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Plan d’action pour l’haliotide pie (Haliotis kamtschatkana) au Canada - proposition

Annexes

Annexe I – Groupe de mise en œuvre du rétablissement ou planificateurs du rétablissement

Équipe de rétablissement de l’haliotide pie (2009/2010) (ERH)

Laurie Convey
Pêches et Océans Canada (présidente)
Tatiana Lee
Pêches et Océans Canada (coprésidente 2009-2010)
Joanne Lessard
Pêches et Océans Canada
Louvi Nurse
Pêches et Océans Canada
Raquel Roizman
Pêches et Océans Canada
Barron Carswell
Province de la Colombie-Britannique
Heather Holmes
Agence Parcs Canada
Jas Sidhu
Pêches et Océans Canada
Pauline Ridings
Pêches et Océans Canada
Trevor Gray
Pêches et Océans Canada
Denise Koshowski
Pêches et Océans Canada
Sheila Thornton
Pêches et Océans Canada


Experts :

Carole Eros
Pêches et Océans Canada
Patrick Mahaux
Pêches et Océans Canada
Michelle Li
Pêches et Océans Canada
Gabriele Kosmider
Pêches et Océans Canada
Heather Stalberg
Pêches et Océans Canada


Groupe de mise en œuvre du rétablissement de l’haliotide pie 2009-2010 (GMRH)

Anne Stewart
Bamfield Marine Sciences Centre (programme d’éducation publique)
Bart DeFreitas
Golder et associés
Blair Stewart
Nisga'a Fisheries Program
Brian Wadhams
Première nation Namgis
Bruce Clapp
Underwater Harvesters Association
Bryan Jubinville
Conservation et Protection, Pêches et Océans Canada (MPO)
Chris Pearce
Secteur des sciences du MPO (conchyliculture)
Chris Picard
Gitga'at Fisheries Program
Denise Koshowksi
Conservation et Protection, MPO
Don Rothaus
Washington Dept. of Fish & Wildlife
Ellis Clifton
Gitga'at Fisheries Program
Ernie Cooper
Wildlife Trade Monitoring Network (TRAFFIC)
Guy Whyte
Pacific Trident Fishing Co. Ltd.
Heather Holmes
Agence Parcs Canada/Réserve de parc national du Canada Pacific Rim
Joanne Lessard
Secteur des Sciences du MPO (haliotide pie)
Jody Bissett
Fonds mondial pour la nature (Canada)
John Richards
Bamfield Huu-Ay-Aht Community Abalone Project
Josh Bouma
Université de Washington
Julie Carpenter
Heiltsuk Abalone Stewardship Project
Ken Ridgway
Pacific Urchin Harvesters Association (suppléant)
Kristi Straus
Université de Washington
Laurie Convey
Gestion des ressources, MPO (haliotide et espèces en péril)
Louvi Nurse
Traités, MPO (coordonnatrice, questions autochtones, LEP)
Lynn Lee
Haida Gwaii Abalone Stewards et Université Simon Fraser
Megan Matthews
Nisga'a Fisheries Program
Mike Featherstone
Pacific Urchin Harvesters Association
Mike Ridsdale
Metlakatla Fisheries Program
Ross Wilson
Heiltsuk Abalone Stewardship Project
Russ Jones
Haida Gwaii Abalone Stewards et Haida Fisheries Program
Sandie Hankewich
Kitasoo Abalone Stewardship Project
Sharon Jeffery
Haida Gwaii Abalone Stewards & Haida Fisheries Program
Tim Joys
Pacific Urchin Harvesters Association
Tomas Tomascik
Agence Parcs Canada – Centre de services de l’Ouest et du Nord
Trevor Gray
Conservation et Protection du MPO, Prince-Rupert
William Beynon
Metlakatla Fisheries Program
Sheila Thornton
GPA, MPO – Planification du rétablissement (LEP)

Annexe II – Évaluation des mesures de rendement en fonction de l’approche utilisée

Le tableau ci-dessous présente une évaluation des efforts déployés depuis 2004 par rapport aux mesures de rendement en fonction de l’approche utilisée décrites dans le Programme de rétablissement. Les renseignements figurant au tableau ont été fournis par les membres de l’Équipe de rétablissement de l’haliotide pie (ERH) et du Groupe de mise en œuvre du rétablissement de l’haliotide (GMRH) ou puisés dans les rapports annuels du Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril (PIH) et du programme des Fonds autochtones pour les espèces en péril (FAEP) (2005-2008).

Gestion
Mesures de rendementRésultatsÉvaluation et commentaires additionnels
La fermeture de la pêche à l’haliotide pie a-t-elle été maintenue et mise en application sur l’ensemble de la côte?OuiVoir les commentaires sous « Protection ».
La fermeture de la pêche sur l’ensemble de la côte a-t-elle contribué efficacement à l’arrêt du déclin de la population?Oui et nonLa fermeture de la pêche sur l’ensemble de la côte a permis de limiter la mortalité découlant de la pêche légale et de ralentir le déclin de la densité totale d’haliotides depuis 1990. Cependant, selon Lessard et al. (2007), la pêche illégale se poursuit et constitue une cause importante de mortalité chez l’haliotide pie. La densité de la population d’haliotides adultes a diminué de 44 % depuis 1990.

 

Protection
Mesures de rendementRésultatsÉvaluation et commentaires additionnels
A-t-on mis en œuvre un plan proactif de mise en application de la réglementation pour protéger l’espèce?Oui

On prépare des plans de travail annuels pour la promotion de la conformité, s’articulant autour des « trois piliers » de la conservation et de la protection, pour toutes les activités liées à l’haliotide.

Exemples de mesures proactives de protection sur l’ensemble de la côte :

  • déploiement de patrouilles de mise en application préventive de la réglementation et collecte de renseignements;
  • mise en œuvre d’activités de conservation et d’intendance communautaires (p. ex. programmes communautaires de surveillance côtière).
Combien de signalements d’activités de pêche à l’haliotide ont été portés à l’attention des agents responsables de l’application de la réglementation et combien de fois la ligne sans frais « Observez, notez et signalez » a-t-elle été utilisée?Plus de 135 appels reçus

Au cours de la dernière décennie, les agents des pêches ont reçu plus de 135 appels du public sur la ligne sans frais « Observez, notez et signalez » qui concernaient l’haliotide. En raison de sa nature secrète et cachée, la pêche à l’haliotide est une activité mal connue du public, et ceux qui y participent sont solidaires entre eux et restent très discrets à cet égard. Les informations fournies par des tiers sur la ligne sans frais « Observez, notez et signalez » ont mené à la plus importante arrestation de braconniers en C.-B. en 2006.

De plus, les renseignements provenant du public sont obtenus le plus souvent au cours de patrouilles ou durant la visite de bureaux du MPO. Les signalements du public constituent une source importante de renseignements, et ils ont mené à l’arrestation de braconniers et de personnes impliquées dans l’achat et la vente illicites d’haliotides pies.

Les patrouilles effectuées par des groupes d’intendance de l’haliotide ont directement permis de recueillir deux signalements (2005, 2008).

Jusqu’à quel point ces signalements se sont-ils traduits par des enquêtes, par le dépôt d’accusations et par l’imposition de condamnations?Fructueux

Les agents des pêches ont effectué des interventions dans plus de 90 % des cas signalés, et ils ont mené des enquêtes pour toutes les autres plaintes concernant des activités de pêche à l’haliotide afin de déterminer s’il y avait infraction.

Plus de 20 accusations ont été déposées en vertu d’une loi fédérale, et plus de 25 accusations sont en suspens. La moitié des cas se sont soldés par l’imposition d’une condamnation fondée sur une approche « de rechange », notamment la justice réparatrice.

Combien d’heures a-t-on consacrées à l’application de la réglementation sur la fermeture de la pêche à l’haliotide?Des milliersPlus de 8 700 heures de patrouille ont été consacrées à l’application de la réglementation sur la fermeture de la pêche à l’haliotide depuis 2004.
Quelles sont les tendances concernant les heures consacrées à l’application de la réglementation (et aux accusations et condamnations en résultant) au cours de la période précédant la mise en œuvre du programme de rétablissement et pendant sa mise en œuvre?En hausse

Au cours de la période précédant la fermeture de la pêche ainsi que l’entrée en vigueur de la LEP et du programme de rétablissement, les heures consacrées à l’application de la réglementation étaient comptabilisées pour les espèces en péril dans leur ensemble. Pendant la période de mise en œuvre du programme de rétablissement, le nombre d’occurrences a augmenté (98 de 2004 à aujourd’hui, comparativement à 35 de 1998 à 2004). Ce phénomène est probablement attribuable à l’accroissement de la sensibilité du public résultant de la présence accrue des agents et du travail d’éducation dans les communautés.

