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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’hespérie du Dakota (Hesperia dacotae) au Canada

Facteurs limitatifs

 

L’hespérie du Dakota se rencontre uniquement dans les prairies humides-mésiques à barbons et grandes graminées et les prairies sèches-mésiques à graminées mixtes (barbons). Elle est extrêmement vulnérable aux changements écologiques qui altèrent les caractéristiques floristiques et structurales de son habitat (McCabe, 1981). La survie à long terme de l’espèce dépend de la présence des ressources nutritives essentielles aux adultes et aux chenilles. 

Plantes nectarifères

L’accès régulier à des sources de nectar est essentiel à la survie des adultes. En effet, le nectar contient des glucides, qui sont une source d’énergie indispensable au vol et permettent aux femelles d’atteindre leur fécondité maximale (Murphy et al., 1983). En l’absence de source de nectar facilement accessible, les femelles pondraient sans doute moins d’œufs et produiraient donc moins de descendants. Le nectar contient également de l’eau, qui est probablement la ressource la plus essentielle à la survie des adultes dans leur habitat prairial, souvent dépourvu d’étendues d’eau libre (Dana, 1991). Des Hesperia leonardus pawnee Dodge privés d’eau par inadvertance, alors qu’ils étaient confinés en cage, sont morts en quelques heures au cours d’une journée chaude et venteuse (Dana, 1991). L’accès régulier à des sources de nectar doit donc être essentiel à la survie des hespéries du Dakota adultes.

Bien que l’hespérie du Dakota se montre relativement généraliste à l’égard des sources de nectar, elle préfère celui de certaines espèces (Dana, 1991). Ces préférences varient d’une région à l’autre, en partie selon l’abondance relative des espèces végétales disponibles dans les milieux où elle se rencontre. Les composées Echinacea angustifolia et Rudbeckia serotina sont au nombre des plantes nectarifères préférées de l’hespérie. Le Lilium philadelphicum et le Campanula rotundifolia sont d’autres sources de nectar importantes au Canada. Ces espèces sont des éléments caractéristiques de la flore des prairies indigènes non perturbées au Canada et aux États-Unis.

Plantes hôtes larvaires  

En nature, les chenilles de l’hespérie du Dakota se nourrissent de graminées diverses (McCabe, 1981; Dana, 1991), mais leurs hôtes de prédilection sont les graminées cespiteuses, comme le barbon à balais (Andropogon scoparius) et le sporobole à glumes inégales (Sporobolus heterolepis). Toutes les graminées couramment utilisées par ces chenilles sont des éléments caractéristiques de la flore des prairies indigènes non perturbées du Canada et des États-Unis.

Sites d’accouplement

Au Manitoba, les hespéries du Dakota adultes se rencontrent habituellement dans les sections mésiques des prairies et rarement dans les sections basses plus humides. La plupart des mâles perchés et des couples ont été observés dans les sections où la végétation était dominée par des graminées cespiteuses courtes et comprenait les plantes nectarifères préférées (Lilium philadelphicum, Campanula rotundifolia et Rudbeckia serotina). Ces sites abritaient des colonies étendues de graminées courtes, mais ne renfermaient pratiquement aucune grande graminée sur pied, morte ou vivante. Les adultes semblaient beaucoup moins communs dans les sections où les grandes graminées dominaient. La présence de colonies de graminées courtes et la présence de plantes nectarifères semblent importantes pour l’accouplement, mais cette question reste à étudier de façon plus approfondie.