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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’hespérie du Dakota (Hesperia dacotae) au Canada

Résumé technique

Hesperia dacotae

Hespérie du Dakota

Dakota Skipper

Aire de répartition au Canada : Manitoba, Saskatchewan

 

Information sur la répartition

·         Zone d’occurrence (km2) : 64 000 km2.

·        Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue). En déclin.

·         Y a-t-il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occurrence (ordre de grandeur > 1)? Aucune récemment.

·         Zone d’occupation (km2) : 30 à 50 km2.

·         Préciser la tendance (en déclin, stable, en croissance, inconnue). En déclin

·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes dans la zone d’occupation (ordre de grandeur > 1)? On ne sait pas.

·         Nombre d’emplacements existants (connus ou supposés). 23 emplacements, répartis en 3 ou 4 centres de population.

·         Préciser la tendance du nombre d’emplacements (en déclin, stable, en croissance, inconnue). En déclin.

·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’emplacements (ordre de grandeur >1)? Aucune récemment.

·         Tendance de l’habitat : préciser la tendance de l’aire, de l’étendue ou de la qualité de l’habitat (en déclin, stable, en croissance ou inconnue). L’habitat se dégrade dans certaines localités. Au moins une prairie a disparu au cours des 10 dernières années.

 

Information sur la population

·         Durée d’une génération (âge moyen des parents dans la population :  indiquer en années, en mois, en jours, etc.). Un an.

·         Nombre d’individus matures (reproducteurs) au Canada (ou préciser une gamme de valeurs plausibles). 15 000 à 40 000.

·         Tendance de la population quant au nombre d’individus matures en déclin, stable, en croissance ou inconnue. Déclin au cours des 10 à 15 dernières années.

·         S’il y a déclin, % du déclin au cours des dernières/prochaines dix années ou trois générations, selon la plus élevée des deux valeurs (ou préciser s’il s’agit d’une période plus courte). Un déclin s’est produit, mais son ampleur au cours des 10 dernières années ne peut être estimée; le déclin devrait se poursuivre au cours des années à venir.

·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures (ordre de grandeur > 1)?Aucune donnée disponible pour les populations canadiennes. Aux États-Unis, les populations sont stables d’année en année.

·         La population totale est‑elle très fragmentée (la plupart des individus se trouvent dans de petites populations, relativement isolées [géographiquement ou autrement]entre lesquelles il y a peu d’échanges, c.‑à‑d. migration réussie de < 1 individu/année)? La population canadienne est fragmentée, et il est peu probable qu’un flux génétique existe entre les centres de population.

·         Préciser la tendance du nombre de populations (en déclin, stable, en croissance, inconnue). En déclin.

·         Y a‑t‑il des fluctuations extrêmes du nombre de populations (ordre de grandeur >1)? Non

·         Énumérer les populations et donner le nombre d’individus matures dans chacune :- région des lacs (12 000 à 35 000 individus);

- région de Griswold (1 700 à 5 000 individus);

- Réserve de prairie d’herbes longues du Manitoba (population peut-être disparue);

- sud-est de la Saskatchewan (au moins 250 individus à un site, aucune estimation des effectifs dans les autres sites).

 

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou les habitats)

Perte et dégradation de l’habitat imputable aux facteurs suivants :

conversion de l’habitat en cultures en rangs;

pâturage;

fauchage au début ou au milieu de l’été;

brûlage dirigé;

succession végétale;

invasion par des espèces exotiques et épandage d’herbicides;

fragmentation de l’habitat;

prolifération des exploitations porcines.

 

Potentiel de sauvetage (effet d’une immigration de source externe) : Faible

·         Statut ou situation des populations de l’extérieur? États-Unis : Menacées ou en voie de disparition, en déclin.

·         Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? Très improbable sur plus de quelques kilomètres.

·         Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? Qui

·         Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les immigrants au Canada? Qui

·         Un sauvetage par des populations de l’extérieur est-il probable? Peu probable.

Analyse quantitative : Non réalisée.

Statut actuel

COSEPAC : aucune désignation antérieure par le COSEPAC.

L’UICN a attribué à l’hespérie du Dakota le rang d’espèce vulnérable à l’échelle mondiale.

L’hespérie du Dakota est considérée comme une espèce en voie de disparition au Manitoba en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition. Elle figure sur la liste des espèces en voie de disparition en Iowa et sur celle des espèces menacées au Minnesota.

 

Statut et justification de la désignation

Statut : Espèce menacée

Code alphanumérique :Satisfait aux critères d’une espèce en voie de disparition, B2ab(iii), mais désignée espèce menacée, les populations n’étant pas exposées à une disparition imminente.

Justification de la désignation :

Ce papillon dépend de prairies indigènes à herbes hautes et de prairies indigènes mixtes, un habitat qui a subi des pertes énormes par le passé; les populations de ce papillon ont vraisemblablement connu des déclins similaires. Les parties restantes actuelles de la prairie indigène ne sont en général pas gravement menacées, car elles ne conviennent principalement pas à l’agriculture, mais un certain niveau de perte et de fragmentation de l’habitat se poursuit. Le papillon est très vulnérable à la conversion des parties restantes des prairies en terres agricoles, à la fenaison printanière et estivale, au pâturage fréquent, aux brûlages dirigés et aux pressions accrues visant le drainage des sites naturels. Bien que la population actuelle de ce papillon atteigne de 28 500 à 40 500 individus, ces derniers ne se trouvent que dans trois ou quatre populations isolées. La persistance à long terme de ce papillon dépend de la gestion appropriée de son habitat, la majorité duquel se trouve sur des terres privées.

Application des critères

Critère A (Population totale en déclin) :

- ne s’applique pas, car on ne dispose pas des données voulues pour quantifier le déclin.

Critère B (Aire de répartition peu étendue, et déclin ou fluctuation) :

- la zone d’occurrence est > 20 000 km2 (~64 000 km2);

- la zone d’occupation est << 500 km2 (30 à 50 km2) (B2);

- la population totale est dangereusement fragmentée (a), même si l’espèce se rencontre dans environ 23 emplacements et est répartie en 3 ou 4 centres de population entre lesquels les échanges génétiques sont tenus pour très limités, sinon absents;

- bien que l’ampleur des pertes d’habitat demeure à préciser, la disparition ou la dégradation de parcelles d’habitat se poursuit [b(iii)].

- on ne prévoit pas de fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures au cours des années à venir.

Critère C (Petite population totale et déclin) :

- le nombre d’individus matures est probablement > 10 000 (15 000 à 40 000).

Critère D (Très petite population ou aire de répartition restreinte) :

- le nombre total d’individus matures est > 1 000;

- la zone d’occupation est d’environ 20 km2, et l’espèce se rencontre dans > 5 emplacements.

Critère E (Analyse quantitative) :

- les données disponibles sont insuffisantes pour effectuer une analyse quantitative du risque de disparition.