Des programmes de surveillance côtière, des groupes d’intendance et des patrouilles ont été mis en place (à l’aide du financement pour les espèces en péril) pour accroître la sensibilisation du public à l’importance du signalement d’incidents possibles. Plus de 190 patrouilles de surveillance sur l’eau ont été effectuées de 2005 à 2008. On a imposé des amendes pouvant aller jusqu’à 35 000 $, en plus de la saisie de véhicules et d’embarcations, ce qui constitue une augmentation par rapport aux amendes qui étaient imposées avant l’entrée en vigueur de la LEP.

 

Sensibilisation et communication
Mesures de rendementRésultatsÉvaluation et commentaires additionnels
A-t-on mis en œuvre une stratégie de communication à long terme?OuiUne stratégie de communication a été élaborée et adoptée (voir la section 2.4.1).
Combien de documents et/ou activités de communication a-t-on produits et/ou utilisés? De quelle nature étaient-ils?Oui

De nombreux documents ou activités de communication ont été produits ou utilisés. Par exemple :

  • 3 sites Web sur l’haliotide (ou ormeau) :
    Page Web sur l’haliotide pie (ormeau nordique) de Pêches et Océans Canada; (http://www.pac.dfo-mpo.gc.ca/fm-gp/commercial/shellfish-mollusques/abalone-ormeau/index-fra.htm);
    Oceanlink, Bamfield Abalone project (projet sur l’haliotide de Bamfield) (http://oceanlink.island.net/Conservation/abalone/BHCAP/BCHAP_index.html);
    Haida Gwaii Abalone Stewards (projet d’intendance de l’haliotide pie de Haida Gwaii) (http://www.marinematters.org/programs/abalone.html)
  • 13 communiqués relatifs à des accusations et des condamnations (http://www.pac.dfo-mpo.gc.ca/fm-gp/commercial/shellfish-mollusques/abalone-ormeau/nr-cp-fra.htm)
  • Promotion de la ligne sans frais « Observez, notez et signalez » et du programme de surveillance côtière – Dépliant du MPO intitulé « Luttez contre le braconnage des ormeaux », fiches de signalement (MPO et projet d’intendance de l’haliotide pie de Haida Gwaii [HGAbS]), décalcomanies pour embarcations (1-800 ORR) (conçus par le HGAbS et le projet d’intendance de l’haliotide pie de Kitasoo [KASP])
  • 3 programmes éducatifs pour les écoles élaborés par : HGAbS (niveaux 4 et 7) en anglais seulement; le HGAbS (en anglais seulement, PDF 102 ko); et les Nisga’a (en anglais seulement)
  • Messages annuels diffusés sur le canal de télévision communautaire élaborés par le KASP
  • Bulletins d’information annuels sur les activités d’intendance et de promotion de la protection de l’haliotide – HGAbS (10 bulletins de 2004 à 2009), HASP, Metlakatla et Rétablissement de l’ormeau, mise à jour sur le rétablissement de l’ormeau en Colombie Britannique, 2003 et 2004
  • 33 reportages de médias (mentionnés dans « Rétablissement de l’ormeau », mise à jour sur le rétablissement de l’ormeau en Colombie-Britannique, 2003 et 2004)
  • De 2004 à 2009, création et distribution par le HGAbS de matériel de sensibilisation à l’haliotide : environ 127 T-shirts, 120 tuques, 4 banderoles, 400 porte-clés, 108 bouteilles d’eau, 100 décalcomanies pour embarcations, 1 000 tatouages temporaires, 10 000 brochures sur papier glacé, 4 articles de journal, une vidéo de 10 minutes, des autocollants, des affiches, etc.
  • Activités de sensibilisation du public lors d’animations communautaires annuelles - HGAbS (2/an)
  • Ateliers : HGAbS (5 sur la surveillance côtière); BHCAP – Bamfield Huu-Ay-Aht Community Abalone Project (1)
  • Présentations : devant public - HGAbS (chaque année dans deux communautés) et BHCAP (1); dans des écoles - KASP, Metlakatla et HGAbS
Combien de personnes les activités de communication ont-elles permis de joindre et où a-t-on pu les joindre?Plus de 27 000

Selon les résultats du rapport de projet d’intendance de l’haliotide de 2006-2008, on estime à plus de 27 000 le nombre de personnes qui ont pu être jointes dans le cadre d’activités de sensibilisation, d’éducation et d’intendance.

Du matériel de communication a été conçu et distribué à des destinataires ciblés (p. ex. pêcheurs, restaurateurs, membres du public et élèves dans les écoles).

Quels indices montrent qu’une augmentation de la sensibilisation (p. ex. les visites au site Web sur l’haliotide se sont-elles accrues?; quel a été le niveau de participation aux ateliers?) et/ou qu’une réduction de la pêche illégale ont résulté de ces efforts de communication?Résultats positifs

Des signalements du public ont mené à l’arrestation de braconniers en février 2006.

Du 1er janvier 2009 au 30 mars 2010, le site Web sur l’haliotide pie (ormeau nordique) du MPO a fait l’objet de 2 282 visites.

HGAbS – 1 atelier et 4 présentations devant public ont attiré environ 161 participants au total; BHCAP – 2 ateliers ont attiré 55 participants au total.

Les réunions annuelles du GMRH (organisées par le MPO) réunissent des représentants d’organisations membres.

 

Recherche et reconstitution de la population
Mesures de rendementRésultatsÉvaluation et commentaires additionnels
Quelles nouvelles connaissances importantes a-t-on acquises par la recherche? Ces connaissances pourraient-elles contribuer directement à la reconstitution de la population d’haliotides pies?Résultats positifs
  1. Les efforts de rétablissement ont permis de confirmer que le transfert des haliotides « surfeuses » a favorisé une augmentation du taux de croissance des individus.
  2. Les groupes d’haliotides « surfeuses » transférées ont tendance à rester dans leur nouvel habitat et à se reproduire efficacement.
Combien d’initiatives de reconstitution de la population a-t-on entreprises?Environ 8
  1. Transfert des haliotides « surfeuses » dans des habitats plus favorables sur le plan de l’exposition.
  2. Regroupement d’haliotides pies pour obtenir les seuils nécessaires à une reproduction efficace; le HGAbS a regroupé 1 600 individus dans huit sites (en 2002).
  3. Ensemencement d’haliotides pies élevées en écloseries mais issues de géniteurs sauvages :
    >107 000 juvéniles; > 7,7 millions de larves (de 2003 à 2009).
  4. Financement à même le programme fédéral d’intendance de l’habitat pour la protection des espèces en péril de cinq projets de création de « résidences » aux fins du regroupement d’haliotides (de 2006 à 2008).
A-t-on observé une augmentation de l’abondance des juvéniles et/ou du recrutement à la suite des expériences de reconstitution des stocks?Oui

Il semble y avoir une bonne représentation jusqu’à 10 mm; la représentation fait défaut pour la fourchette de 10 mm à environ 40 mm, où le taux de mortalité semble élevé. Il faut pousser les recherches pour confirmer la mortalité (afin de s’assurer que les individus ne se sont pas plutôt cachés ou déplacés dans des secteurs non étudiés) et déterminer les causes de mortalité. Des efforts de recherche concertés sont déployés pour tenter de résoudre ces questions.

Selon les résultats préliminaires de l’ensemencement, la survie est faible et le retrait des prédateurs n’a pas amélioré l’efficacité de la reproduction. D’autres résultats sont attendus dans le rapport d’un projet financé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et mené par la Thompson Rivers University (2009-2010).

La reconstitution des stocks semble-t-elle être une stratégie viable ou prometteuse pour le rétablissement de la population d’haliotides sauvages?Oui – localementLes efforts de regroupement sont prometteurs. D’autres recherches contribueront à surmonter le haut taux de mortalité post-fixation, sans doute attribuable à la cascade trophique entraînée par le retrait d’un prédateur important de la communauté.
Quels rapports (publications techniques ou primaires) a-t-on préparés pour fournir les résultats des relevés et des études biologiques?Publications primaires et rapports scientifiques du MPOSe reporter à la section « Références » pour obtenir la liste des rapports et documents sur l’haliotide pie (ormeau nordique) publiés depuis 2004.
Par exemple :
Hankewich, S. et Lessard J., 2008
Hankewich et al., 2008
Jamieson et al., 2004
Lessard, J. et al., 2007
Lessard, J. et Campbell A., 2007

 

Surveillance de la population
Mesures de rendementRésultatsÉvaluation et commentaires additionnels
A-t-on établi des données de base sur l’abondance dans chacune des zones biogéographiques?OuiDes sites repères ont été établis sur la côte ouest de l’île de Vancouver en 2003, dans les détroits de la Reine-Charlotte et de Johnstone en 2004 et dans le bassin de Georgia en 2009. Les relevés se poursuivent aux sites repères dans les secteurs nord et centre de la côte de la Colombie-Britannique et dans la région de Haida Gwaii (tous les 5 ans); les relevés les plus récents ont été effectués en 2006 et 2007 respectivement.

