Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation de la couleuvre mince au Canada

Évaluation et Rapport
de situation du COSEPAC

sur la 

Couleuvre mince

Thamnophis sauritus 

au Canada

 

couleuvre mince

texte:Population de l’Atlantique - MENACÉE Population des Grands Lacs - PRÉOCCUPANTE 2002

COSEPAC logo


Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

Nota : Toute personne souhaitant citer l'information contenue dans le rapport doit indiquer le rapport comme source (et citer l’auteur); toute personne souhaitant citer le statut attribué par le COSEPAC doit indiquer l'évaluation comme source (et citer le COSEPAC). Une note de production sera fournie si des renseignements supplémentaires sur l'évolution du rapport de situation sont requis.

COSEPAC. 2002. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. vi + 26 p.

SMITH, K. 2002. Rapport de situation du COSEPAC sur la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) au Canada, inÉvaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. Pages 1-26.

Note de production :

La couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis) dont il est question dans le présent rapport est la seule sous-espèce de la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) qui soit présente au Canada. Pour les fins du COSEPAC, qui n’attribue un statut qu’aux espèces présentes au Canada, ces deux noms doivent être considérés comme des synonymes.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC

a/s Service canadien de la faune

Environnement Canada

Ottawa (Ontario)

K1A 0H3

Tél. : (819) 997-4991 / (819) 953-3215

Téléc. : (819) 994-3684

Courriel : COSEWIC/COSEPAC@ec.gc.ca

http://www.cosepac.gc.ca

Also available in English under the title COSEWIC Assessment and Status Report on the Eastern Ribbonsnake Thamnophis sauritus in Canada.

Illustration de la couverture :

Couleuvre mince – Joseph Crowley, Powassan (Ontario).

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2003

No de catalogue CW69-14/297-2003F-IN

ISBN 0-662-89050-7

Retournez à la table des matières

COSEPAC Sommaire de l’évaluation

 

Sommaire de l’évaluation – Mai 2002

 Nom commun : Couleuvre mince, population de l’Atlantique

Nom scientifique : Thamnophis sauritus

Statut : Espèce menacée

Justification de la désignation : Cette population de couleuvres minces est un relicte postglaciaire isolé et confiné à une petite zone en Nouvelle-Écosse. À ce titre, elle est unique et vulnérable aux fluctuations démographiques et environnementales. De plus, l’aménagement des rivages représente une menace.

Répartition : Nouvelle‑Écosse

Historique du statut : Espèce désignée « menacée » en mai 2002. Évaluation fondée sur l’information d’un nouveau rapport de situation.


Sommaire de l’évaluation – Mai 2002

Nom commun : Couleuvre mince, population des Grands Lacs


Nom scientifique : Thamnophis sauritus

Statut : Espèce préoccupante

Justification de la désignation : Il existe peu de données quantitatives sur les couleuvres minces en Ontario, où les habitats de terres humide de cette espèce font l’objet d’une perte énorme. La modification de l’habitat riverain peut être particulièrement problématique pour les couleuvres minces. De plus, elles sont vulnérables à la mortalité sur les routes dans les zones de terres humides.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « préoccupante » en mai 2002. Évaluation fondée sur un nouveau rapport de situation.

 

Retournez à la table des matières

COSEPAC Résumé


Couleuvre mince

Thamnophis sauritus


Information sur l’espèce

Au Canada, la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) n’est représentée que par une seule sous‑espèce, la couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis). Sur le dos, la couleuvre mince du Nord porte trois bandes longitudinales jaunes sur fond foncé et ressemble beaucoup à la couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis), à laquelle elle est étroitement apparentée. On peut distinguer la couleuvre mince de la couleuvre rayée en observant les rayures de près; celles de la couleuvre mince se trouvent sur les rangées d’écailles trois et quatre, et celles de la couleuvre rayée sur les rangées deux et trois.

Répartition

Des quatre sous‑espèces reconnues de couleuvre mince, seule la couleuvre mince du Nord est présente au Canada. En Amérique du Nord, sa répartition est centrée autour des Grands Lacs, et les populations canadiennes se trouvent en Ontario et en Nouvelle‑Écosse. La population ontarienne s’étend le long de la bordure sud du Bouclier canadien. La population de la Nouvelle‑Écosse est disjointe, et on pense qu’elle constitue une relique d’une époque où le climat était plus doux en Amérique du Nord, il y a environ 5000 ans.

Habitat

La couleuvre mince du Nord est semi‑aquatique et plus fréquente en bordure des milieux humides. Elle préfère des eaux tranquilles peu profondes entourées d’un couvert bas, bien qu’elle ait également besoin d’une zone bien exposée au soleil. Les femelles gravides s’éloignent parfois de l’eau avant de mettre bas, et on trouve occasionnellement des femelles et des juvéniles sur les terrains plus élevés.

Biologie

La couleuvre mince du Nord se nourrit surtout d’amphibiens et en particulier de grenouilles. Les femelles mettent au monde leurs petits (en l’absence d’œufs) au début de l’automne et les portées comptent habituellement de 5 à 12 individus. La température corporelle préférée se situe entre 20 et 30 oC. L’hibernation se déroule d’octobre à avril, dans des terriers d’animaux ou des crevasses de rochers. Les couleuvres minces sont très actives mais craintives; elles sont également grégaires et généralement dociles.

Taille et tendances des populations

Il existe peu d’information sur la taille des populations, leur répartition et leurs tendances au Canada; cependant la couleuvre mince du Nord n’est considérée comme commune à aucun endroit au pays. On estime que la population de Nouvelle‑Écosse compte de 1000 à 3000 individus. Certaines populations ontariennes ont probablement disparu des secteurs les plus exploités.

Facteurs limitatifs et menaces

La couleuvre mince est menacée par les pertes d’habitats, la collecte, la mortalité sur les routes et la prédation par les animaux domestiques.

Importance de l’espèce

Les serpents peuvent constituer des espèces indicatrices utiles parce qu’ils fréquentent une large gamme de milieux (terrestres et aquatiques) et sont généralement des carnivores situés au sommet de l’échelle trophique dans leur habitat. Par exemple, on s’est servi des couleuvres minces pour évaluer les concentrations de radiocésium présentes dans des habitats contaminés et non contaminés de la Caroline du Sud. Au Canada, la couleuvre mince du Nord atteint la limite nord de son aire de répartition, et il est possible qu’elle soit génétiquement distincte des populations plus méridionales.

Protection actuelle ou autres désignations

En Ontario, la couleuvre mince du Nord n’est pas répertoriée comme « reptile spécialement protégé » (Annexe 9) en vertu de la Loi de 1997 sur la protection du poisson et de la faune. L’espèce est présente dans certaines aires protégées comme certains parcs provinciaux dont celui de Rondeau et dans certains parcs nationaux. En Nouvelle‑Écosse, la couleuvre mince du Nord est protégée en vertu de la Wildlife Act de 1987. Dans son aire de répartition aux États‑Unis, la couleuvre mince du Nord est répertoriée comme étant plus ou moins en péril dans 4 des 10 États où cette sous-espèce est présente. Pour ce qui est de l’espèce dans son ensemble, la couleuvre mince (T. sauritus) est répertoriée comme en péril dans 9 des 18 États où elle est présente (NatureServe, 2002).


COSEPAC logo

MANDAT DU COSEPAC 


Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.


Retournez à la table des matières

Information sur l’espèce

 

Nom et classification

La couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis) est l’une
des quatre sous‑espèces de couleuvre mince; les autres sous‑espèces sont
T. s. sauritus (de l’Est), T. s. sackenii et T. s. nitae. Seule la couleuvre mince du Nord est présente au Canada. La zone de chevauchement entre cette sous‑espèce et celle de l’Est n’a pas été établie avec précision dans toutes les régions où ces deux entités sont présentes simultanément (McCoy, 1982; Harding, 1997). La sous‑espèce qui nous occupe porte le nom scientifique latin de septentrionalis, qui signifie « du Nord » (Rossman, 1963, 1970).

