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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la buse rouilleuse au Canada – Mise à jour

Facteurs limitatifs et menaces

De nombreux facteurs semblent restreindre les populations de la Buse rouilleuse. Tout d’abord, l’aire de répartition de l’espèce a diminué d’environ 50 % au Canada (Schmutz et al., 1992). Étant donné que les oiseaux qui meurent ou qui quittent les territoires sont rapidement remplacés par de nouveaux individus, Schmutz (1995) a déduit que l’habitat disponible était saturé. La conservation des terres herbeuses des prairies a été désignée comme étant prioritaire dans le plan de rétablissement (Schmutz et al., 1994). Ensuite, comme pour tous les oiseaux de proie, il y a une relation étroite entre les populations de Buses rouilleuses et leurs proies (Newton, 1979). Dans la population canadienne, le spermophile constitue la principale proie et la reproduction des buses est fortement liée aux fluctuations de ces populations (Downey et al., 2004; Houston et Zazelenchuk, 2006). Il est possible, bien que les populations de Buses rouilleuses aient historiquement variées en fonction des changements dans les populations de spermophiles, 1) que l’habitat restant et limité de prairies privilégié par le spermophile offre beaucoup moins de proies aux buses et 2) que l’ampleur et l’échelle spatiale des fluctuations des populations de spermophiles soient accrues en raison de facteurs anthropiques, même si aucune preuve solide n’existe (B. Downey, comm. pers.). Enfin, la population de buses restante peut être particulièrement vulnérable aux perturbations causées par l’humain aux sites de nidification. Les autres facteurs récemment identifiés comme pouvant contribuer aux déclins des populations Buses rouilleuses sont les changements climatiques, les oléoducs et les gazoducs (Stepnisky et al., 2004; Downey, 2005).