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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le saumon chinook population de l’Okanagan, au Canada

Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC
sur le
Saumon chinook
Oncorhynchus tshawytscha
Population de l'Okanagan
au Canada

Saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha)

Espèces menacée
2006



COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Canada
logo du COSEPAC


COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2006. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha) population de l’Okanagan, au Canada.  Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. viii + 46 p. (Rapports de situation du Registre public des espèces en péril)

Note de production :

Le COSEPAC aimerait remercier Brent Phillips, Howie Wright et le Fisheries Department de la Okanagan Nation Alliance qui ont rédigé le rapport de situation sur le saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha), population de l’Okanagan, au Canada. Le COSEPAC aimerait également remercier chaleureusement le ministère des Pêches et des Océans qui a fourni le financement pour la préparation du présent rapport. Mart Gross et Paul Bentzen (coprésidents du Sous-comité de spécialistes des poissons marins du COSEPAC) ont supervisé le présent rapport et en ont fait la révision avec la participation des membres du COSEPAC. Cet examen peut avoir entraîné des modifications et des ajouts à la version initiale de ce rapport.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
Site Web : http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Chinook salmon Oncorhynchus tshawytscha Okanagan population in Canada.

Illustration de la couverture :
Saumon chinook -- Fournie par Okanagan Nation Alliance.

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2006
No de catalogue : CW69-14/469-2006F-PDF
ISBN : 0-662-71742-2

 

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COSEPAC
Sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation -- Avril 2006

Nom commun :
Saumon chinook - Population de l'Okanagan

Nom scientifique :
Oncorhynchus tshawytscha

Statut :
Espèce menacée

Justification de la désignation :
Le saumon chinook de la population de l'Okanagan constitue la seule population restante de cette espèce dans le bassin du fleuve Columbia au Canada, qui est distincte de toutes les autres populations de saumon chinook du Canada du point de vue géographique, reproductif et génétique. Cette population est composée d'individus anadromes qui migrent à destination et en provenance de l'océan Pacifique par le fleuve Columbia et d'autres individus qui demeurent dans le lac Osoyoos. La population de saumon chinook de l'Okanagan a déjà été suffisamment grande pour permettre une importante pêche vivrière et commerciale avant l'établissement de peuples non autochtones. La population occupait auparavant la région comprise entre le lac Osoyoos et le lac Okanagan, mais le barrage McIntyre en a bloqué l'accès; le saumon est aujourd'hui limité à l'aval du barrage et au lac Osoyoos. En plus d'avoir subi cette perte d'habitat, la population a connu un déclin en raison de la surpêche historique dans le fleuve Columbia et de la mortalité de juvéniles et d'adultes attribuable aux barrages en aval du fleuve. Les pêches océaniques, la détérioration de la qualité des habitats restants au Canada et la venue de nouveaux prédateurs et compétiteurs, comme des poissons non indigènes, ont également contribué à l'épuisement actuel de la population. Des données génétiques indiquent clairement une reproduction et une maturation réussies chez des individus de cette population, mais également que cette petite population possède une diversité génétique semblable à celle de populations beaucoup plus grandes dans les régions adjacentes du bassin du Columbia et qu'elle est étroitement liée à ces populations. Les données génétiques ainsi que la présence de poissons provenant d'alevinières dans la partie canadienne de la rivière Okanagan indiquent qu'il est très probable que des individus provenant d'autres endroits du cours supérieur du bassin du Columbia aient contribué de façon reproductive à la population. Avec moins de 50 adultes reproducteurs, la population est aujourd'hui menacée de disparition en raison de la perte d'habitat, de l'exploitation et des facteurs stochastiques, mais pourrait également faire l'objet d'une immigration de populations se trouvant dans des endroits adjacents du bassin du Columbia.

Répartition :
Colombie-Britannique, Océan Pacifique

Historique du statut :
Espèce désignée « en voie de disparition » à la suite d'une évaluation d'urgence le 4 mai 2005. Réexamen et confirmation du statut en avril 2006. Réexamen du statut : l'espèce a été désignée « menacée » en avril 2006.Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

 

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Résumé

Saumon chinook
Oncorhynchus tshawytscha
Population de l'Okanagan

Information sur l’espèce

Le saumon chinook (Oncorhynchus tshawytscha Walbaum) est l’une des six espèces de saumon du Pacifique (genre Oncorhynchus) indigènes de l’Amérique du Nord. Le présent rapport évalue la situation de la population de saumons chinooks du bassin de la rivière Okanagan, en Colombie-Britannique, en tant qu’unité désignable du COSEPAC.

Les arguments pour reconnaître la population canadienne de saumons chinooks de l’Okanagan comme unité désignable se basent sur : 1) sa différentiation génétique par rapport à d’autres populations canadiennes de saumons chinooks; 2) son isolement géographique et reproductif; 3) les caractéristiques inhabituelles de son cycle de vie, y compris la preuve du grossissement prolongé en eau douce et de la maturation possible en eau douce. Nous appellerons cette population unique de saumons chinooks du Canada « chinook de l’Okanagan ».

 

Répartition

Les populations reproductrices de saumons chinooks se trouvent dans les cours d’eau depuis le nord de l’île d’Hokkaido (Japon) jusqu’au fleuve Anadyr (Russie), sur la côte asiatique, et depuis le centre de la Californie jusqu’à au moins la baie de Kotzebue (Alaska), sur la côte nord-américaine. Le chinook de l’Okanagan semble n’exister que dans la partie canadienne de la rivière Okanagan (affluent du fleuve Columbia). Sa limite septentrionale actuelle est le barrage McIntyre (près de Oliver, C.-B.), et sa limite méridionale pourrait être le bassin nord du lac Osoyoos, juste au nord de la frontière entre la Colombie-Britannique et l’État de Washington. Si c’est bien le cas, l’ensemble de la population reproductrice de chinooks de l’Okanagan se trouverait au Canada, les individus anadromes effectuant leur descente vers le Pacifique et leur montaison dans la partie américaine du fleuve Columbia.

 

Habitat

Le saumon chinook naît en eau douce et grossit dans les cours d’eau, les lacs, les estuaires et/ou l’océan. Les poissons sexuellement matures ou en maturation migrent vers leur cours d’eau natal pour frayer, après quoi les adultes meurent. Les frayères présentent des débits, des profondeurs et des granulométries très variés, mais l’espèce préfère les zones où il y a circulation d’eau dans le gravier. Dans l’océan, le chinook peut demeurer dans des zones côtières ou effectuer de grandes migrations en mer.

Les chinooks de l’Okanagan anadromes adultes remontent depuis le Pacifique le fleuve Columbia (en passant par neuf barrages américains sur le cours principal du fleuve) puis la rivière Okanagan jusque dans le lac Osoyoos et la partie canadienne de l’Okanagan. La partie accessible de la rivière Okanagan prend fin au barrage McIntyre, et la fraye se produit entre le barrage et le lac Osoyoos. Durant la migration, les adultes anadromes peuvent demeurer dans la rivière Okanagan en aval de sa confluence avec la Similkameen ou dans le lac Osoyoos jusqu’à ce que les températures soient favorables pour la fraye. À l’émergence des alevins, le chinook de l’Okanagan peut grossir soit dans la rivière Okanagan soit dans le lac Osoyoos durant une période variable avant que les individus anadromes ne migrent au stade de smolt par le fleuve Columbia jusqu’au Pacifique. Les individus non anadromes (résiduels/résidents) demeurent dans le lac Osoyoos. Les milieux de fraye et de grossissement disponibles au Canada pourraient abriter plusieurs fois plus de chinooks de l’Okanagan qu’on en observe depuis des dizaines d’années.

 

Biologie

Les chinooks anadromes de l’Okanagan entrent dans la rivière Okanagan en juin ou en juillet et y demeurent probablement jusqu’à la fraye, qui a lieu en octobre. Le pic de la fraye se produit généralement durant la troisième semaine d’octobre, lorsque les températures de l’eau sont environ entre 10 °C et 14 °C. On ne sait pas s’il y a fraye au début juillet quand les températures sont également favorables. Les œufs incubent durant l’hiver, et les alevins émergent entre janvier et mai.

Les alevins grossissent dans la rivière Okanagan et (ou) le lac Osoyoos durant une période allant de quelques semaines à un an ou plus. Les migrants anadromes sortent du lac Osoyoos probablement en avril ou en mai ou au début juillet. La phase marine de leur cycle de vie varie de 1 à 3 ans, et les adultes reviennent principalement vers l’âge de 4 ou 5 ans. Certains chinooks de l’Okanagan ne semblent pas migrer et viennent plutôt à maturité dans le lac Osoyoos. On ne sait pas s’ils se reproduisent avec succès.

 

Taille et tendances des populations

Dans le passé, la population de chinooks anadromes de l’Okanagan était de grande taille et permettait aux peuples autochtones de l’Okanagan de mener une importante pêche de subsistance et commerciale. Cependant, la population actuelle d’individus anadromes (selon les dénombrements) n’est actuellement que de 5 à 25 adultes. De plus, il pourrait y avoir un segment de la population qui atteint la maturité en eau douce, mais il est difficile d’en estimer le nombre, et il est probablement aussi très faible. Le chinook de l’Okanagan existe depuis longtemps, mais avec des effectifs aussi faibles, sa disparition est fortement probable.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Les facteurs limitatifs comprennent les problèmes liés à l’habitat et l’exploitation dans diverses pêches. Les problèmes liés à l’habitat comprennent : 1) les pertes directes de juvéniles et d’adultes en migration dues aux blessures et à la prédation aux barrages du cours principal et dans leurs retenues; 2) les pertes indirectes dues aux retards de migration; 3) la perte d’accès à l’habitat en amont du barrage McIntyre; 4) les problèmes de qualité de l’eau dans les habitats de fraye et de grossissement; 5) les répercussions écologiques des espèces exotiques, y compris plusieurs espèces de poissons compétitives et prédatrices, le myriophylle à épi (plante) et Mysis relicta (crustacé planctonique) dans le lac Osoyoos.

L’analyse de l’habitat entre le lac Osoyoos et le barrage McIntyre indique que la disponibilité de l’habitat ne limite pas l’activité de fraye actuelle. On ne connaît pas le taux de survie jusqu’au stade d’alevin, mais on a observé des alevins vésiculés et des alevins non vésiculés vivants en de nombreux endroits des frayères. Cependant, les habitats fluviaux de grossissement sont restreints pour les juvéniles en raison de modifications des chenaux et de températures élevées de l’eau en été. Bien qu’il y ait un habitat de grossissement des juvéniles dans le lac Osoyoos, il peut être extrêmement restreint certaines années en raison de températures élevées de l’eau dans l’épilimnion et de conditions anoxiques dans l’hypolimnion.

Les impacts liés à l’habitat dans le Columbia aux États-Unis peuvent être sévères. On estime que de 80 p. 100 à 85 p. 100 des adultes anadromes survivent à la montaison via les barrages et les retenues, mais que seulement environ 43 p. 100 des juvéniles anadromes survivent à la migration vers l’océan.

Les adultes anadromes sont capturés dans diverses pêches, tant marines que d’eau douce. La mortalité totale due à la pêche du chinook d’été dans le fleuve Columbia (les chinooks de l’Okanagan migrent avec eux) durant les années 1990 était en moyenne de 31,8 p. 100, mais a atteint un sommet de 76,4 p. 100 en 2003 (pêches marines et d’eau douce). Les pêches en eau douce ont régulièrement accru leur exploitation du chinook d’été, et les poissons qui échappent aux pêches marines et aux pêches du bas Columbia et qui entrent dans le cours supérieur du fleuve Columbia, comme le chinook de l’Okanagan, ont fait l’objet d’une pêche de plus en plus importante qui est passée d’environ 2 p. 100, en 2000, à 30 p. 100, en 2005. La mortalité résultant de l’exploitation humaine et des problèmes d’habitat, comme les barrages, menace l’existence du chinook de l’Okanagan.

Les populations voisines de saumons chinooks de la partie américaine du bassin de l’Okanagan sont considérées par les organismes responsables des pêches de l’État de Washington comme « préoccupantes » (type océanique) ou disparues (type dulcicole). Aux États-Unis, les Colville Confederated Tribes mènent un programme d’écloseries qui vise à réintroduire le chinook dulcicole dans la partie américaine du bassin de l’Okanagan, et les individus égarés de ce programme pourraient aussi menacer l’intégrité du chinook de l’Okanagan.

 

Importance de l’espèce

Le chinook de l’Okanagan est la seule population restante de saumons chinooks du bassin du Columbia qui fraye au Canada. Cette population présente un grossissement prolongé en eau douce, caractéristique qui est rare chez le saumon chinook de la partie américaine du bassin. De plus, ce grossissement prolongé en eau douce peut s’accompagner d’une reproduction sans migration vers le Pacifique, bien que cela ne soit pas encore bien attesté. Le chinook de l’Okanagan est également important pour sa contribution aux communautés des Premières Nations, particulièrement comme aliment et espèce commerciale. Il y a de nombreux postes de pêche autochtones le long de la rivière Okanagan qui ne sont pas fréquentés en raison du manque de chinooks de l’Okanagan.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

En mai 2005, dans une évaluation d’urgence, le COSEPAC a désigné le chinook de l’Okanagan comme espèce en voie de disparition, et il existe des lois et des politiques fédérales protégeant les poissons et leurs habitats dulcicoles et marins.

 

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Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions
(2006)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d'animal, de plante ou d'une autre organisme d'origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s'est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n'existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n'existe plus à l'état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)*
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)**
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)***
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)****
Une catégorie qui s'applique lorsque l'information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l'admissibilité d'une espèce àl'évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l'espèce.

