations ont été fragmentées par des barrages.


Protection et propriété

Toutes les localités où l’on rencontre le chevalier noir se trouvent dans des voies navigables publiques, où l’habitat du poisson est protégé en vertu de la Loi sur les pêches fédérale. Plusieurs d’entre elles sont en outre situées dans des zones de conservation gérées par des Offices de protection de la nature. La majeure partie de l’habitat riverain se trouve sur des propriétés privées qui sont, pour la plupart, exploitées à des fins agricoles.