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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le saumon chinook population de l’Okanagan, au Canada

Répartition

Aire de répartition mondiale

Les populations reproductrices de saumons chinooks sont réparties du nord de l’île d’Hokkaido (Japon) jusqu’au fleuve Anadyr (Russie), sur la côte asiatique, et du centre de la Californie à la baie de Kotzebue (Alaska), sur la côte de l’Amérique du Nord (figure 3). La fraye se produit depuis non loin des eaux à marée jusqu’à plus de 3 200 km en amont, aux sources du fleuve Yukon (Major et al., 1978, cité dans Healey, 1991). Les populations de chinooks reproducteurs de type dulcicole et de type océanique sont séparées géographiquement à un degré considérable : alors que les populations de chinooks de l’Asie et de l’Alaska sont principalement de type dulcicole, celles du reste de l’Amérique du Nord sont surtout de type océanique (Healey, 1983; Healey, 1991). Lorsque des populations de type dulcicole et de type océanique se trouvent dans le même cours d’eau, les poissons de type dulcicole ont tendance à occuper les frayères d’amont et ceux de type océanique, les frayères d’aval (Myers et al., 1998; Healey et Jordan, 1982), mais il se pourrait que ces types comportementaux soient simplement conditionnés par le continuum de température (Brannon et al., 2004). Bien que le chinook de type océanique ait tendance à ne pas se disperser à plus de 1 000 km de sa rivière natale ou loin de la côte (Healey, 1983), le chinook de type dulcicole a tendance à se disperser plus largement et en haute mer (Healey, 1991).


Figure 3 : Carte du nord du Pacifique et de la mer de Béring indiquant la répartition des populations reproductrices de chinooks (en pointillé)

Figure 3 : Carte du nord du Pacifique et de la mer de Béring indiquant la répartition des populations reproductrices de chinooks (en pointillé).

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Reproduction autorisée par M.C. Healey, de Pêches et Océans Canada).


Aire de répartition canadienne

Le saumon chinook est indigène des cours d’eau situés le long de toute la côte ouest du Canada et peut également se trouver dans les rivières de la côte arctique (Healey, 1983). De plus, des populations qui se reproduisent naturellement pourraient s’être établies à partir d’individus transplantés dans les Grands Lacs laurentiens (Carl, 1984).

Dans le bassin de l’Okanagan (figure 4), les Premières Nations ont indiqué que le chinook faisait autrefois l’objet d’une pêche importante aux chutes Okanagan (décharge du lac Skaha), et qu’il pouvait atteindre les lacs Skaha et Okanagan (Ernst, 1999; Ernst et Vedan, 2000). Ces allégations sont corroborées dans les rapports de Clemens et al. (1939), Gartrell (MPO, dossiers inédits, décembre 1919 et avril 1920), et de la Kelowna Fish and Game Association (MPO, dossiers inédits, août 1924). Actuellement, le chinook ne peut atteindre ni les chutes Okanagan ni aucun des lacs en amont du lac Osoyoos en raison de la présence du barrage McIntyre à la décharge du lac Vaseux.


Figure 4 : Cartes du bassin de l’Okanagan en Colombie-Britannique et dans l’État de Washington

Figure 4.    Cartes du bassin de l’Okanagan en Colombie-Britannique et dans l’État de Washington. La carte est reproduite avec l’autorisation de Paul Rankin, de Pêches et Océans Canada.

La carte est reproduite avec l’autorisation de Paul Rankin, de Pêches et Océans Canada.