Dans le présent rapport, on emploiera le nom de « couleuvre mince » là où l’auteur cité n’indique pas à quelle sous‑espèce en particulier il fait référence. Ailleurs, les auteurs désignent sous le nom de « couleuvre mince » (Eastern Ribbonsnake) les individus qui vivent dans l’aire de répartition de la sous‑espèce du Nord; dans ce cas nous parlerons simplement de « couleuvre mince ». Nous n’emploierons le nom de « couleuvre mince du Nord » que là où un auteur a spécifié qu’il s’agissait de T. s. septentrionalis.

Description

La couleuvre mince du Nord ressemble tellement à la couleuvre rayée (Thamnophis sirtalis sirtalis), qui lui est étroitement apparentée, qu’on les confond souvent (Morris, 1974; Hunter et al., 1992). Les deux espèces portent trois bandes longitudinales jaunes sur un fond foncé. Seule une observation rapprochée permet de remarquer que ces rayures se trouvent sur des rangées d’écailles différentes; si l’on remonte à partir du ventre, la rayure jaune latérale occupe les rangées deux et trois chez la couleuvre rayée et les rangs trois et quatre chez la couleuvre mince (McBride, 1961). Chez la couleuvre mince, sous la rayure latérale jaune, il y a une rayure brune sur les rangées un et deux (Harding, 1997). Chez certaines couleuvres minces, la rayure médiane dorsale a une teinte orangée ou verdâtre (Schmidt et Davis, 1941; Conant et Collins, 1991). La couleuvre mince est nettement plus élancée que la couleuvre rayée et sa queue est plus longue (Hunter et al., 1992). Les deux espèces ont une plaque anale unique (Behler et King, 1996).

Chez la couleuvre mince, la teinte de fond du dos va de brun foncé à noir (Cochran et Goin, 1970) et semble presque veloutée parce que les écailles sont fortement carénées (Ditmars, 1907). La couleur du menton et de la gorge peut aller du blanc pur au fauve (Wright et Wright, 1957); le ventre est uni et vert pâle, jaune ou blanc (Harding, 1997). La tête a été décrite comme rappelant celle d’un lézard (Froom, 1972), et elle est séparée du corps par un « cou » bien visible (Strickland et Rutter, 1992). L’iris est rougeâtre avec une teinte plus foncée, et la langue est rouge pâle, les pointes étant plus foncées (Minton, 1972). Les nouveau‑nés ont la même coloration et les mêmes motifs que les adultes (ibid.).

Généralement, le nombre de rangées d’écailles est de 19 et passe à 17 dans la région postérieure (Ernst et Barbour, 1989). La longueur totale des adultes va de 460 mm à 862 mm, les femelles étant généralement un peu plus grandes et plus épaisses que les mâles (Harding, 1997). La queue représente un tiers ou plus de la longueur totale (Wright et Wright, 1957).

Retournez à la table des matières

Répartition

 

Répartition mondiale

En Amérique du Nord, le centre de l’aire de répartition de la couleuvre mince du Nord se trouve au sud des Grands Lacs, à l’est du lac Michigan (figure 1). Elle est continue en Ontario ainsi que dans les États suivants : Michigan, Indiana, Illinois, Ohio, Pennsylvanie, New York, Vermont, New Hampshire et Maine. Il existe des populations isolées dans le Sud de la Nouvelle‑Écosse (Gilhen, 1984) et dans l’Est et le Sud du Wisconsin (Harding, 1997). La zone de chevauchement de la sous‑espèce sauritus de l’Est et de la sous‑espèce septentrionalis traverse tous les États où cette dernière est présente sauf le Michigan et le Wisconsin (Conant et Collins, 1991).

Répartition de la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) en Amérique du Nord

Figure 1.    Répartition de la couleuvre mince (Thamnophis sauritus) en Amérique du Nord. Tiré de Conant
et Collins, 1991.

Répartition canadienne

Au Canada, l’aire de répartition de la couleuvre mince du Nord est centrée en Ontario (figure 2) et suit approximativement la bordure sud du Bouclier canadien (Oldham et Weller, 1989). Les observations les plus fréquentes proviennent de la région de la baie Georgienne, notamment du comté de Bruce (Weller et Gregory, 1965; Cebek, 1971; Oldham, données non publiées, OHS). Il existe une population isolée de couleuvres minces du Nord en Nouvelle‑Écosse (Cook, 1977) (figure 3). Cette population est limitée à trois bassins versants (rivière Mersey, rivière Medway et rivière Pleasant) situés dans la partie sud de la province (John Gilhen, comm. pers.).

Répartition de la couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis) en Ontario

Figure 2.    Répartition de la couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis) en Ontario. Permission de Michael J. Oldham, Centre d’information sur le patrimoine naturel.

Répartition de la couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis) en Nouvelle‑Écosse

Figure 3.    Répartition de la couleuvre mince du Nord (Thamnophis sauritus septentrionalis) en Nouvelle‑Écosse. Tiré de Gilhen, 1984.

 

Retournez à la table des matières

Habitat

 

Besoins en matière d’habitat

La couleuvre mince du Nord est semi‑aquatique et elle fréquente les rivages des mares, des ruisseaux, des marécages, des marais et des tourbières (Lamond, 1994). Elle préfère des eaux tranquilles peu profondes bordées de végétation dense (Minton, 1972). Comme autre facteur de préférence en matière d’habitat, plusieurs auteurs font état d’une abondance de zones où ces reptiles peuvent s’exposer au soleil (Minton, 1972; Degraaf et Rudis, 1983; Harding, 1997). On trouve occasionnellement les femelles adultes et les juvéniles de cette sous‑espèce dans des habitats atypiques comme les terrains secs éloignés des milieux humides (Lamond, 1994). Les femelles gravides peuvent s’éloigner un peu de l’eau avant de mettre bas (Harding, 1997).

Tendances

Comme la couleuvre mince du Nord est semi‑aquatique, elle pourrait être très sensible aux activités qui s’accompagnent d’une dégradation de la qualité de l’eau (Hunter et al., 1992). De nombreux auteurs mentionnent la destruction de l’habitat comme étant l’une des menaces possibles pour cette espèce (Weller, 1983; Harding, 1997); cependant, au Canada, aucune étude à long terme n’a permis de mettre en évidence des exemples d’altération de l’habitat ayant entraîné un déclin du nombre d’individus. En Nouvelle‑Écosse, dans l’aire de répartition de la couleuvre mince du Nord, les rivages des lacs sont perturbés par la construction de chalets de plus en plus nombreux, de sorte que les menaces concernant l’habitat de cette espèce suscitent des inquiétudes (John Gilhen, comm. pers.).

Protection et propriété des terrains

La couleuvre mince du Nord est présente dans un certain nombre d’aires protégées, mais ces populations ne sont pas nécessairement assez abondantes pour être stables. La population de la pointe Long est protégée, mais l’espèce n’est pas considérée comme commune à cet endroit (Adams et Clark, 1958). Il existe peut‑être une population de couleuvres minces du Nord dans le parc Algonquin, où l’on n’a qu’une mention confirmée datant de 1962 (Strickland et Rutter, 1992). Aucune couleuvre mince n’avait été signalée dans le parc provincial Rondeau depuis les 11 dernières années couvertes par la base de données sur l’herpétofaune de l’Ontario (Mike Oldham, données non publiées, OHS), mais une étude récente a permis de montrer que l’espèce était nombreuse à cet endroit (Gillingwate et Brooks, 2002).

Le Ontario Hepetofaunal Survey (OHS) fait aussi état d’au moins une observation de couleuvre mince du Nord dans chacune des aires protégées suivantes : parc national de la Péninsule Bruce, parc provincial de la Pointe McGregor, parc national des Îles de la Baie Georgienne, parc provincial Rondeau, parc national des Îles du Saint‑Laurent, parc provincial Algonquin, aire de conservation de Pinehurst, parc provincial Fathom Five, parc provincial Iroquois Beach, marais du Ruisseau Big, Office de protection de la nature des Chutes Hilton, parc provincial de la Pointe Long, parc provincial de la Pointe Turkey, Jardins botaniques royaux, parc provincial du Lac Charleston, parc provincial Ipperwash, parc provincial de Pinery, parc provincial de la pointe Murphys, parc provincial Presqu’île, parc provincial de Killbear, parc provincial Pétroglyphes et aire de conservation du Lac Puslinch.