*
Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

**
Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

***
Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

****
Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

*****
Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

 

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

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Liste des figures


Liste des tableaux

 

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Rapport de situation du COSEPAC
sur le
Saumon chinook
Oncorhynchus tshawytscha
population de l'Okanagan
au Canada
2006

Information sur l'espèce

Nom et classification

Le saumon chinook (Salmonidés : Oncorhynchus tshawytscha Walbaum) est l’une de sept espèces du genre Oncorhynchus indigènes de l’Amérique du Nord (Healey, 1991). On l’appelle aussi quinnat (Scott et Crossman, 1973). Les peuples autochtones de l’Okanagan utilisent deux noms pour le saumon chinook du bassin de la rivière Okanagan : ntitiyix, qui signifie « saumon royal », et sk’elwis, qui signifie « vieux saumon royal », que l’on utilisait pour désigner les reproducteurs, plus tard dans l’année (Vedan, 2002). Le nom commun anglais est chinook salmon.


Description morphologique

Le saumon chinook (figure 1) adulte se distingue des autres espèces d’Oncorhynchus par sa grande taille (jusqu’à 45 kg) et par : 1) la présence de petites taches noires sur les deux lobes de la nageoire caudale; 2) des gencives noires à la base des dents de la mâchoire inférieure; 3) le grand nombre de caeca pyloriques (> 100) (McPhail et Lindsey, 1970, cité dans Healey, 1991; McPhail et Carveth, 1994). 

Les alevins et tacons de chinook se distinguent par la présence de taches latérales (marques de tacon) qui descendent bien en dessous de la ligne latérale, la longueur des plus longues étant supérieure au diamètre vertical de l’œil (McPhail et Carveth, 1994). La nageoire adipeuse est normalement non pigmentée au centre, mais est bordée de noir. La nageoire anale n’est habituellement que légèrement falquée, et les rayons antérieurs ne dépassent pas l’insertion postérieure de la nageoire quand on les replie contre le corps. Le bord antérieur de la nageoire anale est blanc, mais la ligne sombre adjacente présente chez le saumon coho (O. kisutch) est absente. Cependant, comme les caractéristiques des juvéniles sont très variables, une identification exacte exige souvent le dénombrement des caeca pyloriques et l’examen d’autres valeurs méristiques (Healey, 1991).


Figure 1 : Saumon chinook femelle du bassin de la rivière Okanagan (saison de fraye 2002).

Figure 1.  Saumon chinook femelle du bassin de la rivière Okanagan


Description génétique

Le cycle de vie du saumon chinook, notamment son anadromie et son retour au cours d’eau natal pour la reproduction, se traduit par un isolement reproductif, une différenciation génétique et le développement d’adaptations locales. Healey (1991) fournit une description des cycles de vie du chinook, que nous résumons ici.

Le cycle de vie du saumon chinook comprend deux formes comportementales en grande partie distinctes : le « type dulcicole » et le « type océanique ». La forme dulcicole est typique des populations asiatiques et des populations nordiques et des eaux d’amont en Amérique du Nord (Healey, 1991). Dans de nombreuses régions, le chinook de type dulcicole est appelé « chinook de printemps » en raison du moment de son retour en eau douce. Les chinooks de type dulcicole passent une ou plusieurs années à grossir en eau douce comme juvéniles avant de migrer vers l’océan, où ils effectuent de grandes migrations en pleine mer durant une ou plusieurs années avant de revenir en eau douce au printemps ou à l’été (soit de nombreux mois avant la fraye dans leur habitat natal). Parfois, certains mâles (et, plus rarement, des femelles) de cette forme ne migrent pas et se développent entièrement dans leur habitat d’eau douce natal (Healey, 1991). Pour les fins du présent document, les saumons chinooks du bassin de la rivière Okanagan qui sont la progéniture de parents anadromes, mais qui se développent entièrement dans leur habitat d’eau douce natal sont appelés « résiduels », alors que ceux dont les parents n’étaient pas anadromes et qui se développent eux aussi entièrement dans leur habitat d’eau douce natal sont appelés « résidents ». La forme océanique du chinook est typique des populations de l’Amérique du Nord situées au sud de l’Alaska. Les juvéniles de cette forme migrent habituellement vers l’océan durant leur première année après l’émergence, normalement au cours des trois premiers mois. Les chinooks de type océanique passent presque toute leur vie dans l’océan et reviennent en eau douce à l’été ou à l’automne, quelques jours ou quelques semaines avant la fraye (Healey, 1991). Selon le moment de leur migration de reproduction, les chinooks de type océanique sont communément appelés « chinooks d’été » ou « chinooks d’automne », mais il y a beaucoup de variabilité à ce chapitre ainsi qu’un fort chevauchement entre les périodes de montaison des chinooks de printemps, d’été et d’automne (Chapman et al., 1995; Fish et Hanavan, 1948).

La description suivante des relations génétiques entre les populations de chinooks de l’Amérique du Nord provient principalement d’un résumé d’analyses approfondies présentées par Myers et al. (1998). Les populations du centre-sud et du nord-ouest de l’Alaska sont génétiquement distinctes des populations du sud-est de l’Alaska, qui ressemblent beaucoup aux populations de type dulcicole du nord de la Colombie-Britannique. Les populations de saumon chinook de type océanique de l’île de Vancouver, du bas Fraser et du sud de la Colombie-Britannique forment un groupe génétiquement distinct, bien que diversifié. Les populations du Puget Sound et de la côte de l’État de Washington forment également des groupes distincts. Dans le bassin du fleuve Columbia, il semble y avoir deux grands groupes génétiques : les chinooks de type océanique et de type dulcicole. Toutes les populations qui se trouvent au sud du Columbia semblent être composées de chinook de type océanique. Les groupes génétiques de cette région du sud sont les suivants : côte nord de l’Oregon, côte sud de l’Oregon jusqu’au cours inférieur de la rivière Klamath (nord de la Californie), un groupe côtier de la Californie, et les populations de la rivière Sacramento et du fleuve San Joaquin.

Dans ces grands groupes de populations, il peut y avoir plusieurs sous-groupes basés sur des considérations génétiques, géographiques ou comportementales. Par exemple, dans le bassin du fleuve Columbia, le National Marine Fisheries Service (NMFS) a identifié sept unités évolutionnaires significatives (UES) de chinook : quatre de type océanique et trois de type dulcicole (Myers et al., 1998). Une UES est une population ou un groupe de populations qui est en grande partie isolée sur le plan reproductif d’autres populations et qui représente une composante importante du patrimoine évolutionnaire de l’espèce (Waples, 1991). La justification génétique de la désignation des UES aux États-Unis se base sur les fréquences de variantes protéiques (alloenzymes) ou de mutations naturelles dans les loci minisatellites et microsatellites et l’ADN mitochondrial (Myers et al., 1998). Le degré d’isolement reproductif est indiqué par une analyse des distances génétiques entre les populations (Myers et al., 1998). En plus de cette recherche américaine, le ministère des Pêches et des Océans (MPO, 1999a; idem, 1999b) a proposé de reconnaître cinq ou six unités distinctes de saumon chinook dans le bassin du Fraser (Candy et al., 2002).   


Unité désignable : chinook de l’Okanagan

Les arguments pour reconnaître le chinook de l’Okanagan comme unité désignable du COSEPAC se basent sur : 1) sa différentiation génétique par rapport à d’autres populations canadiennes de saumon chinook; 2) son isolement géographique et reproductif; 3) les caractéristiques inhabituelles de son cycle de vie. Ces aspects de la population de chinook de l’Okanagan sont décrits dans les paragraphes suivants. Nous appellerons cette population unique de saumons chinooks du Canada « chinook de l’Okanagan ».

Génétique

Le chinook de l’Okanagan est génétiquement différencié par rapport à toutes les autres populations canadiennes de saumons chinooks. Les populations de chinooks de l’Amérique du Nord ont été regroupées en UES (ou l’équivalent) (voir, p. ex., Waknitz et al. [1995], Myers et al. [1998], Teel et al. [1999], Candy et al. [2002]), les unités du bassin du fleuve Columbia s’étant avérées génétiquement distinctes de celles du bassin du Fraser (ou d’ailleurs au Canada), probablement en raison d’histoires glaciaires différentes (Myers et al., 1998). La population canadienne de chinooks de l’Okanagan est la seule population restante de chinooks du bassin du fleuve Columbia au Canada. 

La comparaison génétique du chinook de l’Okanagan avec d’autres populations du bassin du fleuve Columbia n’a commencé que récemment. À partir de 2000, des échantillons de tissus ont été prélevés sur un total de 36 chinooks sans nageoire coupée (c.-à-d. non marqués en écloserie) capturés dans la rivière Okanagan ou le lac Osoyoos. Un seul poisson a été échantillonné en 2000, en 2002 et en 2003, 3, en 2004, et les 28 restants, en 2005. De plus, un échantillon de tissu a été prélevé sur un chinook à nageoire marquée (c.-à-d. provenant d’une écloserie) en 2005; toutefois, cet échantillon n’a pas été pris en compte pour la comparaison avec d’autres populations (anonyme, 2006). 

Tel qu’il a été indiqué dans un document consulté (anonyme, 2006), au terme de l’analyse génétique présentée, les chinooks de l’Okanagan se sont trouvés regroupés avec des populations de saumons chinooks du haut Columbia effectuant leur montaison en été et en automne. La plus grande longueur de la branche du dendrogramme associée à l’échantillon de la rivière Okanagan indique qu’il est le plus distant (distance génétique de Cavalli-Sforza et Edwards) parmi les échantillons du groupe (figure 2). Cependant, le caractère fortement distinct de l’échantillon de l’Okanagan est attribuable, en partie à la petite taille des échantillons des rivières Similkameen (N = 92) et Wenatchee (N = 93) et surtout aux liens de parenté étroits entre les poissons échantillonnés en 2005 (LGM du MPO, 2006). Des 28 poissons échantillonnés en 2005, 21 étaient étroitement apparentés, soit frères ou sœurs ou demi-frères ou demi-sœurs, à au moins un autre poisson. L’ensemble du groupe de 28 chinooks était la progéniture de 11 poissons d’un sexe et de 18 poissons de l’autre sexe. Les estimés de l’indice FST (une mesure de la différenciation génétique) entre l’échantillon de la rivière Okanagan et ceux des rivières Similkameen et Wenatchee ont été relativement bas (soit FST = 0,016), même si l’indice FST a été probablement surévalué en raison de la présence de poissons aux liens de parenté étroits dans l’échantillon de la rivière Okanagan. En définitive, malgré le faible nombre de reproducteurs observés et leur degré élevé de parenté en 2005, la diversité allélique de l’échantillon de l’Okanagan (AR = 12,6) a été comparable aux autres populations plus importantes du bassin du fleuve Columbia (soit AR = 11,9). Collectivement, les données génétiques indiquent que la population de la rivière Okanagan est notablement influencée par des reproducteurs égarés d’autres populations des parties américaines du bassin supérieur du fleuve Columbia ou, du moins, vraisemblablement égarés de celles-ci, une conclusion compatible avec la présence dans la rivière de saumons chinooks dont la nageoire adipeuse a été coupée.

Néanmoins, une implication importante de la parenté étroite constatée entre les chinooks échantillonnés dans les frayères en 2005 démontre clairement la réussite de la migration de sortie, du retour et de la survie jusqu’à la fraye des chinooks produits dans l’Okanagan.

Isolement géographique et reproductif

La population canadienne de chinooks de l’Okanagan est isolée sur le plan géographique et reproductif des autres populations canadiennes de chinooks. La rivière Okanagan en Colombie-Britannique est la seule partie du bassin du fleuve Columbia au Canada qui est actuellement accessible aux salmonidés anadromes. Anciennement, avant la construction du barrage de Grand Coulee (terminé en 1939), de grands nombres de saumons frayaient en amont jusqu’à la décharge du lac Windermere, en Colombie-Britannique (Fulton, 1968; Scholz et al., 1985; Chapman et al., 1995). Les frayères de la population canadienne de chinooks de l’Okanagan se trouvent à près de 1 000 km de l’embouchure du fleuve Columbia et à environ 1 400 km, par voie d’eau, des populations de saumons chinooks les plus proches le long de la côte de la Colombie-Britannique. Bien que seulement quelques kilomètres auraient séparé les saumons chinooks de l’Okanagan et de la Thompson Sud (bassin du Fraser) (avant l’exclusion des saumons chinooks du lac Okanagan), on croit que cette séparation existe depuis la fin de la dernière période glaciaire. Le taux de dispersion de l’ensemble des populations de saumons chinooks du bassin du fleuve Columbia (et de celles d’ailleurs) est probablement très faible, car les saumons chinooks du bassin du fleuve Columbia se trouvent dans des UES différentes de ceux des zones côtières immédiatement adjacentes. Par ailleurs, on a observé des chinooks produits en écloserie dans les frayères de la rivière Okanagan; il est donc évident que la population de chinooks de l’Okanagan est influencée par les chinooks des populations voisines.

Caractéristiques du cycle biologique

Le cycle biologique du chinook de l’Okanagan présente des caractéristiques inhabituelles par rapport à celui du saumon chinook de la partie américaine du bassin de l’Okanagan (Similkameen). La principale différence est la longue période de grossissement en eau douce des juvéniles, et la possibilité supplémentaire de maturation en eau douce. Les preuves de maturation en eau douce sont les suivantes : 1) sept jeunes chinooks (la plupart âgés de plus d’un an) capturés dans le lac Osoyoos en septembre 2003 avaient des écailles résorbées, caractéristique observée avant la reproduction chez les saumons anadromes âgés (FDONA, données inédites, 2005); 2) les échantillons stomacaux de six de ces sept chinooks contenaient des alevins de saumon rouge, ce qui indique des habitudes piscivores (une caractéristique des adultes), et les six montraient également des caractéristiques de maturation sexuelle (FDONA, données inédites, 2005); 3) dans les échantillons de 2005 de la rivière Okanagan, 4 des 17 chinooks femelles avaient atteint une maturité reproductive complète à l’âge de trois ans, soit à un âge plus précoce que celui connu pour les femelles anadromes.


