Sauter l'index du livret et aller au contenu de la page

Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation du fouille-roche gris au Canada – Mise à jour

Résumé technique

Répartition

Zone d’occurrence au Canada :
80 000 km²
Zone d’occurrence en Amérique du Nord :
500 000 km²
Zone d’occupation au Canada :
300 km²
Zone d’occupation en Amérique du Nord :
inconnue

Information sur les populations

Nombre total d’individus capturés au Canada avant 1993 :
plus de 700
Nombre total d’individus capturés au Canada entre 1993 et 2001 :
plus de 338
Durée d’une génération :
1-2 ans
Tendance de la population totale :
La population de fouille-roche gris est en déclin. On en a capturé moins de 100 individus en Ontario et plus de 700 au Québec avant 1993 (Goodchild, 1994). Depuis, plus de 184 individus ont été capturés en Ontario et plus de 154, au Québec. Le fouille-roche gris a disparu de sept plans d’eau. On en a par contre capturé dans 10 nouveaux plans d’eau à la suite d’un échantillonnage accru, mais dans la majorité d’entre eux, le nombre d’individus récoltés était inférieur à 10.
Nombre de sous-populations au Canada :
On a capturé des individus dans 55 emplacements distincts de 23 plans d’eau.
La population est-elle fragmentée?
Oui
Nombre d’individus dans chaque sous-population (fourchette) :
1-76 (nombre d’individus capturés dans un site d’échantillonnage)
Nombre d’emplacements toujours existants au Canada :
On a capturé des individus dans 55 emplacements distincts de 23 plans d’eau.
Nombre d’emplacements d’où l’espèce a aujourd’hui disparu au Canada :
7
L’espèce connaît-elle des fluctuations d’effectif?
Oui. Le fouille-roche gris est sensible à la dégradation de l’habitat. Il fréquente des environnements dynamiques dans des ruisseaux et des rivières de petite taille, susceptibles de connaître des changements de température et de débit. Ces changements pourraient entraîner des variations dans le succès de la reproduction d’une année à l’autre.

Menaces

Sensible à la sédimentation et à la dégradation de la qualité de l’eau, le fouille-roche gris est menacé par la destruction de l’habitat convenable. En Ontario, les barrages constituent également une lourde menace pour l’espèce. Parmi les autres menaces à peser sur la survie du Percina copelandi figurent les perturbations des activités de fraye. Toute activité qui perturbe ou ralentit le débit de l’eau durant la fraye freine les activités reproductrices. Les obstacles qui bloquent l’accès aux aires de fraye compromettent également le succès de la reproduction de l’espèce. Le gobie arrondi, Neogobius melanostomus, peut constituer une menace pour le fouille-roche gris en Ontario; cette espèce introduite qui s’est établie dans la région des Grands Lacs entre vraisemblablement en concurrence avec le fouille-roche gris pour l’exploitation des ressources.

La tolérance de l’espèce pour un éventail restreint de caractéristiques d’habitat et la quantité limitée d’habitat convenable limitent la taille et la répartition de la population. Au Canada, le Percina copelandi se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition; ses effectifs sont faibles et sa répartition disjointe. Tous ces facteurs mettent en péril la survie du fouille-roche gris au Canada.

Potentiel de sauvetage

L’espèce existe-t-elle à l’extérieur du Canada?
Oui
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible?
Cela est peu probable, quoique possible dans les Grands Lacs.
Les individus des populations étrangères les plus proches seraient-ils adaptés aux conditions canadiennes?
Oui
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible pour les individus immigrants?
C’est possible. Les populations actuelles sont menacées par la dégradation de l’habitat attribuable aux activités agricoles et à l’expansion urbaine. Selon Goodchild (1994), le fouille-roche gris pourrait être en mesure de se rétablir dans les régions où la qualité de l’eau s’améliore.