Selon les données du OHS, il n’est absolument pas certain que l’une ou l’autre des populations ci‑dessus soit stable ou même qu’elle existe encore. L’information dont on dispose sur la situation de la couleuvre mince du Nord dans les aires protégées ne permet pas d’établir si celles‑ci contribuent suffisamment à protéger l’espèce.

En Nouvelle‑Écosse, on observe occasionnellement des couleuvres minces du Nord dans le parc national Kejimkujik (John Gilhen, comm. pers.; Mike Oldham, comm. pers.). Aucune observation n’a été signalée dans les autres aires protégées de la province.

Retournez à la table des matières

Biologie

 

Habitudes alimentaires

La couleuvre mince du Nord se nourrit le matin ou au début de la soirée; elle détecte ses proies par l’odorat et la vue (Ernst et Barbour, 1989). Plusieurs auteurs mentionnent qu’elle ne consomme pas de vers de terre (Ditmars, 1907; Toner, 1935; Logier, 1958; Froom, 1972; Minton, 1972; Lazell, 1976; Harding, 1997), contrairement à la majorité des autres espèces du même genre. Carpenter (1952a) a étudié les préférences alimentaires de 547 couleuvres minces du Michigan sur le terrain et en laboratoire. Les amphibiens représentaient 90 p. 100 des proies consommées en milieu naturel. On a également trouvé dans leur estomac deux poissons et deux chenilles, le reste des aliments consommés n’ayant pu être identifié. Lors d’essais effectués en laboratoire, beaucoup des proies offertes n’ont pas été consommées : petites couleuvres (Thamnophis spp.), chenilles velues, chenilles nues (qui étaient cependant consommées en milieu naturel), araignées, fourmis, sauterelles, coléoptères, sangsues et vers de terre. À l’inverse, plusieurs types de proies qui n’avaient pas été trouvés dans l’estomac des individus capturés en milieu sauvage étaient consommés en laboratoire : salamandres de Jefferson (Amblystoma jeffersonianum), crapauds d’Amérique (Bufo americanus), menés et poisson haché. Comme les couleuvres minces mangeaient facilement des poissons en laboratoire, Carpenter (1952a) pense que ces proies sont rarement consommées en milieu naturel parce que les serpents ont des difficultés à les capturer.

Brown (1979) a examiné le contenu stomacal de 21 couleuvres minces du Nord provenant des États du Michigan et de New York. Les 27 proies trouvées étaient des amphibiens, et 93 p. 100 d’entre elles étaient des anoures. Sur les 27 proies, 18 étaient de petites grenouilles léopards (Rana pipiens). Parmi les autres espèces consommées en moins grand nombre, on trouvait la rainette crucifère (Pseudacris crucifer), des tritons (Notophthalmus spp.), une grenouille verte (R. clamitans), un crapaud d’Amérique (Bufo americanus) de très petite taille et (probablement) une grenouille des marais (R. palustris). Seulement 3 des 21 estomacs examinés contenaient plus d’une proie. Betz (1981) a effectué des observations sur les préférences alimentaires d’une couleuvre mince du Nord captive provenant de la péninsule Bruce, en Ontario. Elle refusait toutes les grenouilles qui lui étaient offertes et se nourrissait principalement de salamandres rayées (Plethodon cinereus). Occasionnellement, elle consommait aussi des menés et des poissons rouges.

Evans (1942) décrit la méthode de pêche de deux couleuvres minces du Missouri. Elles nageaient avec la bouche grande ouverte et, lorsque celle‑ci entrait en contact avec un poisson, elles la fermaient brusquement pour le capturer. Carpenter (1952a) a observé une couleuvre mince femelle adulte qui pourchassait des grenouilles sur la rive d’une mare au Michigan. Sur une période de 45 minutes, elle a tenté de capturer huit grenouilles sans y parvenir.

Comme on peut s’y attendre, il existe également des rapports occasionnels concernant la capture de proies atypiques par la couleuvre mince. Hamilton et Pollack (1956) signalent que l’estomac d’un individu contenait uniquement une grosse araignée de la famille des Lycosidae. Les jeunes couleuvres consomment peut‑être plus souvent des insectes (Froom, 1972).

Reproduction

La couleuvre mince est vivipare; le nombre moyen de petits de chaque portée est peu élevé, soit de 5 à 12 œufs (Froom, 1972), le maximum étant de 20 (Logier, 1958; Johnson, 1989). Milnes (1946) signale la naissance d’une portée de 10 petits le 5 septembre; Gilhen (1984) signale la naissance d’une portée de 7 petits, également le 5 septembre, en Nouvelle‑Écosse. On pense que la stratégie de reproduction de la couleuvre mince du Nord est semblable à celle de l’espèce en général (Hunter et al., 1992). Dans la région des Grands Lacs, certaines couleuvres minces du Nord arrivent à maturité pendant leur deuxième année de vie, et les autres pendant leur troisième année (Harding, 1997). Chez les deux sexes, la croissance ralentit après la maturité, mais il semble que les femelles continuent de grandir plus rapidement que les mâles (ibid.). Chez le Thamnophis proximus, il y a une corrélation significative entre la taille des portées et la longueur museau‑cloaque (Clark, 1974); c’est probablement aussi le cas chez la couleuvre mince du Nord.

Burt (1928) a étudié la relation entre la taille et la maturité chez des couleuvres minces du Michigan. Elle a établi que les femelles étaient en mesure de se reproduire lorsqu’elles atteignaient une longueur totale minimale de 600 mm. Sur les 13 femelles à maturité couvertes par l’étude, 7 n’ont pas eu de petits, ce qui semble indiquer que cette espèce a un taux de reproduction faible. On a déjà remarqué que la couleuvre mince produisait moins de petits que la majorité des autres espèces du même genre (Ditmars, 1907; Swanson, 1952).

La parade nuptiale et l’accouplement ont généralement lieu au début du printemps, peu après l’émergence, mais l’espèce peut également s’accoupler en automne (Harding, 1997). Johnson (1989) a décrit la parade nuptiale aquatique d’un couple de couleuvres minces de l’Ontario au mois d’avril. Le mâle s’approchait de la femelle en la contournant de nombreuses fois, puis il trempait la tête dans l’eau et entourait la femelle pendant qu’elle nageait. Il la quittait pendant de courts instants, et elle le suivait lorsqu’il s’éloignait trop. Ce comportement a duré 10 minutes, puis le mâle a exploré la femelle avec sa langue et a aligné son corps avec le sien.

Physiologie

Carpenter (1956) a étudié la relation entre la température cloacale et la température ambiante chez une population de couleuvres minces du Michigan. La température cloacale était plus fortement corrélée avec celle de la surface du sol qu’avec celle de l’air ou du sol. Plus de 70 p. 100 des valeurs mesurées se situaient entre 20 et 30 oC, ce qui donne une indication de la température corporelle préférée chez cette espèce. Par temps froid, les températures cloacales étaient supérieures aux valeurs mesurées dans l’environnement immédiat; à l’inverse, par temps chaud, les températures cloacales étaient inférieures aux valeurs mesurées dans l’environnement immédiat.

Il semble que chez les serpents, les poumons soient souvent infectés par des parasites. Chu (1936) a examiné des couleuvres minces du Michigan et de la Virginie occidentale qui étaient toutes infectées par le ver nématode Rhabdias fuscovenosa catanensis, les charges moyennes étant respectivement de 7,4 et de 48. Goodman (1951) a également remarqué que pratiquement toutes les couleuvres (Thamnophis) capturées en milieu naturel contenaient un grand nombre de trématodes parasites. Il ne pensait pas que la présence de ceux‑ci avait un grand effet sur l’état de santé de leurs hôtes.

