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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur le Pic de Lewis au Canada

COSEPAC Résumé du Rapport de situation de 1999

Pic de Lewis

Melanerpes lewis

Description

Le Pic de Lewis (Melanerpes lewis) est un oiseau de taille moyenne (de 26 à 28 cm) dont la tête, le dos, les ailes et la queue sont noir verdâtre et le ventre, d’un rouge rosâtre distinctif. La face est rouge foncé et le collier ainsi que le haut de la poitrine sont d’un gris argenté très voyant. La coloration de son plumage permet de distinguer le Pic de Lewis des autres espèces de pics. Les individus des deux sexes ont la même coloration, et le mâle est en général légèrement plus gros que la femelle. Les juvéniles se distinguent des adultes par leur plumage globalement noir, plus brunâtre sur le dos; le gris, le rouge et le rose des adultes est habituellement absents. Chez les adultes et les juvéniles, les pattes et les pieds sont gris, le bec noir et les iris sombres.

Répartition

On ne trouve le Pic de Lewis que dans l’ouest de l’Amérique du Nord, où il niche depuis la Colombie‑Britannique, au nord, jusqu’en Californie et en Arizona, au sud, et jusque dans le Colorado, vers l’est. La répartition de l’espèce est éparse dans toute son aire de répartition, les populations étant concentrées dans des zones d’habitat favorable dispersées. Il a besoin de gros arbres morts ou moribonds pour nicher et, pour s’alimenter, il préfère les zones dégagées où les insectes sont abondants. Les oiseaux qui nichent au Canada migrent vers le sud pour hiverner, sauf un petit nombre qui passe l’hiver dans la vallée de l’Okanagan.

Taille et tendances des populations 

Il n’y a pas d’estimations de la taille de la population mondiale de cette espèce, mais il y a probablement au moins 600 couples qui nichent en Colombie‑Britannique chaque année. Au cours du siècle dernier, les populations mondiale et canadienne ont décliné, surtout à cause de la perte d’habitats propices. Les populations qui nichaient dans l’île de Vancouver et dans la vallée du bas Fraser ont disparu dans les années 1960.

Habitat

Les habitats de nidification du Pic de Lewis les plus communs sont les forêts matures et claires de pin ponderosa et les peuplements riverains de peuplier de l’Ouest. Les caractéristiques essentielles de l’habitat sont la présence de vieux arbres pourrissants ou morts (pour la nidification) et de zones dégagées (pour l’alimentation). Au Canada, l’habitat propice à la reproduction est restreint au bas de pentes de montagnes et au fond de vallées dans la partie intérieure méridionale de la Colombie‑Britannique.

Biologie générale

En général, les Pics de Lewis forment des couples nicheurs de longue durée ou permanents et reviennent aux mêmes sites de nidification d’année en année. Comparativement à la plupart des autres pics, cette espèce a une grosse nichée, avec cinq à neuf œufs. Les couples nicheurs sont habituellement isolés, mais dans certaines régions, ils forment des colonies lâches. Opportuniste sur le plan alimentaire, le Pic de Lewis se nourrit d’une grande variété d’insectes, de fruits et de noix, selon leur disponibilité locale. Dans les régions éloignées, cet oiseau se montre en général timide et très sensible aux activités humaines, alors qu’en régions urbaines ou suburbaines, il peut très bien s’y habituer. On a même vu un couple nicher dans un poteau électrique dans un parc de stationnement à Penticton!

Facteurs limitatifs

L’exploitation intensive des forêts de pin ponderosa est probablement en grande partie responsable du déclin des effectifs au cours du 20e siècle. L’intensification du développement en Colombie‑Britannique continue à se traduire par un déclin de l’habitat essentiel de l’espèce. La lutte contre les incendies dans les forêts de pin ponderosa est une pratique commune dans la province et favorise la formation de peuplements denses qui ne conviennent pas du tout au Pic de Lewis. La gestion de ces forêts sera le facteur décisif qui décidera de l’avenir de l’espèce au Canada.

Protection

Le Pic de Lewis est protégé en vertu de la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs aux États-Unis et au Canada, et en vertu de la Wildlife Act de 1982 de la Colombie‑Britannique dans cette province. Cependant, la sauvegarde de la population canadienne dépend aussi en grande partie de la protection de son habitat. Bien que des directives récentes concernant les pratiques forestières en Colombie‑Britannique aient reconnu la nécessité de conserver l’habitat du Pic de Lewis, elles n’ont pas donné lieu à la conservation de nombreux sites de nidification.


MANDAT DU COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) détermine le statut, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés et des populations sauvages  canadiennes importantes qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées à toutes les espèces indigènes des groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, lépidoptères, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

COMPOSITION DU COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes fauniques des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (Service canadien de la faune, Agence Parcs Canada, ministère des Pêches et des Océans, et le Partenariat fédéral sur la biosystématique, présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres ne relevant pas de compétence, ainsi que des coprésident(e)s des sous-comités de spécialistes des espèces et des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

DÉFINITIONS

 Espèce : Toute espèce, sous-espèce, variété ou population indigène de faune ou de flore sauvage géographiquement définie.

Espèce disparue (D) : Toute espèce qui n’existe plus.

Espèce disparue du Canada (DC) : Toute espèce qui n’est plus présente au Canada à l'état sauvage, mais qui est présente ailleurs.

Espèce en voie de disparition (VD)* : Toute espèce exposée à une disparition ou à une extinction imminente.

Espèce menacée (M) : Toute espèce susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitatifs auxquels elle est exposée ne sont pas renversés.

Espèce préoccupante (P)** : Toute espèce qui est préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou à certains phénomènes naturels.

Espèce non en péril (NEP)*** : Toute espèce qui, après évaluation, est jugée non en péril.

Données insuffisantes (DI)**** : Toute espèce dont le statut ne peut être précisé à cause d’un manque de données scientifiques.

 

* : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.

** : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.

*** : Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».

**** : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999.

 

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le comité avait pour mandat de réunir les espèces sauvages en péril sur une seule liste nationale officielle, selon des critères scientifiques. En 1978, le COSEPAC (alors appelé CSEMDC) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. Les espèces qui se voient attribuer une désignation lors des réunions du comité plénier sont ajoutées à la liste.

 

Environment Canada         Environnement Canada

Canadian Wildlife Service          Service canadien de la faune

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.