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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la bocaccio au Canada

Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC
sur le
Bocaccio
Sebastes paucispinis
au Canada

Bocaccio (Sebastes paucispinis)

Espèce menacée
2002



COSEPAC
Comité sur la situation
des espèces en péril
au Canada
logo du COSEPAC


COSEWIC
Committee on the Status
of Endangered Wildlife
in Canada


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le bocaccio (Sebastes paucispinis) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. viii + 46 p. (Rapports de situation du Registre public des espèces en péril)

 

Note de production :
Le COSEPAC tient à remercier R.D. Stanley, K. Rutherford et N. Olsen qui ont contribué à rédiger la mise à jour du rapport de situation sur le bocaccio (Sebastes paucispinis) aux termes d’un contrat avec Environnement Canada.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819–953–3215
Téléc. : 819–994–3684
Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca
Site Web : http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Bocaccio Sebastes paucispinis in Canada.

Illustration de la couverture :
Dessin au trait du bocaccio (tiré de Hart, 1973)

© Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003
No de catalogue : CW69-14/315-2003F-IN
ISBN : 0-662-89157-0

 

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COSEPAC
Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation – Novembre 2002

Nom commun :

Bocaccio

Nom scientifique :
Sebastes paucispinis

Statut :
Espèce menacée

Justification de la désignation :
Une combinaison d'un faible recrutement et d'incidences des prises a mené à un grave déclin et à une baisse de l'abondance des géniteurs de cette espèce canadienne.

Répartition :
Océan Pacifique

Historique du statut :
Espèce désignée « menacée » en novembre 2002. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

 

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COSEPAC
Résumé

Bocaccio
Sebastes paucispinis

Information sur l’espèce

Le bocaccio compte parmi les nombreuses (plus de 35) espèces de sébastes retrouvées dans les eaux marines de la Colombie-Britannique. Il se distingue des autres sébastes (Sebastes sp.) par sa grosse mâchoire. La couleur va de l’orange olive à l’orange brûlé ou au brun sur le dos, pâlissant pour devenir rose à rouge sur le ventre. Ce sébaste porte le même nom commun en anglais, mais il est aussi connu sous le nom de rock salmon, salmonrockfish, Pacific red snapper, Pacific snapper et Oregon snapper. Dans le présent rapport, nous traitons tout le bocaccio de la côte de la Colombie-Britannique comme une seule population; on n’a effectué aucune recherche sur les unités évolutionnaires significatives à ce jour en Colombie-Britannique.

Répartition

Le bocaccio fréquente les eaux côtières du secteur est de l’océan Pacifique, du golfe de l’Alaska à la Basse-Californie, au Mexique. La population de bocaccio de la Colombie-Britannique chevauche probablement dans une certaine mesure les populations que l’on retrouve au nord et au sud dans les eaux des États-Unis. La plus grande partie des prises effectuées en Colombie-Britannique proviennent des eaux océaniques, près de l’accore de la plate‑forme continentale, les principales captures étant réalisées sur la côte nord‑ouest de l’île de Vancouver et dans le bassin Reine-Charlotte. L’espèce a été signalée dans certains bras de mer et dans le détroit de Georgia.

Habitat

En Californie, des larves de bocaccio ont été capturées jusqu’à 480 km des côtes. Les jeunes de l’année restent dans les eaux de surface pendant quelques mois, puis migrent vers les eaux précôtières de 30 à 120 m de profondeur, où ils se rassemblent en bancs. Les adultes peuvent être semi-pélagiques, fréquentant une gamme de fonds allant le plus souvent de 60 à 340 m de profondeur. Le bocaccio est capturé dans les eaux de la Colombie-Britannique en compagnie de plusieurs autres espèces de poisson de fond, dont le sébaste à longue mâchoire, le sébaste à queue jaune et le sébaste canari.

Biologie

Peu de recherches ont été effectuées sur le bocaccio dans les eaux de la Colombie-Britannique. La majorité des données biologiques disponibles sur ce poisson sont issues d’études réalisées en Californie. Le bocaccio est vivipare. Durant la phase ovulaire, la femelle peut porter de 20 000 à 2 300 000 œufs selon sa taille. L’accouplement a lieu au début de l’automne, mais la fécondation est retardée. La femelle porte les œufs fécondés dans son corps jusqu’à l’éclosion et pendant une bonne partie du développement embryonnaire, qui dure environ un mois; dans les eaux de la Colombie-Britannique, les jeunes sont expulsés en hiver. Ils descendent sur le fond dans les eaux littorales et démersales de la fin du printemps jusqu’à la fin de l’été. Les larves mesurent approximativement de quatre à cinq millimètres de longueur à la ponte et se métamorphosent ensuite en juvéniles pélagiques au cours d’une période de plusieurs mois. On pense que le bocaccio atteint la maturité à l’âge de quatre ou de cinq ans. Il peut peser jusqu’à sept kilos et mesurer plus de 90 cm. Les femelles ont tendance à être plus grosses que les mâles. La datation isotopique des otolithes indique que le bocaccio peut atteindre un âge maximal d’au moins 40 ans.

Les juvéniles se nourrissent de larves de poisson et d’invertébrés, de crevettes pélagiques, de jeunes sébastes, de ditrèmes, de maquereaux, ainsi que de divers petits poissons côtiers. Les adultes font leurs proies d’autres sébastes, de la morue charbonnière, d’anchois, de poissons-lanternes et decalmars. En Californie, les principaux prédateurs des juvéniles sont les oiseaux de mer et les principaux prédateurs des adultes sont les mammifères marins. Le bocaccio est l’hôte de plusieurs parasites, dont un nématode qui attaque les tissus musculaires, ce qui lui donne, dans le commerce, la réputation d’être un poisson infesté de vers. Le bocaccio peut aussi être l’hôte unique d’une espèce de cestode.

Taille et tendances des populations

L’abondance du bocaccio dans les eaux de la Colombie-Britannique est mal connue. Sa faible importance commerciale fait entrave à la recherche dirigée; la faiblesse des prises limite l’utilité des données sur la pêche pour suivre l’évolution de l’abondance. Les prises révèlent que l’espèce est présente non loin des côtes, au rebord de la plate-forme continentale, de la frontière de l’État de Washington à celle de l’État de l’Alaska. La répartition de l’espèce dans les eaux du littoral continental est moins connue, mais on continue de capturer des adultes dans plusieurs bras de mer ainsi que dans le détroit de Georgia. La tendance de l’abondance dans les eaux océaniques des côtes nord et centrale est inconnue.

Sur la côte ouest de l’île de Vancouver, le nombre de bocaccios semble avoir diminué de plus de 95 p. 100 au cours des deux dernières décennies et de plus de 90 p. 100 au cours des dix dernières années. Il n’existe aucune tendance apparente pour les cinq dernières années. Il se peut que le nombre de bocaccios soit en déclin dans le détroit de Georgia, mais on ne dispose pas de données quantitatives. Dans les eaux américaines avoisinantes situées au sud, il semble que l’abondance ait diminué de 90 p. 100 au cours des deux dernières décennies.

Facteurs limitatifs et menaces

Les débarquements de la pêche commerciale au chalut (de 1996 à 2000) ont atteint de 200 à 300 tonnes par année. Les rejets de la pêche au chalut ont atteint neuf tonnes en 2000. Les débarquements de la pêche à la canne se situent approximativement à 2 tonnes par année. On a signalé des rejets dans cette pêche, mais on n’en connaît pas l’ampleur. Si ces rejets étaient considérables, cela aurait une incidence sur la productivité, car les prises accessoires meurent habituellement à cause de l’expansion de la vessie gazeuse. Les prises des pêches autochtones et récréatives sont probablement négligeables à l’heure actuelle, mais les prises de la pêche récréative pourraient augmenter à mesure que cette activité prend de l’ampleur et s’oriente vers la capture d’espèces autres que les salmonidés.

La diminution de l’abondance du bocaccio dans l’État de Washington signifie probablement que le nombre de recrues qui pénètrent dans les eaux de la Colombie-Britannique en provenance des États-Unis a diminué, mais on ne sait pas dans quelle mesure la population canadienne est tributaire de cette immigration. Les prises des États-Unis sont maintenant considérablement restreintes par la réduction des limites de prises par sortie, mais les rejets ne font l’objet d’aucun suivi.

Il n’existe aucun moyen d’estimer les incidences des deux parasites cités sur les populations de bocaccio. Nous ne possédons en outre aucun renseignement sur d’autres effets biotiques ou abiotiques qui affecteraient les populations de bocaccio, mais on estimegénéralement que le recrutement a été faible chez la plupart des espèces de poissons de fond au cours des années 1990 en Colombie-Britannique et dans les eaux américaines avoisinantes. On ne sait pas encore si le recrutement s’améliorera au cours des années 2000.

Importance de l’espèce

Le bocaccio a été l’objet des pêches autochtones, il joue un rôle économique mineur dans les pêches de la Colombie-Britannique et est susceptible de capter l’intérêt de certains pêcheurs à la ligne, car les sébastes attirent de plus en plus l’attention. Il est peut‑être l’unique hôted’uneespèce de cestode; toutefois, la présence de ce cestode dans les eaux de la Colombie-Britannique n’a pas été confirmée.    

Protection actuelle et autres statuts attribués

La population de cette espèce présente dans les eaux canadiennes ne jouit d’aucune mesure précise de protection ni d’aucun statut particulier. Celle des eaux américaines fait l’objet d’une pétition visant à la faire inscrire sur la liste de la Endangered Species Act. L’Union mondiale pour la nature (UICN) considère que cette espèce est gravement menacée, et le Fonds mondial pour la nature (FMN) considère qu’elle est menacée.

Résumé du rapport de situation

On connaît peu la biologie du bocaccio qui vit dans les eaux de la Colombie-Britannique. Il s’agit d’un poisson marin que l’on retrouve le long de la côte du Pacifique, mais que l’on capture principalement le long de l’accore de la plate‑forme continentale. Il est difficile d’inférer les tendances del’abondance des populations. Certaines des meilleures données disponibles, qui ont trait à la côte ouest de l’île de Vancouver, révèlent qu’il s’est produit une diminution de plus de 90 p. 100 au cours des dix dernières années et de 95 p. 100 au cours des vingt dernières années (données allant jusqu’en 2001). Le déclin marqué de la population des eaux américaines voisines, qui chevauche les eaux canadiennes, soulève d’autres préoccupations au sujet de la situation du bocaccio en Colombie-Britannique. Parmi les principales menaces qui le guettent, mentionnons les captures et les prises accessoires des pêches ainsi que la faiblesse du recrutement.

 

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Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions

Espèce
Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D)
Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC)
Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)*
Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M)
Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)**
Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)***
Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)****
Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*
Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.