Figure 2 : Dendrogramme des distances génétiques de Cavalli-Sforza et Edwards (1967) basé sur 12 loci microsatellites pour des populations de saumons chinooks des bassins du Columbia et de l’Okanagan

Figure 2 : Dendrogramme des distances génétiques de Cavalli-Sforza et Edwards (1967) basé sur 12 loci microsatellites pour des populations de saumons chinooks des bassins du Columbia et de l’Okanagan. Figure tirée d’un document anonyme.

Figure tirée d’un document anonyme (LGM du MPO, 2006). Voir Candy et al. (2002) pour les méthodesutilisées.

D’autres études sur le terrain sont nécessaires pour déterminer si les saumons chinooks qui se développent entièrement en eau douce frayent dans la rivière Okanagan. Si c’est le cas, ces saumons résiduels/résidents pourraient avoir conservé une partie du patrimoine génétique de la lignée de la population, une continuité ayant ainsi pu être assurée durant la période dans laquelle le Grand Coulee Fish Maintenance Program (GCFMP) a empêché les poissons anadromes d’atteindre la rivière Okanagan. Dans le cadre du GCFMP, la plupart des poissons anadromes en montaison dans le haut Columbia ont été capturés à l’échelle à poissons du barrage Rock Island durant cinq ans (de 1939 à 1943). Les poissons avaient alors été utilisés comme géniteurs d’écloserie ou relâchés dans de grandes rivières en amont du barrage Rock Island (mais pas dans l’Okanagan) pour se reproduire naturellement. Des poissons produits en écloserie ont également été lâchés dans certaines rivières en amont du barrage Rock Island, le saumon rouge étant le seul saumon anadrome lâché directement dans la rivière Okanagan. En 1944, il est possible qu’un bon nombre des chinooks qui remontaient jusque dans le haut Columbia étaient la progéniture des stocks mélangés d’écloserie et des stocks relocalisés (Fish et Hanavan, 1948); cependant, des chinooks sauvages âgés de six ans peuvent être revenus dans leur cours d’eau natal en 1944 (Mullan, 1987) et avoir ainsi assuré la continuité de leurs lignées. On ne sait pas non plus si des chinooks de l’Okanagan qui avaient été mis à l’eau en amont du barrage ont pu retrouver la rivière Okanagan.

 

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Répartition

Aire de répartition mondiale

Les populations reproductrices de saumons chinooks sont réparties du nord de l’île d’Hokkaido (Japon) jusqu’au fleuve Anadyr (Russie), sur la côte asiatique, et du centre de la Californie à la baie de Kotzebue (Alaska), sur la côte de l’Amérique du Nord (figure 3). La fraye se produit depuis non loin des eaux à marée jusqu’à plus de 3 200 km en amont, aux sources du fleuve Yukon (Major et al., 1978, cité dans Healey, 1991). Les populations de chinooks reproducteurs de type dulcicole et de type océanique sont séparées géographiquement à un degré considérable : alors que les populations de chinooks de l’Asie et de l’Alaska sont principalement de type dulcicole, celles du reste de l’Amérique du Nord sont surtout de type océanique (Healey, 1983; Healey, 1991). Lorsque des populations de type dulcicole et de type océanique se trouvent dans le même cours d’eau, les poissons de type dulcicole ont tendance à occuper les frayères d’amont et ceux de type océanique, les frayères d’aval (Myers et al., 1998; Healey et Jordan, 1982), mais il se pourrait que ces types comportementaux soient simplement conditionnés par le continuum de température (Brannon et al., 2004). Bien que le chinook de type océanique ait tendance à ne pas se disperser à plus de 1 000 km de sa rivière natale ou loin de la côte (Healey, 1983), le chinook de type dulcicole a tendance à se disperser plus largement et en haute mer (Healey, 1991).


Figure 3 : Carte du nord du Pacifique et de la mer de Béring indiquant la répartition des populations reproductrices de chinooks (en pointillé)

Figure 3 : Carte du nord du Pacifique et de la mer de Béring indiquant la répartition des populations reproductrices de chinooks (en pointillé).

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Reproduction autorisée par M.C. Healey, de Pêches et Océans Canada).


Aire de répartition canadienne

Le saumon chinook est indigène des cours d’eau situés le long de toute la côte ouest du Canada et peut également se trouver dans les rivières de la côte arctique (Healey, 1983). De plus, des populations qui se reproduisent naturellement pourraient s’être établies à partir d’individus transplantés dans les Grands Lacs laurentiens (Carl, 1984).

Dans le bassin de l’Okanagan (figure 4), les Premières Nations ont indiqué que le chinook faisait autrefois l’objet d’une pêche importante aux chutes Okanagan (décharge du lac Skaha), et qu’il pouvait atteindre les lacs Skaha et Okanagan (Ernst, 1999; Ernst et Vedan, 2000). Ces allégations sont corroborées dans les rapports de Clemens et al. (1939), Gartrell (MPO, dossiers inédits, décembre 1919 et avril 1920), et de la Kelowna Fish and Game Association (MPO, dossiers inédits, août 1924). Actuellement, le chinook ne peut atteindre ni les chutes Okanagan ni aucun des lacs en amont du lac Osoyoos en raison de la présence du barrage McIntyre à la décharge du lac Vaseux.


Figure 4 : Cartes du bassin de l’Okanagan en Colombie-Britannique et dans l’État de Washington

Figure 4.    Cartes du bassin de l’Okanagan en Colombie-Britannique et dans l’État de Washington. La carte est reproduite avec l’autorisation de Paul Rankin, de Pêches et Océans Canada.

La carte est reproduite avec l’autorisation de Paul Rankin, de Pêches et Océans Canada.

 

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Le grossissement des saumons chinooks s’effectue dans les cours d’eau, les lacs, les estuaires et l’océan. Les adultes en maturation migrent pour se reproduire dans leurs cours d’eau natals, après quoi les adultes meurent. Cependant, les poissons à maturation précoce, notamment les mâles de moins d’un an, pourraient être capables de survivre à la fraye et de frayer à nouveau une année subséquente(Mullan et al., 1992).

Bien que les habitats de fraye du chinook comprennent une grande variété de profondeurs d’eau, de vitesses d’écoulement et de substrats (voir, p. ex., Scott et Crossman [1973], Healey [1991]), le chinook se répartit souvent de façon discontinue dans des habitats apparemment uniformes, ce qui laisse entendre que d’autres facteurs, comme la circulation de l’eau dans le gravier, peuvent être déterminants (M. Healey, comm. pers., 2004). Cependant, dans certains cas, la vitesse de l’eau et le substrat se sont avérés des indicateurs utiles de l’habitat de fraye préféré des chinooks (Gallagher et Gard, 1999). Les caractéristiques des habitats de fraye des chinooks de l’Okanagan, basées sur des mesures prises à 18 nids de fraye en 2002 et en 2003, ont été décrites (tableau 1; Phillips et Wright, 2005).

Tableau 1 : Caractéristiques des habitats de fraye des chinooks dans la rivière Okanagan
 Profondeur (m)Vitesse moyenne (m/s)Granulométrie d90 (m)Granulométrie d50 (m)
Moyenne0,490,650,100,05
Écart-type0,160,190,030,02
Minimum0,200,340,050,03
Maximum0,751,140,140,10

Phillips et Wright (2005) ont estimé qu’il y aurait de l’habitat de fraye propice pour 1 260 à 4 340 couples reproducteurs de chinooks de l’Okanagan entre le lac Osoyoos et le barrage McIntyre. La limite supérieure de cette fourchette est fondée sur les facteurs ci-dessus et est probablement trop élevée; par ailleurs, la limite inférieure tient aussi compte des zones avec apport d’eau souterraine et des associations observées des nids de fraye avec les barres et les îles présentes dans les cours d’eau.

Les estimations de la superficie de la rivière Okanagan et du lac Osoyoos disponible pour la fraye et le grossissement des juvéniles laissent penser que la zone d’occurrence du chinook de l’Okanagan est d’environ 16 km2 et que la zone d’occupation n’est que légèrement inférieure, avec peut-être 15 km2 dans les eaux douces canadiennes. Les individus anadromes utilisent également le fleuve Columbia comme corridor de migration et le Pacifique pour la croissance jusqu’à l’âge adulte (aucun des deux n’est inclus dans les calculs de la zone d’occurrence et de la zone d’occupation).


Tendances en matière d’habitat

Habitat lotique

Comme aux États-Unis, le saumon chinook du Canada subit les atteintes de nombreux facteurs, dont les prélèvements d’eau, la construction de barrages (pour la production d’énergie ou le détournement des eaux) qui entravent le passage des poissons ou entraînent et blessent les poissons en migration, et la dégradation de l’habitat par les utilisations industrielles, agricoles et urbaines (Raymond, 1988; Myers et al., 1998). L’existence d’une destruction ou d’une dégradation de l’habitat pourrait être inférée, en partie, par le déclin de l’abondance du saumon chinook dans le haut Columbia (il y avait des centaines de milliers de saumons chinooks dans le haut Columbia au milieu du XIXe siècle alors qu’il n’y en avait plus qu’environ 58 000 il y a quelques années; Myers et al., 1998). 

La perte d’habitat (ou d’accès à l’habitat) de fraye, de grossissement et de halte a eu un impact inconnu sur la population de chinooks de l’Okanagan. Si l’accès avait été restreint pendant que les remontes étaient encore fortes, l’impact aurait probablement déjà été important. Cependant, les remontes étaient probablement déjà réduites, peut-être par des facteurs extérieurs au bassin, au moment où ont été construits les barrages sur le cours principal au Canada. Les observations historiques et les connaissances traditionnelles des peuples autochtones de l’Okanagan indiquent que le chinook avait accès au lac Okanagan dans le passé (Clemens et al., 1939; Ernst, 1999; Vedan, 2002).

La longue histoire des grandes modifications du cours principal dans le bassin canadien de l’Okanagan a commencé vers 1910 par des modifications à la décharge du lac Okanagan (Symonds, 2000). Depuis ce temps, des barrages ont été construits aux décharges du lac Okanagan (barrage Penticton), du lac Skaha (barrage des chutes Okanagan), du lac Vaseux (barrage McIntyre) et du lac Osoyoos (barrage Zosel, aux États-Unis). Seul le barrage Zosel, à la décharge du lac Osoyoos, permet régulièrement le passage des poissons qui migrent en amont. Bien que le barrage McIntyre puisse être géré de façon à permettre le passage des salmonidés adultes à certaines périodes de l’année (Summit et ONFC, 2002), ce n’est pas la pratique habituelle. Actuellement, tous les salmonidés anadromes frayent en aval du barrage McIntyre, à moins qu’on en laisse quelques-uns passer le barrage. 

En plus d’une perte d’accès à l’habitat, il y a eu de grandes pertes directes d’habitat de fraye et de grossissement dans la rivière Okanagan au Canada. La plus grande partie de la rivière entre les lacs Okanagan et Osoyoos a été redressée et canalisée (Symonds, 2000). Il y avait autrefois plus de 10 km de chenal (environ 80 000 m2) entre les lacs Okanagan et Skaha qui convenaient aux saumons rouges (et probablement aux chinooks) reproducteurs, mais il n’y a plus qu’environ 3 km de chenal qui conviennent à la fraye (anonyme, 1909; Summit, 2003). Des pertes d’habitat similaires ou plus importantes se sont produites tout le long du cours principal de la rivière Okanagan au Canada partout où la rivière a été canalisée (Hourston, 1954) : une estimation évalue la perte de chenal de rivière naturel accessible à 91 p. 100 (Bull, 1999). Cependant, cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a eu une réduction équivalente de l’habitat approprié pour les salmonidés reproducteurs. On ne connaît pas la quantité d’habitat de grossissement d’été dans la rivière (c.-à-d. les chenaux secondaires alimentés par des eaux souterraines) qui a été perdue. Cependant, il est probable qu’il reste peu d’habitat d’été utilisable dans les sections endiguées du chenal en raison de l’absence de chenaux secondaires et d’autres zones où l’apport d’eau souterraine pourrait avoir un effet important de modération de la température.

Actuellement, la rivière Okanagan est utilisée par les chinooks de l’Okanagan reproducteurs et peut être utilisée par des juvéniles en développement pendant une période allant de quelques jours à quelques mois ou plus. Des températures d’eau élevées dans la rivière limitent la période pendant laquelle les chinooks de l’Okanagan matures peuvent entrer dans la rivière, tant pour la migration que pour la fraye, et limitent la zone disponible pour les juvéniles en développement. Durant les mois d’été, les températures de l’eau dans la rivière sont souvent à des niveaux létaux pour le saumon chinook, sauf dans des chenaux secondaires alimentés par les eaux souterraines (ONA, 2003). On a observé des salmonidés juvéniles dans des chenaux secondaires de la rivière quand les températures dans le reste de la rivière étaient de 24 °C (Alexis et al., 2003). On ne sait pas quelles étaient les températures de l’eau dans la rivière avant la construction des barrages sur le cours principal et les autres modifications du chenal. 

