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Bison des prairies (Bison bison bison)

Protection actuelle ou autre désignation

À l’échelle mondiale

Conservation de la nature Canada donne au bison des prairies la cote de situation du patrimoine mondial G4TU (2002; NatureServe Explorer). La cote G4 indique que l’espèce Bison bison est commune à l’échelle mondiale (> 100 occurrences) et généralement répandue, mais peut être rare dans certaines parties de son aire de répartition et que, malgré la sécurité dont elle jouit actuellement dans son aire de répartition mondiale, elle pourrait s’avérer préoccupante à longue échéance. La cote TU, elle, renvoie à la sous-espèce, dont elle indique que la situation est incertaine et qu’il faudrait obtenir d’autres renseignements (2002; NatureServe Explorer).

 

À l’échelle internationale

Le bison des prairies n’est pas coté actuellement aux États-Unis (1996) par Nature Conservancy (2002; NatureServe Explorer). Il ne figure ni sur la liste établie aux termes de l’Endangered Species Act des États-Unis (USFWS, 1999), ni dans les annexes de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES, 2003). Dans sa Liste rouge, l’Union mondiale pour la nature, autrefois connue sous le nom d’Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources (UICN), considère le bison comme une espèce à faible risque qui dépend de la conservation (1996; UICN, 2002), ce qui indique que le bison, en tant qu’espèce, fait actuellement l’objet d’un programme de conservation. Advenant la cessation des programmes de conservation actuels, l’espèce deviendrait vulnérable, menacée ou gravement menacée dans les cinq ans. On n’y fait aucune distinction entre les sous-espèces des bois et des plaines.

 

À l’échelle nationale

Le bison des prairies du Canada n’est pas coté par Conservation de la nature Canada (2002; NatureServe Explorer). Le groupe national sur la situation générale des espèces au Canada classifie le bison comme sensible, ce qui indique que l’espèce n’est pas en danger de disparition immédiate, mais qu’elle peut nécessiter une protection ou des soins particuliers (Conseil canadien de conservation des espèces en péril [CCCEP], 2001). Dans son évaluation, le groupe national sur la situation générale des espèces au Canada ne distingue pas les sous-espèces. La Loi sur les parcs nationaux du Canada (2001) protège les bisons qui vivent dans un parc national. La récolte de la ressource en tant que telle est interdite dans les quatre parcs nationaux qui préservent des bisons des prairies, tant que ces derniers demeurent dans les limites du parc; et les animaux font l’objet d’une gestion visant la conservation de leurs populations.

 

À l’échelle provinciale

Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, le bison des prairies figure sur la Provincial Blue List, ce qui le catégorise comme une sous-espèce vulnérable ou préoccupante (B.C. Conservation Data Centre, 2000). Conservation de la nature Canada lui attribue aussi la cote du patrimoine provincial « vulnérable » (S3), avec des occurrences de rares à peu fréquentes dans toute la province (2002; NatureServe Explorer). Cette cote accordée par Conservation de la nature Canada indique que des perturbations à grande échelle risquent de mettre cette sous-espèce en danger de disparition. La Wildlife Act de Colombie-Britannique considère le bison des prairies comme une espèce faunique et un gros gibier (B.C. Ministry of Water, Land and Air Protection, 1996). Comme le troupeau de Pink Mountain vit sur des terres publiques, il est géré comme une ressource faunique publique. Le bison est donc protégé de la chasse non réglementée, bien qu’une petite quantité de récolte contrôlée soit autorisée avec un pourvoyeur pour guide (B.C. Conservation Data Centre, 2000). De 1996 à 2002, la récolte annuelle a varié de 37 têtes à 181 (tableau 1). Le bison est également considéré comme un gros gibier d’élevage aux termes de la Game Farm Act (Harper et al., 2000). La loi prévoit des restrictions quant à l’implantation d’élevages de gibier dans certaines régions de la province, mais il n’y en a actuellement aucune sur l’emplacement possible des élevages de bison dans la province (Harper et al., 2000). Le groupe national sur la situation des espèces au Canada (CCCEP, 2001) classifie le bison comme une espèce sensible en Colombie-Britannique.