**
Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

***
Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

****
Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

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Listes des figures, tableaux et annexes

Liste des figures


Liste des tableaux


Liste des annexes

 

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Rapport de situation du COSEPAC
sur le
bocaccio
Sebastes paucispinis
au Canada
2002

Information sur l'espèce

Nom et classification

Le bocaccio (Sebastes paucispinis Ayres, 1854) fait partie de l’ordre des Scorpaeniformes et de la famille des Scorpaenidae. Il compte parmi la soixantaine d’espèces de sébastes (Sebastes sp.) dont la présence est connue le long de la côte du Pacifique en Amérique du Nord (Eschmeyer et al., 1983), et les (au moins) 35 espèces connues dans les eaux de la Colombie-Britannique (Graham Gillespie, communication personnelle, annexe 1). Il est connu en anglais sous d’autres noms communs ou commerciaux, notamment rock salmon, salmon rockfish, Pacific red snapper, Pacific snapper, Oregon red snapper, et Oregon snapper (Love et al., 2002). Les pêcheurs commerciaux de la Colombie-Britannique l’appellent souvent « longjaws ».


Description

Le bocaccio est l’un des plus gros sébastes (figures figure1 et figure2). La principale caractéristique diagnostique de cette espèce sur le terrain est le long os maxillaire (mâchoire supérieure) qui s’étend jusqu’à l’orbite ou au-delà. La mâchoire inférieure est épaisse, mais ne comporte pas d’excroissance symphysaire évidente. La couleur du bocaccio adulte va de l’orange olive à l’orange brûlé ou au brun sur le dos, pâlissant pour devenir rose à rouge sur le ventre. Les individus de moins de 25 cm de longueur sont de couleur bronze pâle, et leurs flancs portent de petites taches brunes (voir dans Moser, 1967 et 1996, une description des stades larvaires). À mesure que les juvéniles avancent vers la maturité, ils deviennent plus foncés et leurs taches disparaissent. Il arrive très souvent que des taches mélaniques (noires) se forment chez le bocaccio adulte et les autres sébastes (figure 2). Selon certains, il s’agirait d’une mélanose pré-cancéreuse (Love et al., 2002).


Figure 1 : Dessin au trait du bocaccio

Figure 1 : Dessin au trait du bocaccio (tiré de Hart, 1973).

Tiré de Hart, 1973.


Figure 2 : Photographies de bocaccios adultes

Figure 2.  Photographies de bocaccios adultes (archives photographiques, Section des poissons de fond, Direction des sciences, Région du Pacifique). Steve Sviatko, Pêches et Océans Canada

Steve Sviatko, Pêches et Océans Canada

Figure 2.  Photographies de bocaccios adultes (archives photographiques, Section des poissons de fond, Direction des sciences, Région du Pacifique). Terri Bonnet, Pêches et Océans Canada

Terri Bonnet, Pêches et Océans Canada

Archives photographiques, Section des poissons de fond, Direction des sciences, Région du Pacifique).


Population d’importance nationale

Dans le présent rapport, nous traitons le bocaccio de la Colombie-Britannique comme une seule unité évolutionnaire significative (UES). Les recherches menées aux États-Unis indiquent qu’il existe une différence génétique entre les populations du Sud de la Californie et celles de l’État de Washington (MacCall et al., 1999). Toutefois, aucune étude n’a été réalisée à ce jour sur la structure génétique dans les eaux de la Colombie-Britannique. Notre hypothèse d’une UES unique est fondée sur la dispersion présumée durant la phase planctonique ainsi que sur les déplacements des juvéniles, et sur la répartition continue des adultes le long de la côte océanique. Cependant, nous ne disposons pas de données génétiques pour vérifier cette hypothèse. Il se peut cependant que le détroit de Georgia abrite une population autonome, car cette zone est distincte de la côte océanique, mais nous ne disposons pas de données pour confirmer ou réfuter cette supposition.

 

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Répartition

Répartition mondiale

Le bocaccio fréquente le secteur est de l’océan Pacifique, de la baie Stepovak (Alaska) à l’ouest de l’île Kodiak, jusqu’à Punta Blanca (Basse-Californie) au Mexique (Eschmeyer et al., 1983).


Répartition au Canada

Les prises de la pêche commerciale au chalut indiquent que le bocaccio est présent le long de toute la côte océanique du Pacifique au Canada (figure 3a, tableau 1). Les prises les plus fortes qui aient été signalées avaient été réalisées au nord-ouest de l’île de Vancouver et dans le Bassin Reine-Charlotte. Étant donné que la pêche commerciale du poisson de fond est la plupart du temps effectuée dans les eaux océaniques près de l’accore de la plate-forme continentale, on dispose de peu de données sur la répartition de l’espèce dans les bras de mer et les eaux précôtières de la Colombie-Britannique. Toutefois, on a signalé sa présence dans le détroit de Georgia, le détroit de Juan de Fuca, le détroit de la Reine-Charlotte, la baie Barkley et le détroit de Fitz Hugh (figure 4, tableau 2). Les figures de 3 à 5 indiquent que la plupart des prises de la pêche au chalut proviennent des traits effectués près de la rupture de pente de la plate-forme continentale ainsi qu’en bordure des cuvettes Sea Otter, Reed et Moresby dans le Bassin Reine-Charlotte. Comme dans le cas d’un grand nombre de sébastes d’eaux profondes, les plus fortes densités de prises sont enregistrées sur les fonds à relief rocheux marqué, près de l’accore de la plate-forme continentale. Les prises américaines sont traditionnellement réalisées au chalut dans les eaux de la Californie et de l’État de Washington tandis que de petites quantités proviennent de l’Alaska (tableau 3).


Tendances de la répartition

Il n’y a pas de nette tendance dans la répartition des prises de bocaccio au chalut dans les eaux océaniques depuis 1996 (figures figure6 et figure7). Nous présumons que cette espèce est présente dans cette aire de répartition depuis le développement de la pêche (tableau 1). Il est difficile d’établir des comparaisons à long terme sur le plan de la répartition faute de données géospatiales satisfaisantes avant 1991 (se reporter à Rutherford, 1999) et de données sur la composition spécifique des sébastes avant 1967 (Tagart et Kimura, 1982).

On ne dispose pas de données détaillées sur les prises de sébastes par les Premières nations. Cependant, selon un porte-parole des Premières nations, le bocaccio a toujours fait partie des pêches autochtones sur la côte ouest de l’île de Vancouver (A. Amos, communication personnelle, annexe 1). Les résultats de l’examen des dépotoirs ne sont pas concluants parce qu’il est difficile de déterminer à quelles espèces appartiennent les restes de sébastes découverts.

Aucun débarquement de bocaccio n’a été signalé sur les bordereaux d’achat ou lors de la vérification à quai des prises de la pêche au chalut dans le détroit de Georgia depuis 1983 (zones secondaires de 13 à 18, et 28 et 29) (tableau 2, figure 3b). Toutefois, la rétention du sébaste est maintenant interdite et aucun observateur n’est présent lors des sorties. On a décelé la présence du bocaccio lors des relevés visant la crevette effectués récemment dans le détroit de Georgia (figure 4). Un pêcheur au chalut a mentionné qu’au cours des vingt dernières années, il a capturé de huit à dix bocaccios dans la partie inférieure du détroit de Georgia (zones secondaires de 17 à 19) et que, les dernières années, il a capturé deux adultes dans la zone secondaire 18. Il a également indiqué que le bocaccio est répandu dans le détroit de Juan de Fuca (zone secondaire 20) (T. McDermid, communication personnelle, annexe 1).


Figure 3  a) : Carte des eaux côtières de la Colombie-Britannique indiquant la répartition géographique de tous les traits de chalut ayant entraîné la capture d’un ou de plusieurs bocaccios (de janvier 1996 à juin 2001)

Figure 3  a) : Carte des eaux côtières de la Colombie-Britannique indiquant la répartition géographique de tous les traits de chalut ayant entraîné la capture d’un ou de plusieurs bocaccios (de janvier 1996 à juin 2001).

La carte montre également les limites des zones principales utilisées par la Gestion des pêches du MPO.


Figure 3  b) : Limites des zones secondaires dans le détroit de Georgia utilisées par la Gestion des pêches du MPO

Figure 3  b) : Limites des zones secondaires dans le détroit de Georgia utilisées par la Gestion des pêches du Ministère des Pêches et des Océans.

 

Tableau 1 : Prises commerciales totales (t) de bocaccio par zone principale
Année4B3C3D5A5B5C5D5EInconnueTotal
19660000004,51004,5
19670051,9689,1319,840000160,9
196800,0834,1619,0348,610000101,9
196902,2787,25247,79477,280000814,6
1970078,69129,4355,2741,9800,6300306,0
1971012,1119,8936,45103,630000172,1
197209,2663,0011,21130,3109,0200222,8
1973024,1874,07170,47475,2002,3700746,3
197408,5330,02205,06464,090000707,7
1975017,2020,07253,39211,5102,0300504,2
1976048,17161,98186,9882,780,0514,8400494,8
1977029,4320,8847,69216,980,2359,461,370376,0
19780,068,3619,6789,3061,837,8947,8214,390249,3
19790,2917,0267,0586,50179,5867,6556,653,750478,5
19800,073,0311,6327,0393,3823,5718,300,460177,5
19810,083,567,4713,9444,923,4315,710,59089,7
198201,569,7826,8052,331,877,790,520100,7
19831,529,3036,7428,7665,004,613,110,090149,1
1984014,9050,0842,5235,8716,329,5600169,3
1985035,46128,1885,2574,5475,417,440,330406,6
19860,4381,4822,90157,00194,7825,9910,847,250500,7
1987033,19172,73171,21246,3857,7722,955,390709,6
19880293,29301,18233,82392,2635,9218,2948,1501 322,9
19890,01103,61232,13162,49176,5043,2922,5744,030784,6
1990083,39186,19256,94378,5095,6130,341,4801 032,5
19910,1178,63242,86304,24367,8445,7515,888,1701 063,5
19920,25152,28208,93258,46196,9650,9672,9811,810952,6
19930,75133,99323,85250,06239,4949,2789,7142,3401 129,5
19940,29103,64176,99118,78111,3146,7441,198,770607,7
19950,2057,43112,84147,1793,0863,9327,977,7129,24539,6
19960,0842,8058,1951,6162,8818,7617,498,5236,64297,0
19970,0121,1442,4972,3153,9611,5817,485,5314,81239,3
1998032,0557,8874,0955,4210,5415,675,7414,47265,9
1999030,8466,7953,7446,2111,566,693,7317,55237,1
2000024,6866,0348,22109,816,666,906,3125,99294,6

Comprend les rejets de la pêche au chalut, mais on ne connaît pas les rejets de la pêche à la canne ni les prises des pêches autochtones et sportives.

