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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le rorqual commun (Balaenoptera physalus) au Canada – Mise à jour

Sommaire du rapport de situation

Si l’effectif estimatif des stocks actuels et des stocks d’avant l’exploitation demeure imprécis tant pour l’Atlantique Nord que pour le Pacifique Nord, il ne fait aucun doute que les populations ont été réduites par la chasse commerciale à la baleine. Nous ne disposons pour l’instant d’aucune donnée sur les tendances démographiques actuelles. Il faudra procéder à des recensements dirigés pour remédier à cette lacune.

Les efforts déployés pour estimer l’effectif des populations sont compliqués par la grande superficie de l’aire de répartition de l’espèce et par les risques de confusion avec le rorqual boréal. Le coût des recensements à grande échelle représente un facteur limitatif important, particulièrement en milieu reculé, au large des côtes de la Colombie-Britannique et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Le rorqual commun est moins contraint par son régime alimentaire que la baleine noire ou le rorqual bleu. Tout comme le rorqual boréal et le rorqual à bosse, il se nourrit de zooplancton et de petits poissons rassemblés en bancs. Grâce à cette souplesse, il est sans doute mieux à même de s’adapter à l’évolution des conditions écologiques de son habitat.

Deux grandes menaces guettent le rorqual commun – les problèmes avec les engins de pêche, en particulier au Canada atlantique, et les risques de collision avec des navires –, et aucune ne s’atténue pour l’instant. La dégradation de l’habitat découlant de la pollution acoustique, de la contamination chimique et de la réduction des populations de proies représente également une source d’inquiétude.