Annexe III – Exemples de questions soumises par le Haida Fisheries Program sur le savoir traditionnel concernant l’haliotide pie

Voici quelques exemples de sujets et de questions qui pourraient être abordés dans le cadre des recherches futures sur le savoir traditionnel concernant l’haliotide pie. Bien que certaines questions puissent être modifiées pour tenir compte de la communauté des Premières nations ciblée ainsi que de son expérience et de ses connaissances concernant l’haliotide pie, les questions énumérées ci-dessous sont représentatives du type de renseignements qui pourraient être obtenus et consignés au cours des recherches. Si l’on peut assurer une protection adéquate des renseignements, certains d’entre eux pourraient servir à l’établissement de cartes.

Sujets et questions qui pourraient être abordés dans le cadre des recherches sur le savoir traditionnel (Écologie de l’haliotide)
Écologie de l’haliotideQuestions possibles
Description de l’habitat et associations
  • Où trouvez-vous habituellement l’haliotide?
  • À quoi ressemble en général son habitat?
  • L’habitat est-il différent d’une zone à une autre?
  • Pouvez-vous décrire ce qui caractérise les zones où vous avez constaté la présence d’haliotides (taille de l’haliotide, densité de la population, emplacement, conditions environnementales, etc.)?
  • Certaines zones sont-elles plus productives que d’autres?
  • Vous semble-t-il que certaines zones abritent uniquement des haliotides juvéniles ou de petite taille? Ou encore des haliotides particulièrement grosses? Certaines zones se distinguent-elles d’une façon ou d’une autre?
  • Avez-vous observé une association d’autres espèces avec l’haliotide? De quelle façon ces espèces interagissent-elles avec l’haliotide?
  • Quelles sont les espèces qui se nourrissent d’haliotides?
  • Quelle est la relation entre l’haliotide et le varech? À quelle fréquence trouvez-vous des haliotides dans des peuplements de varech? Les haliotides sont-elles de petite ou de grande taille? Observez-vous des changements dans les peuplements de varech? À votre avis, quelles sont les conséquences de tels changements sur l’haliotide?
  • Qu’est-ce qui peut amener l’haliotide à quitter une zone?
Reproduction/accouplement et comportement
  • Avez-vous déjà vu une haliotide se reproduire ou s’accoupler? Le cas échéant, pouvez-vous expliquer ce que vous avez vu? Pouvez-vous décrire son habitat de reproduction? Pouvez-vous situer la période de l’année?
  • Avez-vous une idée de ce qui peut déclencher le frai? Nécessite‑t‑il des conditions particulières?
  • L’haliotide a-t-elle tendance à se déplacer en fonction des saisons? Le cas échéant, à quelles périodes de l’année le fait-elle? Vers quel endroit se déplace‑t‑elle? Quelle distance parcourt‑elle? Quel est son comportement?
Tendances de l’abondance
  • Quelle est l’abondance actuelle de l’haliotide par rapport à celle d’autrefois?
  • Pouvez-vous décrire la façon dont s’est produit le déclin, le cas échéant? (P. ex. : Quand a-t-il commencé? S’est-il manifesté brusquement ou progressivement? Sur quelle période s’est-il produit? Était-il généralisé? A‑t‑il touché toutes les zones de la même façon et au même moment?)
  • À votre avis, quelles sont les causes du déclin?
  • Vos parents ou grands-parents vous ont-ils déjà parlé d’une époque où l’haliotide était très abondante? Ont-ils relaté d’autres faits au sujet de l’haliotide?

 

Sujets et questions qui pourraient être abordés dans le cadre des recherches sur le savoir traditionnel (Intendance)
IntendanceQuestions possibles
Transfert de l’haliotide
  • Quelles sont les méthodes traditionnelles de protection de fruits de mer comme les haliotides? Connaissez-vous des règles régissant leur pêche ou leur utilisation?
  • Savez-vous si des personnes transfèrent des haliotides pour les « ensemencer » ou tentent de les capturer pour les réintroduire dans d’autres zones?
Gestion, surveillance et protection
  • Croyez-vous que certaines zones devraient être protégées ou surveillées? Considérez-vous certaines zones comme étant essentielles à la survie des haliotides?
  • Avez-vous été témoin d’activités illégales de pêche à l’haliotide? À votre avis, certaines zones sont-elles plus touchées que d’autres par ce problème?
  • À votre avis, quel serait le meilleur moyen de favoriser le rétablissement de l’haliotide? De quelles façons pourrait-on freiner son déclin?

Annexe IV : Protocole d’évaluation des impacts de travaux et d’aménagements qui peuvent avoir une incidence sur l’haliotide pie et sur son habitat

par
Joanne Lessard et Alan Campbell

Pêches et Océans Canada, Division de l’évaluation des stocks, Direction des sciences, Station biologique du Pacifique
Nanaimo, C.-B., V9T 6N7

Table des matières

1. Définitions

Biologiste d’une Tierce Partie : société indépendante de consultants en biologie établie ou biologiste agréé indépendant détenant un diplôme collégial ou universitaire dans un domaine de la biologie, ayant de préférence fondé une entreprise indépendante à son nom et déjà travaillé avec le MPO pour effectuer des travaux de recherche en biologie, y compris des relevés. Les autres exigences sont exposées à l’annexe A.

Habitat de l’haliotide : description des caractéristiques physiques et biologiques de l’habitat où vit l’haliotide; englobe tous les habitats occupés par l’haliotide, y compris l’habitat essentiel (qui n’a pas été désigné pour l’haliotide). Voir la section 5.

Site Témoin : emplacement situé à l’extérieur de la zone d’influence et à 1000 m au plus du site potentiellement touché afin de limiter les différences dans les régimes de courants et de températures.

Habitat Essentiel : habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de cette espèce (tel que défini dans la LEP).

Impact : dans le présent document, à moins d’indications contraires (p. ex. impact sur l’habitat), et à des fins de concision, désigne uniquement les impacts directs ou indirects causés par des travaux ou des aménagements sur l’abondance et la répartition de l’haliotide.

Relevé Initial : voir la section 4.

Programme de Surveillance : relevé par placettes effectué au moins une fois par année.

Relevé par Placettes : voir la section 8.

Approche de Précaution : Ensemble de mesures prises pour mettre en œuvre le principe de précaution. Ensemble de mesures et d’actions, y compris d’orientations futures, d’un bon rapport efficacité/coût, qui s’inscrit dans une vision prudente de l’avenir, diminue ou évite les risques pour la ressource, l’environnement et les personnes, dans la mesure du possible, et tient explicitement compte d’incertitudes actuelles et des conséquences possibles d’une erreur. (Garcia S.M. (1996) The precautionary approach to fisheries and its implications for fishery research, technology and management: An updated review. FAO Fish. Tech. Paper, 350.2: 1-76)

Recrutement : dans le présent document, renvoie aux haliotides juvéniles dont la longueur de coquille est <70 mm.

LEP : Loi sur les espèces en péril

Site : emplacement proposé, à moins d’indications contraires (p. ex. site témoin).

LC : longueur de coquille maximale des haliotides.

Relevé par Transects : voir la section 6.

2. Renseignements de base

Voici quelques-unes des dispositions de la LEP entrées en vigueur le 1er juin 2004.

  • Il est interdit de tuer un individu d’une espèce inscrite comme espèce disparue du pays, en voie de disparition ou menacée etc., de lui nuire, de le harceler, de le posséder, de l’acheter ou de le vendre (article 32).
  • Il est interdit d’endommager ou de détruire la résidence des individus (article 33).
  • Il est interdit de détruire l’habitat essentiel d’une espèce inscrite comme espèce en voie de disparition ou menacée – ou comme espèce disparue du pays (article 58).
  • Des dispositions prévoient des mesures efficaces visant à faire respecter la réglementation et des sanctions importantes, quand c’est nécessaire, à titre dissuasif.

