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Bison des prairies (Bison bison bison)

Résumé

Bison des prairies

Bison bison bison

 

Information sur l’espèce

Le bison des prairies (Bison bison bison Linné 1758) est une des deux sous-espèces du Bison bison, l’autre étant le bison des bois (Bison bison athabascae Rhoads 1897).

 

Répartition

Autrefois largement répandu dans toute l’Amérique du Nord, le bison des prairies ne se trouve plus qu’en populations fragmentées dans son aire de répartition historique. Des populations vivent à l’état sauvage en Colombie-Britannique et en Saskatchewan. Des troupeaux à l’état mi‑sauvage ou en captivité sont présents en Alberta, en Saskatchewan et au Manitoba.

 

Habitat

L’aire de répartition du bison des prairies au Canada s’étendait jadis sur toutes les prairies, y compris les terrains herbeux, les arbustaies et certaines régions boisées. Cependant, le bison des prairies ne peut vivre que dans les régions contenant des prairies et des prés convenables. Une bonne part de son habitat d’origine a subi de profondes transformations depuis un siècle à cause de la conversion à l’agriculture et de l’urbanisation. Une forte proportion de l’aire de répartition actuelle du bison au Canada est placée sous la protection du gouvernement, et on ne prévoit aucune modification de l’habitat disponible. Bien que l’habitat d’origine du bison des prairies ait presque totalement disparu, il existe certaines possibilités de réintroduction.

 

Biologie

Le bison des prairies est un mammifère polygyne. La taille et la structure des troupeaux de cette espèce grégaire varient au fil des mois. Les mâles établissent une hiérarchie fluide, où la domination change souvent au cours de la saison de reproduction, et beaucoup de mâles se reproduisent chaque année. Le bison est bien adapté à la vie dans les régions de prairies et de prés indigènes. Il se nourrit principalement de carex et de graminées.

 

Tailles et tendances des populations

La population canadienne de bisons des prairies comprend de 670 à 740 animaux adultes répartis en trois troupeaux libres, ainsi qu’un troupeau de 250 à 270 animaux adultes à l’état mi-sauvage. De plus, de 63 à 83 bisons adultes répartis en quatre petites populations vivent en captivité. La taille de toutes les populations sauf celle de Pink Mountain est stable ou en croissance. Le troupeau à l’état mi-sauvage du parc national Elk Island est la source directe ou indirecte de tous les troupeaux de bisons des prairies au Canada.

 

Facteurs limitatifs et menaces

Le principal obstacle à la conservation du bison des prairies est le manque d’habitat. La majeure partie de son aire de répartition d’origine a été perdue au profit de l’agriculture et du développement urbain. Il existe cependant quelques endroits où la réintroduction de l’espèce serait encore possible. Aux États-Unis, certaines populations de bison des prairies se sont hybridées avec des bovins. Jusqu’ici, les populations du parc national Elk Island et de Pink Mountain, seules populations canadiennes où on a recherché la présence de gènes de bovins domestiques, ne présentent aucun signe d’hybridation. Seulement trois troupeaux libres de bisons des prairies sont soumis aux facteurs de sélection naturelle. Deux de ces populations sont de faible taille, avec respectivement 100 et 320 bisons. La plupart des populations canadiennes de bisons des prairies ont été fondées à partir de 10 à 50 individus du parc national Elk Island, ce qui suscite certaines préoccupations quant à leur niveau de diversité génétique. Les efforts de conservation du bison des prairies au Canada sont entravés par l’absence de consensus entre les législations provinciales et fédérales en matière de protection. L’hybridation avec le bison des bois peut également constituer une menace pour la conservation du bison des prairies au Canada, de même que l’élevage de gibier, puisqu’il y a un risque d’hybridation entre les populations sauvages de bisons des prairies et les troupeaux d’élevage de bison des bois et des prairies si des animaux d’élevage s’échappent. Actuellement, aucune population canadienne de bisons des prairies n’est infectée par une maladie qui puisse mettre son existence en péril. Cependant, le bétail domestique peut constituer un réservoir de maladies pour le bison, et sa proximité risque de mettre en péril la santé de certains troupeaux de bisons.

 

Importance de l’espèce

Jadis, des millions de bisons des prairies parcouraient les prairies d’Amérique du Nord, où ils étaient l’espèce herbivore dominante. À ce titre, ils ont eu une influence majeure sur l’écosystème des grandes plaines. L’histoire du bison des prairies et celle des peuples autochtones d’Amérique du Nord sont inextricablement liées.

 

Protection existante ou autres désignations

La cote de situation du patrimoine mondial pour le bison des prairies est G4, ce qui signifie qu’il s’agit d’une espèce commune en général, mais rare dans certaines portions de son habitat. Dans La situation générale des espèces au Canada, le bison est considéré comme une espèce « sensible ». En Colombie-Britannique et au Manitoba, le bison des prairies figure parmi les espèces « vulnérables ». En Saskatchewan, le bison des prairies est classé parmi les espèces « en péril ». En Alberta, le bison des prairies est considéré comme disparu du territoire provincial. Le bison des prairies est classé comme un animal domestique en Alberta et au Manitoba. Le troupeau de Pink Mountain, en Colombie-Britannique, vit sur un territoire non protégé par un organisme gouvernemental, mais est protégé contre la chasse non réglementée aux termes de la Wildlife Act de la Colombie-Britannique.

 

HISTORIQUE DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé  pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

 

MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, à l’échelle nationale, des espèces, sous-espèces, variétés ou autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes et incluant les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

 

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est formé de membres de chacun des organismes provinciaux et territoriaux responsables des espèces sauvages, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans et Partenariat fédéral en biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature) et de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité de connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour examiner les rapports de situation sur les espèces candidates.

 

DÉFINITIONS

(depuis mai 2004)

Espèce: Toute espèce, sous‑espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement ou génétiquement distincte.

Espèce disparue (D): Toute espèce qui n'existe plus.

Espèce disparue du pays (DP)*: Toute espèce qui n'est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)**: Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M): Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas inversés.

Espèce préoccupante (P)***: Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)****: Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)*****: Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d'un manque de données scientifiques.

*           Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu'en 2003.
**        Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu'en 2000.
***       Appelée « espèce rare » jusqu'en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.
****     Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».
*****   Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu'en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

Environnement                  Environment
Canada                            Canada

Service canadien              Canadian Wildlife
de la faune                       Service

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.