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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la chauve-souris de Keen (Myotis keenii ) au Canada – Mise à jour

Résumé du rapport de situation

La chauve-souris de Keen (Myotis keenii) est morphologiquement semblable et étroitement apparentée au vespertilion à longues oreilles (Myotis evotis). Il est impossible de distinguer les deux taxons l’un de l’autre sur le terrain et la faible divergence de leur ADNmt indique qu’ils pourraient être conspécifiques. L’aire de répartition du M. keenii se limite à l’ouest de l’État du Washington, à la Colombie-Britannique et au sud-est de l’Alaska. Environ 80 p. 100 de son aire de répartition est située au Canada. L’animal cherche sa nourriture dans les estuaires, les habitats riverains et les zones urbaines. Les gîtes diurnes d’été sont situés dans des arbres, des crevasses de rocher, des édifices, ou sous des blocs rocheux. On sait que le dessous de certains ponts sert de gîtes de nuit. Les seuls hibernacles connus sont situés dans l’île de Vancouver, dans des cavernes associées à des formations karstiques de l’étage montagnard (550 m à 945 m). Certains caractères écomorphologiques ainsi qu’une étude sur le régime alimentaire réalisée à Haida Gwaii semblent indiquer que l’espèce se nourrit d’insectes volants, particulièrement de papillons de nuit, et d’invertébrés non volants tels que des araignées. Les femelles ont un seul petit par an, la parturition se faisant en juillet; les jeunes volent dès le début août. On ne dispose pas d’estimations de la taille ou des tendances de la population pour l’ensemble de l’aire de répartition. Cette chauve-souris est rarement capturée, mais on ne peut établir avec certitude si cela est attribuable à sa rareté ou au fait qu’elle est habile à éviter la capture. Les facteurs limitatifs comprennent la perte d’arbres-gîtes due à l’exploitation forestière, la perturbation des hibernacles par des spéléologues et l’exploitation forestière et la prédation par des hiboux ou par de petits rongeurs dans les cavernes. On ignore quelle proportion de l’aire de répartition du M. keenii se trouve dans des aires protégées ou sur des terres publiques protégées par le Forest and Range Practices Code de la Colombie-Britannique. Les questions non résolues au sujet de cette espèce (taxinomie, rareté, dépendance à l’égard des vieilles forêts, hibernation, habitats d’alimentation et menaces) font qu’on ne peut déterminer son statut pour le moment.