Ces interdictions s’appliqueront aux espèces aquatiques inscrites à la liste de la LEP comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées. Selon une disposition de la LEP (article 73), le ministre compétent (du MPO pour les espèces aquatiques inscrites) peut autoriser une personne à exercer une activité touchant une espèce sauvage inscrite, son habitat essentiel ou sa résidence. Cependant, cette disposition comprend un ensemble de critères stricts qui doivent être respectés au préalable.

Présentement, il y a suffisamment d’habitat disponible en Colombie-Britannique pour la population d’haliotides pies. Même si en général les populations d’haliotides ont décliné, aucune réduction importante de l’habitat disponible n’a été observée. La perte d’habitat ne représente donc pas une préoccupation majeure pour le rétablissement de l’haliotide pie à l’heure actuelle, comparativement aux autres menaces relevées. Même si l’on croit que la disponibilité d’un habitat de qualité pour l’haliotide n’est pas un facteur limitatif, il est possible qu’un certain type d’habitat soit plus approprié pour la survie des juvéniles, ou encore qu’il permette aux adultes reproducteurs de contribuer à une plus grande partie du recrutement total. La désignation de cet habitat important fait partie des recherches menées sur l’haliotide pie et de la planification de son rétablissement.

Le programme de rétablissement de l’haliotide pie fait état de plusieurs lacunes dans les connaissances (Équipe de rétablissement de l’haliotide pie, 2002). On y soulève l’importance de préciser l’ampleur de la menace que peuvent représenter des travaux et des aménagements, effectués dans, sur ou sous l’eau, pour les populations d’haliotides pies et leur habitat. On y indique également qu’il faut surveiller et réglementer les projets afin d’éviter que d’importantes concentrations de reproducteurs soient perdues et pour protéger les écosystèmes dans lesquels l’haliotide peut se rétablir. Lorsqu’on aura désigné « l’habitat essentiel » de l’haliotide pie (p. ex. gisements d’haliotides ou importantes concentrations de reproducteurs), il sera plus facile d’élaborer et d’appliquer des critères précis pour protéger cet habitat en vertu de la Loi sur les pêches (1993) et la réglementation connexe ainsi que de la LEP (2003). D’ici là, selon les recommandations, il faut utiliser la meilleure information scientifique disponible et, lorsque celle-ci présente des lacunes, adopter l’approche de précaution pour examiner et approuver les emplacements où des travaux et des aménagements doivent être effectués dans, sur ou sous l’eau.

La détermination des impacts pour chaque emplacement n’est pas réaliste et ne donnera pas de données significatives, car d’autres facteurs peuvent avoir un effet sur les populations d’haliotides. Cependant, lorsque tous les sites où l’on a observé des haliotides sont combinés, il peut alors être possible de déterminer les impacts si l’on utilise une méthode scientifique appropriée. Le but du programme de surveillance exposé à la section 8 est d’évaluer quels sont ces impacts. Comme le budget pour l’évaluation des stocks d’haliotides du MPO est limité, on ne prévoit aucune étude à grande échelle pour déterminer les impacts que des travaux et des aménagements effectués sur, dans ou sous l’eau peuvent avoir sur les populations d’haliotides. En conséquence, les promoteurs devront payer un tiers biologiste agréé par le MPO ou devront payer le MPO pour que celui-ci effectue le travail, y compris les relevés sur le terrain, les analyses et la production de rapports.

Le présent protocole d’évaluation des impacts s’applique à tout projet de travaux ou d’aménagements effectués à des endroits où l’habitat de l’haliotide est présent et où la superficie touchée est supérieure à 20 m2. La superficie d’habitat prescrite pour l’application de ce protocole est arbitraire et volontairement petite car la forme de la zone touchée est importante. Par exemple, 20 m2 répartis sur une bande verticale de 1 m jusqu’à une profondeur de 10 m avec une pente modérée n’équivalent pas à 20 m de largeur répartis sur une bande horizontale de 1 m parallèle au littoral à une profondeur de 3 m, car l’haliotide préfère les eaux peu profondes et, dans le second scénario, la majeure partie de l’habitat de prédilection de l’haliotide est touchée. Si l’haliotide est présente sur une petite superficie (c.-à-d. <20 m2) susceptible d’être touchée, il faut alors relocaliser les individus, en vertu d’un permis délivré conformément à la LEP, dans un habitat approprié pour l’espèce situé à proximité. Le permis délivré en vertu de la LEP doit comporter les conditions suivantes (certaines conditions peuvent varier selon l’habitat disponible à proximité pour l’haliotide).

  1. Les relevés en plongée de la zone qui sera touchée doivent avoir lieu la nuit et couvrir des isobathes successives d’une manière systématique et exhaustive.
  2. Les haliotides observées dans la zone couverte par le relevé ne doivent être prélevées qu’à la main sur le substrat, ou à l’aide d’un solaster géant (Pycnopodia helianthoides) au besoin; il ne faut pas arracher les haliotides du substrat.
  3. La longueur de coquille (au mm près), la profondeur où le spécimen est trouvé, le type de substrat et les espèces d’algues dominantes doivent être pris en note pour chaque haliotide observée.
  4. Les haliotides doivent être relocalisées sous l’eau à un emplacement leur offrant une protection dans un habitat subtidal rocheux d’une profondeur maximale de 6 m (zéro hydrographique) et à au moins 50 mètres de la superficie occupée par l’ouvrage; il ne faut pas sortir les haliotides de l’eau.
  5. On peut utiliser des bâches en plastique pour déplacer les haliotides sous l’eau; celles-ci peuvent être relocalisées à proximité d’autres haliotides afin de favoriser la reproduction.
  6. Pour présenter l’information recueillie dans le cadre du projet, les personnes autorisées doivent soumettre un rapport écrit contenant les renseignements suivants :
    1. dates auxquelles les relevés de relocalisation ont eu lieu;
    2. nombre d’haliotides observées et relocalisées;
    3. longueur de coquille, profondeur où l’individu a été trouvé, type de substrat et couvert d’algues dominant pour chaque haliotide observée;
    4. Description générale de la réussite de l’initiative ou des difficultés à effectuer le travail.

3. Détermination de l’impact sur les haliotides

À l’exception des sites couverts par les relevés, on constate un manque général de données sur la répartition et l’abondance de l’haliotide pour l’ensemble de la côte de la C.-B. Il faut donc recueillir des données propres aux sites où doivent avoir lieu des travaux et des aménagements avant que toute décision ne soit prise. Afin de déterminer l’impact des travaux et des aménagements sur les populations d’haliotides et de tirer des conclusions pour leur habitat, il faut que des haliotides soient présentes à certains sites. Seules des données sur l’abondance et, peut-être sur la répartition, seront utilisées pour déterminer les impacts à court terme (2 à 5 ans) du fait que les autres paramètres de la santé des populations d’haliotides sont plus difficiles à mesurer (p. ex. changement des résultats pour la reproduction, croissance et incidence des maladies). Les impacts peuvent être des changements dans la densité avant et après l’exécution d’un projet observés grâce à une surveillance continue à des sites témoins situés à l’extérieur de la zone d’influence. En effet, il est possible qu’il y ait des changements importants sur le plan statistique (augmentations ou diminutions) quant à la densité totale des haliotides à l’intérieur du site, qu’aucun changement ne survienne aux sites témoins ou que la densité totale demeure la même, mais qu’une catégorie de tailles (juvéniles, matures, etc.) devienne plus dominante comparativement aux sites témoins. Il sera plus difficile d’observer les changements dans la répartition spatiale de l’haliotide, à moins que certains spécimens ne soient identifiés précisément (marqués), particulièrement si la densité diminue et que peu de coquilles, voire aucune, ne sont récupérées. Néanmoins, les changements dans la répartition des profondeurs et les concentrations pourront être suivis à l’aide de l’approche de surveillance proposée qui est décrite à la section 8.

Pour obtenir les renseignements nécessaires à la prise de décisions sur le site et évaluer les impacts en cas d’approbation, nous recommandons l’adoption d’une approche en quatre phases.

Phase 1 : relevé initial

Évaluation du site pour déterminer l’étendue de l’habitat disponible pour l’haliotide en effectuant des plongées près du littoral. Cartographie de l’habitat de l’haliotide.

Phase 2 : relevé par transects

Relevé quantitatif effectué pour estimer les densités d’haliotides dans l’habitat de l’espèce précisé au cours de la phase 1 ainsi que dans une zone située à l’extérieur de la zone d’influence.