Croissance et survie

La longueur totale des couleuvres minces du Nord nouveau-nées va de 160 à 240 mm (Harding, 1997). En Indiana, la moyenne de la longueur totale des adultes est de 429,2 mm pour les mâles et de 498,0 mm pour les femelles (Minton, 1972).

Carpenter (1952b) a fait une étude détaillée de la croissance des couleuvres minces du Michigan à l’aide d’une méthode de marquage et recapture. Il a établi que les individus de moindre taille grandissaient plus rapidement que ceux de plus grande taille. Sur une période d’environ cinq moins, la longueur des petites couleuvres s’est accrue de 13 à 25 p. 100 contre 0,43 à 2 p. 100 chez les plus grosses. Carpenter a également constaté que le taux de croissance des mâles diminuait plus rapidement que celui des femelles; dans tout groupe de cohortes, les femelles étaient donc plus grosses que les mâles en moyenne. Il a été impossible de déterminer les taux de croissance de groupes d’âge spécifiques parce que les variations individuelles masquaient les classes de taille des individus du même âge.

L’information relative au taux de survie est limitée. Willis et al. (1982) ont étudié les types de pertes de queue chez les couleuvres minces, et ils ont constaté que les individus blessés d’une longueur de moins de 300 mm (museau‑cloaque) n’étaient jamais recapturés. Ils ont émis l’hypothèse selon laquelle les blessures n’étaient pas mortelles dans l’immédiat, mais qu’elles créaient un stress physiologique suffisant pendant l’hibernation pour tuer les petits individus. En Ontario, le recrutement des jeunes pourrait être faible; des 71 individus trouvés pour la réalisation de l’atlas herpétofaunique de Hamilton, un seul était un juvénile (Lamond, 1994).

Hibernation

En Ontario, les dates extrêmes d’observation de couleuvres minces du Nord en activité sont le 28 mars et le 6 décembre (Mike Oldham, données non publiées, OHS). La plupart des années, cependant, la période d’activité va d’avril à octobre (Lamond, 1994; Harding, 1997). En Nouvelle‑Écosse, les dates extrêmes sont le 23 avril et le 2 octobre (Gilhen, 1984). Au cours de l’hiver, pendant les périodes de redoux, les couleuvres (genre Thamnophis) sortent d’hibernation pendant de courts intervalles pour prendre des bains de soleil (Carpenter, 1956).

Au Michigan, Carpenter (1953) a examiné les hibernacula et les associations d’hibernation de serpents et d’amphibiens. Il a excavé une fourmilière, un tunnel de campagnol des champs et un terrier d’écrevisse pour y rechercher les reptiles et les amphibiens en hibernation. Il a trouvé 11 couleuvres minces dans la fourmilière, cinq dans le tunnel de campagnol des champs et aucune dans le terrier d’écrevisse. Dans la fourmilière, la couleuvre mince qui se trouvait le plus haut était morte, apparemment par congélation. On pense qu’en Ontario les couleuvres minces hibernent dans les terriers d’autres animaux ou dans les crevasses des rochers (Lamond, 1994). Comme les serpents doivent occuper les hibernacula creusés par d’autres animaux ou créés par des phénomènes géologiques, leur abondance pourrait être limitée par le manque de sites d’hibernation adéquats (Carpenter, 1953).

Comportement

Les qualificatifs les plus employés pour décrire le comportement de la couleuvre mince sont les suivants : « active » (Ditmars, 1907; Morris, 1974; Lazell Jr., 1976; Martof et al., 1980; Johnson, 1989; Harding, 1997) et « craintive » (timid) ou « nerveuse » (Conant, 1938b; Morris, 1974; Froom, 1972; Strickland et Rutter, 1992). Lorsqu’on la manipule, la couleuvre mince ne tente généralement pas de mordre (Ernst et Barbour, 1989; Froom, 1972; Martof et al., 1980; Lewis, 1991). Plusieurs études ont porté sur la réponse défensive des couleuvres minces en présence de prédateurs. Scribner et Weatherhead (1995) ont établi qu’elles se fient plus à leur camouflage qu’à la locomotion pour leur échapper. À l’inverse, Bowers et al. (1993) ont constaté que cette espèce fuyait souvent en présence d’un prédateur et qu’elles tentaient occasionnellement de mordre tout en s’éloignant.

L’aptitude de la couleuvre mince à grimper est bien connue (Logier, 1958; Cochran et Goin, 1970; Leviton, 1971), et elle a déjà été observée dans des buissons à une hauteur de 2 m (Carpenter, 1952a). Les comportements d’escalade et de retrait dans un endroit ombragé sont associés à la thermorégulation (Carpenter, 1956). Pendant les été très chauds et secs, les couleuvres minces peuvent avoir de courtes périodes d’estivation (Ernst et Barbour, 1989).

La couleuvre mince est avant tout diurne, mais elle se nourrit parfois la nuit pendant la saison de reproduction des grenouilles (Ernst et Barbour, 1989). L’espèce est également grégaire, et on trouve souvent trois ou quatre individus sous la même planche (Milnes, 1946). John Gilhen signale un groupement de quelque 40 individus ou plus, adultes, juvéniles et jeunes, sur un rivage et à la surface des parties peu profondes d’un plan d’eau (comm. pers.). Il précise cependant qu’il n’avait jamais été témoin d’un regroupement de cette importance auparavant.

Retournez à la table des matières

Taille et tendances des populations

 

Taille des populations

Comme on l’a dit plus haut, au Canada, l’aire de distribution de la couleuvre mince du Nord est nettement disjointe, une « population » se trouvant en Ontario et une population isolée en Nouvelle‑Écosse. Comme ces deux populations sont indépendantes l’une de l’autre, elles seront présentées séparément.

Nouvelle‑Écosse

Autrefois, la couleuvre mince du Nord était considérée comme « rare » en Nouvelle‑Écosse (Bleakney, 1958). Une évaluation de la situation des reptiles et amphibiens indigènes de la Nouvelle‑Écosse a été effectuée au printemps de 1998. Mark Elderkin du Department of Natural Resources de Nouvelle‑Écosse a rédigé un résumé des procédures employées et des conclusions concernant la couleuvre mince du Nord. Bien que le statut attribué à l’espèce ne s’accompagne actuellement d’aucune obligation légale (étant donné l’absence de législation provinciale sur les espèces en péril), les conclusions du comité de classification sont particulièrement pertinentes au présent rapport. Le statut de l’espèce a été déterminé à partir de huit critères : (1) taille de la population, (2) tendance de la population, (3) tendance de la répartition, (4) répartition géographique, (5) nombre de mentions, (6) menaces concernant les populations, (7) menaces concernant les habitats et (8) rang mondial. Pour chacun des sept premiers critères, l’espèce a reçu une note quantitative représentée par une lettre allant de A (risque le plus grave d’extinction ou de disparition de la population) à D (absence de risque démontrée, espèce essentiellement non exposée à un risque de disparition dans les conditions actuelles). Après l’attribution des notes relatives à chaque critère, le groupe de travail a noté l’espèce à l’aide d’un indicateur représenté par une couleur. Une grande partie des données brutes ayant servi à l’évaluation ont été fournies par John Gilhen, qui est largement reconnu comme le principal expert de la couleuvre mince du Nord dans la province.

Globalement, la couleuvre mince du Nord a reçu le statut « jaune »; cette décision se fonde sur la conclusion selon laquelle cette espèce pourrait être écologiquement sensible. Deux critères d’évaluation sont pertinents à un débat sur la taille de la population : le « nombre de mentions », qui a reçu la note C, et la « taille de la population », qui a reçu la note B. En nombre absolu, la taille de la population était évaluée entre 1000 et 3000 individus et le nombre de mentions dans la province à probablement moins de 100. Dans la province, la plupart des signalements concernent des spécimens uniques (John Gilhen, comm. pers.).

Ontario

La première couleuvre mince du Nord signalée en Ontario se trouvait à Toronto en 1858 (Ure, 1858, citation dans le OHS). Aucun individu de cette espèce n’a été retrouvé dans cette localité (comté de York) depuis 1931. Une « colonie » de couleuvres minces du Nord a été découverte en juillet 1972 à Mallorytown Landing, dans le parc national des Îles du Saint‑Laurent, comté de Leeds; c’est l’observation de l’espèce la plus à l’est à cette date, et elle correspond donc peut‑être à un élargissement de son aire de répartition (Woods and Cook, 1976).