Les ligneurs commerciaux de saumon ont mentionné qu’ils avaient capturé des bocaccios dans le détroit de Georgia au cours des années 1970 (zone secondaire 17), mais qu’ils ne se rappelaient pas en avoir capturé dans la même zone au cours des années 1990 (R.N. Best et R.A. Best, communication personnelle, annexe 1). Des preuves qualitatives indiquent que les prises de bocaccio étaient plus courantes dans les pêches sportives dans le détroit de Georgia et dans la baie Howe (zone secondaire 28) au cours des années 1940 à 1960 (Pierrepont, 2001) (R. North, communication personnelle, annexe 1). Néanmoins, on continue de capturer le bocaccio dans la pêche sportive dans la zone secondaire 17 (T.G. Brown, communication personnelle, annexe 1) (figure 3b).


Figure 4 : Carte indiquant la présence du bocaccio dans des *traits de chalut de recherche visant la crevette effectués de 1973 à 2001

Figure 4 : Carte indiquant la présence du bocaccio dans des *traits de chalut de recherche visant la crevette effectués de 1973 à 2001.

L’année de capture est indiquée pour les observations réalisées dans les eaux fermées (* le point marqué « 1997 » dans la baie Barkley a été enregistré dans une pêche commerciale de la crevette au chalut avec observateur).

 

Tableau 2 : Débarquements et rejets (t) de la pêche commerciale du bocaccio par zone secondaire dans le détroit de Georgia (zone principale 4B)
Année121416171920Total
1978     0,060,06
1979   0,29  0,29
1980  0,01  0,050,06
1981    0,08 0,08
1982      0
19831,520,01    1,53
1984      0
1985      0
1986     0,430,43
1987      0
1988      0
19890,01     0,01
1990      0
1991     0,110,11
19920,03    0,220,25
19930,30    0,450,75
19940,17    0,120,29
19950,16    0,030,19
19960,06    0,020,08
1997     0,010,01

Voir la figure 3 pour la carte des zones secondaires. Les prises des pêches autochtones et sportives ne sont pas incluses.


Figure 5 : Carte des eaux côtières de la Colombie-Britannique montrant la plate-forme continentale, l’accore et l’emplacement des principales cuvettes

Figure 5 : Carte des eaux côtières de la Colombie-Britannique montrant la plate‑forme continentale, l’accore et l’emplacement des principales cuvettes.

Les zones chalutées sont indiquées en rouge. L’intensité de la couleur varie proportionnellement au nombre de traits réalisés dans chaque parcelle de 1 km2.

 

Tableau 3 : Débarquements (t) de bocaccio dans les eaux américaines (zone relevant de la CIPPN*)
AnnéeAlaskaVancouver-É.-U.
(N. Wash.) 
Columbia
(S. Wash.-
N. Ore.)
Eureka
(S. Ore.-
N. Cal.)
Monterey
(Cen. Cal.)
Conception
(S. Cal.)
InconnueTotal
1967 4,1     4,1
1968 19,1     19,1
1969 6,2     6,2
1970 1,2     1,2
1971 11,5     11,5
1972 3,8     3,8
1973       0
1974 0,5     0,5
1975      0 
1976 2,8     2,8
1977 14,9     14,9
1978 1,79,5   11,3 
1979 27,527,1   54,6 
1980       nd
1981 39,0644,1322,02 716,71 222,42,64 946,8
1982 31,8634,8643,82 933,61 503,71,55 749,2
1983 157,5763,5468,63 421,01 154,32,65 967,5
1984 147,1251,8238,63 143,7647,62,84 431,6
1985 128,7478,6261,11 274,6441,60,82 585,4
1986 81,9273,1124,71 267,7634,52,52 384,4
1987 116,5242,6132,01 497,3665,17,92 661,4
1988 99,5189,4119,91 449,1425,52,22 285,6
1989 283,9217,3135,11 781,8587,32,53 007,9
1990 304,7143,6171,91 441,3670,61,42 733,5
19911,3355,125,648,6878,9386,12,11 697,7
19921,4215,9143,263,0753,6722,66,31 906,0
19931,0139,8144,9120,5666,3643,3 1 715,8
19943,052,7105,155,8444,2526,2 1 187,0
19953,051,495,761,1424,7246,6 882,5
19965,935,883,539,2280,1162,0 606,5
19973,756,967,011,1250,159,9 448,7
19986,247,790,315,594,038,8 292,5
1999nd10,625,730,674,412,9 154,2
2000nd2,00,32,519,54,8 29,1

nd = non disponible
*CIPPN = Commission internationale des pêcheries du Pacifique Nord


Figure 6 : Cartes des eaux de la Colombie-Britannique illustrant la répartition géographique des prises de bocaccio réalisées au chalut de fond, par année de pêche depuis 1996 (les données de 2001 sont incomplètes)


Figure 6 : Cartes des eaux de la Colombie-Britannique illustrant la répartition géographique des prises de bocaccio réalisées au chalut de fond, par année de pêche depuis 1996 (les données de 2001 sont incomplètes).



Figure 7 : Cartes des eaux de la Colombie-Britannique illustrant la répartition géographique des prises de bocaccio réalisées au chalut pélagique, par année de pêche depuis 1996 (les données de 2001 sont incomplètes)


Figure 7 : Cartes des eaux de la Colombie-Britannique illustrant la répartition géographique des prises de bocaccio réalisées au chalut pélagique, par année de pêche depuis 1996 (les données de 2001 sont incomplètes).

 

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Habitat

Besoins en matière d’habitat

Des larves de bocaccio ont été capturées jusqu’à 480 km de la côte de la Californie. Les jeunes de l’année peuvent rester dans la partie supérieure de la colonne d’eau pendant quelques mois; la majorité d’entre eux s’installent sur le fond lorsqu’ils sont âgés de trois à quatre mois (Love et al., 2002). Les jeunes bocaccios vivent généralement en eaux moins profondes que les adultes et se rassemblent souvent en bancs (Eschmeyer et al., 1983). De jeunes bocaccios ont été capturés au filet maillant dans les eaux infratidales précôtières sur la côte ouest de l’île de Vancouver (Gillespie et al., 1993). Au large de la côte sud de la Californie, les juvéniles sont généralement capturés à des profondeurs de 30 m à 120 m, et de 200 m à l’occasion, et peuvent être associés à des forêts de laminaires (Moser, 1967).

On retrouve les bocaccios adultes sur divers substrats en Californie, notamment les récifs rocheux et les fonds découverts (Eschmeyer et al., 1983). En Colombie-Britannique, la profondeur maximale de capture enregistrée à la pêche commerciale atteint plus de 800 m (figure 8), mais ces quelques données représentent probablement des erreurs commises par les observateurs lors de la consignation des profondeurs ou de l’identification des espèces. La plupart des spécimens sont capturés à des profondeurs de 60 m à 340 m dans le chalutage de fond, tandis que les captures au chalut pélagique surviennent à des profondeurs de 60 m à 200 m. Leur présence parmi les prises des chalutiers pélagiques et des ligneurs à saumon indique qu’ils peuvent avoir un comportement semi-pélagique (A. Amos, F. Crabbe, R.N. Best, R.A. Best, communication personnelle, annexe 1).


Figure 8 : Répartition par intervalles de 20 m de profondeur des prises de bocaccio réalisées au chalut de fond et au chalut pélagique

Figure 8 : Répartition par intervalles de 20 m de profondeur des prises de bocaccio réalisées au chalut de fond et au chalut pélagique.

Les lignes verticales tracées à 77 m et à 309 m délimitent la zone de profondeur où 95 p. 100 de tous les traits qui ont capturé des bocaccios ont été effectués (de janvier 1996 à juin 2001).

Le bocaccio cohabite avec diverses espèces de poissons de fond (figure 9). Il est capturé dans la pêche au chalut pélagique visant le sébaste à queue jaune (Sebastes flavidus) et la veuve (S. entomelas). Il est moins souvent présent parmi les prises de la pêche au chalut pélagique visant le merlu du Pacifique (Merluccius productus), pêche à grande échelle qui est habituellement effectuée au-dessus des grands fonds ou au large de l’accore de la plate-forme continentale.


Figure 9 : Composition spécifique, espèces classées en fonction du poids des prises réalisées lors de tous les traits de chalut de fond et de chalut pélagique qui ont entraîné la capture de bocaccios (de janvier 1996 à juin 2001)

Figure9.  Composition spécifique, espèces classées en fonction du poids des prises réalisées lors de tous les traits de chalut de fond et de chalut pélagique qui ont entraîné la capture de bocaccios (de janvier 1996 à juin 2001).


Superficie de l’habitat

Nous voyons à la figure 8 que 95 p. 100 des débarquements du chalutage de fond proviennent de traits effectués sur des fonds de 77 m à 309 m de profondeur. Si nous présumons que cette strate de profondeur reflète l’habitat « privilégié » du bocaccio, et que l’habitat disponible s’étend sur toute la côte océanique de la Colombie-Britannique, un simple calcul indique que la superficie de l’habitat disponible dépasse 48 000 km2 (figure 10). Cela exclut les eaux partiellement fermées et les bras de mer connus comme habitat des adultes, ainsi que les eaux précôtières moins profondes qui servent d’habitat aux juvéniles (Gillespie et al., 1993).


Figure 10 : Superficie d’habitat projetée des bocaccios adultes fondée sur la zone de profondeur privilégiée de 77 m à 309 m

Figure 10 : Superficie d’habitat projetée des bocaccios adultes fondée sur la zone de profondeur privilégiée de 77 m à 309 m.

La zone ombragée atteint 48 346 km2. Il est à noter que la zone ombragée exclut les eaux fermées et les bras de mer, dont certains servent d’habitat aux bocaccios adultes et jeunes, ainsi que les eaux côtières moins profondes, qui sont susceptibles de servir d’habitat aux juvéniles.


Tendances

Il n’existe pas de données sur les tendances de la quantité d’habitat dont dispose le bocaccio. La vaste répartition du bocaccio sur la côte océanique et dans le détroit d’Hécate indique que la population de l’ensemble de la côte ne risque pas de subir une perte d’habitat. On ne connaît pas les incidences que pourraient avoir la perte d’habitat ou les changements environnementaux dans les eaux fermées comme celles du détroit de Georgia.


Protection et propriété des terrains

La vaste répartition du bocaccio à l’échelle de la plate-forme continentale indique que les questions de protection et de propriété ne menacent pas cette espèce à l’heure actuelle.

 

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Biologie

Généralités

On a effectué très peu de recherches visant directement le bocaccio dans les eaux de la Colombie-Britannique. La base de données biologiques du ministère des Pêches et des Océans sur les spécimens de poissons de fond (GFBio) contient des renseignements sur seulement 1 503 spécimens prélevés de 1967 à 2000 (tableau 4). Ces données ont été recueillies dans toutes les régions, au cours de différentes saisons, au moyen de divers engins, et dans les prises destinées à la recherche comme dans les captures commerciales. Il est évident qu’il n’existe pas assez d’information pour examiner les tendances de la taille moyenne. Toutefois, les données disponibles sont suffisantes pour indiquer que la majorité des bocaccios capturés au chalut sont presque complètement développés et ont une taille qui dépasse considérablement la taille commerciale limite des sébastes, qui est d’environ 32 cm (figures figure11 et figure12). Il n’existe pratiquement pas de données d’âge concernant les spécimens canadiens. La majorité des recherches biologiques portant sur cette espèce ont été effectuées en Californie.