Phase 3 : programme de surveillance – relevé par placettes

Après l’acceptation du site et la confirmation de la présence d’haliotides, réalisation d’un relevé exhaustif sur 1-3 placettes à l’intérieur du site touché ainsi qu’à un site témoin, à l’extérieur de la zone d’influence.

Phase 4 : rétroaction

Après 5 ans, analyse des données sur l’abondance et la répartition de l’haliotide combinant plusieurs sites où un type donné de travaux ou d’aménagements est effectué afin d’évaluer les impacts et déterminer si des mesures d’atténuation sont nécessaires.


Chaque phase est décrite en détail dans les sections qui suivent. Nous recommandons que les phases 1 à 3, si elles ne sont pas exécutées par du personnel du MPO, le soient par un tiers biologiste agréé (voir l’annexe A pour connaître les exigences).

4. Phase 1 : relevé initial

Les objectifs de cette phase sont : 1) d’établir la superficie d’habitat de l’haliotide sur le site; 2) de délimiter ces habitats sur une carte. Même si tous les habitats sont importants, aux fins du présent document, seul l’habitat de l’haliotide est décrit à la section 5.


Définition du site

Le site est défini à l’aide de repères et de coordonnées géographiques. La « largeur du site » correspond à la distance linéaire entre les deux points les plus éloignés.


Plongées près du littoral

Deux plongées (plongeurs distants de quelques mètres) effectuées en zigzag (en général parallèlement au littoral) entre 0-10 m (zéro hydrographique) de profondeur. Il faut prendre des notes très précises tout au long des plongées de façon que les coordonnées GPS puisent être appariées aux observations effectuées sous l’eau. Les changements dans l’habitat, y compris les changements dans le substrat principal (p. ex. d’un substrat rocheux à un fond de blocs rocheux ou de sable) et dans les communautés algales (p. ex. couvert de Macrocystis à Nereocystis ou algues de sous-étage uniquement) doivent être indiqués à l’aide de l’une des deux méthodes décrites ci-après.

Méthode 1 : Des flotteurs peuvent être déployés en bordure de chaque zone de changement dans l’habitat. On peut ensuite utiliser, depuis l’embarcation, un GPS pour relever les coordonnées. Comme les bordures des habitats ne forment pas d’ordinaire une ligne droite, plusieurs flotteurs peuvent être nécessaires pour cartographier l’habitat de façon précise.

Méthode 2 : Une personne demeure sur le littoral à un emplacement où la majeure partie des eaux de surface du site sont visibles et consigne sa position à l’aide d’un GPS portatif. Deux plongeurs parcourent le site en effectuant plusieurs plongées et en trainant un flotteur métallique. Lorsqu’un changement survient dans l’habitat, l’un des plongeurs tire plusieurs fois sur le flotteur tandis que l’autre plongeur consigne l’heure, la profondeur et tout autre renseignement sur l’habitat. Lorsqu’il voit le flotteur s’agiter à la surface, la personne demeurée sur le littoral mesure la distance jusqu’au flotteur à l’aide d’un télémètre laser ainsi que le relèvement magnétique du flotteur à l’aide d’une boussole, puis consigne l’heure qui sera mise en concordance avec l’heure consignée sous l’eau.


Résultats escomptés

Le produit final de cette phase est une carte numérique exposant les isobathes et délimitant les habitats importants. Même si tous les habitats doivent être indiqués, aux fins du présent document, seul l’habitat de l’haliotide est décrit en détail (voir la section suivante).


Gestion des données

Les positions GPS sur le littoral sont importées dans ArcView 3.2 ou un autre logiciel de SIG.

Méthode 1 : Les positions GPS de l’embarcation sont mises en concordance avec les notes des plongeurs afin de numériser (créer un polygone) l’habitat de l’haliotide.

Méthode 2 : À partir des positions sur le littoral, les distances mesurées et les relèvements sont cartographiés à l’aide d’une extension fournie par Jenness Enterprises (en anglais seulement) et appelée « Distance & Azimuth tool » (http://www.jennessent.com/arcview/arcview_extensions.htm). Les polygones délimitant l’habitat de l’haliotide pie sont créés à l’aide des positions indiquées sur la carte.

La carte numérique, le fichier électronique contenant les points GPS et des exemplaires des notes de terrain doivent être envoyés à l’Unité des données sur les mollusques et les crustacés, SBP, Nanaimo.


Règle de décision pour la prochaine étape

Si l’habitat de l’haliotide, tel que décrit dans la section suivante, est présent et que sa superficie est >20 m2, il faut alors procéder à la phase suivante pour évaluer la densité des haliotides sur le site ainsi que dans les zones environnantes.

5. Habitat de l’haliotide

Facteurs physiques :

  1. Substrat principal : substrat rocheux ou de bloc rocheux
  2. Salinité normale (pas une faible salinité comme celle observée à l’embouchure des cours d’eau)
  3. Profondeur : ≤10 m (zéro hydrographique)
  4. Bon échange d’eau (courants de marées ou action des vagues)
  5. Substrat secondaire : quelques galets peuvent être présents et peu ou pas de gravier, de sédiments, de sable, de boue ou de coquillages


Facteurs biologiques :

  1. Présence d’algues coralliennes incrustantes (p. ex. Lithothamnium)
  2. Présence d’oursins Strongylocentrotus franciscanusou S. droebachiensis, Lithopoma (Astraea) gibberosa, d’étoiles de mer
  3. Présence de varech dans les zones environnantes (p. ex. Nereocystis, Macrocystis et Pterygophora)
  4. Présence/absence d’haliotides

Les facteurs physiques et biologiques sont énumérés par ordre d’importance.

6. Phase 2 : relevés par transects

L’objectif des relevés par transects est d’obtenir des estimations quantitatives de la densité et de la répartition des haliotides dans l’habitat délimité au cours du relevé initial (phase 1). Il faut procéder ainsi pour déterminer si le projet de travaux ou d’aménagements sera accepté d’après le critère de 0,1 haliotide/m2 (voir « règles de décision » dans la présente section). La méthode décrite dans la présente section est identique à celle présentée dans Lessard et al. (2002), à deux exceptions près : 1) l’intervalle de confiance le plus élevé est utilisé pour le calcul de la densité; 2) l’effectif n’est pas calculé du fait qu’il n’est pas requis pour l’évaluation du site. À l’origine, le seuil de 0,1 haliotide/m2 a été établi en fonction du but à court terme mesurable du programme de rétablissement national (voir la section « Renseignements de base »). Ce seuil tiré du programme de rétablissement est valable pour la catégorie de tailles ≥100 mm de LC; l’intervalle de confiance le plus élevé de la moyenne est utilisé ici.

Il faut également effectuer des relevés par transects à l’extérieur de la zone d’influence pour évaluer d’éventuels sites témoins. Le relevé par transects effectué aux sites témoins peut avoir lieu après le relevé par transects aux sites proposés, une fois que l’approbation est donnée pour le site en question. Cependant, pour limiter les effets saisonniers, les relevés par transects aux éventuels sites témoins doivent être effectués dans le mois qui suit, ou deux mois plus tard tout au plus. Pour de plus amples renseignements sur l’emplacement des sites témoins, voir la section 7. Site témoin.


Emplacement des transects

La position des transects est indiquée sur des cartes marines avant le début du relevé. Les positions sont choisies au hasard en fonction de la « largeur de l’habitat de l’haliotide » définie en tant que distance linéaire entre les deux points les plus distants de l’habitat de l’espèce. Les transects sont perpendiculaires au littoral à ces emplacements. Si l’habitat de l’haliotide est discontinu, séparé par de grandes zones d’habitat ne convenant pas à l’espèce (p. ex. zone de sable), il faut alors répéter le processus de consistant à choisir l’emplacement des transects pour chaque zone d’habitat de l’haliotide. Au moins dix transects doivent être couverts par des relevés dans zone d’habitat de l’haliotide. Si la largeur de l’habitat de l’haliotide est inférieure à 300 m, on peut alors envisager de réduire le nombre de transects.


Plan des transects

L’unité d’échantillonnage primaire est le transect, lequel est constitué d’un nombre variable d’unités secondaires, les quadrats. Chaque transect présente une largeur d’un mètre et a une longueur variable, selon la pente du substrat. Avant d’entrer dans l’eau, une ligne de guidage, le transect, est déployée perpendiculairement au littoral, depuis l’embarcation. Si ce déploiement ne peut être effectué en raison d’épais peuplements de varech ou d’autres facteurs environnementaux, les plongeurs doivent alors procéder à l’échantillonnage en suivant un relèvement perpendiculaire au littoral. Le relèvement doit être respecté rigoureusement afin d’éviter tout biais dans les estimations de la densité. Les transects commencent à 10 m (zéro hydrographique) et vont jusqu’au littoral ou jusqu’au point où la remontée du fond empêche les plongeurs de travailler efficacement.