Bien qu’aucune étude n’ait porté sur la taille des populations de couleuvres minces du Nord en Ontario, les observations qui figurent dans le Ontario Herpetofaunal Summary (OHS) permettent de les évaluer dans une certaine mesure, bien qu’il n’y ait eu aucun contrôle relatif aux sites et à la date des échantillonnages (Oldham, 1988; Oldham et Sutherland, 1986; Oldham et Weller, 1989). Le tableau 1, compilé à partir de la base de données du OHS, montre que 38 districts sont le lieu d’au moins une observation de couleuvre mince. Cependant l’espèce n’a été signalée qu’une seule fois dans 6 de ces 38 districts, et 20 districts sont le lieu de moins de 10 observations. De plus, on ne signale aucune présence de couleuvre mince depuis 10 ans dans 16 districts.

Tendances de la population

La couleuvre mince du Nord est souvent fréquente là où son habitat est abondant, mais peu commune à rare et locale à la périphérie de son aire de répartition (Harding, 1997). Il semble que cette espèce a toujours été peu commune en Ontario (Nash, 1908; Mills, 1948; Cebek, 1971); cependant des rapports récents permettent de penser que les populations sont de plus en plus localisées et ont même disparu dans les régions où elles étaient répandues autrefois (Lamond, 1994). En Nouvelle‑Écosse, la couleuvre mince du Nord est considérée comme une relique et n’est présente qu’en petit nombre (Cook, 1970). L’évaluation des reptiles et amphibiens de la Nouvelle‑Écosse n’a pas permis de déterminer la tendance suivie par la population (M. Elderkin, comm. pers.). Ailleurs dans l’aire de répartition de l’espèce en Amérique du Nord, elle est qualifiée de discrète et rare (Swanson, 1952; Degraaf et Rudis, 1983; Henter et al., 1992). 

Tableau 1. Observations de couleuvre mince du Nord par district en Ontario
(base de données du OHS, 1998).
District

Année

de la

première

mention

Année

de la

dernière

mention

Nombre

total de

mentions

Durham196819681
Ottawa‑Carleton197819782
Prince Edward197919791
Sudbury198219821
Manitoulin198419841
York185819848
Oxford194019852
Kent1958198562
Elgin198519882
Essex198819881
Middlesex193319888
Northumberland1985198813
Huron188019897
Prescott‑Russell198919892
Parry Sound1965198914
Stormont, Dundas et Glengarry198919891
Brant1966199026
Haliburton198819906
Haldimand‑Norfolk1933199040
Leeds et Grenville1944199061
Lambton1970199012
Lanark1954199021
Peel196919904
Renfrew199019904
Wellington1904199027
Halton1977199113
Hamiton-Wentworth1950199113
Lennox et Addington195419919
Muskoka1959199160
Niagara1961199134
Simcoe196119919
Waterloo1924199116
Bruce19601993183
Frontenac1930199336
Grey1938199413
Hastings198819947
Peterborough1924199428
Victoria198219948

 


Retournez à la table des matières

Facteurs limitatifs et menaces

 

Au Canada, il est possible que la principale menace pour la couleuvre mince du Nord découle du manque d’information sur cette espèce; la tendance à la baisse des populations et la perte des habitats peuvent alors passer inaperçues. Étant donné que presque tous les gros serpents du Canada ont connu un déclin récent, il est raisonnable de penser que c’est également le cas de la couleuvre mince, notamment à la suite de la dégradation importante de qualité des habitats et de leur diminution en quantité. Les résultats des études effectuées aux États‑Unis ne s’appliquent pas nécessairement aux populations canadiennes (Gregory, 1977). En particulier, les populations de serpents que l’on trouve habituellement au Canada sont plus petites et plus locales et ont peut‑être une dynamique totalement différente de ce que l’on observe aux États‑Unis. Par exemple, les taux de recrutement pourraient être beaucoup plus faibles au Canada où le taux de survie hivernale et le taux de reproduction sont réduits. La couleuvre mince du Nord a moins de petits par portée que les autres espèces de Thamnophis (F. Cook, comm. pers.), et on ignore la fréquence de reproduction des populations canadiennes. Les facteurs qui déterminent la limite nord de l’aire de répartition de l’espèce constituent un vaste domaine qui pourra faire l’objet de recherches futures (Cook, 1970).

Harding (1977) énumère les facteurs suivants comme étant des menaces possibles pour les populations de couleuvre mince du Nord dans la région des Grands Lacs :

1.    Menaces relatives à l’existence et à la qualité des milieux humides et
des habitats riverains.

2.    Diminution du nombre d’amphibiens servant de proies.

3.    Activités humaines entraînant la dégradation de la végétation riveraine.

4.    Persécution directe.

5.    Mortalité due aux routes.

D’autres sources citent la destruction de l’habitat, la collecte et la mortalité due aux routes (Palmero, 1988; Stewart, 1974; Weller, 1983; Ernst et Barbour, 1989) comme étant des facteurs qui contribuent au déclin de nombreuses espèces d’amphibiens et de reptiles, y compris de la couleuvre mince. En ce qui concerne la couleuvre mince du Nord en Nouvelle‑Écosse, la principale menace est l’accroissement du nombre de chalets au bord des lacs, auquel s’ajoute d’augmentation de la prédation par les chats domestiques qui vivent à ces endroits (John Gilhen, comm. pers.). En Ontario, des études récentes sur les populations de serpents du parc provincial Rondeau ont permis de montrer que la couleuvre mince du Nord était particulièrement exposée à la mortalité due aux véhicules routiers, plus de 200 serpents ayant été tués au cours de l’automne 2001 (S. Gillingwater, comm. pers.).


Outre les animaux domestiques, les prédateurs de la couleuvre mince du Nord sont les hérons, les rapaces diurnes, le vison, les ratons‑laveurs et les autres serpents; les juvéniles peuvent également être la proie d’écrevisses et de poissons de grande taille, de grenouilles et de tortues (Ernst et Barbour, 1989; Harding, 1997). Les musaraignes sont peut‑être des prédateurs importants des jeunes ainsi que des adultes en hibernation (Swanson, 1952; Harding, 1997).

Au Canada, il est de plus en plus reconnu que de nombreuses espèces d’amphibiens sont en déclin (Bishop et Pettit, 1992). Certaines études effectuées aux États‑Unis montrent que ces animaux constituent au moins 90 p. 100 du régime de la couleuvre mince (Carpenter, 1952a; Brown, 1979); par conséquent les populations de cette espèce pourraient être extrêmement sensibles au déclin des amphibiens. Cependant il n’existe aucune preuve empirique montrant que ce phénomène a touché la couleuvre mince.

Retournez à la table des matières

Importance de l'espèce

 

Comme la plupart des autres reptiles indigènes du pays, c’est au Canada que cette espèce atteint la limite nord de son aire de répartition (Weller, 1982). La couleuvre mince du Nord est encore commune à l’échelle mondiale, mais la protection des espèces rares localement peut être essentielle à la préservation de l’intégrité des écosystèmes à plus petite échelle (Hunter et Hutchinson, 1994). Comme les populations périphériques sont souvent génétiquement divergentes des populations plus centrales (Lesica et Allendorf, 1995), il est possible que les couleuvres minces du Nord vivant au Canada représentent une part significative de la variété génétique de l’espèce. De plus, les populations de reptiles et d’amphibiens vivant à la limite nord de leur aire de répartition sont probablement porteuses de modifications génétiques qui leur permettent de survivre au climat plus froid (Cook, 1977).

Les serpents peuvent être des espèces indicatrices utiles parce qu’ils occupent une grande diversité de milieux terrestres et aquatiques, et parce que ce sont généralement des carnivores situés au sommet de l’échelle trophique dans leurs habitats respectifs (Brisbin et al., 1974). Ainsi la couleuvre mince a été utilisée dans une étude portant sur les concentrations de radiocésium présentes dans des habitats contaminés et non contaminés voisins de l’usine de l’AEC de Savannah River, en Caroline du Sud (ibid.).