Après les dernières grandes modifications du chenal dans les années 1950, l’habitat des poissons de la rivière est demeuré relativement inchangé jusqu’aux 5 dernières années. Les conditions d’habitat du chenal de la rivière ne semblent pas s’être détériorées durant les 50 dernières années. En fait, la qualité de l’eau dans la rivière s’est probablement améliorée au cours des 20 dernières années grâce à des améliorations généralisées du traitement des eaux usées dans des zones en amont. Les autres améliorations de l’habitat comprennent l’ajout de grillages bloquant les poissons à de nombreuses prises d’eau sur la rivière et l’aménagement expérimental de radiers (pour accroître la diversité de l’habitat et améliorer le passage des poissons) dans une section canalisée de la rivière. Une autre amélioration importante est une initiative de gestion de l’eau visant à améliorer la prise de décisions concernant les poissons fréquentant le cours principal de la rivière et les lacs (COBTWG, 2004). Cette initiative devrait améliorer de façon importante la production de smolts chez le saumon rouge, et probablement chez le chinook (COBTWG, 2004). Enfin, il existe des plans conceptuels visant à remettre le plus possible à l’état naturel la rivière Okanagan par des mesures comprenant la reconstitution de méandres, la construction de digues en retrait, la remise en état des rives et l’aménagement de radiers dans le cours de la rivière (Gaboury et al., 2000). La mise en œuvre de ces plans a commencé avec l’achat d’une zone le long de la rivière Okanagan en vue de l’aménagement de digues en retrait.

Habitat lacustre

En raison de la construction des barrages et de la manière dont ils sont exploités, le lac Osoyoos fournit le seul habitat lacustre de grossissement dont disposent les saumons anadromes dans le bassin de l’Okanagan. Les chinooks de l’Okanagan adultes demeurent dans le lac durant des semaines ou des mois avant de frayer, et les juvéniles grossissent dans le lac durant une période allant de quelques semaines à plusieurs années. La plupart des observations détaillées des conditions de grossissement dans le lac Osoyoos portent sur le saumon rouge, mais une bonne partie de cette information s’applique également au chinook de l’Okanagan.

Le lac Osoyoos se compose d’une série de trois bassins, dont le plus au sud chevauche la frontière canado-américaine. Le lac a une profondeur moyenne de 15 m, et le temps de séjour de l’eau est d’environ 0,7 an (Pinsent et al., 1974). Il est classé comme lac mésotrophe, le phosphore étant le nutriant limitant (Wright, 2002). Aucune étude paléolimnologique n’a été effectuée sur le lac Osoyoos; on ne dispose donc pas de données historiques. Cependant, des mesures de réduction du phosphore ont été prises (comme pour les autres lacs du cours principal de l’Okanagan) au début des années 1970 en raison de problèmes de qualité de l’eau (Pinsent et al., 1974). Jensen et Epp (2001) indiquent que la qualité de l’eau s’est améliorée en ce qui concerne le phosphore : alors que la charge de phosphore au printemps au début des années 1970 était d’environ 25-30 µg/L, elle est aujourd’hui en moyenne de 15-20 µg/L.

Le lac Osoyoos présente un pourcentage élevé de superficie littorale (23 p. 100) par rapport aux lacs Skaha et Okanagan (15 p. 100) (Wright, 2002). Cependant, les températures élevées des eaux épilimnétiques limitent probablement l’utilisation de l’habitat littoral par le chinook durant la saison de croissance (avril à novembre). De plus, le myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum), plante exotique, s’est répandu rapidement dans les zones littorales de l’Okanagan et fournirait un habitat supplémentaire pour des espèces prédatrices exotiques chassant à l’affût, comme l’achigan à grande bouche (Wright et al., 2002). La pêche au saumon rouge à la senne de plage dans le bassin nord du lac Osoyoos en 2002 a révélé une faible abondance d’alevins dans les zones littorales jusqu’à ce que les températures de l’eau dépassent 17 °C (mi-juin), moment auquel ils s’en vont vers le large (FDONA, données inédites, 2005). De plus, l’habitat de grossissement du lac peut être également restreint à la fin de l’été et à l’automne par des températures de l’eau élevées dans l’épilimnion et des faibles concentrations d’oxygène dissous dans l’hypolimnion (Wright, 2002; Wright et Lawrence, 2003). Cette restriction de l’habitat par des températures de l’eau élevées dans l’épilimnion et de faibles concentrations d’oxygène dissous dans l’hypolimnion est particulièrement marquée dans les deux bassins du sud du lac, de sorte que toute la production de saumon rouge (et probablement de chinook de l’Okanagan) du lac Osoyoos provient du bassin nord (Hyatt et Rankin, 1999). Cependant, malgré les limitations de l’habitat, les smolts de saumon rouge du lac Osoyoos sont parmi les plus gros du monde (Hyatt et Rankin, 1999), ce qui atteste de l’abondance de nourriture dans le lac. Les chinooks de l’Okanagan qui grossissent dans le lac peuvent présenter des taux de croissance élevés similaires, ce qui pourrait être associé à la période de grossissement anormalement longue en eau douce (Brannon et al., 2004).

   L’introduction d’une crevette exotique, le Mysis relicta, dans le bassin de l’Okanagan représente une autre contrainte, de gravité inconnue. Le M. relicta est présent dans le lac au moins depuis 1998 (Hyatt et Rankin, 1999) et provient des lacs d’amont, où il est bien établi. Il y a habituellement une tendance à la baisse des populations de poissons limnétiques après envahissement des eaux par le M. relicta (Lasenby et al., 1986), ce qui a déjà été établi pour les populations de kokanis dans le lac Okanagan. Bien que les chinooks se trouvent plus souvent dans les zones littorales et se nourrissent moins de zooplancton (d’où une moins forte compétition avec les mysidés), ce comportement n’a pas été établi pour le lac Osoyoos, où la zone littorale est probablement inaccessible durant une bonne partie de la saison de croissance en raison des températures élevées de l’eau (FDONA, données inédites, 2005).

En résumé, des températures de l’eau élevées dans la rivière Okanagan retardent le moment de la migration et de la fraye des chinooks de l’Okanagan adultes, et limitent l’habitat de grossissement des juvéniles aux chenaux secondaires alimentés par les eaux souterraines durant une bonne partie de l’été. La construction de barrages a réduit l’habitat accessible du chinook de l’Okanagan à une fraction de sa taille antérieure, supprimant l’accès au cours principal de la rivière, aux lacs et aux affluents en amont du barrage McIntyre (décharge du lac Vaseaux). De plus, environ 90 p. 100 du cours principal de la rivière Okanagan au Canada a été modifié, entraînant une perte importante d’habitat de fraye et de grossissement. L’habitat de grossissement du saumon dans le lac Osoyoos est en grande partie limité au bassin nord. Le chinook de l’Okanagan peut grossir dans des zones littorales au début de la saison de croissance, mais est vite limité par les températures élevées des eaux épilimnétiques. L’habitat de grossissement est de plus limité par les faibles concentrations d’oxygène dissous dans l’hypolimnion à la fin de l’été et à l’automne. De plus, le chinook de l’Okanagan qui grossit dans le lac peut se trouver en compétition avec les mysidés pour la nourriture (au moins jusqu’à ce qu’ils deviennent piscivores), en particulier quand les zones littorales sont inaccessibles, et peut être sujet à la prédation par des espèces exotiques quand il grossit dans des zones littorales. Cependant, malgré ces contraintes, le lac Osoyoos fournit un environnement productif pour le grossissement des saumons, comme le démontrent le taux de croissance et la taille des smolts chez le saumon rouge.


Protection et propriété

La principale zone de reproduction pour le chinook dans la rivière Okanagan s’étend de Oliver au barrage McIntyre. Presque toute la zone de fraye accessible au Canada est endiguée, les différentes parties du chenal faisant l’objet d’une gestion active par le Ministry of Water, Land and Air Protection de la Colombie-Britannique, ou se trouvant dans les limites des terres de la réserve de la bande indienne Osoyoos. Il y a très peu de développement le long du chenal de la rivière sur la partie qui passe dans la réserve indienne.

Dans la partie canadienne des bassins hydrographiques de l’Okanagan et de la Similkameen, les parcs provinciaux comptent pour 14,5 p. 100 des propriétés foncières. Les terres de réserve indienne comptent pour 4 p. 100, et les terres municipales ou privées pour 50,2 p. 100. Les terres restantes (environ 30 p. 100) sont des terres de la Couronne. De plus, 31,8 p. 100 des terres (réparties dans ces différentes catégories) font partie de la réserve de terres agricoles. 

 

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Biologie

La biologie générale du saumon chinook a été bien décrite en Amérique du Nord. Les sections suivantes sont en grande partie fondées sur Healey (1991) et Myers et al. (1998). Les caractéristiques de la population de chinooks de l’Okanagan n’ont commencé que récemment à être décrites, mis à part les connaissances écologiques traditionnelles et les observations sporadiques passées. La principale source actuelle d’information sur cette population est une compilation d’observations recueillies par le Fisheries Department de l’Okanagan Nation Alliance (Wright et Long, 2005).


Cycle vital et reproduction

D’après les connaissances écologiques traditionnelles (Ernst et Vedan, 2000) et les observations récentes sur les dates de montaison (Wright et Long, 2005), le chinook de l’Okanagan fraye en automne. Comme on a relevé des arrivées de chinooks dans la rivière en amont du lac Osoyoos au printemps et au début de l’été, il pourrait y avoir une seconde population qui fraye à la fin juin ou au début juillet avant l’élévation des températures de la rivière; il se pourrait aussi que ces arrivées précoces constituent plutôt un segment migratoire hâtif de la même population qui fraye en automne. Les pêches indiennes qui s’effectuaient en mai, en juin et au début juillet visaient probablement le chinook de printemps (type dulcicole) (Moore et al., 2004). Par ailleurs, le biologiste canadien Gartrell a signalé la présence de 100 à 300 chinooks de printemps dans les frayères en amont du lac Osoyoos en mai 1936 (dossiers inédits du MPO, fichier de la base de données sur les échappées de saumon [Salmon Escapement Data System – SEDS] de 1936). Des données sur les dates de montaison ont été recueillies pour l’UES du saumon chinook du haut Columbia aux États-Unis, comprenant du chinook de type océanique (rivière Okanagan aux États-Unis) et de type dulcicole (rivière Methow), et un sommaire des dates de montaison observées dans le bassin de la rivière Okanagan a été compilé (figure 5). Récemment, on a observé la fraye du chinook en amont du lac Osoyoos en octobre, ce qui est typique des populations de type océanique dans le bassin du haut Columbia. La fraye est probablement déclenchée par une baisse des températures sous 16 °C (Healey, 1991), qui se produit dans la rivière Okanagan à la fin septembre ou au début octobre (Hyatt et Rankin, 1999). Bien que cette période de fraye soit typique du chinook de type océanique, les conditions du lac peuvent permettre aux individus d’une population de type dulcicole de réguler leur température corporelle de façon à retarder leur fraye jusqu’en octobre, comme cela se produit ailleurs dans le bassin du Columbia (Myers et al., 1998).

On possède peu d’information sur la distribution des âges des reproducteurs dans la rivière Okanagan au Canada. Cependant, des évaluations des stocks dans la partie américaine du bassin ont indiqué environ 21 p. 100 de mâles de 3 ans (c.-à-d. les jeunes mâles précoces, ou jacks), 44 p. 100 de reproducteurs de 4 ans et 34 p. 100 de reproducteurs de 5 ans (Howell et al., 1985; Chapman et al., 1994). (L’âge est déterminé à partir du moment où les œufs sont pondus.) On n’a relevé aucun reproducteur de 2 ans (c.-à-d. âge 1+) dans la partie américaine du bassin de l’Okanagan, et seulement 1 p. 100 des reproducteurs étaient des poissons de 6 ans. Dans la partie canadienne du bassin de l’Okanagan, la plupart des petits chinooks qui ont été capturés dans le lac Osoyoos ont été identifiés comme âgés de 2 ans (c.-à-d. 1+) (FDONA, données inédites, 2005). Avant 2005, on avait déterminé l’âge de 7 chinooks adultes du bassin de l’Okanagan au Canada : l’un avait 4 ans (sexe inconnu), et les 6 autres (3 mâles et 3 femelles) étaient âgés d’au moins 5 ans (Wright et Long, 2005). Pour 2005, on a déterminé l’âge de 23 chinooks au total (laboratoire de détermination de l’âge des poissons du MPO) dans la partie canadienne du bassin de l’Okanagan (FDONA, données inédites, 2005). Le sex-ratio était de 43,5 p. 100 de mâles et de 56,5 p. 100 de femelles. Pour 2005, il y avait 43,5 p. 100 de reproducteurs de 3 ans (5 mâles et 5 femelles), 47,8 p. 100 de reproducteurs de 4 ans (4 mâles et 7 femelles) et 8,7 p. 100 de reproducteurs de 5 ans (1 mâle et 1 femelle). 

On ne dispose d’aucune donnée sur la fécondité du chinook de l’Okanagan. Cependant, des chinooks du haut Columbia capturés au barrage Wells, le barrage le plus proche en aval de la confluence avec la rivière Okanagan, ont montré une fécondité moyenne de 5 041 œufs par femelle, les poissons atteignant en moyenne 90,4 cm de long (Hymer et al., 1992; Myers et al., 1998). Les poissons plus gros ont tendance à produire des œufs plus nombreux et plus gros, mais la relation n’est pas linéaire (Myers et al., 1998). Divers autres facteurs influencent le nombre et la taille des œufs, dont l’âge des poissons, les particularités du cycle vital, la distance de migration et la latitude (Myers et al., 1998).