Tableau 4 : Sommaire de tous les échantillons de bocaccio actuellement inscrits dans la base de données biologiques sur les poissons de fond, GFBio, à la Station biologique du Pacifique
(Région, Engin et Source)
 4B3C + 3D5A + 5B5C + 5D5ETotal
CCFCPCFMCFCFPP
Comm.Rech.Comm.Rech.Comm.Rech.Rech.Rech.Comm.Rech.Comm.Comm.Rech.Comm.
1967       21      21
1969 1     9      10
1970 1            1
1984         15    15
1987         8    8
19881             1
1989         5    5
19901             1
1991 3 2 17  3    16
1993         5 4  9
1996             11
1997            1 1
1998          1   1
1999  1 1   1 1   4
2000  1         2 3
2001   1    2     3
Total2523117303362431100

Liste des abréviations :
CF : Chalut de fond
Comm. : Pêche commerciale
CP : Chalut pélagique
FM : Filet maillant
C : Canne
P : Palangre
Rech. : Recherche


Figure 11 : Histogramme de fréquence cumulative des longueurs des bocaccios, pour toutes les longueurs tirées de  la base de données biologiques sur les poissons de fond (GFBio)

Figure 11 : Histogramme de fréquence cumulative des longueurs des bocaccios, pour toutes les longueurs tirées de  la base de données biologiques sur les poissons de fond (GFBio).


Figure 12 : Courbes de croissance de Von Bertalanffy pour les bocaccios mâles et femelles

Figure 12 : Courbes de croissance de Von Bertalanffy pour les bocaccios mâles et femelles. Les paramètres relatifs aux mâles et aux femelles sont respectivement : Lµ= 76,6, 87,8; K = 0,130, 0,110; t0 = -1,81, -1,73 (d’après Froese et Pauly, 2000).

Les paramètres relatifs aux mâles et aux femelles sont respectivement : L∝= 76,6, 87,8; K = 0,130, 0,110; t0 = -1,81, -1,73 (d’après Froese et Pauly, 2000).


Reproduction et cycle biologique

Le bocaccio est ovovivipare comme tous les membres du même genre. L’accouplement a lieu au début de l’automne (Moser, 1967), mais la fécondation est retardée (Wyllie Echeverria, 1987). La femelle porte les œufs fécondés dans son abdomen, où les larves connaissent une bonne partie de leur développement avant d’être libérées. La femelle peut produire de 20 000 à 2 300 000 œufs selon sa taille (Phillips, 1964). Le développement embryonnaire dure approximativement un mois (Moser, 1967).

La parturition survient en hiver dans les eaux de la Colombie-Britannique (Westrheim, 1975). La période de parturition des populations installées plus au sud semble être plus longue, et il peut y avoir plusieurs portées par année (Moser, 1967). L’installation sur le fond dans les eaux littorales et démersales a lieu de la fin du printemps jusqu’à la fin de l’été en Californie. Selon les estimations issues de trois études distinctes réalisées aux États-Unis, les femelles mesurent de 36 cm à 50 cm de longueur lorsqu’elles parviennent à 50 p. 100 de leur maturité (Haldorson et Love, 1991). D’après Rogers (1995), l’espèce atteint 50 p. 100 de sa maturité à l’âge de quatre ou de cinq ans.


Croissance

Au moment de la parturition, les larves atteignent approximativement de 4 à 5 mm de longueur (Moser, 1967). Elles se métamorphosent en juvéniles pélagiques sur une période de plusieurs mois lorsqu’elles mesurent de 19 à 40 mm (Moser, 1967; Moser et Boehlert, 1991; Woodbury et Ralston, 1991). La croissance des juvéniles est rapide, atteignant de 0,56 à 0,97 mm par jour (Love et al., 2002). Les juvéniles peuvent mesurer 24 cm dès la fin de la première année (MacCall et al., 1999). Les femelles atteignent une taille supérieure à celle des mâles. La longueur maximale enregistrée est de 91 cm chez les femelles et de 75 cm chez les mâles. Le poids maximal signalé est de 6,8 kg (Love et al., 2002). Les courbes de croissance sont présentées dans la figure 12 (Froese et Pauly, 2000).


Survie

On connaît peu les taux de mortalité aux premiers stades. MacCall et al. (1999) ont utilisé une échelle de 0,15 à 0,25 pour estimer le taux instantané de mortalité naturelle des adultes (M). Leur modèle présentait un meilleur ajustement lorsque = 0,20, mais cela dépendait du type de données utilisées. Il est difficile d’établir l’âge d’un bocaccio, et on ne connaît pas l’âge maximal de ce poisson. Le datage isotopique des otolithes appuie l’estimation fixant l’âge maximal à 40 ans mais il se peut que le bocaccio vive jusqu’à 50 ans (Love et al.,2002). Les estimations de M, de l’âge à la maturité et de l’âge maximal permettent de penser que la durée d’une génération est de neuf ans (4 + 1/0,2). Par conséquent, une période d’évaluation de trois générations servant à déterminer les risques d’extinction serait d’environ 27 ans.


Physiologie

Comme toutes les espèces appartenant au même genre, le bocaccio possède des vessies gazeuses physoclistes qui ne peuvent s’adapter rapidement au changement brusque de pression qui se produit lorsqu’on le remonte à la surface. Le barotraumatisme ainsi causé entraîne la mort de presque tous les poissons qui sont capturés à des profondeurs dépassant les 20 à 30 m (Starr et al., 2002). On connaît peu son adaptabilité à d’autres types de changements environnementaux.


Déplacements et dispersion

On a réalisé deux études de marquage sur le bocaccio dans les eaux de la Californie. Dans le cadre d’une étude effectuée de 1977 à 1981, on a marqué 1 149 bocaccios juvéniles et adultes (Hartman, 1987). On a recapturé 66 de ces bocaccios. Dix‑neuf d’entre eux ont parcouru de 0,9 à 148 km. Sept de ces derniers, tous des juvéniles, ont parcouru de 13 à 148 km. Les adultes marqués dans le cadre de l’étude se sont très peu déplacés; ils ont tous été recapturés sur les lieux où ils ont été marqués, à la suite de périodes de liberté atteignant jusqu’à 827 jours.

Starr et al. (2002) ont marqué 16 bocaccios, dont la taille allait de 35 à 58 cm, dans le cadre d’une étude réalisée en 1997-1998. Certains d’entre eux ont manifesté une fidélité au site en restant dans la zone visée par l’étude ou en y retournant après l’avoir quittée, tandis que d’autres ont parcouru de grandes distances au cours de la période de surveillance de 3,5 mois. Les auteurs jugent que l’échantillon était trop petit pour qu’ils puissent analyser les déplacements par rapport à la longueur ou à l’état de maturité des poissons. Les résultats de ces deux études indiquent que le bocaccio est mobile au cours des premières années de sa vie, mais qu’il devient peut-être plus sédentaire à mesure qu’il vieillit. Les déplacements semblent diminuer considérablement une fois que le poisson atteint une longueur d’environ 47 cm (Hartmann, 1987).

En outre, lors de l’étude de 1997-1998, on a doté huit bocaccios d’émetteurs pour enregistrer leur profondeur. Quatre des poissons ont fait de rapides déplacements verticaux. Trois de ceux-ci sont remontés à la verticale jusque près de la surface et sont ensuite retournés dans les profondeurs tandis que le quatrième poisson a plongé à 220 m et est remonté à 100 m en moins d’une journée.


Alimentation et interactions interspécifiques

Selon les études sur l’alimentation réalisées en Californie, le bocaccio est principalement piscivore. Les juvéniles se nourrissent des jeunes d’autres sébastes, de ditrèmes et de maquereaux ainsi que de divers autres petits poissons côtiers (Phillips, 1964). Ils consomment également des larves et des euphausiacés. Le régime alimentaire des adultes se compose notamment de sébastes, de morue charbonnière, d’anchois, de poissons-lanternes et de calmars (Phillips, 1964; Eschmeyer et al., 1983). Les principaux prédateurs du bocaccio juvénile sont les oiseaux de mer comme les petites sternes. Les principaux prédateurs des adultes sont les mammifères marins, tels que le phoque commun et l’éléphant de mer boréal (Love, 1996).

Jensen (1976) mentionne que le bocaccio est peut‑être l’hôte unique d’une espèce de cestode, leParabothriocephalus sagitticeps. Il s’agit de l’une des deux espèces de cestodes qui composent ce genre. Ces conclusions sont fondées sur l’examen de 19 espèces de sébastes qui ont été capturées dans le Sud de la Californie. La présence de ce parasite dans les eaux de la Colombie-Britannique n’a pas été confirmée, mais personne ne recherchait ce cestode en particulier (D. Whitaker, communication personnelle, annexe 1). La présence d’un second cestode, le Bothriocephalus scorpii, a été signalée chez le bocaccio des eaux de la Colombie-Britannique.

La réputation d’être infestée de vers, qui est celle de cette espèce en Colombie-Britannique, tient à la prévalence et à l’intensité élevées d’infection par le « ver de la morue/du phoque », un nématode (Phocanema decipiens). Une fois enkysté, ce ver peut vivre durant de longues périodes dans le corps du poisson et s’y accumule donc au fil du temps de sorte que les poissons plus âgés peuvent contenir un grand nombre de ces vers. Étant donné que l’hôte final est un mammifère (phoque), ce parasite peut poser un danger pour la santé humaine. Cependant, la congélation à une température de - 20° C pendant 72 heures, ou la cuisson, éliminent ce danger (D. Whitaker, communication personnelle, annexe 1).


Comportement et adaptation

La répartition semi-pélagique dans la colonne d’eau, la probabilité de la migration verticale quotidienne, et le degré de déplacement des poissons aux stades juvéniles permettent de penser que le bocaccio peut réagir à une perturbation localisée de l’habitat. Ce déplacement peut en outre favoriser la recolonisation, du moins au cours des stades juvéniles, comme c’est le cas de la phase larvaire planctonique.

