Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la couleuvre mince au Canada

COSEPAC Résumé


Couleuvre mince

Thamnophis sauritus


Information sur l’espèce

Au Canada, la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) n’est représentée que par une seule sous‑espèce, la couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis). Sur le dos, la couleuvre mince du Nord porte trois bandes longitudinales jaunes sur fond foncé et ressemble beaucoup à la couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis), à laquelle elle est étroitement apparentée. On peut distinguer la couleuvre mince de la couleuvre rayée en observant les rayures de près; celles de la couleuvre mince se trouvent sur les rangées d’écailles trois et quatre, et celles de la couleuvre rayée sur les rangées deux et trois.

Répartition

Des quatre sous‑espèces reconnues de couleuvre mince, seule la couleuvre mince du Nord est présente au Canada. En Amérique du Nord, sa répartition est centrée autour des Grands Lacs, et les populations canadiennes se trouvent en Ontario et en Nouvelle‑Écosse. La population ontarienne s’étend le long de la bordure sud du Bouclier canadien. La population de la Nouvelle‑Écosse est disjointe, et on pense qu’elle constitue une relique d’une époque où le climat était plus doux en Amérique du Nord, il y a environ 5000 ans.

Habitat

La couleuvre mince du Nord est semi‑aquatique et plus fréquente en bordure des milieux humides. Elle préfère des eaux tranquilles peu profondes entourées d’un couvert bas, bien qu’elle ait également besoin d’une zone bien exposée au soleil. Les femelles gravides s’éloignent parfois de l’eau avant de mettre bas, et on trouve occasionnellement des femelles et des juvéniles sur les terrains plus élevés.

Biologie

La couleuvre mince du Nord se nourrit surtout d’amphibiens et en particulier de grenouilles. Les femelles mettent au monde leurs petits (en l’absence d’œufs) au début de l’automne et les portées comptent habituellement de 5 à 12 individus. La température corporelle préférée se situe entre 20 et 30 oC. L’hibernation se déroule d’octobre à avril, dans des terriers d’animaux ou des crevasses de rochers. Les couleuvres minces sont très actives mais craintives; elles sont également grégaires et généralement dociles.

Taille et tendances des populations

Il existe peu d’information sur la taille des populations, leur répartition et leurs tendances au Canada; cependant la couleuvre mince du Nord n’est considérée comme commune à aucun endroit au pays. On estime que la population de Nouvelle‑Écosse compte de 1000 à 3000 individus. Certaines populations ontariennes ont probablement disparu des secteurs les plus exploités.

Facteurs limitatifs et menaces

La couleuvre mince est menacée par les pertes d’habitats, la collecte, la mortalité sur les routes et la prédation par les animaux domestiques.

Importance de l’espèce

Les serpents peuvent constituer des espèces indicatrices utiles parce qu’ils fréquentent une large gamme de milieux (terrestres et aquatiques) et sont généralement des carnivores situés au sommet de l’échelle trophique dans leur habitat. Par exemple, on s’est servi des couleuvres minces pour évaluer les concentrations de radiocésium présentes dans des habitats contaminés et non contaminés de la Caroline du Sud. Au Canada, la couleuvre mince du Nord atteint la limite nord de son aire de répartition, et il est possible qu’elle soit génétiquement distincte des populations plus méridionales.

Protection actuelle ou autres désignations

En Ontario, la couleuvre mince du Nord n’est pas répertoriée comme « reptile spécialement protégé » (Annexe 9) en vertu de la Loi de 1997 sur la protection du poisson et de la faune. L’espèce est présente dans certaines aires protégées comme certains parcs provinciaux dont celui de Rondeau et dans certains parcs nationaux. En Nouvelle‑Écosse, la couleuvre mince du Nord est protégée en vertu de la Wildlife Act de 1987. Dans son aire de répartition aux États‑Unis, la couleuvre mince du Nord est répertoriée comme étant plus ou moins en péril dans 4 des 10 États où cette sous-espèce est présente. Pour ce qui est de l’espèce dans son ensemble, la couleuvre mince (T. sauritus) est répertoriée comme en péril dans 9 des 18 États où elle est présente (NatureServe, 2002).


COSEPAC logo

MANDAT DU COSEPAC 


Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.