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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le sébaste canari au Canada

Facteurs limitatifs et menaces

La pêche, qui constitue la principale source connue de mortalité anthropique, est gérée au moyen de quotas de récolte par région. À l’échelle de toute la côte, les quotas ont légèrement augmenté depuis le milieu des années 1990, mais cette situation est imputable à l’attribution de quotas dans des zones peu exploitées (5C + D, 5E); dans les zones de pêche traditionnelles (3C + 3D, 5A + 5B), les quotas sont généralement demeurés stables. Les retraits totaux par pêche signalés n’ont pas montré de tendance depuis 1995; ils varient de quelque 750 t/année à environ 1 000 t/année. La surveillance et le contrôle des prises se sont beaucoup améliorés depuis 1996, et les relevés et les études entrepris récemment permettront d’obtenir des données plus précises.

Malgré ces importantes améliorations, il n’y a pas de stratégie officielle de gestion des pêches fondée sur les risques soutenue par une analyse des stocks. Les quotas de prises se fondent sur la dernière analyse de l’espèce, menée en 1999 (Stanley, 1999), fournie par la recommandation biologique. Une nouvelle évaluation analytique de l’espèce est en cours d’élaboration; elle pourra soutenir une meilleure analyse des risques de la pêche.

Aucune menace imminente ou nouvelle concernant l’habitat du sébaste canari n’est connue. À l’heure actuelle, le plateau continental n’est pas exposé à des activités industrielles. Les engins de pêche pourraient avoir un certain impact, bien que le chalutage continue vraisemblablement à se concentrer sur les mêmes fonds marins depuis quelques décennies, laissant probablement ainsi les autres zones non perturbées. Une future exploration pétrolière et gazière pourrait avoir des impacts, mais ces activités font actuellement l’objet d’un moratoire.

Les pêches américaines pourraient avoir des répercussions sur l’abondance de l’espèce dans les eaux canadiennes. Quelques mesures de gestion ont été mises en œuvre afin de réduire la récolte et l’effort de pêche depuis que le sébaste canari vivant dans les eaux entre l’État de Washington et la Californie a été déclaré « surexploité » en 1999 (voir Tendances démographiques et évaluations dans les eaux américaines).