 

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Taille et tendances des populations

Débarquements de la pêche commerciale au chalut et indices d’abondance

La première partie de la discussion, en ce qui concerne l’abondance des populations, porte sur les tendances des débarquements ou des prises, ou des captures par unité d’effort (CPUE) de la pêche commerciale. Nous soulignons que l’utilité des séries chronologiques sur les prises et les CPUE à titre d’indices d’abondance du bocaccio peut être mise en question. Depuis la mise en place de la vérification à quai et d’une couverture par observateurs de 100 p. 100 en 1996, les statistiques relatives aux prises sont considérées fiables. Les estimations établies avant cette période, et plus particulièrement au cours de la période de 1985 à 1995, ne sont pas fiables (voir Stanley et Kronlund, 2001).

Nous signalons aux lecteurs qu’un plan de gestion fondé sur les quotas individuels de bateau (QIB) a été mis en œuvre dans le secteur de la pêche au chalut de la Colombie-Britannique en 1997. Par conséquent, la capture de toutes les espèces qui étaient gérées par quotas avant 1997 est maintenant contrôlée par l’attribution à chaque navire de limites annuelles de prises (retenues et rejetées) dans une région donnée. La capture du bocaccio n’est pas limitée au moyen de QIB, mais elle est restreinte par une limite de 15 000 livres par sortie pour l’ensemble des sébastes non visés par un quota. La distribution de fréquences du poids des prises de bocaccio dans le cadre du chalutage de fond et du chalutage pélagique est illustrée à la figure 13. Les prises côtières totales actuelles de 295 t (tableau 1) correspondent à environ 74 000 individus, selon un poids moyen de 4 kg (base de données PacHarvHL, se reporter au tableau 2 de l’annexe). Cela ne comprend pas les rejets.

Les prises de bocaccio enregistrées à l’échelle de la côte ont varié, passant de 90 t à 1 322 t, avec une moyenne de 418 t depuis 1967 (tableau 1, tableaux 1 et 2 de l’annexe). Les prises de la pêche commerciale au chalut ont atteint de 200 t à 300 t depuis la mise en place d’une couverture par observateurs de 100 p. 100 au sein de la flotte de chalutiers en 1996. Les statistiques commerciales ne comprennent pas les rejets de la pêche commerciale aux lignes ni ceux de la pêche récréative. On signale que la présence du bocaccio constitue une nuisance dans la pêche du saumon aux lignes de traîne, en particulier dans la zone 5E (F. Crabbe et A. Amos, communication personnelle, annexe 1), mais les prises réelles sont probablement faibles par rapport aux prises signalées dans la pêche commerciale au chalut.


Figure 13 : Distribution de fréquences du poids des prises de bocaccio dans des traits de chalut de fond et de chalut pélagique

Figure13 : Distribution de fréquences du poids des prises de bocaccio dans des traits de chalut de fond et de chalut pélagique.

On n’a relevé aucune tendance constante au cours des dernières années (de 1996 à 2001) (tableau 1) quant aux débarquements des chalutiers pêchant sur la côte sud-ouest de l’île de Vancouver (3C) et dans le Bassin Reine-Charlotte (5A et 5B). Les prises de bocaccio sont répandues dans les eaux du Nord, mais elles y ont toujours été beaucoup plus faibles que dans les zones du Centre et du Sud (tableau 1). Elles atteignent actuellement moins des deux tiers de leur moyenne à long terme. Les débarquements sont restreints par la limite de 15 000 livres par sortie visant les sébastes non assujettis à un quota. Les chalutiers signalent que les débarquements pourraient de nouveau atteindre la moyenne à long terme de 400 t si les restrictions étaient relâchées (R. Gorman, communication personnelle, annexe 1). Il se peut donc que le bocaccio soit plus nombreux dans les eaux du Nord que l’on pourrait supposer en se fondant sur les prises actuelles de la pêche au chalut.

Des pêcheurs au chalut nous ont en outre informés qu’ils capturent souvent le bocaccio lorsqu’ils ciblent le sébaste canari (S. pinniger) (B. Dickens, communication personnelle, annexe 1). Les QIB visant actuellement le sébaste canari sont tellement faibles que les pêcheurs ciblent rarement ces derniers; ils atteignent leur quota de sébastes canaris dans la pêche visant d’autres espèces. Par conséquent, les QIB peu élevés du sébaste canari ainsi que la limite de 15 000 livres par sortie visant les sébastes restreignent les prises de bocaccio au chalut.

Nous présentons les CPUE médianes par région pour la période de 1996 à 2001 (figure 14). On ne peut utiliser les données relatives aux taux de capture antérieurs pour inférer les tendances de l’abondance en raison de la grande variation existant entre les mesures de gestion qui ont modifié les stratégies de pêche avec le temps, à cause du nombre variable d’erreurs de déclaration des prises qui sont commises au fil du temps, et faute de données satisfaisantes sur la composition spécifique et l’effort des années antérieures (voir Stanley et Kronlund, 2001). Les indices des CPUE ont été établis à partir des traits de chalut de fond dont le point médian de la profondeur du fond se situait entre 77 m et 309 m. Les indices des CPUE commerciales ont peu changé depuis 1996 dans les quatre zones.

On n’a signalé aucun débarquement de bocaccio dans les prises au chalut du détroit de Georgia (zones secondaires 13 à 19, 28 et 29) depuis 1983 (tableau 3). Au cours des dernières années toutefois, on a interdit aux chalutiers commerciaux de conserver les sébastes capturés dans l’ensemble de la zone principale 4B, et aucun observateur n’a été posté à bord de ces navires. Les débarquements des canneurs sont trop faibles pour permettre d’établir les indices d’abondance en ce qui a trait aux années plus récentes (se reporter à la catégorie intitulée « inconnu » du tableau 1 de l’annexe). Les ligneurs de saumon pensent qu’un nombre considérable de prises accessoires de bocaccio peuvent être rejetées dans la pêche du saumon aux lignes de traîne qui se pratique sur la côte océanique (A. Amos, R.A. Best, R.N. Best, I. Bryce, F. Crabbe, communication personnelle, annexe 1), mais cette pêche est beaucoup plus restreinte qu’au cours des années antérieures.


Figure 14 : Tracé en boîtes et en moustaches des CPUE (log kg/h) de bocaccio dans la pêche commerciale au chalut pour chaque région côtière, soit a) 3CD; b) 5AB; c) 5CD; d) 5E


Figure 14 : Tracé en boîtes et en moustaches des CPUE (log kg/h) de bocaccio dans la pêche commerciale au chalut pour chaque région côtière, soit a) 3CD; b) 5AB; c) 5CD; d) 5E.

Pour chacune des boîtes, les limites supérieure et inférieure indiquent les 75e et 25e percentiles, respectivement; la ligne horizontale centrale indique la médiane; les moustaches supérieures et inférieures sont placées à 1,5 fois la fourchette interquartile; les cercles ouverts indiquent les valeurs qui se situent en dehors des moustaches. Toutefois, on peut mettre en question l’utilité de ces données en tant qu’estimations de l’abondance.


Indices fondés sur les relevés

On a effectué un certain nombre de relevés sur la côte de la Colombie-Britannique. Ces relevés ne visent pas expressément le bocaccio, mais nous les avons examinés afin de déterminer leur utilité pour suivre l’évolution de l’abondance du bocaccio. Nous résumons ci-dessous les résultats de cet examen.

Relevé triennal au chalut de fond des États-Unis (de 1980 à 2001)

Le plus solide ensemble de données sur les tendances des populations provient du relevé triennal au chalut de fond des États-Unis qui a eu lieu pour la première fois en 1977 et qui s’étend habituellement du Nord de la Californie jusqu’à la frontière canado-américaine dans le Nord de l’État de Washington (Shaw et al., 2000). On a élargi ce relevé de façon à inclure les eaux du Sud de la Colombie-Britannique pendant sept années d’échantillonnage. Les deux premiers relevés s’étendaient jusqu’à 49° 15' N; les quatre derniers allaient plus au nord, jusqu’à 49° 40' N (figures 15a et d). Les estimations de la biomasse sont calculées pour toutes les profondeurs avec des limites de confiance à 95 p. 100. À partir des données initiales sur le taux de prise au chalut, on extrapole pour estimer la biomasse en fonction de la superficie des aires balayées. Bien que nous la présentions sous forme de biomasse estimée à la figure 15a, la faible capturabilité présumée d’une espèce semi-pélagique dans les traits de chalut de fond indique qu’il vaut mieux utiliser le relevé en tant qu’indice relatif. Le relevé est en outre imprécis en raison du nombre peu élevé de traits effectués aux profondeurs où se tient le bocaccio, près de l’isobathe de 100 brasses (voir les figures figure16 et figure17).


Figure 15 : Indices d’abondance fondés sur : a) les estimations de la biomasse issues du relevé triennal des États-Unis effectué dans la zone 3C et dans une partie de la zone 3D, tracées selon une échelle logarithmique naturelle; b) les CPUE moyennes stratifiées de bocaccio (kg/h; échelle logarithmique naturelle) tirées du relevé du sébaste à longue mâchoire réalisé dans le Bassin Reine-Charlotte; c) les CPUE moyennes stratifiées de bocaccio (kg/h; échelle logarithmique naturelle) tirées du relevé des assemblages multispécifiques effectué dans le détroit d’Hécate

Figure15 : Indices d’abondance fondés sur les estimations de la biomasse issues du relevé triennal des États‑Unis effectué dans la zone 3C et dans une partie de la zone 3D, les CPUE moyennes stratifiées de bocaccio, et les CPUE moyennes stratifiées de bocaccio.


Figure 16 : Traits de chalut effectués dans la partie nord visée par le relevé triennal des États-Unis

Figure16 : Traits de chalut effectués dans la partie nord visée par le relevé triennal des États-Unis.

Les prises nulles sont représentées par le signe « + » (figure fournie par Mark Wilkins, communication personnelle, annexe 1).


Figure 17 : Nombre de bocaccios capturés dans les eaux canadiennes dans le cadre des relevés triennaux des États-Unis de 1980, de 1983, de 1989, de 1992, de 1995 et de 1998

Figure 17 : Nombre de bocaccios capturés dans les eaux canadiennes dans le cadre des relevés triennaux des États‑Unis de 1980, de 1983, de 1989 .Figure 17 : Nombre de bocaccios capturés dans les eaux canadiennes dans le cadre des relevés triennaux des États‑Unis de 1992, de 1995 et de 1998.

Figure fournie par Mark Wilkins, NMFS.

Au cours des dix dernières années, on a enregistré une diminution de plus de 90 p. 100 (1989 = 2 348 t [coefficient de variation (C.V.) = 0,52], 2001 = 157 t [C.V. = 0,84], diminution de 93,3 p. 100). Au cours des vingt dernières années, la diminution a atteint plus de 95 p. 100 (1980 = 6 541 t [C.V.= 0,94], 2001 = 157 t [C.V. = 0,84], 97,6 p. 100). Ces résultats (figure 15a) indiquent qu’il s’est produit une diminution de près de deux ordres de grandeur au cours des deux dernières décennies.

