Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Bison des prairies (Bison bison bison)

Importance de l'espèce

Le bison des prairies était une espèce indigène dans certaines portions de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan et du Manitoba. Au maximum de son aire de répartition et de la taille de sa population, le bison était l’herbivore dominant des prairies et y façonnait les communautés végétales et animales (Kerr, 1995). Aujourd’hui, la plupart des populations de bisons des prairies au Canada descendent, directement ou indirectement, du troupeau Pablo/Allard, qui en 1907 était l’un des plus grands troupeaux de bisons existants (Lothian, 1981; voir la section Histoire des populations de bisons des prairies depuis 1870). La population de bisons des prairies du parc national Elk Island revêt une grande importance pour la conservation de cette espèce en Amérique du Nord, pour plusieurs raisons. Comme elle a eu un grand nombre de fondateurs, c’est l’une des populations de bisons des prairies les plus diversifiées en Amérique du Nord (Wilson et Strobeck, 1999). De plus, rien n’indique que les bisons de cette population se soient hybridés avec des bovins, contrairement à la situation d’autres populations, plus diversifiées sur le plan génétique (Polziehn et al., 1995; Ward et al., 1999). Le parc national Elk Island a servi de source à toutes les populations de bisons des prairies vivant sur des terres publiques au Canada; de par le niveau de diversité de ce troupeau et l’absence de matériel génétique de bovins, il devrait demeurer la source des populations de bisons des prairies.

En Amérique du Nord, l’histoire du bison et celle des peuples autochtones sont inextricables liées. Le grand nombre d’importants sites archéologiques d’abattage de bisons témoigne de l’importance de cet animal pour la survie de 500 générations d’Autochtones (pour un examen de la question, voir Wyckoff et Dalquest, 1997). Si les plus anciens sites d’abattage regroupent un assortiment de grands ongulés, le bison est l’espèce dominante dans ceux datant de moins de 10 000 ans (Guthrie, 1980). Les pressions de la chasse sur le bison ont probablement été assez fortes pour modifier l’aire de répartition de cette espèce. La chasse a sans doute beaucoup limité le nombre de bisons dans la portion canadienne des Rocheuses (White et al., 2001). Les pressions de chasse peuvent aussi avoir contribué à maintenir la séparation entre bisons des bois et bisons des prairies (McDonald, 1981; pour plus de détails sur cette question, voir, à l’annexe 1, la section Éthologie). Le bison a subi une très forte exploitation au Canada à l’époque du commerce des fourrures, sa peau étant très prisée comme manteau; c’est là un des principaux facteurs du déclin de la population de bisons au Canada (Geist, 1996).