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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la bocaccio au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

La population de bocaccio de la Colombie-Britannique et celle de l’État de Washington sont probablement continues, du moins dans une certaine mesure. Par conséquent, on peut présumer que les prises réalisées aux États-Unis ont une incidence sur la population de bocaccio de la Colombie-Britannique. En réponse à la baisse apparente de l’abondance de ce poisson dans les eaux américaines, les prises des États-Unis sont sévèrement restreintes. La production optimale recommandée pour 2001 concernant le Centre et le Sud de la Californie est de 100 t. Pour ce qui est de l’ensemble de la partie nord de la côte des États-Unis, ce chiffre est de 3 137 t pour un agrégat de sébastes comprenant toutes les espèces commerciales moins importantes. Cela comprend les prises prévues de la pêche sportive ainsi que les rejets de la pêche commerciale (Pacific Fishery Management Council). Les prises commerciales sont restreintes par des limites de sortie mensuelles. Par exemple, dans la région du Sud, les limites de sortie mensuelles visant le bocaccio sont de 200 à 500 livres par mois selon le mois et le type d’engin utilisé. Il est à noter que les restrictions en vigueur (et la faible abondance) ont limité les débarquements de la pêche au chalut à 2 t en 2000 (tableau 3) dans le Nord de l’État de Washington. Cependant, les rejets ne sont pas déclarés.

Il se peut que la population de bocaccio de la Colombie-Britannique et celle du Sud-Est de l’Alaska soient aussi continues. Toutefois, l’interdiction de la pêche au chalut dans ces eaux ainsi que la faible valeur marchande du bocaccio auront probablement pour effet de réduire au minimum les prises effectuées dans cette zone (tableau 3).

En Colombie-Britannique, les prélèvements commerciaux annuels de la période récente, soit environ 295 t (1996 à 2000), représentent approximativement 74 000 individus. On a enregistré de plus des prises accessoires de 9 t, soit 2 300 individus, ce qui laisse supposer que les prises annuelles sont d’environ 76 000 individus. La pêche à la canne provoque habituellement la mort des poissons, et on lui attribue actuellement quelque 20 t de prises, soit 5 000 individus par année. Cela permet de penser que les pratiques de pêche entraînent la mort de plus de 80 000 individus au total par année. La croissance de la pêche sportive du poisson de fond pourrait constituer une menace à long terme.