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Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la situation du fouille-roche gris au Canada – Mise à jour

Habitat

Définition

Les caractéristiques d’habitat que préfère le fouille-roche gris ont été décrites par Goodchild (1994), McAllister et Coad (1974) ainsi que Scott et Crossman (1973). L’espèce préfère les fosses et les bordures des radiers dans des cours d'eau de taille petite à moyenne où le substrat est constitué de sable et de gravier. On l’a observée dans des lacs, le long des plages de sable et de gravier où l’action des vagues est faible et le courant lent. Dans les gros cours d’eau, le fouille-roche gris a été observé dans les eaux peu profondes où le courant est lent, mais suffisant pour enlever les sédiments du substrat de roche, de sable ou de gravier. Au printemps et au début de l'été, le fouille-roche gris se déplace sur de courtes distances vers ses aires de fraye, dans des endroits où le courant est modéré à rapide et où le substrat est composé de gravier ou de cailloux.

Au Québec, les endroits où on a récolté des fouille-roche gris ont été décrits comme des sections de cours d'eau bien préservés aux berges naturelles, situées en milieu forestier ou agricole, et où l'eau est de bonne qualité (Lapointe, 1997). Dumas (1996) a lui aussi décrit l’habitat de l'espèce au Québec. Des individus ont été récoltés dans la rivière à la Truite, là où la rivière est large et peu profonde (moins de 50 cm; substrat de sable et de gravier). Dans la rivière des Anglais, on en a capturé dans des endroits où la profondeur de l’eau était inférieure à 1 m et le courant faible ou nul, dans des zones agricoles à substrat de sable et de gravier. Les rives étaient couvertes de vegetation, et on notait un peu de végétation aquatique.

En Ontario, on trouve des descriptions semblables pour l’habitat des individus capturés dans la rivière Trent en 2001. Ces individus ont été récoltés en eau peu profonde, le long de radiers de gravier et de cailloux parsemés de blocs de roche où le courant était rapide, et le long de hauts-fonds de gravier (Alan Dextrase, ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO), communication personnelle).

On trouve également des descriptions de l’habitat dans les dossiers de collecte du MRNO, pour des individus capturés dans la St. Clair River en 1996, dans la rivière Skootamatta en 1997 et dans la rivière Moira en 1999. Dans les sites de collecte de la St. Clair River, la profondeur maximale était de 1,6 m et le courant, faible ou nul. Le substrat était composé de sable, de gravier et d’argile, avec quelques macrophytes immergés et émergés. Dans la rivière Skootamatta, les sites de collecte présentaient une végétation clairsemée, sur un substrat sableux mêlé d'un peu de gravier. Le courant y était faible et la profondeur, inférieure à 1,2 m. Dans la rivière Moira, le substrat était composé de cailloux, de gravier et de sable. Les individus ont été capturés dans de petites fosses peu profondes (moins de 0,5 m) situées derrière des rochers, sur des radiers où le courant est modéré.

Les descriptions récentes de l’habitat du fouille-roche gris données pour le Québec et l’Ontario ressemblent à celles faites par Goodchild (1994) dans le rapport de situation original.