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Évaluation et rapport de situation du COSEPAC sur l’hermine de la sous-espèce haidarum au Canada - Mise à jour

Taille et tendances des populations

Reid et al. (sous presse) décrivent plusieurs tentatives récentes de recensement du M. e. haidarum. De 1992 à 1997, pour un effort de 6 700 nuits-pièges (pièges appâtés, pour la capture d’animaux vivants), ces auteurs n’ont pris que 2 individus. De plus, en 1997 et 1998, pour quelque 2 700 nuits-stations de relevé de pistes et une longue distance parcourue (22 km à pied et 900 km en véhicule) à la recherche de pistes dans la neige, ils n’ont relevé aucun indice sûr de la présence de l’hermine. On peut certes penser que d’autres méthodes de capture auraient pu donner de meilleurs résultats. Reid et al. (2000) croient cependant que les résultats qu’ils ont obtenus montrent que l’hermine de la sous-espèce Haidarum est très rare.

Il est difficile de dégager des tendances temporelles à partir du nombre de captures et d’observations répertoriées par Reid et al. On peut cependant penser que le nombre relativement faible de mentions pour les années 1950 et 1960 reflète un effectif réduit par rapport aux décennies qui ont précédé et qui ont suivi.

Les seules autres données disponibles pouvant donner une indication des tendances de la population sont les prises au cours des ans. Il semble que dans les premiers temps, le nombre d’hermines capturées était plus élevé, peut-être beaucoup plus élevé, qu’aujourd’hui. Ainsi, en 1900, W.H. Osgood aurait capturé 4 hermines, dont 2 apparemment le même jour, sur une période d’un mois; en 1914, W.W. Brown en aurait capturé 3 sur une période de deux semaines; en 1917 et 1918, J.A. Munro en aurait pris 4; en mai 1920, A. Brooks en aurait pris 4 (annexe 1). Bien qu’il n’en existe aucune description, il est peu probable que leur effort de capture aient approché celui de Reid et al. (2000), en particulier pour ce qui est de l’effort visant spécifiquement l’hermine. W.H. Osgood et J.A. Munro, et fort probablement les autres auxquels on doit des spécimens, se livraient à un échantillonnage de petits mammifères divers (Nagorsen, comm. pers.). D’après les premières captures répertoriées, le M. e. haidarum aurait donc été plus commun, peut-être beaucoup plus commun, au début du 20e siècle qu’aujourd’hui.