Chez le chinook, la survie jusqu’au stade d’alevin est très variable, mais Healey (1991) a établi une limite supérieure de 30 p. 100 pour les œufs déposés et incubés dans des conditions naturelles. La survie des œufs peut être relativement élevée là où la percolation dans le gravier est bonne et où les nids de fraye ne sont pas perturbés par l’affouillement, le dessèchement ou le dépôt de particules fines (Healey, 1991). Quand la densité de reproducteurs est élevée, les nids de fraye établis sont souvent perturbés par des reproducteurs subséquents, ce qui entraîne la perte d’œufs.


Figure 5 : Sommaire des observations de saumons chinooks anciennes et récentes dans la partie canadienne du bassin de l’Okanagan et de quelques observations anciennes dans la partie américaine du bassin.


Chinook d’été de la rivière Okanagan (É.-U.)1
  • Montaison (2ième semaine de mai jusqu'a la fin de juillet)
  • Fraye (octobre et novembre)

Chinook de printemps de la rivière Methow1
  • Montaison (dernière semaine de mars jusqu'a la fin de mai)
  • Fraye (août et Septembre)

Lieu (Date)

--- États-Unis ---


Rivière Okanagan (observations anciennes)2
  • Montaison (mai, juin et juillet)
  • Fraye (3ième et 4ième semaines de septembre)

Ville d’Okanagan (1909)3
  • Fraye (dernière semaine de septembre)

Ville d’Omak (1932)3
  • Fraye (dernière semaine de septembre)

--- Canada ---


Rivière Okanagan (observations anciennes)4
  • Fraye (septembre et octobre)

Rivière Okanagan (1936; frayères)7
  • Montaison (mai)

De Oliver aux chutes Okanagan (années 1960)2
  • Fraye (3ième et 4ième semaines d'octobre)

Rivière Okanagan (1965)8
  • Présent – migration ou fraye? (septembre)

Rivière Okanagan (1968)7
  • Présent – migration ou fraye? (septembre)

Rivière Okanagan (1969)7
  • Présent – migration ou fraye? (août)

Rivière Okanagan (1976, 1981, 1982, 1984)7
  • Présent – migration ou fraye? (août, septembre et octobre)

Rivière Okanagan (1977)8
  • Présent – migration ou fraye? (octobre)

Rivière Okanagan (1987)7
  • Présent – migration ou fraye? (octobre)

Barrage John Day/Osoyoos Inlet (1993)5
  • Montaison (2ième semaine de may, 2ième et 3ième semaines de juillet)

Rivière Okanagan (1994, 1997, 1998, 1999)7
  • Présent – migration ou fraye? (octobre)

Barrage McIntyre (2000)6
  • Montaison (3ième semaine de juillet)

Rivière Okanagan (2001)6
  • Fraye (3 premières semaines d'octobre)

Rivière Okanagan (2002)6
  • Fraye (3 premières semaines d'octobre)

Rivière Okanagan (2003)6
  • Fraye (3 premières semaines d'octobre)

1 Myers et al., 1998;
2 Smith, 2002 (fraye du chinook décrite comme se produisant près de la fin de la fraye du saumon rouge);
3 Smith, 2003b;
4 Vedan, 2002 (pêche du chinook décrite comme s’effectuant à l’automne, mais avant la pêche du saumon kéta, s’effectuant en novembre);
5 MDE, 1993;
6 Wright et Long, 2005;
7 dossiers inédits de la base SEDS du MPO;
8 dossiers de correspondance de la base SEDS du MPO.


Prédateurs

Les prédateurs représentent habituellement le principal agent de mortalité chez les jeunes chinooks juvéniles (Healey, 1991). Les oiseaux et les poissons piscivores consomment des chinooks juvéniles en eau douce, dans les estuaires et dans le milieu marin. De plus, on a observé des prédateurs invertébrés tuer ou blesser des saumons juvéniles, mais la prédation par les prédateurs invertébrés à l’extérieur des écloseries n’est pas bien connue (Healey, 1991). On a relevé des taux de mortalité de 70 p. 100 à 90 p. 100 chez les jeunes saumons du Pacifique juvéniles dans plusieurs bassins hydrographiques (Healey, 1991).

Parmi les poissons piscivores qui chassent probablement le chinook de l’Okanagan, il y a de nombreuses espèces exotiques, dont 13 ont été relevées (Wright et al., 2002). Les espèces exotiques composent 84 p. 100 de la population de poissons littoraux dans le lac Osoyoos, et on en trouve également dans le cours principal de la rivière Okanagan (Wright et al., 2002). Les chinooks juvéniles présents dans le lac Osoyoos peuvent être les proies du crapet arlequin (Lepomis macrochirus), de la marigane noire (Pomoxis nigromaculatus), de l’achigan à petite bouche (Micropterus dolomieui), de la perchaude (Perca flavescens) et de l’achigan à grande bouche (Micropterus salmoides).

La mortalité par prédation durant l’avalaison des smolts a très probablement augmenté dans le Columbia à cause des barrages construits dans le cours du fleuve (Myers et al., 1998). En témoigne le fait que des mesures de lutte contre les prédateurs ont été prises dans le Columbia afin d’améliorer la survie des smolts des diverses populations de saumon en aval (Zimmerman, 1999; Zimmerman et Ward, 1999a; Idem, 1999b).

En analysant plusieurs études sur les taux de mortalité du saumon chinook qui grossit en mer, Healey (1991) a conclu que le taux de mortalité marine est probablement inférieur à 35 p. 100 par an et probablement plus près de 20 p. 100 par an. De plus, il a conclu que les taux de mortalité sont probablement plus élevés durant la première année ou les deux premières années en mer, et plus élevés dans les zones côtières, ce qui entraînerait des taux de mortalité relativement plus élevés chez le chinook de type océanique que chez le chinook de type dulcicole (qui effectue souvent de grandes migrations en mer; Healey, 1983). Les causes de mortalité des chinooks de grande taille sont les pêches commerciale et récréative, la prédation par les grands poissons et les mammifères, les maladies et les mauvaises conditions en mer certaines années.


Physiologie

Les températures supérieure et inférieure pour une mortalité pré-éclosion de 50 p. 100 chez le chinook sont de 16 °C et de 2,5 °C  à 3,0 °C, respectivement (Alderdice et Velsen, 1978, cité dans Healey, 1991). Les mêmes auteurs ont établi le temps jusqu’à l’éclosion de 50 p. 100 des œufs à environ 159 jours à 3 °C et à 32 jours à 16 °C, et ont conclu qu’un modèle simple de somme thermique (période de développement = 468,7/T, où T est la température moyenne durant l’incubation) convient pour prédire le temps d’éclosion.

La percolation de l’eau dans le gravier de fraye est essentielle à la survie des œufs et des alevins, exigence qui peut être gravement compromise par la l’envasement des lits de fraye (Healey, 1991). Shelton (1955, cité dans Healey, 1991) a conclu que la survie des œufs jusqu’à l’éclosion était supérieure à 97 p. 100 à des taux de percolation d’au moins 0,03 cm/s, mais que l’émergence était de 13 p. 100 ou moins dans le petit gravier à des taux de percolation inférieurs à 0,06 cm/s. Des taux d’émergence beaucoup plus élevés (87 p. 100) ont été relevés chez le chinook dans le gros gravier avec circulation adéquate de l’eau.

Les adultes interrompent leur migration et cherchent des refuges quand la température de l’eau dépasse 22 °C (Alexander et al., 1998). La température préférée des alevins est de 12 °C à 14 °C, et la température létale supérieure est de 25,1 °C (Scott et Crossman, 1973).


Déplacements et dispersion

La montaison des chinooks de l’Okanagan matures s’effectue principalement durant le jour, quelques poissons migrant la nuit (Healey, 1991). Par contre, le déplacement des alevins vers l’aval s’effectue principalement la nuit, surtout autour de minuit, bien qu’un petit nombre d’alevins se déplacent durant le jour (Healey, 1991). Tel qu’illustré à la figure 5, le moment de la montaison dans la rivière Okanagan correspond avec celui relevé dans la partie américaine du bassin.

Les seules observations de chinooks de l’Okanagan quittant le lac Osoyoos ont été effectuées grâce à un piège rotatif placé 300 m en aval du barrage Zosel (décharge du lac Osoyoos) (Hansen, 1996a; idem, 1996b). Les chinooks de l’Okanagan n’étaient pas le groupe cible (smolts de saumon rouge), et peu d’information a été tirée de ces captures outre le fait que des alevins de chinook (nouvellement émergés) ont été capturés dans une majorité de périodes d’échantillonnage entre le 17 avril et le 31 mai. Les alevins de chinook observés pouvaient ne pas provenir des frayères situées en amont du lac, mais plutôt de nids de fraye situés entre le piège et le barrage Zosel, où se trouve de l’habitat de fraye approprié, sans que la fraye y ait toutefois été confirmée (C. Fisher, comm. pers., 2005). Des alevins nouvellement émergés ont également été capturés en amont du lac Osoyoos en avril et en mai (Wright et Long, 2005). On n’a pas relevé de smolts de chinook de l’Okanagan quittant le lac Osoyoos.

Tel qu’il a été mentionné précédemment, le chinook de type dulcicole du bassin du Columbia effectue de grandes migrations dans l’océan avant de revenir frayer, tandis que les chinooks de type océanique fréquentent le plus souvent les eaux littorales le long de la côte de l’Amérique du Nord. Le comportement du chinook de l’Okanagan dans l’océan n’a pas été étudié.

Les chinooks de l’Okanagan qui reviennent frayer dans le bassin de l’Okanagan doivent entrer dans la rivière Okanagan avant que la température de l’eau n’y soit trop élevée ou attendre dans le fleuve Columbia que la température de l’eau baisse à un niveau tolérable. S’ils entrent dans le bassin de l’Okanagan avant que la température soit élevée, ils peuvent demeurer brièvement dans la rivière en amont du lac Osoyoos avant de revenir au lac quand la température augmente. Des expériences de marquage ont démontré que les chinooks de la remonte d’été (de type océanique) entrent dans la rivière Okanagan à partir du fleuve Columbia en juillet jusqu’à ce que la température de l’eau de la rivière Okanagan atteigne 22 °C, le pic de la migration des chinooks de l’Okanagan dans la rivière Okanagan se produisant immédiatement après que la température ait baissé sous ce niveau à la fin août (Alexander et al., 1998).


Relations interspécifiques

La prédation sur les chinooks de l’Okanagan juvéniles et adultes a été traitée plus haut et ne sera pas couverte dans cette section.

Les alevins de chinook de l’Okanagan en eau douce se nourrissent d’insectes terrestres, de crustacés, de chironomidés, de corixidés, de phryganes, d’acariens, d’araignées, d’aphidiens, de larves de Corethra et de fourmis (Scott et Crossman, 1973; Healey, 1991). La communauté macrozooplanctonique du lac Osoyoos, dont les chinooks de l’Okanagan en grossissement se nourrissent en partie, est dominée par les cyclopidés et les diaptomidés, avec des populations importantes de Daphnia et de Bosmina (Wright, 2002). On a également constaté récemment que le chinook de l’Okanagan est piscivore et se nourrit d’alevins de saumon rouge (FDONA, données inédites, 2005). On ne connaît pas le degré de compétition pour la nourriture entre les espèces cohabitantes de saumons qui grossissent en eau douce, mais il est probablement influencé par le degré de ségrégation de l’habitat entre les espèces (Healey, 1991).

Dans le milieu marin, les jeunes saumons chinooks se nourrissent principalement de poisson, particulièrement de hareng, et des invertébrés comme les calmars, les amphipodes, les crevettes, les euphausiacés et les larves de crabe composent le reste de leur régime (Scott et Crossman, 1973; Healey, 1991). L’abondance relative de poissons dans le contenu stomacal des saumons chinooks pêchés commercialement augmente avec la taille du poisson. En général, les différentes espèces d’invertébrés constituent une composante relativement petite du régime des saumons chinooks adultes dans l’océan, bien qu’il y ait une variation saisonnière et régionale considérable dans la composition du régime (Healey, 1991). Les périodes d’alimentation de pointe du saumon chinook dans l’océan semble être le printemps et l’été, le printemps étant la meilleure période dans la partie sud de son aire de répartition nord-américaine et l’été la meilleure période le long de la côte du Canada (Healey, 1991).


Adaptabilité

Le cycle biologique du saumon chinook est très variable, comme l’indique la grande variabilité de la durée des stades de grossissement en eau douce et en eau salée, de l’âge à la maturité et des besoins en matière d’habitat de fraye et de grossissement. L’existence de cette forte variation laisse penser que l’espèce est très adaptable (Healey, 1991).

Le saumon chinook est produit en écloserie en Amérique du Nord depuis plus d’un siècle, et des ensemencements ont été effectués dans une grande variété de rivières avec ou sans population de saumons chinooks indigènes (Myers et al., 1998). L’espèce a également été introduite avec succès dans des milieux très nouveaux, y compris le réseau des Grands Lacs laurentiens et des rivières de la Nouvelle-Zélande. Cependant, on s’inquiète beaucoup actuellement de l’apparente faible valeur adaptative de nombreux chinooks d’écloserie et de ses incidences possibles sur les populations sauvages (Berejikian et Ford, 2003).

 

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Taille et tendances de la population

Activités de recherche

Le Department of Fish and Wildlife de l’État de Washington a effectué des relevés des frayères dans la partie américaine du bassin de l’Okanagan pour la population de chinooks d’été de l’Okanagan depuis 1956 (Miller, 2004). Ces relevés ont été effectués par dénombrement aérien des nids, avec recherches par bateau et à pied certaines années (chaque année depuis 1991 et de façon sporadique avant cela). On ne sait pas si la méthodologie des relevés aériens a changé au fil des ans.