Retournez à la table des matières

Protection actuelle ou autres désignations

 

En Ontario, la couleuvre mince du Nord n’est pas répertoriée comme « reptile spécialement protégé » (Annexe 9) en vertu de la Loi sur la protection du poisson et de la faune. De plus, cette espèce est présente dans plusieurs aires protégées comme certains parcs provinciaux dont celui de Rondeau, et dans certains parcs nationaux. En Nouvelle‑Écosse, la couleuvre mince du Nord est protégée en vertu de la Wildlife Act de 1987. Dans son aire de répartition aux États‑Unis, la couleuvre mince du Nord est répertoriée comme étant plus ou moins en péril dans quatre des 10 États où cette sous‑espèce est présente. Pour ce qui est de l’ensemble de l’espèce, la couleuvre mince (T. sauritus) est répertoriée comme en péril dans neuf des 18 États où elle est présente (NatureServe, 2002). Dans le Maine, le Department of Inland Fisheries and Wildlife a donné à la couleuvre mince le statut d’espèce préoccupante (special concern) (Hunter et al., 1992). Ce statut pourrait passer à celui d’espèce en danger de disparition ou menacée si aucune autre population n’est découverte (ibid.). La couleuvre mince est en danger de disparition en Illinois (Brandon et Ballard, 1995). Elle est également en danger de disparition dans le Wisconsin et a le statut S2 au Vermont (NatureServe, 2002). D’autres sous‑espèces ont le statut S2 en Virginie occidentale et au Delaware.

Retournez à la table des matières

Résumé du rapport de situation

 

Étant donné le peu d’information dont on dispose sur les populations canadiennes de couleuvre mince du Nord, il serait sage d’opter pour une gestion prudente de l’espèce. Étant donné la forte ressemblance entre la couleuvre rayée et la couleuvre mince, certaines observations de cette dernière espèce peuvent ne pas être fiables. Il y a un fort risque de sous‑estimation ou de surestimation de la répartition et de l’abondance de la couleuvre mince en Ontario. On aurait particulièrement besoin d’une étude de grande envergure portant spécifiquement sur la répartition de cette espèce et la taille de ses populations.

Les données dont on dispose actuellement permettent de penser que la couleuvre mince a disparu de certaines parties de son aire de répartition originelle en Ontario. Sur les 38 districts où le OHS mentionne au moins un individu de cette espèce, 6 ne sont le lieu que d’une seule observation et 20 sont le lieu de moins de 10 observations. De plus, au cours des 10 dernières années, on n’a signalé aucune observation de couleuvre mince dans presque la moitié de ces districts. Il faut noter cependant qu’après la période officielle de collecte du OHS (1984-1990), le nombre d’observations de toutes les espèces a connu une diminution importante indépendamment des tendances des populations (M. Oldham, comm. pers.).

Le déclin des populations d’amphibiens pourrait devenir un indicateur de la précarité du statut de la couleuvre mince. On peut reconnaître deux types d’effets : premièrement, le déclin des amphibiens signifie une réduction du nombre de proies accessibles à la couleuvre mince. Deuxièmement, les pertes d’habitat constituent l’une des principales causes du déclin des amphibiens (Bishop et Pettit, 1992); comme les couleuvres minces occupent les mêmes milieux que leurs proies, il est vraisemblable qu’elles subissent comme celles‑ci les effets de la perte d’habitats et en particulier de la diminution du nombre de milieux humides et de l’apparition de nouvelles constructions sur les rivages.

En Nouvelle‑Écosse, la population de couleuvres minces est particulièrement exposée étant donné sa taille réduite, son isolement des autres populations ainsi que la construction de chalets et d’installations récréatives sur des habitats riverains essentiels (M. Elderkin, comm. pers.). La combinaison de ces deux facteurs pourrait avoir des répercussions génétiques néfastes telles que la dépression de consanguinité. La population est estimée à moins de 3000 individus et le nombre d’observations pour la province est inférieur à 100. Les petites populations sont sensibles aux événements stochastiques, qui peuvent mener à leur disparition. Après un événement de cette nature, le potentiel de recolonisation naturelle serait négligeable étant donné la distance qui sépare cet endroit des autres populations de cette espèce. Récemment, les autorités provinciales de la Nouvelle‑Écosse ont attribué à la couleuvre mince le statut « jaune » parce qu’elle pourrait être écologiquement sensible.

La couleuvre mince du Nord a également reçu un statut dans d’autres parties de son aire de répartition : dans le Maine, elle est considérée comme une espèce (Special Concern) (S3), dans le Vermont, elle est (Threatened) (S2), et elle est répertoriée comme (Endangered) (S1) dans l’Illinois et dans le Wisconsin.

La couleuvre mince du Nord est une espèce en péril au Canada. Elle est peu commune et extrêmement localisée dans toute son aire de répartition; plusieurs facteurs contribuent à la mettre en péril, notamment la perte d’habitats et le déclin du nombre de proies. Par conséquent, en Ontario, la couleuvre mince du Nord devrait recevoir le statut d’espèce préoccupante. De plus, étant donné la petite taille de la population de la Nouvelle‑Écosse, son fort degré d’isolement, le peu de probabilité de recolonisation et la perte d’habitats due à la présence de nouvelles constructions sur les rivages, cette population disjointe devrait recevoir le statut d’espèce menacée.


Retournez à la table des matières

Résumé technique

Thamnophis sauritus septentrionalis

Couleuvre mince du Nord

Northern Ribbonsnake

Ontario, Nouvelle‑Écosse

Information sur la répartition

·        Zone d’occurrence (km2) :

Ontario : 140 000 km2

Nouvelle‑Écosse, 400 km2

       ·     Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue) : inconnue

·     Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)?non

·        Zone d’occupation (km2):

Ontario : ~ 45 000 km2

Nouvelle‑Écosse : < 400 km2

·     Préciser la tendance (en déclin, stable, en expansion, inconnue) : probablement en déclin

          ·     Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)? non

·        Nombre d’emplacements existants : inconnu

          ·     Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue):

Nouvelle‑Écosse : stable

Ontario : en déclin

          ·    Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur > 1)? non

·        Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Nouvelle‑Écosse : en déclin

Ontario : en déclin

 

Information sur la population

·        Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population : indiquer en années, en mois, en jours, etc.). ~ 6 ans

·        Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles).

Nouvelle‑Écosse : < 3000

Ontario : inconnu

·        Tendance de la population quant au nombre d’individus matures (en déclin, stable, en croissance ou inconnue).

Nouvelle‑Écosse : inconnue

Ontario : inconnue, probablement en déclin

          ·     S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte). --

          ·     Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)? --

·        La population totale est-elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations relativement isolées [géographiquement ou autrement] entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.-à-d. migration réussie de  < 1 individu/année)?

Nouvelle‑Écosse : oui

Ontario : inconnu : mais fragmentation croissante

          ·     Énumérer chaque population et donner le nombre d’individus matures dans chacune.

Nouvelle‑Écosse : < 10 « populations »

Ontario : inconnu

          ·     Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue).

Nouvelle‑Écosse : inconnu

Ontario : déclin probable

          ·    Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur > 1)? non

 

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

- perte ou drainage des habitats en milieu humide, perte des habitats riverains, construction de chalets

- mortalité due aux véhicules routiers, mise à mort délibérée par les humains, chats et chiens domestiques

- taux de reproduction faible (peu de petits par portée, reproduction non annuelle)

- prélèvement pour le commerce d’animaux de compagnie (possible)

- déclin des amphibiens qui sont les proies (possible)

 

Effet d’une immigration de source externe

·        L’espèce existe-t-elle ailleurs (au Canada ou à l’extérieur)? oui aux États-Unis

          ·     Statut ou situation des populations de l’extérieur? inconnu

          ·     Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? possible (pas en Nouvelle‑Écosse)

          ·     Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre à l’endroit en question? probablement

          ·     Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants à l’endroit en question? inconnu

Analyse quantitative


Retournez à la table des matières

Remerciements

 

Je remercie Mark Elderkin, John Gilhen, Andrew Hebda et Tom Herman qui m’ont transmis les données relatives à la population de couleuvres minces de la Nouvelle‑Écosse. Je remercie tout particulièrement Mike Oldham qui m’a transmis une grande quantité de renseignements sur la population de l’Ontario de cette espèce, y compris la carte de répartition. Ron Brooks et Glenn Barrett m’ont adressé d’autres suggestions et m’ont fourni leur aide. Le présent rapport a été financé par le Service canadien de la faune, Environnement Canada.

