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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le microséris de Bigelow (Microseris bigelovii) au Canada

COSEPAC Résumé

Microséris de Bigelow
Microseris bigelovii

Information sur l’espèce

Le microséris de Bigelow (Microseris bigelovii) est une petite herbe sans tige de la famille des asters ayant des feuilles basales étroites pouvant être entièrement ou profondément lobées et une tige florale sans feuille ne portant qu’une seule fleur jaune. Ses fruits (achènes) sont surmontés de cinq écailles d’une forme distinctive qui se terminent chacune par une longue soie semblable à un cheveu.

Répartition

L’espèce pousse le long de la côte Ouest, depuis l’île de Vancouver, au nord, jusqu’en Californie, au sud. Au Canada, le M. bigelovii est limité au sud-est de l’île de Vancouver et aux îles adjacentes du golfe. À l’heure actuelle, la population la plus proche à l’extérieur du Canada pousse à Yachats, en Oregon, soit à environ 450 kilomètres au sud.

Habitat

Au Canada, le microséris de Bigelow pousse sur des falaises rocheuses ouvertes et dans les suintements vernaux des rochers situés à moins de 100 mètres de l’océan. Les sites sont humides en automne, en hiver et au printemps, mais secs en été.

Biologie

Le M. bigelovii est une espèce annuelle autogame qui fleurit et fructifie à la fin du printemps. Les graines ne semblent pas être dotées d’un mécanisme de dormance. Les populations canadiennes possèdent un certain nombre de caractères génétiques qui suggèrent qu’elles ont dérivé d’un seul fondateur.

Tailles et tendances des populations

Le microséris de Bigelow ne pousse que dans six sites au Canada. Tous ces sites sont petits et accueillent des populations dont la taille varie de 100 à 2 500 plants, ce qui représente un total de 5 500 à 6 500 individus. L’espèce a disparu d’au moins quatre, voire six, sites historiques au Canada, voire six.

Facteurs limitatifs et menaces

La perte et la détérioration de l’habitat sont la principale menace pour l’espèce au Canada. Environ 95 pour 100 de l’habitat potentiel a disparu au cours du dernier siècle en raison du développement urbain et industriel, des mesures de suppression des feux et de l’envahissement par des herbes et des arbustes exotiques. L’espèce est limitée au climat sous-méditerranéen du sud-est de l’île de Vancouver et, même à cet endroit, l’espèce ne pousse que dans les climats améliorés du littoral, soit dans les sites où les gelées sont moins fréquentes et qui sont davantage exposés à l’humidité du brouillard.

Importance de l’espèce

Les populations canadiennes revêtent un intérêt scientifique parce qu’elles sont très en retrait de l’aire de répartition principale de l’espèce et génétiquement distinctes des plants qui s’y trouvent.

Protection actuelle ou autres désignations de statut

Le microséris de Bigelow n’est protégé par aucune loi sur les espèces en péril. Une seule population pousse dans un aire protégée. La cote mondiale de l’espèce est G4, c’est-à-dire apparemment hors de danger.

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2006)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’une autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.

Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.

En voie de disparition (VD)Note de bas de pagea
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.

Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.

Préoccupante (P)Note de bas de pageb
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.

Non en péril (NEP)Note de bas de pagec
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.

Données insuffisantes (DI)Note de bas de paged, Note de bas de pagee
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

 

Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

 

Note de bas de page a

Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.

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Note de bas de page b

Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

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Note de bas de page c

Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

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Note de bas de page d

Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

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Note de bas de page e

Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

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