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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l'uropappe de Lindley (Uropappus lindleyi) au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

La menace la plus directe pour l’U. lindleyi en Colombie-Britannique est la destruction de son habitat par la construction domiciliaire sur des terres privées. Les cinq populations existantes d’U. lindleyi se trouvent dans les îles Gulf, et une seule d’entre elles n’est pas entièrement située sur des terres privées, qui sont, pour la plupart, des propriétés avec vue sur la mer. Ces propriétés ainsi que celles situées sur le littoral sont les sites les plus convoités dans le secteur pour la construction de complexes résidentiels. Les renseignements obtenus à l’île Salt Spring sont typiques de la tendance en matière de construction domiciliaire dans les îles Gulf. À l’île Salt Spring, l’augmentation marquée de la construction domiciliaire est liée à l’augmentation de la population, qui a fait un bond de 78 p. 100 entre 1986 et 2001. Les projections de croissance prévoient une augmentation de 43 p. 100 d’ici 2026 (Linda Adams, comm. pers., 2003).

La destruction de l’habitat menace aussi l’espèce, indirectement, en augmentant la fragmentation naturelle des populations. Il en résulte également une importante fragmentation de l’habitat, qui limite la capacité de l’espèce à s’établir à de nouveaux endroits ou à rétablir les populations disparues.

Une bonne partie de l’habitat convenant à l’U. lindleyi a été grandement altérée par des espèces introduites envahissantes. Cette dégradation de l’habitat représente une menace importante et urgente pour l’U. lindleyi et d’autres espèces indigènes ainsi que pour leur habitat dans les écosystèmes du chêne de Garry, dans le sud-est de l’île de Vancouver et dans les îles Gulf adjacentes.