Relevé de la crevette au chalut de fond dans les zones 3C et 3D (1973 à 2001)

Les résultats de tous les relevés de la crevette effectués au chalut par le ministère des Pêches et des Océans (MPO) ont été examinés pour déceler la présence du bocaccio (figure 4). Un grand nombre de ces relevés sont maintenant exécutés au moyen de dispositifs de pêche sélective; toutefois, ils ont révélé la présence du bocaccio dans les eaux partiellement fermées.


Figure 18 : Estimations de la biomasse de bocaccio fondées sur les relevés de la crevette effectués au chalut sur la côte ouest de l’île de Vancouver

Figure18 : Estimations de la biomasse de bocaccio fondées sur les relevés de la crevette effectués au chalut sur la côte ouest de l’île de Vancouver.

La région ombragée sur la carte en cartouche indique la zone visée par le relevé.

Nous présentons également les estimations de la biomasse de bocaccio qui ont été calculées à partir du relevé annuel de la crevette réalisé au chalut sur la côte ouest de l’île de Vancouver, sans dispositifs de pêche sélective (figure 18) [Boutillier et al., 1998, et annexe 3). La zone visée par ce relevé en Colombie-Britannique est à peu près semblable à la zone visée dans le cadre du relevé des États-Unis.

L’analyse de régression des séries chronologiques indique une pente négative, mais la pente ne diffère pas significativement de 0 (p > 0,05). La capturabilité du bocaccio dans ce relevé doit être très faible étant donné la faible vitesse des traits; par conséquent, comme dans le cas du relevé des États-Unis,  les estimations sont imprécises et doivent être considérées seulement comme relatives. La variation ne permet pas de conclure à un déclin, sans toutefois réfuter le déclin indiqué par le relevé des États-Unis pour la même grande zone.

 

Relevé du sébaste à longue mâchoire au chalut de fond dans les zones 5A et 5B (1966 à 1995)

Les relevés du sébaste à longue mâchoire (Sebastes alutus) sont effectués de façon intermittente depuis 1966 (Yamanaka et al., 1996) dans le bassin Reine-Charlotte (tableau 5, figures 15b et d). Le bocaccio constitue une composante mineure des prises. Les taux de prise estimés stratifiés en fonction des profondeurs sont imprécis et faibles mais ne font ressortir aucune tendance, contrairement à ceux de la côte ouest de l’île de Vancouver (tableau 5).

Tableau 5 : CPUE de bocaccio (log kg/h) : moyenne stratifiée et coefficient de variation (C.V.) (%) tirés des relevés effectués dans le Bassin Reine-Charlotte et le détroit d’Hécate
Zone de relevéAnnéeNbre de traitsCPUE moyennes (kg/h)CV (%)
Bassin Reine-Charlotte19661316,528,6
19673326,315,0
19693220,521,6
19713923,724,3
19733328,536,7
197636235,577,4
1977497,530,0
19842734,659,5
19843716,731,0
19955421,661,5
19955719,636,8
Détroit d'Hécate1984829,165,2
1987875,850,7
1989900,455,9
1991970,468,9
1993951,153,2
19951020,639,8
1998860,450,5
20001060,764,5


Relevé des assemblages au chalut de fond dans le détroit d’Hécate (zones 5C et 5D)

Les relevés des assemblages font partie intégrante d’une étude à long terme de l’écosystème du détroit d’Hécate (Workman et al., 1997). Ces relevés ont pour objet de classer les assemblages d’espèces en fonction de la profondeur. Le bocaccio constitue une composante très mineure des prises totales (tableau 5, figures 15c et d). On a repéré plus de bocaccios lors des premiers relevés effectués vers la fin des années 1980, mais on n’a pas dégagé de tendance particulière depuis 1989.

Autres relevés touchant le poisson de fond dans les eaux de la Colombie-Britannique

Le présent document exclut les résumés des relevés acoustiques et des relevés  au chalut pélagique visant les populations de merlu (Merluccius productus) des eaux côtières et hauturières. L’incidence du bocaccio se limitait à seulement quelques poissons par relevé (M. W. Saunders, communication personnelle, annexe 1). De même, on a effectué un chalutage pélagique et de surface intensif dans le détroit de Georgia dans le cadre d’une étude sur les écosystèmes, mais on n’a signalé aucun bocaccio parmi les prises ainsi réalisées (R. J. Beamish, communication personnelle, annexe 1).

En outre, nous n’avons pas inclus les résultats du relevé normalisé à la canne de la Commission internationale du flétan du Pacifique (CIFP) [Kronlund, 2001]. Jusqu’au début des années 1990, on regroupait le plus souvent les sébastes en une seule catégorie générale. On s’efforce de plus en plus d’identifier les sébastes depuis le début des années 1990, si bien que la plupart d’entre eux sont enregistrés au niveau de l’espèce. Toutefois, les prises totales de poissons identifiés comme étant des bocaccios de 1993 à 1999 se chiffraient à 23 individus. Ce relevé pourrait être utile pour indiquer la présence ou l’absence du bocaccio dans la zone visée par le relevé; cependant, la pêche au chalut fournit déjà une confirmation à cet égard.

Enquête sur la pêche sportive

Pêches et Océans Canada effectue des enquêtes auprès des pêcheurs sportifs qui pratiquent la pêche à la ligne dans le détroit de Georgia et ailleurs  (K. Hein, communication personnelle, annexe 1). La surveillance porte sur le saumon quinnat (Oncorhynchus tshawytscha) et le saumon coho (O. kisutch). La base de données ne contient aucune mention du bocaccio, mais nous soupçonnons que le bocaccio n’est toujours pas recensé explicitement de façon distincte des autres sébastes.

Abondance dans les eaux adjacentes

Le Fonds mondial pour la nature (1999) a inscrit le bocaccio sur la liste des espèces menacées de disparition, et l’Union mondiale pour la nature (UICN) a classé le bocaccio du secteur centre-est du Pacifique et du secteur nord-est du Pacifique dans la catégorie des espèces « gravement menacées » (Hilton-Taylor, 2000). Ces conclusions sont fondées sur les tendances à la baisse qui se sont dégagées du relevé triennal au chalut de fond des États-Unis, des CPUE du chalutage commercial, de l’indice des CPUE de la pêche sportive et d’un indice d’abondance des juvéniles (MacCall et al., 1999). Les auteurs de l’évaluation des stocks (MacCall et al., 1999) qui résume cette information signalent un échec régulier du recrutement en Californie de 1990 à 1998. Une mise à jour sur la situation de cette espèce dans les eaux américaines sera présentée en 2002 (A. MacCall, communication personnelle, annexe 1).

Il semble que le bocaccio, qui a déjà été considéré comme commun dans le Puget Sound (zone adjacente au détroit de Georgia), soit maintenant très rare (Love et al., 2002), et on l’a inclus dans une pétition visant à faire inscrire certaines espèces sur la liste de la Endangered Species Act (ESA) qui a été présentée au National Marine Fisheries Service (NMFS) pour étude.

 

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Facteurs limitatifs et menaces

La population de bocaccio de la Colombie-Britannique et celle de l’État de Washington sont probablement continues, du moins dans une certaine mesure. Par conséquent, on peut présumer que les prises réalisées aux États-Unis ont une incidence sur la population de bocaccio de la Colombie-Britannique. En réponse à la baisse apparente de l’abondance de ce poisson dans les eaux américaines, les prises des États-Unis sont sévèrement restreintes. La production optimale recommandée pour 2001 concernant le Centre et le Sud de la Californie est de 100 t. Pour ce qui est de l’ensemble de la partie nord de la côte des États-Unis, ce chiffre est de 3 137 t pour un agrégat de sébastes comprenant toutes les espèces commerciales moins importantes. Cela comprend les prises prévues de la pêche sportive ainsi que les rejets de la pêche commerciale (Pacific Fishery Management Council). Les prises commerciales sont restreintes par des limites de sortie mensuelles. Par exemple, dans la région du Sud, les limites de sortie mensuelles visant le bocaccio sont de 200 à 500 livres par mois selon le mois et le type d’engin utilisé. Il est à noter que les restrictions en vigueur (et la faible abondance) ont limité les débarquements de la pêche au chalut à 2 t en 2000 (tableau 3) dans le Nord de l’État de Washington. Cependant, les rejets ne sont pas déclarés.

Il se peut que la population de bocaccio de la Colombie-Britannique et celle du Sud-Est de l’Alaska soient aussi continues. Toutefois, l’interdiction de la pêche au chalut dans ces eaux ainsi que la faible valeur marchande du bocaccio auront probablement pour effet de réduire au minimum les prises effectuées dans cette zone (tableau 3).

En Colombie-Britannique, les prélèvements commerciaux annuels de la période récente, soit environ 295 t (1996 à 2000), représentent approximativement 74 000 individus. On a enregistré de plus des prises accessoires de 9 t, soit 2 300 individus, ce qui laisse supposer que les prises annuelles sont d’environ 76 000 individus. La pêche à la canne provoque habituellement la mort des poissons, et on lui attribue actuellement quelque 20 t de prises, soit 5 000 individus par année. Cela permet de penser que les pratiques de pêche entraînent la mort de plus de 80 000 individus au total par année. La croissance de la pêche sportive du poisson de fond pourrait constituer une menace à long terme.

 

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Importance particulière de l'espèce

Le bocaccio a été exploité dans les pêches autochtones, mais on ne dispose pas de données sur l’ampleur de cette pêche. Le bocaccio est peut-être l’unique hôte d’une espèce de cestode, mais ce cestode ne fait pas partie des spécimens décrits en Colombie-Britannique.

 

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Protection actuelle ou autres désignations

On ne semble pas avoir conféré de statut culturel ou juridique particulier à cette espèce pour assurer sa protection dans les eaux canadiennes (contrairement à ce qui se passe dans les eaux américaines, voir ci-dessus).

 

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Résumé du rapport de situation

Dans le présent rapport, tout le bocaccio de la Colombie-Britannique est considéré comme appartenant à une seule population ou UES, mais cette hypothèse reste à vérifier, et les données des États-Unis indiquent qu’il existe des différences génétiques entre la Californie et l’État de Washington. On connaît peu la biologie et la démographie du bocaccio de la Colombie-Britannique parce qu’il joue un rôle économique restreint dans le secteur de la pêche. Le bocaccio est capturé dans le cadre de la pêche au chalut effectuée près de l’accore de la plate-forme continentale, de l’Alaska jusqu’aux frontières de l’État de Washington. La pêche commerciale et la pêche sportive entraînent probablement la mort d’environ 81 000 individus par année, principalement attribuable à la pêche au chalut.

