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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’hespérie ottoé (Hesperia ottoe) au Canada

Nom et classification

L’Hesperia ottoe W.H. Edwards, ou hespérie ottoé, appartient à la famille des Hespériidés (hespéries), à la sous-famille des Hespériinés (hespéries à ptérostigma bien développé) et à l’ordre des Lépidoptères (papillons). Aucune sous-espèce n’est reconnue (Layberry et al., 1998).

Description

L’Hesperia ottoe a une envergure d’ailes de 29 à 35 mm (Layberry et al., 1998). Chez le mâle adulte, le dessus des ailes est jaune-orange (figure 1). Les ailes antérieures sont bordées d’une zone brunâtre diffuse et ornées d’une tache sombre allongée (le ptérostigma), qui renferme une plage d'écailles noir velouté appelées androconies (qui contiennent une phéromone sexuelle mâle). Le dessous des ailes est orange jaunâtre pâle, et les ailes postérieures ne portent pas les taches médianes (bande maculaire) que l’on trouve chez de nombreuses espèces d’Hesperia.

Chez la femelle adulte, le dessus des ailes est de couleur brun mat avec des taches chamois pâle (figure 1). Il y a habituellement une ou deux taches rondes blanchâtres et translucides (hyalines) sur les ailes antérieures, parmi la bande de taches chamois pâle. La taille de ces taches translucides varie d’un individu à l’autre. Les ailes antérieures de la femelle ne portent pas de ptérostigma. Le dessous des ailes est orange pâle (comme chez le mâle), et les ailes postérieures ne portent habituellement pas de taches médianes, bien qu’on puisse en observer des traces chez certaines femelles. On pourra trouver d’excellentes illustrations d’H. ottoe adultes dans Layberry et al. (1998, planche 2, figures 14 et 15) et dans Howe (1975, planche 89, figures 7 et 8). On trouvera une illustration des organes génitaux dans McCabe et Post (1977, figure 57).

Le mâle de l’Hesperia ottoe risque d’être confondu avec l’H. dacotae Skinner, l’H. leonardus pawnee Dodge) et l’H. assiniboia Lyman. L’H. dacotae est plus petit que l’H. ottoe. Chez l’H. dacotae et l’H. leonardus pawnee des deux sexes, le dessous des ailes présente généralement une bande indistincte de taches, bien que celle-ci soit quasiment absente chez certains H. dacotae mâles. Chez l’H. leonardus pawnee, le ptérostigma du mâle comporte une plage d'écailles jaune velouté, tandis que le dessus des ailes antérieures de la femelle porte une tache carrée translucide. Les ailes de l’H. assiniboia sont plus foncées sur le dessus et ont une couleur de fond légèrement verdâtre sur le dessous. Les périodes de vol de l’H. leonardus pawnee et de l’H. assiniboia surviennent quelques semaines après celle de l’H. ottoe, habituellement en août et au début septembre (Layberry et al., 1998).

Les œufs (d’un diamètre à la base de 1,31 mm et d’une hauteur de 1,0 mm) sont lisses et hémisphériques. Ils sont d’un blanc luisant au moment de la ponte, puis deviennent blanc mat à jaune crème après deux jours (Dana, 1991). Les chenilles sont de couleur brun verdâtre, avec la tête brun foncé et le prothorax noir, et atteignent vraisemblablement une longueur de 20 à 25 mm à maturité. Aucune description technique des stades immatures n’a été publiée (Layberry et al., 1998).

Figure 1. Adultes de l’Hesperia ottoe. Mâle capturé en Iowa (haut) et femelle capturée au Michigan (bas).

Figure 1. Adultes de l’Hesperia ottoe. Mâle capturé en Iowa (haut) et femelle capturée au Michigan (bas).