Le Fisheries Department de l’Okanagan Nation Alliance a dénombré les chinooks reproducteurs dans le cadre de ses programmes visant le saumon rouge de l’Okanagan (quand cela était possible) dans la rivière Okanagan chaque année depuis 2001 (Wright et Long, 2005; Long, 2002), et a capturé à la senne des chinooks adultes anadromes dans la rivière en 2003 et en 2004 (Wright et Long, 2005), et récemment en 2005 (FDONA, dossiers inédits, 2005). Cependant, on dispose de peu de données d’observations formelles du chinook de l’Okanagan dans la rivière avant cette période. Les meilleures données sont les comptes rendus historiques de l’importante pêche au chinook des chutes Okanagan (Ernst, 1999; Ernst et Vedan, 2000), l’observation par Gartrell des chinooks reproducteurs en mai (fichiers inédits de la base SEDS du MPO, 1936), les attestations de la présence de chinooks dans la région figurant dans les dossiers de correspondance du MPO des années 1920 à 1999 (MPO, dossiers de correspondance inédits, Kamloops, C.-B.), les données de capture à la senne de juvéniles dans le lac Osoyoos en 1971 (Northcote et al., 1972) et les observations annuelles de reproducteurs dans la rivière faites dans le cadre des relevés de dénombrement des saumons rouges de 1968 à 1999 (fichiers inédits de la base SEDS du MPO).


Abondance, fluctuations et tendances

La population ancienne de chinooks de l’Okanagan dans la rivière Okanagan était suffisamment grande pour soutenir une importante pêche de consommation et commerciale avant l’arrivée des peuples non-autochtones (Ernst et Vedan, 2000). Cependant, en 1874, on estimait que plus de la moitié de la remonte de saumons vers le haut Columbia (y compris l’Okanagan) était capturée par les pêcheurs commerciaux en aval. Dans les années 1890, les remontes vers le bassin du haut Columbia étaient presque complètement anéanties (Moore et al., 2004), y compris probablement celles de la rivière Okanagan.

Le chinook a été indiqué sporadiquement comme présent dans le bassin depuis 1965 à la suite des observations accessoires effectuées pendant la surveillance de l’échappée du saumon rouge (figure 6). On a estimé l’échappée du chinook, d’après les dénombrements où les nombres de poissons morts et de poissons vivants les plus élevés étaient ajustés selon un facteur d’extrapolation standard utilisé par le MPO, comme il a été montré au cours des années pour lesquelles les données nécessaires étaient disponibles (Bailey 2004, comm. pers.). Il semble que, lorsque des études ont été effectuées dans le bassin, le chinook était indiqué comme présent (Northcote et al., 1972; Wright et Long, 2005). La seule indication de discontinuité de la présence du chinook de l’Okanagan dans le bassin a été son absence dans les échantillons prélevés au filet maillant dans le lac Osoyoos en 1972 (Allen et Meekin, 1980). Par contre, des chinooks de l’Okanagan ont été capturés lors de l’échantillonnage au filet maillant effectué par Northcote et al. (1972) dans le lac Osoyoos en 1971.


Figure 6 : Attestation de la présence et estimation de l’échappée (lorsque cela était possible) de chinooks dans la partie canadienne de la rivière Okanagan

Figure 6 : Attestation de la présence et estimation de l’échappée (lorsque cela était possible) de chinooks dans la partie canadienne de la rivière Okanagan.

La population de chinooks d’été dans la partie américaine du bassin de l’Okanagan semble être étroitement liée à la population canadienne. Cette population est considérée comme préoccupante ou effondrée par les organismes responsables des pêches de l’État, la principale menace étant la perte d’habitat par la destruction de l’habitat ou le manque d’accès (Nehlsen et al., 1991; DFW et al., 1993). Le Department of Fish and Wildlife de l’État de Washington (DFWW) effectue des dénombrements aériens des nids de fraye depuis 1956, dont les résultats sont résumés à la figure 7 (Miller, 2004). En 2002, le DFWW a appliqué au nombre de nids relevés un facteur d’extrapolation de 2,3 pour évaluer l’échappée d’adultes (Miller, 2004), facteur similaire à celui utilisé (2,2) pour les populations du Fraser intérieur (Bailey, 2004, comm. pers.).  De 1956 à 1998, les estimations de nids ont été relativement stables. Cependant, depuis 1999, les estimations de nids ont augmenté. On pense que cela est dû aux années de fort ruissellement durant la migration des smolts et à une meilleure survie océanique ces dernières années (Pacific Salmon Commission Joint Chinook Technical Committee, 2003). Les contributions des écloseries durant cette période (de 1999 à 2002) ont peut-être aussi augmenté l’abondance de la population, et elles ont été estimées à 56 p. 100, avec une fourchette de 20 p. 100 à 70 p. 100 (Todd Miller, 2004, comm. pers.). Murdock et Miller (1999) ont estimé l’échappée de reproducteurs à environ 1 300 chinooks de la remonte d’été (type océanique) en 1998, dont environ 47 p. 100 provenaient des écloseries. Les comptes rendus anciens sur les chinooks dans la partie américaine du bassin de l’Okanagan ne donnent pas d’estimations des remontes, mais les journaux locaux mentionnaient régulièrement des années 1880 aux années 1930 des pêches de consommation importantes (Smith, 2003a; Idem, 2003b).


Figure 7 : Sommaire des dénombrements aériens des nids de fraye dans les rivières Okanagan (partie américaine en aval du lac Osoyoos) et Similkameen, de 1956 à 2002

Figure 7 : Sommaire des dénombrements aériens des nids de fraye dans les rivières Okanagan (partie américaine en aval du lac Osoyoos) et Similkameen, de 1956 à 2002.

Adaptation des données présentées par Miller, 2004.


Effet d’une immigration de source externe

L’activité des écloseries dans l’UES du haut Columbia a une longue histoire, qui a commencé avec les écloseries des rivières Methow et Wenatchee en 1899. Au XXe siècle, on utilisait les stocks de chinooks locaux et, parfois, ceux du bas Columbia pour la reproduction (Mullan, 1987; Myers et al., 1998). Au cours de la dernière décennie, de 300 000 à 1 million de poissons de 1 an et de moins d’un an ont été ensemencés chaque année dans la partie américaine du bassin de l’Okanagan (FPC, 2004).

Les chinooks d’été qui ont été ensemencés par les écloseries proviennent de stocks de géniteurs recueillis dans la partie américaine de la rivière Okanagan ou au barrage Wells. Le stock de géniteurs recueilli au barrage Wells est un mélange de chinooks des populations de l’Okanagan et de la rivière Methow.

Il y a eu un hiatus de plusieurs dizaines d’années dans l’ensemencement de chinooks de printemps dans le bassin de l’Okanagan jusqu’en 1991. De 1991 à 1993, un total d’environ 480 000 chinooks de printemps de 1 an ou de moins de 1 an ont été ensemencés dans la partie américaine de la rivière Okanagan et ses affluents (FPC, 2004). Tous les lâchers récents de chinooks de printemps d’écloserie proviennent du stock de Carson, qui est issu d’un mélange de chinooks de printemps de stocks du haut Columbia recueillis dans le cadre du Grand Coulee Fish Maintenance Program (GCFMP) (Busack et Marshall, 1995).

Durant les dénombrements de 2003 réalisés dans la rivière Okanagan en amont du lac Osoyoos, la moitié (4 sur 8) des chinooks anadromes qui ont été capturés dans les frayères avaient été produits en écloserie (Wright et Long, 2005), ce qui indique que, certaines années, une partie importante de la population de saumons chinooks anadromes de la partie canadienne de la rivière Okanagan se compose de poissons issus d’écloseries américaines et, peut-être, d’autres populations sauvages. Cependant, aucun des chinooks anadromes observés en 2004 ne semblait provenir d’une écloserie. De plus, un seul des 29 adultes anadromes de 2005 semblait provenir d’une écloserie (nageoire adipeuse coupée). Les poissons provenant d’écloseries observés en 2003 étaient probablement des chinooks d’été (type océanique), car aucun chinook de printemps (type dulcicole) n’avait été ensemencé dans le bassin de l’Okanagan durant les années de génération correspondantes (C. Fisher, comm. pers., 2005). Aucun des chinooks de l’Okanagan capturés dans le lac Osoyoos n’avait d’entailles ou d’autres marques d’écloserie (Wright et Long, 2005). Puisque seulement la moitié environ de la production de chinooks aux États-Unis provient d’écloseries, la proportion d’individus dans la partie canadienne de la rivière Okanagan portant des marques d’écloserie représenteune limite inférieure par rapport au nombre d’égarés provenant de la partie américaine du bassin.

On prévoit établir une nouvelle écloserie au pied du barrage Chief Joseph (C. Fisher, comm. pers., 2005). Un des objectifs serait d’augmenter la production de chinooks de l’Okanagan à des niveaux suffisants pour soutenir une pêche de consommation et de subsistance pour les Colville Confederated Tribes (CCT).  D’autres étangs d’acclimatation sont proposés dans la partie américaine de la rivière Okanagan où il n’y a actuellement qu’un étang d’acclimatation à long terme sur la Similkameen. Dans leur plan d’écloserie, les CCT se sont dites intéressées à examiner la possibilité d’établir des écloseries au Canada. Dans le cadre de ses mécanismes de collaboration avec les CCT, l’Okanagan Nation Alliance a relevé plusieurs incertitudes à examiner avant d’utiliser une écloserie pour rétablir la population. Parmi les questions à étudier, il y a celle des relations génétiques entre les populations de chinooks des parties canadienne et américaine du bassin du Columbia.

 

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Facteurs limitatifs et menaces

Les facteurs limitatifs et les menaces concernant l’habitat de fraye et de grossissement dans le bassin de l’Okanagan au Canada ont déjà été traités dans la section « Tendances en matière d’habitat ». Par ailleurs, le National Marine Fisheries Service (1998) a identifié la section de la rivière Okanagan située sous le barrage McIntyre comme la première priorité de protection et de remise en état dans l’Okanagan et le bassin de l’Okanagan. Il a également déterminé que la perte potentielle de zones de grossissement adéquates dans le lac Osoyoos représente le plus grand risque pour l’habitat. Bien que ces constatations se rapportent au saumon rouge, elles valent également pour le chinook. Le reste de la présente section porte sur les menaces provenant de l’extérieur du bassin. 

La collecte de géniteurs pour les écloseries (voir la section « Effet d’une immigration de source externe ») et la pêche en rivière et en mer de la population améliorée par les écloseries sont des menaces non quantifiées.

Les chinooks migrant entre l’océan et la rivière Okanagan subissent une mortalité accrue due à la prédation ou aux blessures à chacun des barrages du cours principal et à leurs retenues. Il y a 9 barrages hydroélectriques sur le cours principal par lesquels migrent les chinooks adultes et juvéniles, dont 4 sont exploités par le gouvernement fédéral (Bonneville, Dalles, John Day et McNary) et 5 par les Public Utility Districts (PUD) (Priest Rapids, Wanapum, Rock Island, Rocky Reach et Wells). Ferguson et al. (2004) ont estimé un taux de survie de 80 p. 100 à 85 p. 100 pour les chinooks adultes franchissant 8 barrages hydroélectriques sur le fleuve Columbia et la rivière Snake (affluent du Columbia). Sans qu’elle soit nécessairement spécifique au chinook du bassin du haut Columbia, une estimation similaire pour les chinooks franchissant les 9 barrages du fleuve Columbia en aval de la rivière Okanagan pourrait être appropriée. Dans le cadre des activités actuelles de planification visant les sous-bassins de l’Okanagan, les taux de survie des smolts en dévalaison sont estimés à 86 p. 100 à 91 p. 100 par barrage pour les chinooks de type dulcicole (Moore et al., 2004), ce qui laisse croire qu’entre 26 p. 100 et 43 p. 100 des smolts qui quittent la rivière Okanagan franchissent le dernier barrage (Bonneville).

 

Incidences de la pêche

Le chinook de l’Okanagan migre probablement avec le chinook d’été du haut Columbia, bien que l’on ne dispose pas d’observations directes le confirmant. Le comité technique conjoint sur le chinook (PSC, 2003) utilise des micromarques codées sur les poissons issus de l’écloserie du barrage Wells pour surveiller l’exploitation du chinook d’été du fleuve Columbia (comprenant le chinook du haut Columbia), qui est un des 36 stocks indicateurs du taux d’exploitation surveillés. Les récupérations de marques dans toutes les pêches (comprenant la mortalité accessoire associée) et les échappées sont utilisées pour reconstituer la taille des cohortes par année de ponte pour chaque stock indicateur. À partir de ces données, on évalue les mortalités par pêche totales par année de capture ainsi que les taux d’exploitation par ponte. 

Les mortalités par pêche totales de chinooks d’été du fleuve Columbia ont été calculées jusqu’à l’année de capture 2003 (tableau 2) (PSC, 2003; données inédites du CTC – R. Sharma, 2005, comm. pers.). Pour les années 1979, 1980 et de 1987 à 1990, la mortalité totale a été en moyenne de 71 p. 100 et de 66,9 p. 100, respectivement. De 1991 à 1998, la mortalité totale a été en moyenne de 32,7 p. 100, avec un maximum de 50,2 p. 100 et un minimum de 17,6 p. 100. À partir de 1999, la mortalité totale a été en moyenne de 62,8 p. 100 et elle a augmenté régulièrement, passant de 46,1 p. 100, en 1999, à 76,4 p. 100, en 2003. Ces dernières années, les captures ont été réparties à peu près également entre les pêches du Canada, de l’Alaska et du nord-ouest des États-Unis. L’exploitation canadienne s’est faite principalement dans les pêches à la traîne du nord de la Colombie‑Britannique et de la côte ouest de l’île de Vancouver, alors que l’exploitation américaine se fait principalement dans les pêches à la traîne de l’Alaska et les pêches à la traîne et sportive du nord-ouest des États-Unis (qui comprennent la pêche en rivière).

