Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Guide de consultation du Béluga de la baie d'ungava

Les menaces

Chasse

Le règlement de leurs revendications territoriales a conféré aux Inuits du Nunavik le droit constitutionnellement protégé d’exploiter la faune sous réserve des principes de la conservation. La chasse à la baleine est une partie fondamentale de la tradition des chasseurs inuits. La technique et le savoir requis pour pratiquer la chasse aux mammifères marins que sont les bélugas et les morses président, de bien des façons, à la définition même du chasseur inuit. Par ailleurs, le béluga est une denrée importante dans l’alimentation des Inuits. Les habitudes de consommation changent toutefois et les préférences se démarquent davantage entre les jeunes générations d’Inuits et leurs aînés. Par conséquent, la chair de baleine pourrait devenir moins recherchée par les Nunavimmiut. La peau, ou muktuk, demeure toutefois un mets de choix prisé de toutes les générations et très recherché dans toutes les communautés.

L’effort de chasse

La chasse inuite de subsistance continue à prélever des animaux des mêmes populations depuis la fin des grandes chasses commerciales. Le moteur hors-bord, introduit dans les années 1960, et son usage accru dans les décennies suivantes, a permis aux chasseurs de parcourir de plus grandes distances sur leurs territoires de chasse. Ce fait, de même que la croissance rapide de la population inuite, ont entraîné une augmentation marquée de l’effort de chasse, d’où le déclin continu de la population de béluga qui vit pendant l’été le long de la côte est de la baie d’Hudson.

Changements dans les méthodes de chasse

Pendant la même période, les Inuits ont commencé à exprimer leurs préoccupations quant à la disparition, surtout chez les jeunes, de l’expertise et du savoir requis pour chasser efficacement le béluga. Des chasseurs expérimentés s’inquiètent du harcèlement des animaux, de l’usage d’armes inappropriées et du manque de connaissance des techniques de récupération causant la perte d’animaux blessés.

Le dérangement par le bruit

La tendance des bélugas à retourner chaque été dans les lieux estuariens propres à chacune des populations, augmente leur degré de vulnérabilité. N’ayant pas d’autre habitat à sa portée, le béluga retourne chaque année là où il doit faire face à la chasse ainsi qu’à des perturbations considérables causées par la circulation de bateaux à moteurs.

La dégradation de l’habitat

Le développement industriel fait aussi partie de ce tableau complexe. L’aménagement de grands barrages a déjà modifié le régime d’écoulement des rivières La Grande et Koksoak. D’autres réseaux hydrographiques -- notamment ceux des rivières à la Baleine et Mucalic, qui se déversent dans la baie d’Ungava, et ceux de la Petite-rivière-à-la-Baleine et de la rivière Nastapoka, qui se drainent dans l’est de la baie d’Hudson --contiennent les seuls estuaires du Nunavik où les bélugas continuent de se rassembler.

Or, cet habitat important pour l’espèce possède aussi un potentiel hydroélectrique. Tout changement apporté au régime des eaux douces dans les estuaires de ces rivières pourrait avoir un effet majeur sur la santé des deux populations.

Les changements climatiques

Enfin, encore qu’il soit impossible pour l’instant de prévoir avec certitude quels effets, s’il en est, le changement climatique aura sur les bélugas, les Inuits et les scientifiques sont conscients que tout changement dans la température de l’eau, dans la salinité et la répartition des glaces marines pourrait affecter le béluga dans l’avenir.