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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’hespérie du Dakota (Hesperia dacotae) au Canada

Information sur l’espèce

 

Nom et classification 

L’Hesperia dacotae (Skinner, 1911), ou hespérie du Dakota, appartient à la famille des Hespériidés (hespéries), sous-famille des Hespériinés (hespéries à ptérostigma bien développé), et à l’ordre des Lépidoptères (papillons). Aucune sous-espèce n’est reconnue. Cette hespérie a déjà été considérée comme une sous-espèce de l’Hesperia sassacus Harris, qui se rencontre depuis le sud-est et certaines régions du centre du Manitoba jusque dans les Maritimes et l’est des États-Unis (Layberry et al., 1998).

Description 

Avec son envergure de 21 à 29 mm, l’hespérie du Dakota est l’une des plus petites espèces du genre Hesperia (Layberry et al., 1998).

Chez le mâle, le dessus des ailes est orange fauve, avec une bordure brunâtre diffuse sur l’aile antérieure (figure 1). La netteté et l’étendue de cette bordure varient considérablement d’un individu à l’autre. L’aile antérieure est ornée d’une tache allongée, le ptérostigma, qui renferme une plage d’écailles noir velouté appelées androconies (écailles spécialisées émettant une phéromone intervenant dans la parade nuptiale). En dessous, les ailes sont orange brunâtre, et l’aile postérieure est ornée d’une bande indistincte de taches plus pâles disposées en demi-cercle (bande maculaire). Chez certains individus, ces taches sont complètement obscurcies.

La coloration des femelles est également variable. Le dessus des ailes est chamois à brun; la région costale de l’aile antérieure et la région basale de l’aile postérieure sont plus ou moins suffusées d’orange (figure 1). L’aile antérieure est ornée de plusieurs petites taches blanchâtres translucides (hyalines) de taille variable selon les individus. Les femelles n’ont pas de ptérostigma sur l’aile antérieure. En dessous, la bande maculaire de taches blanchâtres indistinctes est habituellement peu visible contre le fond grisâtre à brun jaunâtre des ailes. D’excellentes illustrations des adultes sont présentées dans Layberry et al. (1998) (planche 2, figures 21 à 23) et Howe (1975) (planche 89, figures 23 à 24).

Sur le terrain, les mâles de l’H. dacotae peuvent être confondus avec ceux des populations de prairie du Polites mystic (W.H. Edwards). Les deux espèces se ressemblent par la coloration du dessous des ailes et se rencontrent souvent ensemble au Canada. Le P. mystic se reconnaît toutefois à son ptérostigma plus large et de forme différente.

L’œuf (diamètre basal de 1,21 mm, hauteur de 0,95 mm) est hémisphérique et lisse. Il est blanc luisant semi-translucide au moment de la ponte, mais il s’assombrit avec le temps (Dana, 1991).

 Hespérie du Dakota : mâle (en haut) et femelle (en bas), en vue dorsale (à gauche) et en vue ventrale (à droite)

Figure 1.   Hespérie du Dakota : mâle (en haut) et femelle (en bas), en vue dorsale (à gauche) et en vue ventrale (à droite). Photographie : Chris McQuarrie et R.P. Webster.

McCabe (1981) fournit une description technique de la chenille mature de l’hespérie du Dakota. La chenille mature mesure 19 à 22 mm de longueur, et sa tête, 2,80 à 3,00 mm de largeur. À l’état larvaire, cette hespérie se distingue de ses congénères par la présence de fossettes sur la portion ventrale de la capsule céphalique. Aucune autre espèce du genre ne montre de telles fossettes (McCabe, 1981). La tête de la chenille de l’hespérie du Dakota est couverte de fossettes sur toute sa surface. Le bouclier prothoracique, les pattes thoraciques et les stigmates sont noirs. Le reste du corps a une texture très finement granuleuse et est brun pâle à couleur chair. La face ventrale des septième et huitième segments de la chenille du dernier stade est couverte de cire blanche (McCabe, 1981). La chrysalide n’a pas été décrite. Des dessins détaillés illustrant les caractéristiques structurales de la chenille sont présentés dans McCabe (1981, figures 1 à 6).