Le meilleur ensemble de données porte sur la côte ouest de l’île de Vancouver (relevé des États-Unis) et révèle qu’il s’est produit une diminution de plus de 90 p. 100 au cours des dix dernières années et de 95 p. 100 au cours des vingt dernières années (données allant jusqu’en 2001). Le bocaccio a également connu un déclin bien documenté dans les eaux américaines adjacentes, où les individus font peut-être partie de la même population. La situation de la population est incertaine dans le reste de la Colombie-Britannique en raison de l’absence d’un indice indépendant des pêches et des difficultés liées à l’interprétation des statistiques provenant de la pêche.

 

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Résumé technique

Sebastes paucispinis Ayres, 1854

Bocaccio

Eaux marines de la Colombie-Britannique


Information sur la répartition

Zone d’occurrence (km2)Eaux marines de la C.-B.
(peut-être > 48 000 km2)
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion ou inconnue)Peut-être stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?Non
Zone d’occupation (km2)Eaux marines de la C.-B.
(peut-être > 48 000 km2)
Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion ou inconnue)Peut-être stable
Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)?Non
Nombre d’emplacements existantsConnu sur la côte océanique, dans le détroit d’Hécate, le détroit de Georgia, certains bras de mer.
Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance ou inconnue)Inconnue
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)?Non
Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue)Dans l’ensemble, peut-être stable, mais en déclin dans le détroit de Georgia.


Information sur la population

Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.)9 ans (@ M = 0,2, âge à la  maturité = 4)
Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles)Inconnu
Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue)Inconnue dans l’ensemble. Déclin important au large de la côte centrale et de la côte sud-ouest de l’île de Vancouver.
S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte)Inconnu dans l’ensemble; sur la côte ouest de l’île de Vancouver, > 90 p. 100 au cours des dix dernières années et > 95 p. 100 au cours des vingt dernières années (données allant jusqu’en 2001).
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?Peu probable à court terme.
La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de ≤ 1 individu/année)?Probablement pas
Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.Sans objet
Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).Sans objet
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)?Non


Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats) [ajouter des rangées au besoin]

- Prises commerciales, prises récréatives, prises accessoires des pêches


Effet d’une immigration de source externe

L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)?Oui (à l’extérieur du Canada)
Statut ou situation des populations de l’extérieur?En déclin grave dans certains États des États-Unis (Washington, Oregon, Californie). Situation inconnue pour l’Alaska.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?Probablement, en ce qui concerne les larves et les juvéniles
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question?Probablement
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question?Probablement


Analyse quantitative

Non
 

 

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Remerciements

Nous sommes reconnaissants de l’aide que nous avons obtenue des divers répondants des pêches commerciales, autochtones et sportives et de divers organismes. Le Service canadien de la faune, Environnement Canada, et la Direction des sciences de Pêches et Océans Canada ont fourni un financement et un soutien. M. Jim Boutillier a fourni une estimation de la biomasse fondée sur le relevé de la crevette, et M. Mark Wilkins a fourni le résumé graphique des prises de bocaccio d’après le relevé triennal des États-Unis. Nous avons pu améliorer considérablement notre document grâce aux révisions apportées par le Comité d’examen des évaluations scientifiques du Pacifique (M. Chris Wood, M. Graham Gillespie et M. Mark Saunders), dans le cadre de la réunion nationale sur l’examen scientifique des questions relatives aux espèces en péril, tenue en Nouvelle-Écosse du 18 au 22 mars 2002, et par M. Mart Gross du COSEPAC.


Ouvrages cités

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Woodbury, D.P., et S. Ralston. 1991. Interannual variation in growth rates and back-calculated birthdate distributions of pelagic juvenile rockfish (Sebastes spp.) off the central California coast. Fishery Bulletin. 89: 523-533.

Workman, G.D., J. Fargo, B. Beall et E. Hildebrandt. 1997. R/V W.E. Ricker and F/V Steadfast trawl survey of Hecate Strait, May 30 - June 13, 1996. Canadian Data Report Fisheries and Aquatic Sciences. 1010.

World Wildlife Fund (Fonds mondial pour la nature). 1999. A few of the many: A partial list of endangered species. Web Site: http://www.worldwildlife.org/news/pubs/specieslist.html [consulté en octobre 2001].

Wyllie Echeverria, T. 1987. Thirty-four species of California Rockfishes: maturity and seasonality of reproduction. Fishery Bulletin. 85: 229-250.

Yamanaka, K.L., L.J. Richards et G.D. Workman. 1996. Bottom trawl survey for rockfish fish in Queen Charlotte Sound, September 11 to 22, 1995. Manuscript Report Fisheries and Aquatic Sciencesno 2362.

 

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Annexes


Annexe 1 : Experts consultés

(À moins d’indication contraire, toutes les entrevues ont été menées au cours des mois de septembre et d’octobre 2001)

Amos, A. Pêcheur à la canne; membre de la Première nation de Hesquiaht et membre du Conseil de développement économique de Nuu-Chah-Nulth. Conseil tribal de Nuu-Chah-Nulth. C.P. 1383. Port Alberni (C.-B.) V9Y 7M2. (250) 724-3131.

Beamish, R.J. Scientifique rattaché à Pêches et Océans Canada. Spécialiste de l’écosystème du détroit de Georgia. Station biologique du Pacifique, Nanaimo (C.-B.) Canada. V9T 6N7. (250) 756-7029.

Best, R.A. Ancien pêcheur commercial aux lignes de traîne. 1810, rue Argyle, Nanaimo (C.-B.) V9S 3K7. (250) 729-3990.

Best, R.N. Ancien pêcheur commercial aux lignes de traîne. 247, Villa Rd, Nanaimo (C.-B.) V9T 2P6. (250) 751-2332.

Brown, T.J. Biologiste rattaché à Pêches et Océans Canada et pêcheur sportif. Station biologique du Pacifique, Nanaimo (C.-B.) Canada. V9T 6N7. (250) 756-7091.

Bryce, I. Pêcheur commercial aux lignes de traîne. 1985, Stewart Rd., Nanoose Bay (C.-B.) V9P 9E7. (250) 468-5241.

Crabbe, F. Négociateur de la mise en oeuvre des traités, Pêches et Océans Canada et ancien pêcheur commercial du saumon aux lignes de traîne. Station biologique du Pacifique, Nanaimo (C.-B.) Canada. V9T 6N7. (250) 756-7267.

Dickens, B. Pêcheur au chalut. 1678, Admiral Tryon Blvd. Qualicum Beach (C.-B.) V0R 2T0. (250) 752-1418.

Gillespie, G. Biologiste chargé de l’évaluation des stocks rattaché à la section des crustacés et des mollusques et à la section des poissons de fond, Pêches et Océans Canada. Station biologique du Pacifique, Nanaimo (C.-B.) Canada. V9T 6N7. (250) 756-7215.

Gorman, R. Pêcheur au chalut. 6648, avenue Hersham, Burnaby (C.-B.). V5E 3K8. (604) 525-1937.

Hein, K. Évaluation des stocks dans le cadre du programme ciblant les pêcheurs sportifs, Pêches et Océans Canada. Station biologique du Pacifique, Nanaimo (C.-B.) Canada. V9T 6N7. (250) 756-7028.

MacCall, A. Scientifique spécialisé dans le poisson de fond. Southwest Fisheries Science Center, Department of Commerce, National Oceanic and Atmospheric Administration, National Marine Fisheries Service. Laboratoire de Santa Cruz, 110 Shaffer Road, Santa Cruz, CA 95060. (831) 420-3900.

McDermid, T. Pêcheur commercial au chalut, spécialiste de la pêche commerciale dans la zone 4B. (250) 656-5565.

North, R. Pêcheur sportif dans la baie Howe et dans le détroit de Georgia. (604) 228-9919.

Palsson, W.A. Biologiste. Biologiste principal spécialiste de la faune aquatique et terrestre. Poisson de fond du Puget Sound. Washington Department of Fish and Wildlife. 16018, Mill Creek Blvd. Mill Creek (WA) 98012-1296. (425) 379-2313.

Saunders, M.W. Biologiste. Pêches et Océans Canada. Station biologique du Pacifique, Nanaimo (C.-B.) V9T 6N7. (250) 756-7154.

Whitaker, D. Parasitologiste. Pêches et Océans Canada. Station biologique du Pacifique. Nanaimo (C.-B.) V9T 6N7. (250) 756-7025.

Wilkins, M.E. Biologiste. Alaska Fisheries Science Center, Department of Commerce, National Oceanic and Atmospheric Administration, National Marine Fisheries Service. 7600, Sand Point Way N.E., Bin C15700, Building 4. Seattle (Washington) 98115-0070. (206) 526-4104.

 


Annexe 2 : Collections examinées

Aucune collection n'a été examinée.

 


Annexe 3 : Estimation de la biomasse fondée sur le relevé de la crevette visant les zones 3C et 3D

La présente section résume les procédures de relevé et d’estimation visant le bocaccio, d’après les données recueillies dans le cadre des relevés de la crevette effectués au chalut sur la côte ouest de l’île de Vancouver (COIV) depuis 1973, dans les zones secondaires 124 et 125 (figure 4). On a réalisé le relevé systématique au moyen d’un quadrillage fondé sur le réseau LORAN. On a déterminé les limites intérieures et extérieures en effectuant la pêche selon ce quadrillage jusqu’à ce que les captures de crevettes soient négligeables ou que le fond devienne trop accidenté pour le chalutage.

La méthodologie utilisée a évolué au cours de l’histoire du relevé. L’effort d’échantillonnage a été étalonné relativement à la capturabilité des crevettes, mais il n’existe pas de moyens de normaliser la capturabilité des poissons. Tous les traits duraient 30 minutes, sauf dans les cas où il fallait les raccourcir en raison de la défaillance d’un engin. La distance parcourue était calculée au moyen de la technologie alors disponible. Les premières années, on établissait les points de départ et d’arrivée au moyen du LORAN, tandis que les relevés plus récents sont fondés sur le Système mondial de localisation différentiel (DGPS). Ce changement s’est traduit par une tendance à réduire la distance parcourue au cours d’un trait de chalut de 30 minutes au fil des ans. Pour faire les estimations, on n’a pas essayé de prendre en considération les erreurs ni les différences entre les relevés relativement à la distance parcourue à chaque trait. Il existait également une légère variation quant au moment où les relevés étaient effectués. Les relevés étaient généralement exécutés au printemps, mais un relevé supplémentaire a été réalisé en 1977 et en 1978.

On a calculé la densité des bocaccios en kg/m2 pour tous les traits. Ces données, ainsi que l’emplacement du point médian de chaque trait, étaient importés dans un Système d’information géographique (SIG). La superficie totale des zones crevettières pêchables dans chaque région du relevé a été « masquée » par une grille à maille de 300 m sur 300 m. La densité des prises a ensuite été attribuée à chaque maille pertinente en fonction de l’emplacement du point médian du trait. Pour calculer les indices de la biomasse, on a interpolé les valeurs relatives aux mailles vides pour ensuite faire la somme des valeurs de chacune des grilles à l’intérieur de la grande zone masquée. L’interpolation a été effectuée au moyen d’une procédure de pondération en fonction inverse de la distance, et d’un procédé d’analyse radiale. La taille du rayon était choisie comme limite inférieure de la troisième catégorie déterminée au moyen de la procédure « Find Distance » (trouver la distance) figurant dans le menu de l’analyse spatiale. La biomasse était calculée au moyen du progiciel de SIG (ArcView).