Relevés sous l’eau (remplir la « fiche de terrain sur l’haliotide – transect », annexe B)

L’unité d’échantillonnage secondaire consiste en un quadrat de 1 m sur 1 m, à côté du transect, à 1 m de distance de ce dernier pour éviter la zone ayant pu être perturbée par la mise en place de la ligne de guidage. Les plongeurs établissent le quadrat en parallèle avec la ligne de transect, en allant des zones profondes jusqu’aux zones moins profondes. L’un des plongeurs consigne les données tandis que l’autre mesure les haliotides présentes dans le quadrat. Dans chaque quadrat, le plongeur responsable de la consignation des données prend note : 1) de la longueur des coquilles (LC en mm) de chaque haliotide; 2) de la profondeur; 3) de l’heure; 4) du type de substrat; 5) du nombre d’oursins; 6) du nombre de prédateurs de l’haliotide pie et de leur taille relative (solaster géant, crabe dormeur et graspe des rochers, pieuvre, etc.); 7) du pourcentage de couverture et des espèces d’algues dominantes. Le pourcentage de couverture de toutes les algues combinées est consigné par catégorie : 1) couvert (varech de plus de 2 m); 2) sous-étage (algues entre 15 cm et 2 m de hauteur); 3) gazon algal (algues dressées de moins de 15 cm de hauteur); 4) incrustées (algues tapissantes). Les espèces d’algues dominantes (1-2) sont notées pour les trois premières catégories seulement. L’annexe D dresse la liste des codes de substrat et d’espèces d’algues à utiliser. Le plongeur responsable de la prise des mesures doit faire preuve de prudence lorsqu’il mesure les haliotides afin de s’assurer que la longueur de coquille la plus grande est mesurée et que l’haliotide est redéposée du bon côté sur les rochers à l’extérieur et en arrière du quadrat. Afin de limiter les dommages à l’habitat, il ne faut enlever aucune algue. Il ne faut pas déplacer de roches afin de trouver des haliotides qui pourraient être dissimulées. Il faut faire preuve de précaution également pour s’assurer que les haliotides des quadrats subséquents ne sont pas perturbées.

Lorsque la longueur du transect est supérieure à 20 m, seul un quadrat sur deux doit faire l’objet d’un échantillonnage complet. Si les transects dépassent 60 m de longueur, les haliotides et la profondeur peuvent être échantillonnés tous les deux quadrats, tandis que le substrat et le couvert d’algues peuvent être échantillonnés tous les quatre quadrats. La fréquence d’échantillonnage doit être indiquée sur la fiche de terrain.


Méthodes analytiques

Les calculs sont présentés ici à titre informatif uniquement. L’analyse sera effectuée par la Division de l’évaluation des stocks du MPO.

Pour chaque site, la densité moyenne estimée, symbole pour la densité moyenne estimée (nombre/m2) d’haliotides est calculée de la manière suivante :
formule de densité moyenne

L’erreur type de la densité moyenne, ses, est calculée de la manière suivante :
formule d’erreur type de la densité moyenne

  • n correspond au nombre de transects,
  • ct correspond au nombre d’haliotides dénombrées dans le transect t,
  • qt correspond au nombre de quadrats échantillonnés dans le transect t,
  • Lt correspond à la longueur du transect t,
  • symbole de longueur moyenne de transect correspond à la longueur moyenne du transect,
  • T correspond au nombre total possible de transects qui peuvent être échantillonnés dans la zone couverte par le relevé et équivaut à la « largeur de l’habitat de l’haliotide ».

Cette méthode tient compte de la longueur variable des transects et de la proportion variable de quadrats examinés le long de chaque transect.

Pour estimer la densité moyenne (équation 1) et l’erreur type (équation 2) d’une catégorie de taille particulière (i) (c.-à-d. LC ≥100 mm), la valeur de ct est substituée par cti, le nombre de la catégorie de taille i dans le transect t.

À chaque site, les intervalles de confiance supérieurs de 90 % de la densité moyenne (H90CI), pour toutes les tailles ou pour une catégorie particulière de taille (LC ≥100 mm) d’haliotide, sont calculés par bootstrapping (Davidson et Hinkley, 1997).


Gestion des données

Toutes les données doivent être saisies à l’aide du formulaire « Transect Data Entry » (Saisie des données de transects) qui se trouve dans la base de données Access fournie par la Division de l’évaluation des stocks du MPO. Les champs à remplir sur les fiches de terrain et dans la base de données sont décrits à l’annexe E. Les fiches de terrain originales ainsi que la version électronique en format Access doivent être envoyées à l’Unité des données sur les mollusques et les crustacés, SBP, Nanaimo.

La SBP dispose d’un script S-Plus pour analyser les données directement de la base de données.


Règle de décision pour la phase suivante

Si la valeur de H90CI pour l’ensemble des tailles est ≥0,1 haliotide/m2, le site est rejeté automatiquement. Si la valeur de H90CI pour l’ensemble des tailles est <0,1 haliotide/m2, la responsabilité quant à la décision de retenir le site revient au personnel du Programme de gestion de l’habitat. Si le site est accepté et qu’une autorisation est émise conformément à l’article 35 de la Loi sur les pêches, on amorce alors la phase suivante.

7. Site témoin

Les sites témoins proposés doivent se situer à l’extérieur de la zone d’influence et à 1000 m au plus des sites touchés afin de limiter les différences dans les régimes de courants et de températures. Pour les projets d’aquaculture, la zone d’influence est déterminée à l’aide du modèle DEPOMOD. Le site témoin doit se situer à l’intérieur de l’habitat de l’haliotide, tel que décrit à la section 5. En général, le site témoin doit présenter la même exposition relative, le même régime de courant et les mêmes caractéristiques d’habitat. Ainsi, il serait inapproprié d’avoir un substrat de roche-mère lisse dans une portion de l’habitat de l’haliotide dans le site touché et des blocs rocheux dans le site témoin. Il serait également inapproprié que le site témoin soit à proximité lorsque l’exposition à l’action des vagues peut être différente.

8. Phase 3 : programme de surveillance – relevé par placettes

L’objectif de cette phase est d’effectuer un relevé des haliotides dans une zone géographique de petite dimension afin d’établir des estimations de la densité fiables, avec une variation minimale. On a besoin d’estimations de la densité très précises pour détecter les impacts des projets sur l’abondance des haliotides; or, les estimations de la densité des haliotides présentent de façon intrinsèque une variance élevée en raison du comportement grégaire des individus. Il n’est pas rare d’observer des écarts types égaux ou supérieurs aux estimations moyennes de la densité. Ainsi, si l’estimation moyenne de la densité dérivée du relevé effectué sur un transect est de 0,05 haliotide/m2, avec un écart type regroupé de 0,025 haliotide/m2, 34 échantillons seront nécessaires pour détecter un changement dans l’abondance des individus de l’espèce d’au moins 50 %, avec un intervalle de confiance de 95 %, 80 % du temps (17 sites touchés et 17 sites témoins). Pour améliorer la précision, on peut prévoir davantage de placettes dans les sites touchés et les sites témoins, ce qui pourrait entraîner l’ajout d’une strate (zones de densité élevée/faible) dans le plan d’échantillonnage. En outre, on peut ajouter d’autres transects aléatoires à l’intérieur de chaque strate de profondeur. Le nombre d’échantillons (transects) et de strates peut être déterminé à l’aide des résultats des relevés par transects.

Le relevé par placettes est fondé sur un plan d’échantillonnage aléatoire stratifié. L’actuel plan de relevé par placettes s’appuie sur les résultats de relevés antérieurs et sur les plans de relevé des programmes sur les pêches d’Haida Gwaii et de Parcs Canada.


Figure 1. Schéma du plan de relevé par placettes

schéma du plan de relevé par placettes (voir description longue ci-dessous).

Les nombres indiqués à gauche sont les profondeurs en mètres (zéro hydrographique).