Le résumé, le résumé technique et les versions finales ont été rédigés par Ron Brooks et Melissa Cameron.

Retournez à la table des matières

Ouvrages cités

 

Adams, M.S. et H.F. Clark. 1958. A herpetofaunal survey of Long Point (Ontario), Canada. Herpetologica 14: 8-10.

Behler, J.L. et F.W. King. 1996. National Audubon Society Field Guide to North American Reptiles and Amphibians. Alfred A. Knopf, New York. 743 p.

Betz, W.H. 1981. The harmful side effects resulting from urban Sprawl. Canadian Amphibian and Reptile Conservation Society Bulletin 18(4): 1-3. Mars-Avril 1981.

Bishop, C.A. et K.E. Pettit. 1992. Declines in Canadian amphibian populations: designing a national monitoring strategy. Publication hors-série nº 76, Service canadien de la faune.

Bleakney, J.S. 1958. A zoogeographical study of the amphibian and reptiles of eastern Canada. National Museum of Canada Bulletin 155: 1-119.

Bowers, B.B., A.E. Bledsoe et G.M. Burghardt. 1993. Responses to escalating predatory threat in garter and ribbonsnakes (Thamnophis). Journal of Comparative Psychology 107(1): 25-33.

Brandon, R.A. et S.R. Ballard. 1995. Thamnophis sauritus (Eastern Ribbonsnake). Herpetological Review 26(3): 157.

Brisbin, I.L. Jr., M.A. Staton, J.E. Pinder, III et R.A. Geiger. 1974. Radiocesium concentrations of snakes from contaminated and non-contaminated habitats of the AEC Savannah River Plant. Copeia 2: 501-506.

Brown, E.E. 1979. Stray food records from New York and Michigan snakes. The American Midland Naturalist 102(1): 200-203.

Burt, M.D. 1928. The relation of size to maturity in the gartersnakes, Thamnophis sirtalis sirtalis (L.) and T. sauritus sauritus (L.). Copeia 1928 166: 8-12.

Campbell, C.A.et D.W. Perrin. 1979. A survey of the queen snake (Regina septemvittata) in southwestern Ontario. Direction de la faune, Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario.

Carpenter, C.C. 1952a. Comparative ecology of the Common gartersnake (Thamnophis s. sirtalis), the Ribbonsnake (Thamnophis s. sauritus), and Butler's gartersnake (Thamnophis butleri) in mixed populations. Ecological Monographs 22(4): 235-258.

Carpenter, C.C. 1952b. Growth and maturity of the three species of Thamnophis in Michigan. Copeia 1952 4: 237-243.

Carpenter, C.C. 1953. A study of hibernacula and hibernating associations of snakes and amphibians in Michigan. Ecology 34(1): 74-80.

Carpenter, C.C. 1956. Body temperatures of three species of Thamnophis. Ecology 37(4): 732-735.

Cebek, J.E. 1971. The herpetofauna of the Georgian Bay region. Part I- the terrestrial reptiles. Canadian Amphibian and Reptile Conservation Society Bulletin 9(3): 1-4. May-June 1971.

Chu, T. 1936. A review of the status of the reptilian nematodes of the genus Rhabdias with a description of Rhabdias fuscovenosa var.  catanensis (Rizzo, 1902) new rank. Journal of Parasitology 22: 130-139.

Clark, D.R. Jr. 1974. The Western Ribbonsnake (Thamnophis proximus): ecology of a Texas population. Herpetologica 30: 372-379.

Cochran, D.M. et C.J. Goin. 1970. The new field book of reptiles and amphibians. G.P. Putnam's Sons, New York. 359 p.

Conant, R. 1938a. On the seasonal occurrence of reptiles in Lucas County, Ohio. Herpetologica 1: 137-144.

Conant, R. 1938b. The reptiles of Ohio. American Midland Naturalist 20: 1-200.

Conant, R. et J.T. Collins. 1991. Reptiles and Amphibians: Eastern and Central North America (3e édition). Houghton Mifflin Company, New York. xxx+450 p.

Cook, F.R. 1970. Rare or endangered Canadian amphibians and reptiles. The Canadian Field-Naturalist 84(1): 9-16.

Cook, F.R. 1977. Review of the Canadian herpetological scene, in Canada's threatened species and habitats: proceedings of the symposium on Canada's threatened species and habitats. Publication spécial nº 6. Fédération canadienne da la nature. T. Mosquin et C. Suchal, Eds. 185 p.

Crother, B.I.  2000.  Scientific and standard English names of amphibians and reptiles of North America North of Mexico, with comments regarding confidence in our understanding.  Society for the Study of Amphibians and Reptiles, Herpetological Circular No. 29.  Pages 1-82.

DeGraaf, R.M. et Rudis, D.D. 1983. Amphibians and reptiles of New England: habitats and natural history. University of Massachusetts Press, Amherst: 85 p.

Ditmars, R.L. 1907. The reptile book. Doubleday, Page and Company. 472 p.

Elderkin, M. 1998. Communication personnelle, rapport de situation sur la population de la Nouvelle-Écosse de la couleuvre mince du Nord.

Ernst, C.H. et R.W. Barbour. 1989. Snakes of eastern North America. George Mason University Press, Fairfax, Virginia. 282 p.

Evans, P.D. 1942. A method of fishing used by water snakes. The Chicago Field Naturalist 5(3): 53-55.

Froom, B. 1972. The snakes of Canada. McClelland and Stewart Limited, Toronto et Montréal. 128 p.

Gibbons, J.W. et R.D. Semlitsch. 1991. Guide to reptiles and amphibians of the Savannah River Site. Athens: University of Georgia Press.

Gilhen, J. 1984. Amphibians and reptiles of Nova Scotia. Nova Scotia Museum, Halifax, Nouvelle-Écosse. 162 p.

Gilhen, J. 1998. Communication personnelle, information relative aux couleuvres minces du Nord en Nouvelle-Écosse.

Gillingwater, S.D.et R.J. Brooks.  2002.  A selective herpetofaunal survey, inventory and biological research study of Rondeau Provincial Park.  Rapport présenté au Fonds de rétablissement des espèces en péril et au Int.Fund for Animal Welfare.  94 p.

Goodman, J.D. 1951. Some aspects of the role of parasitology in herpetology. Herpetologica 7: 65-67.

Graves, B.M., M. Halpern et J.L. Friesen. 1991. Snake aggregation pheromones: source and chemosensory mediation in western ribbon snakes (Thamnophis proximus). Journal of Comparative Psychology 103(2): 140-144.

Gregory, P. 1977. Rare and threatened snake species of Canada, p. 122-126, in Canada’s Threatened Species and Habitats, T. Mosquin et C. Suchal, (éd.) Publication spécial nº 6. Fédération canadienne de la nature. 185 p.

Harding, J.H. 1997. Amphibians and reptiles of the Great Lakes region. The University of Michigan Press, Ann Arbor. xvi + 378 p.

Hamilton, W.J. Jr. et J.A. Pollack. 1956. The food of some colubrid snakes from Fort Benning, Georgia. Ecology 37(3): 519-526.

Hunter, M.L., J. Albright et J. Arbuckle. 1992. The amphibians and reptiles of Maine. Agricultural Experiment Station Bulletin 838: 188 p.

Hunter, M.L. Jr. et A. Hutchinson. 1994. The virtues and shortcomings of parochialism: conserving species that are locally rare, but globally common. Conservation Biology 8(4): 1163-1165.

