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Rapport annuel du COSEPAC - 2004

Annexe I

 

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COMMUNIQUÉS DE PRESSE


Ottawa, le 28 novembre 2003

Au cours de la première réunion du COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada) depuis l'adoption de la Loi sur les espèces en péril (LEP), les membres du Comité ont examiné la situation de conservation de 23 espèces.

L'otarie de Steller a été désignée comme étant une espèce « préoccupante » étant donné le petit nombre de sites de reproduction ainsi que sa vulnérabilité aux perturbations humaines et aux marées noires. Cette espèce se trouve sur des îles au large de la côte de la Colombie Britannique. Par le passé, les populations d'otaries de Steller ont connu des déclins en raison de la chasse dirigée envers cette espèce visant à réduire la prédation dont les poissons font l'objet. Ces programmes ont été interrompus pendant les années 1950, et les populations affichent maintenant une certaine croissance. Un groupe reproducteur en Colombie Britannique est maintenant disparu, et les populations globales demeurent inférieures aux niveaux historiques (début des années 1900). L'otarie de Steller est menacée ou en voie de disparition ailleurs dans son aire de répartition (États Unis et Russie).

L'esturgeon blanc, le plus gros poisson d'eau douce au Canada, a été désigné comme étant « en voie de disparition ». Au Canada, cette espèce ne se trouve qu'en Colombie Britannique, où plusieurs populations connaissent un déclin. La grande rareté de poissons âgés de moins de 30 ou de 40 ans dans la plupart des rivières indique que peu de jeunes survivent. Une longue durée de vie et de petites populations font en sorte que l'esturgeon blanc est extrêmement vulnérable à toute prise et à la dégradation de l'habitat causée, par exemple, par les barrages. La demande relative à la chair et les oeufs (caviar) sur le marché noir constitue une menace additionnelle pour cette espèce.

Dans les Prairies, deux espèces de papillon (l'hespérie du Dakota et l'hespérie de Poweshiek) ont été désignées comme étant « menacées ». Les deux espèces dépendent de ce qui reste des habitats des prairies et sont menacées par les brûlages dirigés, par la fragmentation de leurs habitats en terres herbeuses et par le moment de la fenaison.

Le noyer cendré, un arbre dont la durée de vie est relativement courte et qui se trouve en Ontario, au Québec et au Nouveau Brunswick, a été désigné comme étant « en voie de disparition ». Le noyer cendré produit des noix comestibles et est d'une importance particulière pour de nombreux peuples autochtones. Cet arbre, largement répandu mais relativement rare, est grandement touché par une maladie exotique (le chancre du noyer cendré) qui se propage rapidement.

« Au cours de cette réunion, nous avons étudié quatre rapports de situation portant sur des espèces pour lesquelles le COSEPAC a conclu que les renseignements étaient insuffisants pour conférer un statut. Il faut investir davantage de ressources dans l'étude de la faune et de la flore du Canada afin de fournir, aux décideurs et aux planificateurs, de l'information adéquate pour réaliser une conservation efficace », a déclaré M. Marco Festa Bianchet (Ph.D), président du COSEPAC.

Les limites imposées par le manque d'information entraînent d'importantes répercussions pour l'évaluation. Par exemple, en Nouvelle Écosse et au Nouveau Brunswick, le rare lyogyre roux a été observé dans un petit nombre d'emplacements épars et était classifié dans la catégorie « données insuffisantes ». Il existe peu de données sur l'ampleur de la répartition ou sur l'abondance de cette espèce dans les cours d'eau et les lacs du Canada.

Sur la côte de la Colombie Britannique, la chauve souris de Keen a une grande aire de répartition, mais elle pourrait dépendre des forêts anciennes. La chauve souris est rarement observée et il est difficile de faire l'inventaire de la population. Le manque de renseignements au sujet de la taille de sa population et la difficulté quant à l'identification de cette espèce ont mené à sa classification dans la catégorie « données insuffisantes ».

Il y a maintenant 441 espèces dans les diverses catégories de risque du COSEPAC, dont 160 espèces en voie de disparition, 108 espèces menacées et 140 espèces préoccupantes. En outre, 21 espèces sont « disparues du pays » (elles ne se trouvent plus au Canada à l'état sauvage) et 32 sont classifiées à la catégorie « données insuffisantes ».