Alberta

Conservation de la nature Canada n’accorde au bison des prairies de l’Alberta aucun statut particulier à l’égard du patrimoine provincial (2002; NatureServe Explorer). Le General Status of Alberta Wild Species (2000) considère le bison des prairies comme une espèce disparue. Le bison des prairies n’a jamais été réintroduit sous forme de troupeaux à l’état sauvage sur les terres publiques appartenant à la province. Au début du XXe siècle, le bison des prairies a été réintroduit sur des terres publiques fédérales et non provinciales; il ne figure donc pas sur la liste établie aux termes de la Wildlife Act de l’Alberta (G. Court, comm. pers., 2002). La Wildlife Act de l’Alberta considère le Bison bison comme une espèce menacée (G. Court, comm. pers., 2002), mais il s’agit ici du bison des bois de la zone de protection du bison située dans le nord-ouest de l’Alberta, comme le mentionne le rapport de situation sur le bison des bois en Alberta (Mitchell et Gates, 2002). Tous les bisons se trouvant dans cette zone sont protégés en vertu de la Wildlife Act.

Saskatchewan

En Saskatchewan, le bison des prairies a reçu la cote de patrimoine provincial de S3, ce qui indique une sous‑espèce vulnérable, aux occurrences rares à peu fréquentes dans toute la province et le risque que des perturbations à grande échelle la mettent en danger de disparition (2002; NatureServe Explorer; J. Pepper, comm. pers., 2003).

En Saskatchewan, le bison est considéré comme un gros gibier et donc une espèce faunique (wildlife) aux termes de la Wildlife Act de la Saskatchewan (1998). Par conséquent, il faut détenir un permis pour tuer ou déranger des bisons. Comme il n’y a pas de saison de chasse ouverte au bison en Saskatchewan, le bison est protégé de la chasse par les non‑Autochtones. La Loi sur les parcs nationaux du Canada (2001) interdit de chasser ou de déranger un animal sauvage à l’intérieur du parc national de Prince-Albert, et la Parks Act de la Saskatchewan (1997), protège la faune du parc provincial Buffalo Pound. Les membres de Premières nations sont autorisés à chasser le bison en Saskatchewan sur toutes les terres auxquelles ils ont un droit d’accès. Une stratégie coopérative multipartite de gestion du bison des prairies en cours d’élaboration réunit le parc national de Prince-Albert, le ministère de l’Environnement de la Saskatchewan, des municipalités rurales, des Premières nations et des propriétaires et décideurs à l’échelle locale et provinciale (D. Frandsen, comm. pers., 2003).

On connaît mal la pression exercée par la récolte sur le bison des prairies (J. Pepper, comm. pers., 2003). Outre la récolte par les Autochtones citée plus haut, les éleveurs de gibier locaux ont le droit de tuer sans permis un animal sauvage si celui‑ci est de la même espèce que les animaux d’élevage et qu’il constitue une menace directe pour ceux‑ci (D. Frandsen, comm. pers., 2002). Cette situation peut se produire à l’intérieur ou à l’extérieur des limites de l’exploitation.

Le ministère de la Défense nationale (MDN) protège la population du polygone de tir aérien de Cold Lake/Primrose en vertu de l’interdiction de circuler sur les terrains du MDN. La chasse au bison y est donc interdite, sauf aux membres de la Première nation de Cold Lake. Depuis le 12 juillet 2002, les membres de la Première nation de Cold Lake sont autorisés à chasser, pêcher ou piéger des animaux sauvages, y compris le bison, dans le polygone, aux termes des ententes d’accès conclues entre les Premières nations, le MDN et les gouvernements du Canada, de l’Alberta et de la Saskatchewan (C. Gates, comm. pers., 2003). Comme le polygone est le théâtre d’opérations militaires, l’accès des membres de Premières nations est réglementé par le MDN (C. Gates, comm. pers., 2003). Les bisons qui sortent du périmètre du polygone ne sont protégés ni sur les terrains privés ni sur les terres publiques, et ils peuvent être chassés par les Autochtones.

Le groupe national sur la situation des espèces au Canada (CCCEP, 2001) classifie le bison comme une espèce peut-être à risque en Saskatchewan, ce qui signifie que l’espèce pourrait courir le risque de disparaître.

Manitoba

Au Manitoba, le bison des prairies a reçu la cote de patrimoine provincial S1, ce qui indique que le bison y est extrêmement rare et risque de disparaître à cause d’un facteur de son cycle biologique (2002; NatureServe Explorer). Contrairement au bison des bois, le bison des prairies ne figure pas sur la liste des espèces fauniques établie aux termes de la Loi sur la conservation de la faune du Manitoba (2004). La législation agricole le considère comme « du bétail dans un enclos » (D. Bergeson, comm. pers., 2002). Le groupe national sur la situation des espèces au Canada (2001) classifie le bison comme une espèce à risque au Manitoba, ce qui indique que l’espèce est en danger de disparition.