Johnson, B. 1989. Familiar amphibians and reptiles of Ontario. Natural Heritage/ Natural History Inc., Toronto. 168 p.

Lamond, W.G. 1994. The reptiles and amphibians of the Hamilton area–an historical summary and the results of the Hamilton Herpetofaunal Atlas.Publié par le Hamilton Naturalists' Club, Hamilton (Ontario). 174 p.

Lazell, J.D. Jr. 1976. This broken archipelago: Cape Cod and the islands, amphibians and reptiles. New York Times Book Co., New York, N.Y.: 260 p.

Lee, D.S. 1968. Herpetofauna associated with central Florida mammals. Herpetologica 24(1): 83-84.

Lesica, P. et F.W. Allendorf. 1995. When are peripheral populations valuable for conservation? Conservation Biology 9(4): 753-760.

Leviton, A.E. 1971. Reptiles and amphibians of North America. Doubleday and Company Inc., New York. 250 p.

Lewis, J.C. 1991. Amphibians and reptiles. p. 137-145, in J.C. Lewis (éd.), Guide to the Natural History of the Niagara Region. Welland Printing Company Limited, Welland (Ontario).

Logier, E.B.S. 1958. The reptiles of Ontario. Royal Ontario Museum of Zoology, Handbook No. 4. University of Toronto Press, Toronto (Ontario). 63 p.

Logier, E.B.S. et G.C. Toner. 1942. Amphibians and reptiles of Canada. The Canadian Field-Naturalist 55(2): 15-16.

Martof, B.S., W.M. Palmer, J.R. Bailey et J.R. Harrison. 1980. Amphibians and reptiles of the Carolinas and Virginia. University of North Carolina Press, Chapel Hill: 264 p.

McBride, B. 1961. The reptiles of southern Georgian Bay. Ontario Field Biologist 15(1): 19-21.

McCoy, C.J. 1982. Amphibians and reptiles in Pennsylvania. Carnegie Museum of Natural History Special Publication Number 6.

Milnes, H. 1946. Amphibians and reptiles of Oxford County, Ontario. The Canadian Field-Naturalist 60(1):1-4.

Mills, R.C. 1948. A check list of the reptiles and amphibians of Canada. Herpetologica 4: 1-15.

Minton, Jr. S.A. 1972. Amphibians and reptiles of Indiana. The Indiana Academy of Science, Indianapolis, Indiana: 346 p.

Morris, P.A. 1974. An introduction to the reptiles and amphibians of the United States. Dover Publications, Inc., New York. 253 p.

Nash, C.W. 1908. Batrachians and reptiles of Ontario. pp 11-15, in Manual of vertebrates of Ontario. Department of Education, Toronto, Ontario. L.K. Cameron, Toronto (Ontario). 229 p.

Natureserve 2002.  Association of Biodiversity Information. www.natureserve.org/ explorer/servelet.

Oldham, M.J. 1988. Ontario Herpetofaunal Summary 1985. World Wildlife Fund, Essex Region Conservation Authority et Ministère des Richesses naturelles. 206 p.

Oldham, M.J. 1998. Communication personnelle, divers renseignements sur la couleuvre mince du Nord.

Oldham, M.J. et D.A. Sutherland. 1986. Ontario Herpetofaunal Summary 1984. Essex Region Conservation Authority et Fonds mondial pour la nature–Canada. 214 p.

Oldham, M.J. et W.F. Weller. 1989. Ontario Herpetofaunal Summary 1986- Technical Supplement. Ontario Field Herpetologists, Cambridge (Ontario). 197 p.

Palermo, R.V. 1988. Ontario revisited: a view from the west. The Ontario Herpetological Society News (Number 14) March 1988: 7-14.

Plourde, S.A., E.L. Szepesi, J.L. Riley, M.J. Oldham et C. Campbell.1989. Distribution and status of the herpetofauna of central region, OMNR.Direction des parcs et des zones de loisirs, MRNO, Open File Ecological Report SR8903, Région central, Richmond Hill (Ontario). 30 p.

Rossman, D.A.  1963.  The Colubrid snake genus Thamnophis: a revision of the sauritus group.  Bull. Florida State Museum.  Biological Sciences 7: 1-178.

Rossman, D.A. 1970. Thamnophis sauritus, in Catalogue of American amphibians and reptiles: 99.

Schmidt, K.P. et D.D. Davis. 1941. Field book of snakes of the United States and Canada. G.P. Putnam's Sons, New York. 365 p.

Scribner, S.J. et P.J. Weatherhead. 1995. Locomotion and antipredator behaviour in three species of semi-aquatic snakes. Canadian Journal of Zoology 73: 321-329.

Stewart, D. 1974. Canadian endangered species. Gage Publishing Limited, Toronto. 172 p.

Strickland, D. et R.J. Rutter. 1992. Reptiles and amphibians of Algonquin Provincial Park. Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario.

Swanson, P.L. 1952. The reptiles of Venago County, Pennsylvania. American Midland Naturalist 47(1): 161-182.

Toner, G.C. 1935. Notes on the snakes of Leeds and Frontenac Counties, Ontario. Copeia 1935(1): 42-43.

Ure, G.P. 1858, in Handbook of Toronto. Lovell & Gibson, Toronto.

Warren, A.E. 1950. The fauna of the Royal Botanical Gardens, Hamilton, Ontario. The Canadian Field-Naturalist 64(4): 130-133.

Weller, W. 1982. Rare and endangered reptiles in Ontario- Part I. Canadian Amphibian and Reptile Conservation Society Bulletin 20(2): 1-8.

Weller, W. 1983. Rare and endangered reptiles in Ontario- Part II. 20(3): 1-4.

Weller, W.F. et P.T. Gregory. 1965. The reptiles of Sturgeon Bay area. Canadian Amphibian and Reptile Conservation Society Bulletin 4(3): 1-4.

Willis, L., S.T. Threlkeld et C.C. Carpenter. 1982. Tail loss patterns in Thamnophis (Reptilia: Colubridae) and the probable fate of injured individuals. Copeia 1982 1: 98-101.

Woods, J.G. et F.R. Cook. 1976. Range extension of the ribbon snake in eastern Ontario. The Canadian Field-Naturalist 90(1): 69-70.

Wright, A.H. et A.A. Wright. 1957. Handbook of snakes of the United States and Canada, Vol. 2. Comstock Publishing Associates, a division of Cornell University Press, Ithaca, New York. 1105 p.

Retournez à la table des matières

Sommaire biographique de la contractuelle

 

Kim Smith a reçu un baccalauréat ès sciences avec spécialisation en biologie des espèces sauvages de la University of Guelph en 1996. De 1996 à 1998, elle a effectué des travaux de terrain sur divers groupes taxonomiques dont les invertébrés marins et les canards de mer, les poissons marins, les reptiles, la sauvagine et les mammifères. Elle travaille actuellement en vue de l’obtention d’une maîtrise avec le professeur Ron Brooks de la University of Guelph. D’autres rapports de situation du COSEPAC sur la couleuvre royale (Regina septemvittata) et le crotale des bois (Crotalus horridus) sont en cours de préparation.

Retournez à la table des matières

Experts consultés

 

Bien qu’il n’y ait actuellement aucune étude en cours portant spécifiquement sur la couleuvre mince du Nord au Canada, les personnes dont les noms suivent sont des experts sur la situation de cette espèce et nous ont rendu de précieux services :

Ontario

Mike Oldham

Botaniste, herpétologue

Centre d’information sur le patrimoine naturel

Ministère des Richesses naturelles de l’Ontario

C. P. 7000

(2e étage, tour Nord, 300, rue Water)

Perterborough (Ontario)

K9J 8M5

 

Nouvelle‑Écosse

John Gilhen

Museum of Natural History

1747, rue Summer

Halifax (Nouvelle-Écosse)

B3H 3A6

 

Mark Elderkin

Biologiste (espèces en péril)

Wildlife Division

136, rue Exhibition

Kentville (Nouvelle-Écosse)

B4N 4E5

Retournez à la table des matières