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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la couleuvre mince au Canada

Habitat

 

Besoins en matière d’habitat

La couleuvre mince du Nord est semi‑aquatique et elle fréquente les rivages des mares, des ruisseaux, des marécages, des marais et des tourbières (Lamond, 1994). Elle préfère des eaux tranquilles peu profondes bordées de végétation dense (Minton, 1972). Comme autre facteur de préférence en matière d’habitat, plusieurs auteurs font état d’une abondance de zones où ces reptiles peuvent s’exposer au soleil (Minton, 1972; Degraaf et Rudis, 1983; Harding, 1997). On trouve occasionnellement les femelles adultes et les juvéniles de cette sous‑espèce dans des habitats atypiques comme les terrains secs éloignés des milieux humides (Lamond, 1994). Les femelles gravides peuvent s’éloigner un peu de l’eau avant de mettre bas (Harding, 1997).

Tendances

Comme la couleuvre mince du Nord est semi‑aquatique, elle pourrait être très sensible aux activités qui s’accompagnent d’une dégradation de la qualité de l’eau (Hunter et al., 1992). De nombreux auteurs mentionnent la destruction de l’habitat comme étant l’une des menaces possibles pour cette espèce (Weller, 1983; Harding, 1997); cependant, au Canada, aucune étude à long terme n’a permis de mettre en évidence des exemples d’altération de l’habitat ayant entraîné un déclin du nombre d’individus. En Nouvelle‑Écosse, dans l’aire de répartition de la couleuvre mince du Nord, les rivages des lacs sont perturbés par la construction de chalets de plus en plus nombreux, de sorte que les menaces concernant l’habitat de cette espèce suscitent des inquiétudes (John Gilhen, comm. pers.).

Protection et propriété des terrains

La couleuvre mince du Nord est présente dans un certain nombre d’aires protégées, mais ces populations ne sont pas nécessairement assez abondantes pour être stables. La population de la pointe Long est protégée, mais l’espèce n’est pas considérée comme commune à cet endroit (Adams et Clark, 1958). Il existe peut‑être une population de couleuvres minces du Nord dans le parc Algonquin, où l’on n’a qu’une mention confirmée datant de 1962 (Strickland et Rutter, 1992). Aucune couleuvre mince n’avait été signalée dans le parc provincial Rondeau depuis les 11 dernières années couvertes par la base de données sur l’herpétofaune de l’Ontario (Mike Oldham, données non publiées, OHS), mais une étude récente a permis de montrer que l’espèce était nombreuse à cet endroit (Gillingwate et Brooks, 2002).

Le Ontario Hepetofaunal Survey (OHS) fait aussi état d’au moins une observation de couleuvre mince du Nord dans chacune des aires protégées suivantes : parc national de la Péninsule Bruce, parc provincial de la Pointe McGregor, parc national des Îles de la Baie Georgienne, parc provincial Rondeau, parc national des Îles du Saint‑Laurent, parc provincial Algonquin, aire de conservation de Pinehurst, parc provincial Fathom Five, parc provincial Iroquois Beach, marais du Ruisseau Big, Office de protection de la nature des Chutes Hilton, parc provincial de la Pointe Long, parc provincial de la Pointe Turkey, Jardins botaniques royaux, parc provincial du Lac Charleston, parc provincial Ipperwash, parc provincial de Pinery, parc provincial de la pointe Murphys, parc provincial Presqu’île, parc provincial de Killbear, parc provincial Pétroglyphes et aire de conservation du Lac Puslinch.

Selon les données du OHS, il n’est absolument pas certain que l’une ou l’autre des populations ci‑dessus soit stable ou même qu’elle existe encore. L’information dont on dispose sur la situation de la couleuvre mince du Nord dans les aires protégées ne permet pas d’établir si celles‑ci contribuent suffisamment à protéger l’espèce.

En Nouvelle‑Écosse, on observe occasionnellement des couleuvres minces du Nord dans le parc national Kejimkujik (John Gilhen, comm. pers.; Mike Oldham, comm. pers.). Aucune observation n’a été signalée dans les autres aires protégées de la province.