Les évaluations du COSEPAC seront transmises au ministre de l'Environnement fédéral et constitueront le fondement pour l'inscription à la liste légale des espèces en péril en vertu de la Loi sur les espèces en péril.

Le COSEPAC évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d'autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes des gouvernements provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas d'une compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones.

Définition des termes et des catégories de risque du COSEPAC

Espèce: Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.

Disparue: Toute espèce qui n'existe plus.
Disparue du pays: Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.
Menacée: Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants auxquels elle est exposée ne sont pas inversés.
Préoccupante: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.
Non en péril: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.
Données insuffisantes: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.



Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec:

Marco Festa Bianchet (Ph.D.)
Président, COSEPAC
Marco.Festa-Bianchet@usherbrooke. ca
Questions d'ordre général:
Secrétariat du COSEPAC
(819) 953-3215

 

Pour des questions sur l'otarie de Steller :
Andrew Trites (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes
des mammifères marins
(604) 822-8181
(604) 318-6357
trites@zoology.ubc.ca

 

Pour des questions sur l'esturgeon blanc:
Robert Campbell (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes
des poissons d’eau douce
(613) 987-5367
racambel@cyberus.ca

 

Pour des questions sur les papillons : Theresa Fowler (Ph.D.)
Coprésidente, Sous-comité de spécialistes des arthropodes
(819) 953-6402
Theresa.aniskowicz@ec.gc.ca

 

Pour des questions sur le noyer cendré : Erich Haber (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens
(613) 722-5523
erich.haber@rogers.com

 

Pour des questions sur le lyogyre roux : Gerald Mackie (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes des mollusques
(519) 824-4120, poste 3505
gmackie@uoguelph.ca

 

Pour des questions sur la chauve-souris de Keen:
Brock Fenton (Ph.D.)
Coprésident, Sous-comité de spécialistes
des mammifères terrestres
(416) 736-2100, poste 22664
bfenton@yorku.ca

 

Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et la justification pour chaque désignation, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l'adresse suivante: www.cosepac.gc.ca

 

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Port Rowan, Ontario, le 7 mai 2004

Au coeur de la région carolinienne biologiquement diverse du Canada, région qui accueille plus de 100 espèces en péril, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) s'est réuni pour évaluer la situation de la conservation de 36 espèces sauvages.

Une des espèces caroliniennes examinées était le pleurobème écarlate. Ce mollusque d'eau douce que l'on ne trouve maintenant que dans le lac Sainte Claire et dans trois autres bassins versants du sud-ouest de l'Ontario, est menacé par la moule zébrée exotique envahissante et par la détérioration de la qualité de l'eau. Il y a maintenant huit espèces de mollusques désignées en voie de disparition dans le sud de l'Ontario.

Deux mammifères du Nord, le béluga et le caribou de Peary, font partie des espèces les mieux connues qui ont été examinées. De sept populations de bélugas, seule la population de la mer de Beaufort est actuellement considérée comme n'étant pas menacée de disparition. On croit que les menaces les plus importantes qui pèsent sur cette espèce ont été la chasse excessive historique et, pour certaines populations, les prises actuelles non durables. Les autres menaces comprennent la contamination et la dégradation de l'habitat. Le caribou de Peary, une espèce en voie de disparition, connaît un déclin continu, et ce, peut-être à cause des changements du climat de l'Arctique. Ce déclin s'est poursuivi malgré les restrictions volontaires sur la chasse par les résidants du Nord.

La maraîche, le premier requin à être évalué par le COSEPAC, a été désignée en voie de disparition. On estime que depuis les années 1960, elle a connu un déclin de 90 p. 100, et la principale menace semble être la pêche excessive. Bien que les quotas ont été réduits et la pêche interdite dans les zones de reproduction, dans le cadre du plan de gestion actuel, les caractéristiques du cycle biologique de la maraîche, y compris sa maturité tardive et son faible taux de reproduction, rendent cette espèce particulièrement vulnérable à la surexploitation.

