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Programme de rétablissement du bleu insulaire* (Plebejus saepiolus insulanus) au Canada (Proposition)


Annexe 1. Sommaire

Le Plebejus saepiolus insulanus Blackmore est une sous-espèce du bleu verdâtre (Plebejus saepiolus (Boisduval)), espèce de papillon diurne néarctique de la famille des Lycaenidés, qui inclut les bleus, les porte-queue et les cuivrés. Sept sous-espèces du P. saepiolus ont été décrites. Deux d'entre elles, soit le P. s. insulanus et le Plebejus saepiolus amica (W.H. Edwards), se rencontrent en Colombie-Britannique. La sous-espèce insulanus est endémique à la portion méridionale de l'île de Vancouver. La sous-espèce amica se rencontre du Yukon au Labrador et, vers le sud, jusqu'en Californie et en Arizona, en terrain montagneux (Layberry et al., 1998). Cette sous-espèce est présente partout en Colombie-Britannique, sauf dans les régions côtières (Guppy et Shepard, 2001).

Les mentions les plus récentes du P. s. insulanus proviennent du mont Malahat (1979), du mont Arrowsmith (1962 et 1963) et du mont Finlayson (1960). La sous-espèce n'a pas été revue depuis 1979, mais il convient de noter que les relevés des zones d'habitat potentiel ne sont pas encore terminés et que des observations non confirmées sont signalées périodiquement. Aucune population existante n'est connue.

Dans le passé, le P. s. insulanus a été observé dans des milieux perturbés (p. ex. bords de route, anciens terrains de camping, colonies de trèfle établies le long de cours d'eau et autres milieux similaires). Les mentions les plus récentes proviennent de régions situées en altitude, dont des milieux subalpins. Les trèfles, plantes hôtes présumées de la sous-espèce, poussent au soleil dans des milieux continuellement humides. On ignore si le P. s. insulanus peut, à l'instar des populations de l'Est du P. s. amica, exploiter des espèces de trèfles non indigènes. D'autres sous-espèces du bleu verdâtre se rencontrent généralement dans des milieux ouverts peuplés de trèfles, comme les bords de tourbières, les clairières et les prés alpins.

Les menaces potentielles qui pèsent sur le P. s. insulanus incluent l'introduction et l'empiétement des plantes envahissantes non indigènes qui, à l'échelle de l'aire de répartition connue de la sous-espèce, compromettent la survie des populations de trèfles indigènes. Les trèfles non indigènes ne font peut-être pas partie de la gamme d'hôtes du P. s. insulanus, et ils représentent également une menace potentielle à sa survie, car ils peuvent provoquer le déplacement des populations de trèfles indigènes. À basse altitude, dans les chênaies de Garry et les écosystèmes associés, l'habitat du P. s. insulanus est également menacé par la conversion des terres urbaines et rurales, les pressions liées au développement et les utilisations récréatives. Les effets du changement climatique sur la sous-espèce sont inconnus, mais ils sont considérés comme une menace potentielle à son rétablissement.

Selon le statut taxinomique sous lequel il a été évalué par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), le P. s. insulanus semble absent du Canada, aucune population existante n'étant connue au pays, et son rétablissement n'est pas réalisable à ce stade-ci. Si une population est découverte, le rétablissement de cette sous-espèce deviendra possible dans les conditions prévues par le cadre actuel de protection des espèces en Colombie-Britannique. L'inventaire des zones d'habitat potentiel se poursuit.

Le but du rétablissement consiste à confirmer la présence ou l'absence du P. s. insulanus à l'intérieur de son aire répartition historique au Canada et d'assurer la protection1 de toute population qui pourrait être découverte. Les objectifs de rétablissement sont les suivants : 1) effectuer des relevés dans tous les sites ayant déjà abrité une population de la sous-espèce dans le passé et les zones d'habitat potentiel dans l'espoir d'y découvrir des populations de la sous-espèce d'ici 2017; 2) mettre en place des mesures de protection de l'habitat et d'atténuation des menaces pesant sur les éventuelles populations découvertes d'ici 2017 par le truchement d'activités d'intendance et d'autres mécanismes.


1 Le cas échéant, plusieurs mécanismes pourraient être utilisés à profit pour assurer la protection des populations, dont des accords d'intendance volontaire, des engagements de conservation, la vente de terres privées par des vendeurs consentants, des désignations portant sur l'utilisation des terres et la création de zones protégées.