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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Garrot d’Islande (Bucephala islandica) au Canada – 2000

Résumé technique

Répartition

Zone d'occurrence : environ 125 000 km²
Zone d'occupation : inconnue (mais beaucoup plus petite que la zone d'occurrence)

Information sur les populations

Nombre total d'individus dans la population de l'est du Canada : 4 500
Nombre d'individus matures (reproducteurs) dans la population de l'est du Canada : 1 400couples
Durée d'une génération : Première reproduction à l'âge de deux ans
Tendance de la population totale : Inconnue (pourrait être en déclin)
Taux de déclin de la population totale : Inconnu
Nombre de sous-populations : Inconnu (probablement zéro)
La population totale est-elle fragmentée? On ne sait pas (probablement pas).
Nombre d'individus dans chaque sous-population : Inconnu
Nombre d'emplacements toujours existants : Inconnu
Nombre d'emplacements aujourd'hui disparus : Inconnu
L'espèce connaît-elle des fluctuations d'effectif? On ne sait pas.

Menace

En dehors de la saison de nidification : Une grande partie de la population se rassemble dans quelques secteurs le long du corridor du Saint-Laurent, qui est une voie navigable très utilisée par les navires. Un seul déversement d'hydrocarbures pourrait avoir un énorme impact sur la petite population de Garrots d'Islande. La contamination des sédiments d'importantes aires d'hivernage pourrait nuire aux oiseaux qui s'y rassemblent. Par exemple, le pire cas de contamination par des rejets industriels de PCB et de HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) de toutes les régions côtières de l'est du Canada s'est produit dans la baie des Anglais, à Baie-Comeau, où hiverne jusqu'à 23 % de la population de garrots. La chasse constitue une autre menace pour la population en dehors de la saison de nidification, même si le nombre de Garrots d'Islande capturés chaque automne dans l'est de l'Amérique du Nord est faible (probablement de 100 à 400 individus), une petite récolte continue risque d'avoir une forte incidence sur une population aussi petite, en particulier si des individus adultes sont pris.

Durant la saison de nidification : L'exploitation forestière est une grande menace pour le Garrot d'Islande, car des nids sont détruits durant la récolte du bois, et la disponibilité des sites de nidification potentiels est moindre. Les oiseaux sont donc forcés de nicher plus loin des étangs, et les jeunes sont exposés aux prédateurs lorsqu'ils se déplacent entre le nid et les plans d'eau. De plus, les lacs deviennent accessibles aux chasseurs et aux pêcheurs, ce qui perturbe davantage les oiseaux nicheurs. Entre 1976 et 1996, on attribue à l'exploitation forestière la perte d'au moins 4 172 km² de forêts dans ce que l'on considère comme l'aire de nidification principale de la population de l'Est du Garrot d'Islande. En outre, les forêts de la rive nord du fleuve Saint-Laurent, au nord de la rivière Saguenay, seront probablement exploitées beaucoup plus intensivement dans un avenir rapproché. Contrairement à ce qui se faisait il y a quelques années, on récolte dorénavant dans de nombreuses régions le bouleau à papier et le peuplier faux-tremble, qui représentent une importante proportion des arbres devenant assez gros pour offrir des cavités propices à la nidification des garrots. Par ailleurs, les activités d'exploitation forestière ont ouvert de nombreuses zones aux pêcheurs et aux chasseurs; on a ainsi ensemencé de l'omble de fontaine dans des lacs à l'origine vides de poissons, et il semble que la présence de ces poissons réduise la qualité des lacs pour le Garrot d'Islande. En outre, la perturbation des nids par les pêcheurs pourrait accroître la désertion des nids, et la perturbation des couvées, faire augmenter la mortalité des canetons en les rendant plus vulnérables aux prédateurs.

Potentiel de sauvetage

L'espèce existe-t-elle à l'extérieur du Canada? Oui.
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Non, et elle n'est probablement pas possible.
Les individus des populations étrangères les plus proches seraient-ils adaptés aux conditions canadiennes? On ne sait pas (probablement).
Y a-t-il suffisamment d'habitat disponible pour les individus immigrants? On ne sait pas (probablement).

Statut et sommaire des justifications

À compléter par le président du sous-comité des spécialistes lorsque l'espèce aura été étudiée par le COSEPAC.