Description pour la figure 1

La figure 1 présente un schéma du plan de relevé par placettes. Pour améliorer le plan, il faudrait que les quadrats soient utilisés en tant qu’unités d’échantillonnage primaires et que chaque quadrat soit placé au hasard dans la placette. Les strates (p. ex. zones de densité élevée/faible ou zones d’eaux profondes/peu profondes) pourraient également être utilisées. Cependant, l’application d’un tel plan sous l’eau est peu réaliste. Le plan d’échantillonnage décrit ci-après est valable pour le nombre minimal de strates et d’échantillons requis : une placette à chacun des sites touchés et témoins, avec deux strates de profondeur dans chaque placette et 10 ou 8 transects pour les lignes de référence en eaux peu profondes ou profondes, respectivement.


Mise en place de la ligne de référence (en consultation avec la Division de l’évaluation des stocks du MPO)

Deux lignes de référence de 40 m de longueur chacune doivent être placées à 2,5 m et à 7,5 m sous le zéro hydrographique. Les lignes de référence doivent se situer au milieu des deux zones de profondeur (0-5 m et 6-10 m) qui seront échantillonnées (les deux strates dans un plan d’échantillonnage aléatoire stratifié). Sur chacune des lignes de référence, plusieurs courts transects perpendiculaires de 1 m de largeur doivent être examinés, en alternance de chaque côté des lignes de référence afin de limiter les perturbations. Le point de départ de chaque transect est choisi au hasard avant le début du relevé.

Choisir 10 positions de départ (sur 40 m) le long de la ligne de référence en eaux peu profondes (2,5 m) et 8 le long de la ligne de référence en eaux profondes (7,5 m). En outre, choisir au hasard le côté des transects où le premier transect sera placé et alterner par la suite (marqué comme « vers le bas » ou « vers le haut » sur la fiche de terrain).


Relevés sous l’eau (remplir la « fiche de terrain sur l’haliotide – placette », annexe C)

Chaque transect débute à la ligne de référence, à l’emplacement choisi au hasard; le quadrat est déployé perpendiculairement à la ligne de référence jusqu’à ce que le haut ou le fond de la zone de profondeur soit atteint. Aucune ligne de guidage n’est utilisée pour les transects aléatoires (un relèvement peut être pris, mais cela n’est pas nécessaire car les transects sont d’ordinaire courts, d’une longueur de 4 à 8 quadrats). L’un des plongeurs consigne les données tandis que l’autre mesure les haliotides présentes dans le quadrat. Dans chaque quadrat, le plongeur responsable de la consignation des données prend note : 1) de la longueur des coquilles (LC en mm) de chaque haliotide; 2) de la profondeur; 3) de l’heure; 4) du type de substrat; 5) du nombre d’oursins; 6) du nombre de prédateurs de l’haliotide pie et de leur taille relative (solaster géant, crabe dormeur et graspe des rochers, pieuvre, etc.); 7) du pourcentage de couverture et des espèces d’algues dominantes. Le pourcentage de couverture de toutes les algues combinées est consigné par catégorie : 1) couvert (varech de plus de 2 m); 2) sous-étage (algues entre 15 cm et 2 m de hauteur); 3) gazon algal (algues dressées de moins de 15 cm de hauteur); 4) incrustées (algues tapissantes). Les espèces d’algues dominantes (1-2) sont notées pour les trois premières catégories seulement. Le plongeur responsable de la prise des mesures doit faire preuve de prudence lorsqu’il mesure les haliotides afin de s’assurer que la longueur de coquille la plus grande est mesurée et que l’haliotide est redéposée du bon côté sur les rochers à l’extérieur et en arrière du quadrat. Afin de limiter les dommages à l’habitat, il ne faut enlever aucune algue. Il ne faut pas déplacer de roches afin de trouver des haliotides qui pourraient être dissimulées. Il faut faire preuve de précaution également pour s’assurer que les haliotides des quadrats subséquents ne sont pas perturbées. Tous les quadrats doivent être échantillonnés complètement. Lorsqu’un transect est terminé, les plongeurs se déplacent à l’emplacement aléatoire et répètent les étapes jusqu’à ce que tous les emplacements aient été échantillonnés au sein de la strate de profondeur.


Méthodes analytiques

Pour calculer la moyenne et l’erreur type pour chaque strate a, l’analyse est identique à celle effectuée pour les relevés par transects exposée à la section 6.

Pour chaque site, la densité moyenne estimée, ds (nombre/m2), d’haliotides est calculée de la manière suivante :

ds = (1/N)∑nada
(3)

L’erreur type de la densité moyenne du site, ses, est calculée de la manière suivante :

ses = (1/N)∑nasea
(4)

N correspond au nombre total de transects dans toutes les strates,

na correspond au nombre de transects dans la strate a,

da correspond à la densité moyenne estimée dans la strate a,

sea correspond à l’erreur type estimée dans la moyenne de la strate a.

Les données seront vraisemblablement distribuées de façon anormale, et un test non paramétrique comme le test pour échantillons appariés de Wilcoxon devra être utilisé pour vérifier les différences entre les sites témoins et les sites touchés.


Gestion des données

Toutes les données doivent être saisies à l’aide du formulaire « Plot Data Entry » (Saisie des données de placettes) qui se trouve dans la base de données Access fournie par la Division de l’évaluation des stocks du MPO. Les champs à remplir sur les fiches de terrain et dans la base de données sont décrits à l’annexe E. Les fiches de terrain originales ainsi que la version électronique en format Access doivent être envoyées à l’Unité des données sur les mollusques et les crustacés, SBP, Nanaimo.


Règle de décision pour la prochaine phase

Une fois que la surveillance est amorcée à plus d’un site, la phase suivante doit être lancée au bout de 2 à 5 ans, selon l’étendue des changements. Ainsi, si les densités diminuent dans l’ensemble des sites touchés de >50 % en deux ans (mais non aux sites témoins), il faut alors passer à la phase 4.

Phase 4: rétroaction

Dans la phase 4, toutes les données de surveillance pour un type donné de travaux ou d’aménagements sont regroupées afin que l’on puisse déterminer les impacts globaux de ce type de travaux ou d’aménagements sur les populations d’haliotides. En raison de la variation naturelle de la densité des haliotides pies et des faibles densités initiales observées aux sites approuvés (<0,1 haliotide/m2), il peut être difficile de détecter des changements de faible importance dans l’abondance ou la répartition. La détection des changements inférieurs à 50 % est par conséquent impossible en raison de la grande variance et du nombre beaucoup plus important d’échantillons qu’il faudrait prélever.

En raison des répercussions que peut avoir une telle analyse, les résultats doivent être présentés au CEESP.

Références

Davidson, A.C., et D.V. Hinkley. 1997. Bootstrap Methods and their Application. Cambridge University Press, Cambridge. 578 p.

Lessard, J., A. Campbell et W. Hajas. 2002. Protocole de relevé pour le prélèvement d’un nombre autorisé d’ormeaux nordiques (Haliotis kamtschatkana) aux fins d’établissement de stocks de géniteurs de culture en Colombie-Britannique. SCCS 2002/126: 41 p.

Sloan, N.A., et P.A. Breen. 1988. Northern abalone, Haliotis kamtschatkana, in British Columbia: fisheries and synopsis of life history information. Publ. can. spéc. sci. halieut. aquat. 103: 46 p.

Annexe A. Exigences relatives au biologiste d’une tierce partie

Les exigences minimales en matière d’expertise biologique que doivent présenter les tiers biologistes indépendants pour effectuer les relevés sur les haliotides sont les suivantes.

  • Société indépendante de consultants en biologie établie qui a déjà travaillé avec le MPO pour effectuer des travaux de recherche en biologie, y compris des relevés.
  • Biologiste agréé indépendant détenant un diplôme collégial ou universitaire dans un domaine de la biologie, ayant de préférence a fondé une entreprise indépendante à son nom et déjà travaillé avec le MPO pour effectuer des travaux de recherche en biologie, y compris des relevés.
  • Satisfait à une vérification auprès de références pour ce qui est de l’expérience, de la compétence et d’une expérience de travail indépendante confirmée.
  • A suivi une séance de formation avec la Division de l’évaluation des stocks du MPO sur l’exécution de relevés sur les haliotides, y compris la collecte de données et la production de rapports. La formation sera dispensée par la Division de l’évaluation des stocks du MPO et peut comprendre l’exécution de relevés en plongée.
  • Détient un certificat de plongée avec appareil respiratoire autonome satisfaisant aux exigences de la WCB.
  • Est cautionné (à des fins de confidentialité).
  • A connaissance des espèces courantes d’algues, d’invertébrés et de poissons.
  • A accès au logiciel de base de données Microsoft Access.