 


Annexe 4 : Débarquements et rejets (t) enregistrés par secteur de pêche et par zone principale (le merlu de haute mer fait référence aux prises réalisées dans le cadre des pêches supplémentaires de coentreprises et des pays étrangers)

Appendix 4: Débarquements et rejets (t) enregistrés par secteur de pêche et par zone principale (4B et 3C) (Pays et Engin)
Année4B3C
CanadaCanada TotalCanadaCanadaÉ.-U.Merlu haute mer Total
Chalut débar.Chalut rejetésChalut débar.Chalut rejetésChalut É.-U.Chalut prises
1966  0    0
1967  0    0
1968  0  0,08 0,08
1969  0  2,27 2,27
1970  0  78,69 78,69
1971  0  12,11 12,11
1972  0  9,26 9,26
1973  0  24,18 24,18
1974  00,37 8,16 8,53
1975  00,54 16,66 17,20
1976  02,59 45,58 48,17
1977  028,97 0,46 29,43
19780,06 0,063,813,061,49 8,36
19790,29 0,291,4213,582,02 17,02
19800,050,020,073,03   3,03
19810,08 0,083,56   3,56
1982  01,56   1,56
19831,52 1,529,30   9,30
1984  014,90   14,90
1985  033,601,86  35,46
19860,43 0,4381,48   81,48
1987  033,19   33,19
1988  0288,95  4,34293,29
19890,01 0,01101,23  2,38103,61
1990  081,08  2,3183,39
19910,11 0,1175,800,91 1,9278,63
19920,25 0,25148,920,90 2,46152,28
19930,720,030,75130,95  3,04133,99
19940,29 0,2997,07  6,57103,64
19950,20 0,2055,820,01 1,6057,43
19960,08 0,0839,800,07 2,9342,80
19970,01 0,0118,561,32 1,2621,14
1998  030,060,58 1,4132,05
1999  028,970,25 1,6230,84
2000  024,110,35 0,2224,68

 

Annexe 4 : Suite (3D et 5A) (Pays et Engin)
Année3D5A
CanadaCanadaÉ.-U.CanadaMerlu haute mer TotalCanadaCanadaÉ.-U.Merlu haute mer Total
Chalut débar.Chalut rejetésChalut débar.Traîne débar.Chalut prisesChalut débar.Chalut rejetésChalut É.-U.Chalut prises
1966     0    0
1967  51,96  51,960,22 88,91 89,13
19681,43 32,73  34,162,033,6313,37 19,03
19691,03 86,22  87,251,11 246,68 247,79
19703,04 126,39  129,430,39 54,88 55,27
1971  19,89  19,89  36,45 36,45
1972  63,00  63,00  11,21 11,21
1973  74,07  74,07  170,47 170,47
19743,01 27,01  30,021,48 203,58 205,06
1975  20,07  20,073,41 249,98 253,39
19766,24 155,74  161,988,24 178,74 186,98
197710,14 10,74  20,8817,41 30,28 47,69
197819,15 0,52  19,6774,881,1613,26 89,30
197931,78 35,27  67,0542,601,7442,16 86,50
198011,63    11,6327,03   27,03
19817,47    7,4713,94   13,94
19829,78    9,7824,382,42  26,80
198330,845,90   36,7428,76   28,76
198450,08    50,0842,52   42,52
1985128,080,10   128,1885,25   85,25
198622,90    22,90157,00   157,00
1987172,73    172,73166,454,76  171,21
1988300,58   0,60301,18233,82   233,82
1989228,980,45  2,70232,13162,260,23  162,49
1990185,79   0,40186,19256,400,54  256,94
1991241,930,45  0,48242,86304,24   304,24
1992208,91   0,02208,93258,46   258,46
1993322,57   1,28323,85250,06   250,06
1994172,880,02  4,09176,99117,721,06  118,78
1995112,750,09   112,84146,670,50  147,17
199657,880,31   58,1951,340,27  51,61
199741,830,66   42,4972,100,21  72,31
199857,750,13   57,8874,000,09  74,09
199966,590,20   66,7953,470,27  53,74
200064,541,48 0,01 66,0345,580,01 2,6348,22

 

Annexe 4 : Suite (5B et 5C) (Pays et Engin)
Année5B5C
CanadaCanadaÉ.-U.Merlu haute mer TotalCanadaCanada Total
Chalut débar.Chalut rejetésChalut É.-U.Chalut prisesChalut débar.Chalut rejetés
1966    0  0
1967  19,84 19,84  0
1968  48,61 48,61  0
19693,22 474,06 477,28  0
1970  41,98 41,98  00
1971  103,63 103,63  0
1972  130,31 130,31  0
1973  475,20 475,20  0
1974  464,09 464,09  0
1975  211,51 211,51  0
197618,96 63,82 82,780,05 0,05
197724,50 192,48 216,980,23 0,23
197858,433,40  61,837,440,457,89
1979108,069,7861,74 179,5867,65 67,65
198059,8133,57  93,3818,784,7923,57
198135,859,07  44,923,310,123,43
198233,9118,42  52,331,390,481,87
198364,550,45  65,004,590,024,61
198435,87   35,8714,052,2716,32
198574,54   74,5470,874,5475,41
1986194,78   194,7825,760,2325,99
1987246,38   246,3857,77 57,77
1988388,633,63  392,2635,92 35,92
1989175,091,41  176,5043,29 43,29
1990378,50   378,5095,61 95,61
1991367,84   367,8445,75 45,75
1992196,96   196,9650,96 50,96
1993239,49   239,4949,27 49,27
1994111,200,11  111,3146,74 46,74
199592,910,17  93,0863,93 63,93
199661,471,41  62,8818,540,2218,76
199753,910,05  53,9611,58 11,58
199855,200,22  55,4210,530,0110,54
199946,100,11  46,2111,540,0211,56
2000106,010,09 3,71109,816,650,016,66

 

Annexe 4 : Suite (5D et 5E) (Pays et Engin).
Année5D5E
CanadaCanadaMerlu haute mer TotalCanadaCanadaMerlu haute merCanada Total
Chalut débar.Chalut rejetésChalut prisesChalut débar.Chalut rejetésChalut prisesTraîne débar.
19664,51  4,51    0
1967   0    0
1968   0    0
1969   0    0
19700,63  0,63    0
1971   0    0
19729,02  9,02    0
19732,37  2,37    0
1974   0    0
19751,580,45 2,03    0
197614,84  14,84    0
197752,886,58 59,461,37   1,37
197846,191,63 47,8214,310,08  14,39
197946,909,75 56,653,630,12  3,75
198018,280,02 18,300,450,01  0,46
19813,9211,79 15,710,270,32  0,59
19827,690,10 7,790,52   0,52
19831,751,36 3,110,09   0,09
19849,56  9,56    0
19857,44  7,440,33   0,33
198610,84  10,847,25   7,25
198722,95  22,955,39   5,39
198818,29  18,2948,15   48,15
198922,57  22,5744,03   44,03
199019,0011,34 30,341,48   1,48
199113,971,91 15,888,17   8,17
199272,530,45 72,9811,81   11,81
199389,71  89,7142,34   42,34
199441,19  41,198,77   8,77
199527,97  27,977,71   7,71
199617,330,16 17,498,490,03  8,52
199717,300,18 17,485,480,05  5,53
199815,620,05 15,675,610,13  5,74
19996,680,01 6,693,280,45  3,73
20006,700,020,186,905,430,020,490,376,31

 

Annexe 4 : Suite (Zone inconnue et Total général) (Pays et Engin)
AnnéeInconnueTotal général
CanadaCanada Total
Chalut débar.Lignes débar.
1966   4,51
1967   160,93
1968   101,88
1969   814,59
1970   306,00
1971   172,08
1972   222,80
1973   746,29
1974   707,70
1975   504,20
1976   494,80
1977   376,04
1978   249,32
1979   478,49
1980   177,47
1981   89,70
1982   100,65
1983   149,13
1984   169,25
1985   406,61
1986   500,67
1987   709,62
1988   1322,91
1989   784,63
1990   1032,45
1991   1063,48
1992   952,63
1993   1129,46
1994   607,71
1995 29,2429,24539,57
199613,4523,1936,64296,97
19973,6111,2014,81239,31
19984,1710,3014,47265,86
19994,2113,3417,55237,11
20006,5419,4525,99294,60

 


Annexe 5 : Sources de données utilisées pour rédiger le rapport sur la situation du bocaccio

Catch and Landings Data

  1. GFCatch. Débarquements de la pêche au chalut canadienne, de 1954 à 1995 (Rutherford, 1999).

  2. PacHarvTrawl. Débarquements de la pêche au chalut canadienne, de 1996 à 2000. Base de données du serveur SQL, Section des poissons de fond, Division de l’évaluation des stocks, Direction des sciences, Pêches et Océans Canada. Station biologique du Pacifique.

  3. PacHarvHL. Débarquements de la pêche à la canne canadienne, de 1995 à 2001. Base de données du serveur SQL, Section des poissons de fond, Division de l’évaluation des stocks, Direction des sciences, Pêches et Océans Canada. Station biologique du Pacifique.

  4. Pacharv3. Débarquements de la pêche aux lignes de traîne canadienne, d’après les bordereaux d’achat, de 1982 à 2001. Base de données Oracle, Unité régionale des données, Gestion de l’information, Direction des services intégrés, Pêches et Océans Canada.

  5. Débarquements de la pêche au chalut américaine au Canada et dans l’État de Washington, de 1967 à 1979, selon Tagart et Kimura (1982).

  6. Débarquements de la pêche au chalut américaine au Canada et dans l’État de Washington, 1980, données inédites du Washington State Department of Fish and Wildlife (Jack Tagart, communication personnelle, annexe 1).

  7. PACFIN. Débarquements de la pêche commerciale américaine dans l’État de Washington, en Oregon et en Californie, de 1981 à 2000 (www.psmfc.org/pacfin/data.html).

  8. AKFIN. Débarquements de la pêche commerciale américaine en Alaska, de 1991 à 1998 (www.psmfc.org/akfin/Reports/reports.html).

  9. Washington Department of Fish and Wildlife. Débarquements de la pêche commerciale au chalut en 1980.

Données biologiques

  1. GFBio. Base de données sur les échantillons biologiques et sur les campagnes de recherche, Section des poissons de fond, Division de l’évaluation des stocks, Direction des sciences, Pêches et Océans Canada. Station biologique du Pacifique.

 

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