Les répartitions de la mortalité du chinook d’été du Columbia décrites plus haut sont données par année de capture, les poissons capturés étant âgés de trois à six ans (pontes mélangées). Les taux d’exploitation par ponte fournissent une mesure des incidences de la pêche sur une ponte donnée pour toutes les années de pêche de cette ponte. Actuellement, la plus récente année de ponte terminée pour laquelle de tels taux sont disponibles est 1999 (figure 8). Les taux d’exploitation pour les pontes de 1975 à 1977 varient d’environ 60 p. 100 à 70 p. 100, pour passer par la suite de 70 p. 100, en 1983, à 20 p. 100, en 1991 et en 1992. Les taux d’exploitation ont été beaucoup plus élevés que cela (de 70 p. 100 à 80 p. 100) pour les pontes plus récentes (de 1997 à 1999). De plus, il y a une augmentation de la contribution des pêches du Columbia aux taux d’exploitation des pontes pour les pontes plus récentes (de 1997 à 1999).

Cependant, d’autres analyses par cohorte sur la mortalité totale due aux pêches effectuées par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) laissent penser que les incidences spécifiques sur le chinook de l’Okanagan et de la Similkameen pourraient ne pas être représentées adéquatement par le stock d’écloserie du barrage Wells et que les incidences des pêches pourraient être plus faibles que prévu, mais d’autres analyses sont nécessaires (NOAA, 2005).

Avant l’année de pêche 1999, la plus grande partie de la mortalité due à la pêche était liée aux pêches en mer, alors que l’on estime que la pêche cérémoniale et de subsistance régie par traité dans le cours principal du fleuve Columbia aurait été inférieure à 3 p. 100 depuis 1986 (U.S. vs. Oregon Technical Advisory Committee, 1999). Cependant, les pêches en rivière se sont accrues depuis 2001 (figure 9) en raison d’une augmentation des échappées (figure 10). 

D’autres incidences de la pêche pourraient également être imminentes en raison de changements apportés récemment à la pêche sur le fleuve Columbia pour 2005. Les plans américains de pêche commerciale sur le Columbia sont gérés conformément à l’entente provisoire de gestion de 2005 à 2007 pour le saumon rouge, la truite arc-en-ciel anadrome, le coho, l’esturgeon blanc et le chinook d’amont (2005-2007 Interim Management Agreement for Upriver Chinook, Sockeye, Steelhead, Coho, and White Sturgeon). Le chinook de l’Okanagan pourrait se trouver classé dans ce plan de gestion, très probablement sous la catégorie de chinook d’été du haut Columbia ou peut-être sous celle de chinook de printemps d’amont. Cependant, en vertu de ce plan, les taux de capture du chinook de printemps d’amont dans la partie américaine du fleuve Columbia sont fixés à 12 p. 100 et sont limités sur la base de la liste des espèces protégées en vertu de l’Endangered Species Act (ESA) des États-Unis. La gestion du chinook de printemps n’a pas changé ces dernières années. Cependant, la gestion du chinook d’été du haut Columbia a été modifiée à la suite d’un examen du Technical Advisory Committee (2003), qui a constaté une différence de dates entre les remontes des stocks de chinooks à potentiel de pêche limité, du fait de leur inscription sur la liste de l’ESA (chinooks d’été de la Snake et chinooks de printemps d’amont), et les remontes de chinook d’été dans le haut Columbia, qui ne sont pas inscrites sur la liste de l’ESA, avec pour conséquence que les captures de ce dernier stock vont probablement augmenter. De 1979 à 1988, les taux de capture pour les remontes de chinook d’été dans le haut Columbia n’ont pas dépassé 10 p. 100 (figure 9), et ont baissé à moins de 4 p. 100 de 1989 à 2000. Cependant, les fortes remontes observées depuis 2001 (figure 10) ont été accompagnées d’un accroissement régulier des taux de capture durant les quatre dernières années, l’augmentation ayant été très marquée en 2004 (figure 9).

Pour 2005, l’objectif d’échappée pour la remonte d’été du haut Columbia au barrage Bonneville a été fixé à 29 000 adultes (saumons d’écloserie plus saumons sauvages). La remonte prévue pour ces poissons était de 62 400 individus. Par conséquent, en vertu du nouveau plan de gestion, le taux de capture total maximum autorisé pour ce regroupement a été fixé à 47,6 p. 100 (captures régies par traité : 23,8 p. 100; captures non régies par traité : 23,8 p. 100) (tableau 3).

Tableau 2 : Sources de la mortalité par pêche totale du chinook d’été dans le Columbia au Canada (grisé) et aux États-Unis par année de capture (PSC, 2003; données inédites du CTC - R. Sharma, comm. pers.).
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197914,4 0,0 1,0 9,0 4,0 8,5 0,0 18,9 7,0 1,5 0,0 0,5 4,0 4,5 15,4 9,0 48,9 73,3 26,7 
198032,8 0,0 0,9 9,2 4,3 1,1 0,0 18,1 0,0 0,0 0,0 1,7 0,6 0,0 33,7 2,3 32,7 68,7 31,3 
198716,0 0,0 0,0 8,0 3,7 4,3 2,5 7,4 0,0 0,0 0,0 19,8 11,7 0,6 16,0 32,1 25,9 74,0 26,0 
19881,9 2,2 0,0 10,0 0,0 7,5 1,9 20,9 0,0 1,2 4,0 3,4 13,1 2,8 4,1 19,3 45,5 68,9 31,1 
19897,1 2,1 0,7 5,6 0,7 0,3 0,6 16,4 1,4 1,9 2,4 14,9 7,5 2,5 9,9 24,9 29,3 64,1 35,9 
199010,6 0,0 0,0 7,6 1,1 1,3 0,0 20,3 0,6 0,3 0,0 5,7 10,3 2,6 10,6 18,6 31,2 60,4 39,6 
19914,1 0,0 0,0 2,3 0,5 1,7 0,0 6,3 0,0 1,1 0,7 3,6 4,0 2,3 4,1 9,9 12,6 26,6 73,4 
199218,5 0,0 0,0 3,4 1,9 0,9 0,0 15,4 0,6 0,0 0,0 6,6 1,3 1,6 18,5 9,5 22,2 50,2 49,8 
19937,8 0,0 0,0 1,4 0,0 2,8 0,0 15,6 0,0 0,0 1,8 5,5 3,2 1,4 7,8 10,1 21,6 39,5 60,5 
199417,5 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 15,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 10,0 0,0 17,5 10,0 15,0 42,5 57,5 
19954,1 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 7,4 0,0 1,4 0,0 2,0 2,7 0,0 4,1 4,7 8,8 17,6 82,4 
199621,3 0,7 0,0 1,8 0,0 3,0 0,0 2,5 2,5 0,2 0,0 2,5 3,2 3,9 22,0 9,6 10,0 41,6 58,4 
19978,9 0,1 3,7 0,2 0,0 0,4 1,2 1,8 0,0 0,0 0,0 3,3 1,1 0,9 12,7 5,3 3,6 21,6 78,4 
199810,2 0,5 1,2 0,5 0,0 0,1 0,7 0,0 0,0 0,0 0,6 2,1 4,9 1,0 11,9 8,0 1,9 21,8 78,2 
199913,9 5,0 3,0 0,4 0,0 0,6 3,9 0,5 0,0 0,0 5,2 9,3 1,0 3,3 21,9 13,6 10,6 46,1 53,9 
200025,8 2,3 3,5 0,4 0,0 0,0 1,9 4,2 0,7 0,1 5,3 3,3 1,0 4,0 31,6 8,3 12,6 52,5 47,5 
200116,3 6,1 1,4 0,5 0,0 0,0 1,6 11,1 0,2 0,0 4,4 17,5 0,7 6,5 23,8 24,7 17,8 66,3 33,7 
200221,5 0,1 1,3 18,1 0,0 0,0 2,3 14,1 0,1 0,0 0,8 8,3 0,6 5,6 22,9 14,5 35,4 72,8 27,2 
200324,3 1,9 1,0 17,1 0,0 0,0 5,9 11,3 0,1 0,0 1,0 6,2 2,6 5,0 27,2 13,8 35,4 76,4 23,6 
1979-
1980
23,6 0,0 1,0 9,1 4,2 4,8 0,0 18,5 3,5 0,8 0,0 1,1 2,3 2,3 24,6 5,7 40,8 71,0 29,0 
1987-
1990
8,9 1,1 0,2 7,8 1,4 3,4 1,3 16,3 0,5 0,9 1,6 11,0 10,7 2,1 10,2 23,7 33,0 66,9 33,2 
1991-
1998
11,6 0,2 0,6 1,2 0,3 1,1 2,1 6,1 0,4 0,3 0,4 3,2 3,8 1,4 12,3 8,4 12,0 32,7 67,3 
1999-
2003
20,4 3,1 2,0 7,3 0,0 0,1 3,1 8,2 0,2 0,0 3,3 8,9 1,2 4,9 25,5 15,0 22,4 62,8 37,2 


Figure 8 : Taux d’exploitation total par ponte pour la remonte d’été du Columbia

Figure 8 : Taux d’exploitation total par ponte pour la remonte d’été du Columbia.

Il est à noter que l’année 1999 est encore incomplète, car les données sur les chinooks de cinq  ans marqués n’ont pas été traitées.


Figure 9 : Taux de capture finaux du regroupement de chinook d’été du haut Columbia dans le fleuve Columbia

Figure 9 : Taux de capture finaux du regroupement de chinook d’été du haut Columbia dans le fleuve Columbia.

Données de la CRITFC, des Colville Tribes et du DFWW).


Figure 10 : Sommaire des échappées de chinooks du haut Columbia après le barrage Bonneville et avant la pêche additionnelle en amont dans le fleuve Columbia (de 1979 à 2005)

Figure 10 : Sommaire des échappées de chinooks du haut Columbia après le barrage Bonneville et avant la pêche additionnelle en amont dans le fleuve Columbia (de 1979 à 2005).

 

Tableau 3 : Sommaire des taux d’échappée et de capture dans le fleuve Columbia du regroupement de chinook d’été du haut Columbia pour 2005
Moment en 2005Effectifs après le barrage BonnevilleTaux de capture total
Avant la remonte62 400 (prévu)47,6 % (autorisé)
Après la remonte60 173 (réel)30,3 % (réel)

L’échappée réelle a été de 60 173 chinooks d’été. Des estimations préliminaires (Washington Department of Fish & Wildlife - Columbia River Compact - en anglais seulement) indiquent que les captures réelles régies par traité (zone 6 - entre les barrages Bonneville et McNary) ont été d’environ 7 642 chinooks d’été, soit de 12,7 p. 100, ce qui est inférieur au taux autorisé de 23,8 p. 100 (Matylewich, 2005, comm. pers.). Le faible taux de capture a été probablement dû à des retours plus importants que prévu, mais pourrait également être dû à une diminution du nombre de pêcheurs régis par traité durant l’été 2005. La capture commerciale du chinook d’été a été limitée par le total annuel des prises accessoires autorisées de truite arc-en-ciel anadrome, qui est en péril : la pêche au chinook d’été (avec ses captures fortuites de truite arc-en-ciel anadrome) est limitée par le besoin de réserver des prises accessoires de truite arc-en-ciel anadrome pour la pêche commerciale au chinook d’automne. Les pêcheurs s’efforcent d’utiliser des filets maillants à grandes mailles pour cibler les chinooks, car les grandes mailles ne retiennent généralement pas les truites arc-en-ciel; cependant, des truites arc-en-ciel de grande taille (dites de type B) sont tout de même piégées (Matylewich, 2005, comm. pers.).

Pour 2005, les captures non régies par traité (23,8 p. 100) sont allouées à plusieurs groupes (pêcheurs commerciaux, pêcheurs sportifs et pêcheurs autochtones non régis par traité). Les pêches sportives de 2005 dans le fleuve Columbia pour le chinook d’été du haut Columbia en aval du barrage Bonneville (des zones 1 à 5) n’ont plus été limitées aux poissons marqués à partir du 1er juillet 2005 (c.-à-d. que tant les chinooks d’écloserie que les chinooks sauvages pouvaient être conservés). Les captures non régies par traité en aval du barrage Bonneville ont été estimées à 4 174 individus, soit 7,0 p. 100 (en se basant sur l’échappée réelle de 60 173 chinooks d’été). Les captures non régies par traité en amont du barrage McNary ont été estimées à 5 968 individus, soit 10,0 p. 100 (Matylewich, 2005, comm. pers.). En résumé, la pêche du fleuve Columbia pour 2005 avait une allocation de 47,6 p. 100, mais les captures réelles ont été d’environ 18 196 chinooks, soit 30,31 p. 100 (tableau 3). Cela représente quand même une augmentation par rapport aux années précédentes.

 

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Importance particulière de l'espèce

Le chinook de l’Okanagan représente la seule population restante de saumons chinooks du bassin du Columbia qui fraye au Canada et qui est génétiquement distincte de toutes les autres populations du Canada. Cette population pourrait également représenter une partie importante de la diversité génétique restante des saumons chinooks du haut Columbia. Le chinook de l’Okanagan a joué un rôle historique important dans la vie des Premières Nations durant des centaines (voire des milliers) d’années, et l’Okanagan Nation Alliance tente d’assurer sa pérennité.

 

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Protection actuelle ou autres désignations de statut

En mai 2005, dans une évaluation d’urgence, le COSEPAC a désigné le chinook de l’Okanagan espèce en voie de disparition.