Annexe B. Fiche de données de terrain - relevé par transects

Voir l’annexe E pour la description des champs.


Fiche de terrain sur l’haliotide – transect
Page ____ de _____
Nom du site :___________
Numéro de dossier :_____________
Date :_____________
Resp. mesure : ___________
Resp. consigne : ____________
Heure arrivée :_____________
Départ :___________
LAT :_____________
LONG :_____________
Direction (relèvement en °) :_____________
No de transect :_____________
Fréquence des quadrats :_____________

 

Fiche de terrain sur l’haliotide – transect
No
quad.
Prof.
(pi)
HeureSubstratLongueur de coquille des haliotides
(mm)
Nombre
d’oursins
PrédateursCouvertSous-étageGazonIn
%
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
Codes de substrat :
1 roche-mère lisse
2 crevasse dans roche-mère
3 rochers
4 galet
5 gravier

6 gravillon
7 sable
8 coquilles
9 boue

 

Codes d’algues généraux :
EN  incrustantes (plates)
AC  corallien articulé
KK  varech
B  autres brunes
R  algues rouges
G  algues vertes
F  feuillues (phylloïdes)
B  ramifiées (arborescentes)
H  filamenteuses (capillaires)
Graminées (GR)
PH  Phyllospadix
Codes d’algues particuliers :
AG  Agarum
AL  Alaria
CO  Costaria
CY  Cymathere
DE  Desmarestia
EG  Egregia
IR  Iridea
LA  Laminaria
MA  Macrosystis

NT  Nereocystis
PL  Pleurophycus
PO  Porphyra
PT  Pterygophora
SA  Sargassum
UL  Ulva

Annexe C. Fiche de données de terrain – relevé par placettes

Nota : les numéros/textes en gras dans l’en-tête de la fiche de terrain sont choisis au hasard pour chaque ligne de référence pour chaque période couverte par un relevé.

Voir l’annexe E pour la description des champs.

Fiche de terrain sur l’haliotide pie - placette
Page ____ de _____
Nom du site :___________
Numéro de dossier :_____________
Date :_____________
Resp. mesure : ___________
Resp. consigne : ____________
Heure arrivée :_____________
Départ :___________
LAT :_____________
LONG :_____________
Direction (relèvement en °) :_____________
Ligne de réf. :_____________(peu profonde ou profonde)
Numéro de placette :_____________
Emplacement de départ des transects :  2, 6, 13, 19, 21, 25, 31, 32, 34, 38
Vers le bas
Hauteur de marée (hauteur @ heure) :______________________________________________________

 

Fiche de terrain sur l’haliotide pie - placette
No
quad.
Prof.
(pi)
HeureSubstratLongueur de coquille des haliotides
(mm)
Nombre
d’oursins
PrédateursCouvertSous-étageGazonIn
%
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
           
Codes de substrat :
1 roche-mère lisse
2 crevasse dans roche-mère
3 rochers
4 galet
5 gravier

6 gravillon
7 sable
8 coquilles
9 boue

 

Codes d’algues généraux :
EN  incrustantes (plates)
AC  corallien articulé
KK  varech
B  autres brunes
R  algues rouges
G  algues vertes
F  feuillues (phylloïdes)
B  ramifiées (arborescentes)
H  filamenteuses (capillaires)
Graminées (GR)
PH  Phyllospadix
Codes d’algues particuliers :
AG  Agarum
AL  Alaria
CO  Costaria
CY  Cymathere
DE  Desmarestia
EG  Egregia
IR  Iridea
LA  Laminaria
MA  Macrosystis

NT  Nereocystis
PL  Pleurophycus
PO  Porphyra
PT  Pterygophora
SA  Sargassum
UL  Ulva

Annexe D. Codes de plongée

Tableau D1. Codes de substrat
CodeSubstratCodeSubstratCodeSubstrat
1Roche-mère, lisse2Roche-mère, crevasses3Blocs rocheux (plus gros qu’un ballon de basketball)
4Galets (de la taille d’un ballon de basketball jusqu’à 3 po)5Gravier (de 3 po jusqu’à 3/4 po)6Gravillon (de 3/4 po jusqu’à 1/8 po)
7Sable8Coquilles9Boue

 

Tableau D2. Codes d’algues
CodeEspèceCodeEspèceCodeEspèce
AAAlaria nanaABAgarum cribosumACCorallines articulées
AFAgarum fimbriatumAGAgarum spALAlaria sp
AMAlaria marginataBBbrunes ramifiéesBFbrunes feuillues
BHbrunes filamenteusesCACallophyllis spCFCodium fragile
CNConstantinea sp.COCostaria costataCRCryptopleura sp
CSCodium setchelliiCYCymathere triplicataDBDictyota binghamiae
DEDesmarestia spDFDesmarestia foliaceaDLDesmarestia ligulata
DUDesmarestia mundaDRalgues dérivantesDSDelesseria sp.
DVDesmarestia viridisEGEgregia menziesiiEIEisenia arborea
ENalgues incrustantesETEnteromorpha spFUFucus gardneri
GAalgues vertesGBvertes ramifiéesGEGelidium sp
GFvertes feuilluesGGzostère et Phyllospadix sppGHvertes filamenteuses
GIGigartina spGRGracilaria pacificaGSGastroclonium subarticulatum
HAHalosaccion glandiformeHEHedophyllum sessileIRIridea sp
KKvarechLALaminaria spLBLaminaria bongardiana
LELeathesia difformisLOLessoniopsis littoralisLRLaurentia spectabilis
LSLaminaria saccharinaLTLaminaria setchelliiMAMacrocystis integrifolia
MIMicrocladia spNOaucune algue présenteNTNereocystis luetkeana
ODOdonthalia spPHPhyllospadix spPLPleurophycus gardneri
POPorphyra spPRPrionitis spPTPterygophora californica
PVPelvetiopsis sp.RBrouges ramifiéesRFrouges feuillues
RHrouges filamenteusesSASargassum muticumULUlva sp, Monostroma sp ou Ulvaria sp
UNinconnueZOZostera sp  

Annexe E. Description des champs de la base de données

Description des champs de la base de données
Nom du champDescription
Nom du siteNom de la tenure proposée tel qu’indiqué sur la demande
Numéro de dossierNuméro de dossier de la demande *si disponible
DateAAMMJJ
Responsable, mesureNom du plongeur qui effectue les mesures et les dénombrements
Responsable, consignationNom du plongeur qui consigne les données
Heure d’arrivéeHeure (hh : mm) à laquelle le plongeur quitte la surface *nota : ne pas arrondir à 5 min. près
Heure de départHeure (hh : mm) à laquelle le plongeur atteint la surface
LATLatitude du site en degrés et en minutes décimales
LONGLongitude du site en degrés et en minutes décimales
Direction (relèvement en º)Relèvement dans lequel le transect est établi, en degrés
Ligne de référence(eaux peu profondes ou profondes)
Numéro de placetteNuméro attribué à la placette
Points de départ des transectsPoints choisis au hasard le long du transect pour déployer les lignes de référence
DépartDirection à partir de la ligne de transect principale pour commencer le premier quadrat, que ce soit en eaux peu profondes ou en eaux profondes
Hauteur de marée (hauteur @ heure)Plusieurs hauteurs de marées à ajouter à une profondeur maximale pour atteindre la strate (p. ex. 4,5 pi @ 10 : 30, 5 pi @11 : 00, etc.)
No de quad.Nombre de quadrats échantillonnés
Profondeur (pi)Zéro hydrographique, en pieds, pour le quadrat échantillonné
HeureHeure (hh : mm) à laquelle le plongeur est entré dans le quadrat
SubstratJusqu’à trois codes pour les types de substrats les plus prédominants dans le quadrat (voir la feuille de codes).
Longueur de coquille des haliotides (mm)Longueur de coquille de chaque haliotide mesurée
Nombre d’oursinsNombre d’oursins dénombrés dans le quadrat.
Prédateurs(nombre/taille/espèce) p. ex. 2PyM = 2 Pycnopodia moyennes
CouvertPourcentage et espèces de l’espèce de couvert la plus dominante (varech de plus de 2 m) (p. ex. 50 MA = 50 % de Macrocystis)
Sous-étagePourcentage et espèces de l’espèce de sous-étage la plus dominante (algues entre 5 cm et 2 m de hauteur)
GazonPourcentage et espèces de l’espèce de gazon algal la plus dominante (algues dressées de moins de 5 cm de hauteur)
Inc. %Pourcentage (uniquement) de couverture d’algues incrustantes (algues tapissantes)