Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'héliotin d'Aweme (Schinia avemensis) au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

Le seul facteur limitatif principal pour l l’héliotin d’Aweme semble être la quantité d’habitats convenable et, peut-être, le fait que ces habitats se réalisent plus ou moins dans des parcelles petites et considérablement isolées. La menace la plus grave est la perte de sable mobile et poudreux en raison de la stabilisation des dunes, ce qui s'est produit à un rythme rapide dans le passé. Aucune autre menace imminente évidente ne pèse sur les populations canadiennes d’héliotin d’Aweme, qui ont réussi à se maintenir jusqu’à maintenant.

L’utilisation excessive ou négligente de pesticides pourrait affecter certaines populations, mais comme la plus grande partie de l’habitat dunaire dégagé n’avoisine pas des forêts ou des terres cultivées, le risque associé aux pesticides est considéré comme faible. Le broutage excessif par le bétail dans les sites de l’espèce se trouvant sur des terres louées ou privées est plus préoccupant. Dans les pires conditions, quand la végétation se fait rare (c’est-à-dire durant les sécheresses prolongées), le bétail pourrait très bien décimer ou détruire totalement une colonie en consommant les capitules en fleur des hélianthes abritant les œufs et les larves.

L’envahissement de l’habitat dunaire par des plantes introduites, comme le mélilot (Meliotus sp.) et l’euphorbe (Euphorbia sp.), pourrait accélérer la stabilisation des dunes ou entraîner la disparition de colonies de la plante hôte des chenilles. On a observé d’importantes colonies denses de mélilot (Meliotus sp.) couvrant de grandes portions des dunes Spirit au voisinage de zones actuellement occupées par l’héliotin d’Aweme (Anweiler, obs. pers., 2004).