Il existe des lois et des politiques fédérales protégeant les poissons en général et leurs habitats dulcicoles et marins. La Water Act provinciale régit le détournement, l’utilisation et le stockage des eaux de surface en Colombie-Britannique, ce qui apporte une certaine protection à l’habitat de fraye et de grossissement dans la rivière Okanagan. La Loi du traité des eaux limitrophes internationales et la Loi sur les ouvrages destinés à l’amélioration des cours d’eau internationaux du gouvernement fédéral régissent le détournement, le harnachement et l’obstruction des plans d’eau internationaux, comme la rivière Okanagan et le lac Osoyoos, et apportent une certaine protection aux voies de migration. La Loi sur les pêches du gouvernement fédéral régit la pêche et protège l’habitat des poissons contre les modifications nuisibles et la destruction, et protège ainsi les poissons et leurs habitats dans tout le Canada.

En outre, le Canada est signataire de la Convention sur la diversité biologique des Nations Unies (1992), qui stipule que lorsqu’il y a menace de diminution importante ou de perte de diversité biologique, l’absence de certitude scientifique complète ne doit pas servir à justifier le report de mesures visant à éviter ou à réduire une telle menace. Ce principe est essentiel dans un cas comme celui du chinook de l’Okanagan, qui n’est pas une population bien étudiée, mais qui semble représenter une partie importante de la diversité biologique du saumon chinook au Canada. Cette convention stipule d’autres principes de préservation fondamentaux qui s’appliquent également au chinook de l’Okanagan, comme le besoin de conservation de la diversité biologique in situ et la gestion de la diversité biologique à l’intérieur et à l’extérieur des zones protégées.

La Politique concernant le saumon sauvage (version 2005) de Pêches et Océans Canada a pour principaux objectifs d’assurer la viabilité à long terme des populations de saumons du Pacifique dans leur milieu naturel et de protéger l’habitat des poissons pour tous leurs stades de vie dans l’intérêt à long terme de la population du Canada. Ce document énonce les principes de gestion et de conservation du saumon sauvage du Pacifique, et vise nommément le chinook de l’Okanagan.

Enfin, le Traité sur le saumon du Pacifique (1999) conclu entre le Canada et les États-Unis régit la pêche de telle façon que chaque pays reçoive des avantages proportionnels à la production de saumons provenant de ses eaux, et vise à éviter la surpêche tout en assurant une production optimale. Les mécanismes de détermination des allocations de pêche et de création de régimes de gestion pour les stocks transfrontaliers relèvent respectivement de la Commission du saumon du Pacifique et des comités techniques conjoints transfrontaliers. Il n’existe actuellement pas de tel comité pour le réseau fluvial de l’Okanagan et du Columbia. Cependant, le Canadian Okanagan Basin Technical Working Group (COBTWG) (en anglais seulement) et le Bilateral Okanagan Basin Technical Working Group (BOBTWG), groupe de travail spécial, se sont réunis périodiquement pour discuter des problèmes des pêches dans le bassin de l’Okanagan. Le COBTWG se compose d’organismes fédéraux, provinciaux et de l’Okanagan Nation Alliance responsables des pêches.

 

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Résumé technique

Oncorhynchus tshawytscha

Nom courant : saumon chinook, population de l’Okanagan
Chinook Salmon, Okanagan population

Répartition au Canada : Colombie-Britannique (rivière Okanagan, lac Osoyoos, côte du Pacifique)


Information sur la répartition

Superficie de la zone d’occurrence (km2) au Canada (phase dulcicole au Canada)
Environ 16 km2 (rivière Okanagan et lac Osoyoos)


Préciser la tendance (en déclin,
stable, en expansion, inconnue)

Peut-être stable


Y a–t-il des fluctuations extrêmes
dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?

Peu probable



Superficie de la zone d’occupation (km2) (phase dulcicole au Canada)

Environ 15 km2 (adultes et juvéniles)


Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue).

En déclin dans la zone de grossissement adéquate dans le lac

Y a–t-il des fluctuations extrêmes
dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?

Non



Nombre d’emplacements actuels connus ou inférés.

Un (rivière et lac)


Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable,
en croissance, inconnue).

Aucune



Y a–t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)?

Non



Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’ère, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

En croissance dans la rivière; probablement en déclin dans le lac



Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.)
Individus anadromes : 4,5 ans; non anadromes : 2 ans


Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Probablement moins de 50 (y compris les individus anadromes et non anadromes)

Tendance de la population quant au nombre d’individus matures : en déclin, stable, en croissance ou inconnue.

Peut-être stable pour des nombres très faibles


S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte).

Effondrement historique, probablement en raison de la surpêche et des barrages



Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?

Non



La population totale est‑elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?

Une population (le chinook de l’Okanagan est isolé génétiquement et démographiquement de toutes les autres populations de saumons chinooks au Canada; reçoit vraisemblablement un flux génétique des États-Unis)


Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Non disponible



Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Non disponible



Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)?

Non disponible



Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

- mortalité des juvéniles et des adultes due aux barrages américains sur le fleuve Columbia
- exploitation des pêcheries dans l’océan et les rivières
- habitat de fraye et de grossissement restreint au Canada en raison du barrage
- dégradation de l’habitat des juvéniles (lac Osoyoos); perte de l’habitat de fraye des adultes et de grossissement des juvéniles (rivière)
- prédateurs, y compris les espèces exotiques
- projets d’écloserie et dépression potentielle consécutive à des croisements distants


Effet d’une immigration de source externe) : Important

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?
Oui (mais cette unité désignable est génétiquement distincte de toutes les autres unités désignables canadiennes)

Statut des populations de l’extérieur?

Candidates à la liste de l’État de Washington.

Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?

Des adultes provenant d’écloseries américaines ont été observés au  Canada. La preuve génétique laisse penser que des individus de la population américaine ont contribué à la  reproduction au Canada.

Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada?

Inconnu


Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants?

Peut-être



Analyse quantitative


Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce menacée
Code alphanumérique : Correspond aux critères de la catégorie « en voie de disparition », D1, mais désignée « menacée » en raison d'une immigration de source externe. Correspond aux critères de la catégorie « menacée » D1+2.

Justification de la désignation : Le saumon chinook de la population de l’Okanagan constitue la seule population restante de cette espèce dans le bassin du fleuve Columbia au Canada, qui est distincte de toutes les autres populations de saumon chinook du Canada du point de vue géographique, reproductif et génétique. Cette population est composée d’individus anadromes qui migrent à destination et en provenance de l’océan Pacifique par le fleuve Columbia et d’autres individus qui demeurent dans le lac Osoyoos. La population de saumon chinook de l’Okanagan a déjà été suffisamment grande pour permettre une importante pêche vivrière et commerciale avant l’établissement de peuples non autochtones. La population occupait auparavant la région comprise entre le lac Osoyoos et le lac Okanagan, mais le barrage McIntyre en a bloqué l’accès; le saumon est aujourd’hui limité à l’aval du barrage et au lac Osoyoos. En plus d’avoir subi cette perte d’habitat, la population a connu un déclin en raison de la surpêche historique dans le fleuve Columbia et de la mortalité de juvéniles et d’adultes attribuable aux barrages en aval du fleuve. Les pêches océaniques, la détérioration de la qualité des habitats restants au Canada et la venue de nouveaux prédateurs et compétiteurs, comme des poissons non indigènes, ont également contribué à l’épuisement actuel de la population. Des données génétiques indiquent clairement une reproduction et une maturation réussies chez des individus de cette population, mais également que cette petite population possède une diversité génétique semblable à celle de populations beaucoup plus grandes dans les régions adjacentes du bassin du Columbia et qu’elle est étroitement liée à ces populations. Les données génétiques ainsi que la présence de poissons provenant d’alevinières dans la partie canadienne de la rivière Okanagan indiquent qu’il est très probable que des individus provenant d’autres endroits du cours supérieur du bassin du Columbia aient contribué de façon reproductive à la population. Avec moins de 50 adultes reproducteurs, la population est aujourd’hui menacée de disparition en raison de la perte d’habitat, de l’exploitation et des facteurs stochastiques, mais pourrait également faire l’objet d’une immigration de populations se trouvant dans des endroits adjacents du bassin du Columbia.


Applicabilité des critères

Critère A (Population globale en déclin) :
Ne s’applique pas, car le pourcentage du déclin  dans un passé récent est inconnu; toutefois, on sait que la population ne s’est pas rétablie après un important déclin dans les années 1880.

Critère B (Petite aire de répartition, et déclin ou fluctuation) :
Ne s’applique pas, car le déclin dans un passé récent est inconnu; toutefois, on sait que la répartition est considérablement réduite en raison de la construction d’un barrage canadien.

Critère C (Petite population globale et déclin) :
Ne s’applique pas, car le pourcentage du déclin est inconnu.

Critère D (Très petite population ou aire de répartition limitée) :
Correspond au critère de la catégorie « en voie de disparition », D1 (moins de 250 individus matures. L’estimation actuelle de N est inférieure à 50 individus. Correspond au critère de la catégorie « menacée », D1+2 (moins de 1 000 individus et zone d’occupation inférieure à 20 km2). L’habitat de fraye et de grossissement en eau douce est de 15 km2.

Critère E (Analyse quantitative) :
S.O.

 

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Remerciements

Les rédacteurs aimeraient remercier les personnes suivantes qui ont fourni leur point de vue et des conseils pour la préparation du présent document : Michael Healey (Ph.D.), John Candy (Ph.D.), Kim Hyatt (Ph.D.) et Richard Bailey (Ph.D.) (tous du ministère des Pêches et des Océans du Canada); Chris Fisher (Colville Confederated Tribes), et Shane Bickford (Douglas County Public Utility District). Le ministère des Pêches et des Océans du Canada a fourni le financement pour la préparation du présent rapport.

Mart Gross, Michelle Herzog et Cory Robertson (tous de Gross Lab, de la University of Toronto) ont révisé et préparé quelques sections du rapport, et le Fisheries Department de la Okanagan Nation Alliance les en remercie grandement.


Experts contactés

Achuff, Peter. Botaniste national, Division de l’intégrité écologique, Parcs Canada, Waterton Park (Alberta).

Amirault, Diane.Biologiste principale des espèces en péril, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Sackville (Nouveau-Brunswick).

Bailey, Richard. Chef, Programme de Chinook/Coho, ministère des Pêches et des Océans (MPO), Kamloops (Colombie-Britannique).

Candy, John. Chercheur scientifique, MPO, Nanaimo (Colombie-Britannique).

Donovan, Marta. Biological Information Coordinator, Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).

Fisher, Chris. Anadromous Fish Biologist II, Fish and Wildlife Department, Colville Confederated Tribes, Nespelem (État de Washington).

Fowler, Theresa.Conseillère scientifique et biologiste, évaluation des espèces, Direction des espèces en péril, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Ottawa (Ontario).

Gillespie, Lynn. Chercheuse scientifique, Musée canadien de la nature, Ottawa (Ontario).

Goulet, Gloria.Coordonnatrice, connaissances traditionnelles autochtones, Secrétariat du COSEPAC, Service canadien de la faune, Environnement Canada, Ottawa (Ontario).

Healey, Michael.Chercheur scientifique, MPO, Vancouver (Colombie-Britannique).

Hughes, Grant. Directeur, Access and Information Management, Royal BC Museum, Victoria (Colombie-Britannique).

Hyatt, Kim. Chercheuse scientifique, MPO, Nanaimo (Colombie-Britannique).

Johannes, Mark. Operations Director/Research Scientist, Northwest Ecosystem.

Kurtz, Byril.Coordinateur, application de la loi en matière d’habitat, Direction de la conservation et de la protection, MPO, Salmon Arm (Colombie-Britannique).

Laframboise, Sylvia. Responsable adjointe des collections, Collection des poissons, Musée canadien de la nature, Ottawa (Ontario).

McNicol, Rick.Biologiste, Section du saumon, MPO, Nanaimo (Colombie-Britannique).

Powles, Howard. Directeur, Direction des sciences de la biodiversité, Pêches et Océans Canada, Ottawa (Ontario).

Rice, Jake. Directeur, Secrétariat canadien de consultation scientifique, Pêches et Océans Canada, Ottawa (Ontario).

Sendall, Kelly. Senior Collection Manager, Invertebrates, Fish and Herpetology, Royal BC Museum, Victoria (Colombie-Britannique).

Seutin, Gilles.Coordonnateur, Programme sur les espèces en péril, Parcs Canada, Gatineau (secteur Hull) (Québec).

Taylor, Eric. Associate Professor of Zoology, Biological Sciences Department, University of British Columbia, Vancouver (Colombie-Britannique).


Sources d'information

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Sommaire biographique des rédacteurs du rapport

Brent Phillips et Howie Wright ont été les principaux rédacteurs du présent rapport.

Brent Phillips est titulaire d’une maîtrise en biologie marine de la University of British Columbia (1994) et il a travaillé comme biologiste de la vie aquatique et consultant au cours des dix dernières années, dont cinq à son poste actuel de biologiste principal au sein de Summit Environmental Consultants Ltd., à Vernon, en Colombie-Britannique.

Howie Wright, biologiste agréé de la Colombie-Britannique par le College of Applied Biology et membre de la nation Gitksan, est biologiste en chef du Fisheries Department de la Okanagan Nation Alliance. Il est titulaire d’un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en écologie et en biologie environnementale de la University of British Columbia (1995) où il a obtenu récemment sa maîtrise (mai 2006).


Collections examinées

Le Royal BC Museum, le Musée canadien de la nature, le Department of Zoology de la University of British Columbia, et le Fish Museum de la University of British Columbia ont été consultés afin de déterminer si leurs collections contenaient des spécimens d’Oncorhynchus tshawytscha du bassin de l’Okanagan. Les noms des personnes ressources sont indiqués dans la liste ci-dessus.

 

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