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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Paruline azurée au Canada – Mise à jour

Sommaire du rapport de situation

Depuis la publication du premier rapport sur la situation de la Paruline azurée au Canada (McCracken, 1993), la population au pays a vu son aire se rétrécir. Cependant, étant donné le caractère discret de l’espèce, il est difficile d’évaluer l’effet de ce rétrécissement sur l’effectif. L’estimation actuelle la plus précise de la population nicheuse au Canada est de 500 à 1 000 couples.

Les trois principaux facteurs qui limitent la population de cette espèce sont la destruction continuelle des habitats dans les aires de reproduction et d’hivernage et aux haltes migratoires, la fragmentation incessante des habitats existants et la dégradation de l’environnement (p. ex. par les pluies acides). Étant donné le peu d’information dont on dispose sur les besoins de cette paruline en matière d’habitat, ces facteurs demeureront limitatifs, quelle que soit la taille de la population.

Toutefois, la plus grande menace qui pèse sur la santé de la Paruline azurée à long terme reste la grande méconnaissance de sa biologie fondamentale. Les capacités de gérer les populations afin d’en assurer la persistance sont limitées par cette lacune, en particulier pour ce qui est de la formation des couples et de l’organisation sociale, de la sélection des habitats à l’échelle du paysage et de l’écologie des haltes migratoires. Au Canada, compte tenu des résultats probants obtenus par les chercheurs qui se sont intéressés à la Paruline azurée, il existe de grandes possibilités d’assurer la gestion et la promotion de cette espèce avant que sa population sur le continent ne baisse au-dessous du seuil critique.