Plusieurs espèces de plantes qui se trouvent seulement au Canada sont aussi considérées en péril, y compris l'aster du Golfe Saint-Laurent et la gentiane de Victorin, les deux ayant été désignées menacées. Le COSEPAC a noté que les véhicules tous terrains (VTT) menacent sept des douze espèces de plantes examinées lors de cette réunion. Les VTT peuvent provoquer l'érosion du sol et détruire directement les plantes.

Parmi les autres espèces évaluées lors de la réunion on retrouve le scinque des prairies, la tortue ponctuée, l'antennaire stolonifère, le puffin à pieds roses, le crotale de l'ouest, la baleine grise, et l'oreillard maculé.

Lors de la réunion, le COSEPAC a évalué la situation du bison des prairies, un animal qui était un élément important de l'écosystème des Prairies du Canada, où il se trouvait par millions. Aujourd'hui, il reste moins de mille bisons des prairies en liberté au Canada. Marco Festa-Bianchet, président du COSEPAC a déclaré : «Tirons la leçon de cette tragédie et redoublons nos activités pour protéger les espèces en péril et leurs habitats. »

Il y a maintenant 456 espèces inscrites aux diverses catégories de risque du COSEPAC, y compris 169 espèces en voie de disparition, 114 espèces menacées et 140 espèces préoccupantes. De plus, 21 espèces sont désignées disparues du pays (on ne les trouve plus à l'état sauvage au Canada), 12 espèces sont disparues et 33 font partie de la catégorie données insuffisantes.

Les évaluations du COSEPAC seront transmises au ministre fédéral de l'Environnement et constitueront la base pour l'inscription sur la liste légale des espèces en péril au titre de la Loi sur les espèces en péril.

Le COSEPAC évalue la situation nationale des espèces sauvages, des sous-espèces, des variétés, ou d'autres unités désignables considérées en péril au Canada. Le COSEPAC est composé de membres provenant de chaque organisme responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre entités fédérales (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, Pêches et Océans Canada et Partenariat fédéral sur la biosystématique, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne provenant pas des compétences et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones.

Le COSEPAC est très reconnaissant à Études d'Oiseaux Canada d'avoir fourni les installations et le soutien logistique pour cette réunion.

Définition de la terminologie et des catégories de risque du COSEPAC

Espèce: Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.
Disparue: Toute espèce qui n'existe plus.
Disparue du pays: Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.
Menacée: Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants auxquels elle est exposée ne sont pas inversés.
Préoccupante: Toute espèce qui peut devenir une espèce menacée ou une espèce en voie de disparition par l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces signalées à son égard.
Non en péril: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.
Données insuffisantes: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

Pour obtenir de plus amples renseignements:

Pour les questions d'ordre général et concernant le caribou de Peary :
Marco Festa-Bianchet (Ph.D.)
Président du COSEPAC
(613) 296-1937
(819) 821-8000 (poste 2061)
Marco.Festa-Bianchet@usherbrooke.ca   
Questions d'ordre général :
Secrétariat du COSEPAC
(819) 953-3215
www.cosepac.gc.ca


 

Pour les questions concernant la maraîche:
Richard Haedrich (Ph.D.)
Coprésident du Sous-comité de spécialistes des poissons marins
(802) 649-3028   

 

Pour les questions concernant le béluga:
Andrew Trites (Ph.D.)
Coprésident du Sous-comité de spécialistes des mammifères marins
(604) 318-6357
(604) 822-8183
trites@zoology.ubc.ca

 

Pour les questions concernant le pleurobème écarlate :
Gerald Mackie (Ph.D.)
Coprésident du Sous-comité de spécialistes des mollusques
(519) 824-4120 (poste 53505)
gmackie@uoguelph.ca

 

Pour les questions concernant l'aster du Golfe Saint-Laurent et la gentiane de Victorin :
Erich Haber (Ph.D.)
Coprésident du Sous-comité de spécialistes des plantes et lichens
(613) 722-5523
erich.haber@rogers.com

Pour obtenir des précisions au sujet des espèces évaluées et des justifications pour chaque désignation, veuillez consulter le site Web du COSEPAC à l'adresse suivante: www.cosepac.gc.ca