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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la fabronie naine (Fabronia pusilla) au Canada

Sommaire du rapport de situation

La seule localité canadienne où l’espèce serait encore existante, au mont Sumas, a récemment fait l’objet d’un relevé exhaustif, et le Fabronia pusilla n’y a pas été retrouvé. Il se peut que cet échec des recherches soit dû à la taille minuscule de la plante et à sa tendance à pousser sous et parmi d’autres espèces, ce qui la rend difficile à repérer. Le fait que la localité comporte une grande étendue d’habitats propices complique également la recherche de l’espèce.

Il est possible que le Fabronia pusilla soit présent dans d’autres localités du Sud-Ouest de la Colombie-Britannique. C’est peut-être à cause de sa petite taille et de sa tendance à pousser avec d’autres mousses qu’on ne l’a pas trouvé ailleurs ou plus fréquemment dans la province. Par exemple, il existe dans les régions côtières de Colombie-Britannique de nombreuses falaises sèches et peut-être aussi des chênaies de Garry propices qui n’ont jamais été prospectés minutieusement pour cette espèce (W.B. Schofield, comm. pers., 2002). Par conséquent, il n’est pas certain qu’elle soit vraiment rare au Canada, et il se peut que sa rareté apparente soit imputable aux difficultés que présente sa détection sur le terrain.

En 1890, John Macoun a récolté le Fabronia pusilla en abondance dans le secteur du lac Arrow (Tan, 1980). Nous recommandons une prospection détaillée de ce secteur ainsi que des chênaies de Garry et falaises exposées de la côte du Sud-Ouest de la Colombie-Britannique. Même si bien des travaux bryologiques ont été effectués dans cette région par W.B. Schofield et ses étudiants, la plupart de leurs relevés ont une portée générale et visent à recenser les mousses sur de vastes territoires; ils ne sont généralement pas axés sur des espèces en particulier et leurs habitats de prédilection.