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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le saumon chinook population de l’Okanagan, au Canada

Protection actuelle ou autres désignations de statut

En mai 2005, dans une évaluation d’urgence, le COSEPAC a désigné le chinook de l’Okanagan espèce en voie de disparition.

Il existe des lois et des politiques fédérales protégeant les poissons en général et leurs habitats dulcicoles et marins. La Water Act provinciale régit le détournement, l’utilisation et le stockage des eaux de surface en Colombie-Britannique, ce qui apporte une certaine protection à l’habitat de fraye et de grossissement dans la rivière Okanagan. La Loi du traité des eaux limitrophes internationales et la Loi sur les ouvrages destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux du gouvernement fédéral régissent le détournement, le harnachement et l’obstruction des plans d’eau internationaux, comme la rivière Okanagan et le lac Osoyoos, et apportent une certaine protection aux voies de migration. La Loi sur les pêches du gouvernement fédéral régit la pêche et protège l’habitat des poissons contre les modifications nuisibles et la destruction, et protège ainsi les poissons et leurs habitats dans tout le Canada.

En outre, le Canada est signataire de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies (1992), qui stipule que lorsqu’il y a menace de diminution importante ou de perte de diversité biologique, l’absence de certitude scientifique complète ne doit pas servir à justifier le report de mesures visant à éviter ou à réduire une telle menace. Ce principe est essentiel dans un cas comme celui du chinook de l’Okanagan, qui n’est pas une population bien étudiée, mais qui semble représenter une partie importante de la diversité biologique du saumon chinook au Canada. Cette convention stipule d’autres principes de préservation fondamentaux qui s’appliquent également au chinook de l’Okanagan, comme le besoin de conservation de la diversité biologique in situ et la gestion de la diversité biologique à l’intérieur et à l’extérieur des zones protégées.

La Politique concernant le saumon sauvage (version 2005) de Pêches et Océans Canada a pour principaux objectifs d’assurer la viabilité à long terme des populations de saumons du Pacifique dans leur milieu naturel et de protéger l’habitat des poissons pour tous leurs stades de vie dans l’intérêt à long terme de la population du Canada. Ce document énonce les principes de gestion et de conservation du saumon sauvage du Pacifique, et vise nommément le chinook de l’Okanagan.

Enfin, le Traité sur le saumon du Pacifique (1999) conclu entre le Canada et les États-Unis régit la pêche de telle façon que chaque pays reçoive des avantages proportionnels à la production de saumons provenant de ses eaux, et vise à éviter la surpêche tout en assurant une production optimale. Les mécanismes de détermination des allocations de pêche et de création de régimes de gestion pour les stocks transfrontaliers relèvent respectivement de la Commission du saumon du Pacifique et des comités techniques conjoints transfrontaliers. Il n’existe actuellement pas de tel comité pour le réseau fluvial de l’Okanagan et du Columbia. Cependant, le Canadian Okanagan Basin Technical Working Group (COBTWG) (en anglais seulement) et le Bilateral Okanagan Basin Technical Working Group (BOBTWG), groupe de travail spécial, se sont réunis périodiquement pour discuter des problèmes des pêches dans le bassin de l’Okanagan. Le COBTWG se compose d’organismes fédéraux, provinciaux et de l’Okanagan Nation Alliance responsables des pêches.